Arrondissements de Paris

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Arrondissements de Paris
Administration
Pays Drapeau de la France France
Arrondissements 20 arrondissements créés en 1859

Les arrondissements de Paris sont des divisions administratives intracommunales qui partagent la capitale française en vingt arrondissements municipaux. Ils servent de cadre à l'élection des conseillers de Paris, investis des compétences conjointes de conseillers municipaux et de conseillers départementaux.

La division de Paris en arrondissements date de la loi du 19 vendémiaire an IV (), qui instaure un découpage en douze arrondissements. Les arrondissements actuels sont délimités par la loi du [1], qui porte leur nombre à vingt à la suite de l'annexion des faubourgs situés entre les fortifications de l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers généraux.

Ces arrondissements municipaux ne doivent pas être confondus avec les arrondissements départementaux, autre subdivision administrative. En France, les communes de Lyon et Marseille sont également divisées en arrondissements municipaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Chaque arrondissement dispose d'un conseil d'arrondissement, au fonctionnement similaire à celui d'un conseil municipal mais doté de pouvoirs restreints. Depuis 2020, les quatre premiers arrondissements sont regroupés en un secteur unique au conseil d'arrondissement commun[2] (voir infra : Réforme de 2020).

Conformément à la loi PLM, ses membres sont choisis lors des élections municipales, selon la même procédure que dans les communes de plus de 3 500 habitants.

Les premiers élus de chaque liste (les conseillers de Paris) siègent également au Conseil de Paris, les suivants (conseillers d'arrondissement) seulement au Conseil d'arrondissement.

Lors de sa première séance, chaque conseil d'arrondissement élit son maire d'arrondissement.

Les arrondissements n'ont pas la qualité de collectivité territoriale.

Depuis , les sièges des conseillers de Paris sont répartis selon une nouvelle modalité.

Secteur Arrondissement Conseillers
de Paris
Conseillers d'arrondissement Nombre d'élus par arrondissement Habitants par conseiller de Paris
de 1983 à 2014 de 2014 à 2020 depuis 2020[3] avant 2014 de 2014 à 2020 depuis 2020[3] avant 2014 de 2014 à 2020 depuis 2020[3] en 2014[4],[5] en 2020[6],[5]
Paris Centre Ier 3 en diminution1 en stagnation8 10 en stagnation10 en diminution16 13 en diminution11 en diminution24 17 268 12 640
IIe 3 en diminution2 10 en stagnation10 13 en diminution12 11 279
IIIe 3 en stagnation3 10 en stagnation10 13 en stagnation13 12 242
IVe 3 en diminution2 10 en stagnation10 13 en diminution12 14 034
5e Ve 4 en stagnation4 en stagnation4 10 en stagnation10 en stagnation10 14 en stagnation14 en stagnation14 15 270 14 763
6e VIe 3 en stagnation3 en stagnation3 10 en stagnation10 en stagnation10 13 en stagnation13 en stagnation13 14 718 13 795
7e VIIe 5 en diminution4 en stagnation4 10 en stagnation10 en stagnation10 15 en diminution14 en stagnation14 14 541 12 754
8e VIIIe 3 en stagnation3 en stagnation3 10 en stagnation10 en stagnation10 13 en stagnation13 en stagnation13 13 016 12 276
9e IXe 4 en stagnation4 en stagnation4 10 en stagnation10 en stagnation10 14 en stagnation14 en stagnation14 15 073 15 093
10e Xe 6 en augmentation7 en stagnation7 12 en augmentation14 en stagnation14 18 en augmentation21 en stagnation21 13 634 12 710
11e XIe 11 en stagnation11 en stagnation11 22 en stagnation22 en stagnation22 33 en stagnation33 en stagnation33 14 216 13 340
12e XIIe 10 en stagnation10 en stagnation10 20 en stagnation20 en stagnation20 30 en stagnation30 en stagnation30 14 653 14 061
13e XIIIe 13 en stagnation13 en stagnation13 26 en stagnation26 en stagnation26 39 en stagnation39 en stagnation39 14 172 13 989
14e XIVe 10 en stagnation10 en stagnation10 20 en stagnation20 en stagnation20 30 en stagnation30 en stagnation30 14 254 13 757
15e XVe 17 en augmentation18 en stagnation18 34 en augmentation36 en stagnation36 51 en augmentation54 en stagnation54 13 374 12 992
16e XVIe 13 en stagnation13 en stagnation13 26 en stagnation26 en stagnation26 39 en stagnation39 en stagnation39 13 095 12 945
17e XVIIe 13 en diminution12 en stagnation12 26 en diminution24 en stagnation24 39 en diminution36 en stagnation36 14 329 13 940
18e XVIIIe 14 en augmentation15 en stagnation15 28 en augmentation30 en stagnation30 42 en augmentation45 en stagnation45 13 519 12 966
19e XIXe 12 en augmentation14 en stagnation14 24 en augmentation28 en stagnation28 36 en augmentation42 en stagnation42 13 414 13 324
20e XXe 13 en augmentation14 en stagnation14 26 en augmentation28 en stagnation28 39 en augmentation42 en stagnation42 14 222 14 038
Nombre d'élus 163 163 163 354 364 340 517 527 503 13 901 13 451
  • Sous-représentation supérieure de 5 % à la moyenne.
  • Sur-représentation supérieure de 5 % à la moyenne.


Répartition de la population[modifier | modifier le code]

Le Code général des collectivités territoriales fixe le nombre des arrondissements en son article L. 2511-3 et leur nom en son article R. 2512-1[7]. Les appellations remontent au décret impérial du , qui donne au dixième arrondissement le nom, aujourd'hui perdu, d'« Enclos-Saint-Laurent »[8]. Ces appellations administratives ne sont pas employées dans l'usage quotidien.

Arr. Nom Superficie (ha) Population[9],[5] Densité (hab./km2)
1982 1990 1999 2008 2013 2018 1982 1990 1999 2008 2013 2018
1er Louvre 183 18 509 18 360 16 888 17 440 17 022 16 093 10 114 10 032 9 228 9 530 9 302 8 794
2e Bourse 99 21 203 20 738 19 585 21 793 21 741 21 420 21 417 20 947 19 783 22 013 21 961 21 636
3e Temple 117 36 094 35 102 34 248 34 824 35 666 34 020 30 850 30 002 29 272 29 764 30 484 29 077
4e Hôtel-de-Ville 160 33 990 32 226 30 675 27 977 27 335 28 763 21 244 20 141 19 172 17 486 17 084 17 977
5e Panthéon 254 62 173 61 222 58 849 62 143 60 273 58 379 24 478 24 103 23 169 24 466 23 730 22 984
6e Luxembourg 215 48 905 47 891 44 919 44 322 43 479 40 525 22 747 22 275 20 893 20 615 20 223 18 849
7e Palais-Bourbon 409 67 461 62 939 56 985 57 082 56 325 50 196 16 494 15 389 13 933 13 956 13 771 12 273
8e Élysée 388 46 403 40 814 39 314 38 702 39 175 36 222 11 960 10 519 10 132 9 975 10 097 9 336
9e Opéra[note 1] 218 64 134 58 019 55 838 59 157 59 427 59 835 29 419 26 614 25 614 27 136 27 260 27 447
10e Entrepôt, anciennement Enclos Saint-Laurent 289 86 970 90 083 89 612 94 321 92 494 88 557 30 093 31 171 31 008 32 637 32 005 30 643
11e Popincourt 367 146 931 154 165 149 102 152 672 153 461 145 903 40 036 42 007 40 627 41 600 41 815 39 756
12e Reuilly Hors bois de Vincennes 637 138 015 130 257 136 591 142 673 144 719 139 665 21 632 20 416 21 409 22 363 22 683 21 891
Avec bois de Vincennes 1 632  8 457  7 981  8 370  8 742  8 868  8 558
13e Gobelins 715 170 818 171 098 171 533 179 500 183 713 180 632 23 891 23 930 23 991 25 105 25 694 25 263
14e Observatoire 564 138 596 136 574 132 844 136 464 140 799 136 596 24 574 24 215 23 554 24 196 24 964 24 219
15e Vaugirard 848 225 596 223 940 225 362 234 091 237 120 232 144 26 603 26 408 26 576 27 605 27 962 27 375
16e Passy Hors bois de Boulogne 791 179 446 169 863 161 773 165 074 166 552 166 014 22 686 21 474 20 452 20 869 21 056 20 988
Avec bois de Boulogne 1 637 10 962 10 376  9 882 10 084 10 174 10 141
17e Batignolles-Monceau 567 169 513 161 936 160 860 167 070 170 077 165 859 29 896 28 560 28 370 29 466 29 996 29 252
18e Buttes-Montmartre 601 186 866 187 657 184 586 196 000 199 519 193 665 31 093 31 224 30 713 32 612 33 198 32 224
19e Buttes-Chaumont 679 162 649 165 062 172 730 184 909 185 953 185 513 23 954 24 310 25 439 27 233 27 386 27 322
20e Ménilmontant 598 171 971 184 478 182 952 195 083 194 771 195 600 28 758 30 849 30 594 32 623 32 570 32 709
Ville de Paris 10 540 2 190 066 2 136 343 2 125 246 2 211 297 2 229 621 2 175 601 24 975 23 790 23 696 24 562 24 662 24 001
  • Chiffre le plus faible de la colonne.
  • Chiffre le plus élevé de la colonne.

Codifications numériques[modifier | modifier le code]

À l'instar d'une commune, chaque arrondissement possède ses propres codes postal et Insee, où deux chiffres l'identifient :

  • le code postal s'énonce 750XX, XX représentant le numéro d'arrondissement (par exemple : 75008 pour le 8e, 75017 pour le 17e). Exceptionnellement, le 16e arrondissement, très étendu, se divise en deux : 75016 au sud et 75116 au nord ;
  • le code INSEE s'énonce 751XX, XX représentant le numéro d'arrondissement (par exemple : 75108 pour le 8e, 75117 pour le 17e).

Histoire[modifier | modifier le code]

Arrondissements de 1795 à 1860[modifier | modifier le code]

Plan des anciens arrondissements de Paris par rapport aux limites actuelles.

Paris est divisée en 12 arrondissements le . Cette répartition perdure jusqu'en 1860, où l'annexion des faubourgs entraîne une refonte totale.

Il existe alors neuf arrondissements sur la Rive droite et trois sur la Rive gauche, numérotés d'ouest en est et du nord au sud par ordre à peu près croissant. Leur taille varie considérablement. Nettement moins régulière que celle des arrondissements actuels, leur forme peut même défier la logique : les anciens 3e et 5e se composent de deux sections discontinues se jouxtant par l'un des angles.

Chacun arrondissement comprend quatre quartiers, hérités des sections révolutionnaires créées en 1790.

Extension de 1860[modifier | modifier le code]

Napoléon III remet au baron Haussmann le décret d'annexion à Paris des communes suburbaines (1860).
Plaque commémorant la création du 16e arrondissement en 1860 à la suite de l'extension de Paris, qui est alors passée de douze à vingt arrondissements.

Évolution du projet[modifier | modifier le code]

Préfet de la Seine depuis 1853, le baron Haussmann s'inquiète des embouteillages de voitures et de cavaliers qui affluent chaque jour vers le bois de Boulogne. Dès 1856, il songe à annexer des terrains de Passy et Neuilly pour agrandir la place de l'Étoile et déplacer l'octroi vers la porte Maillot.

Pour sa part, Napoléon III, marqué par sa jeunesse londonienne, rêve d'un « Grand Paris » qui engloberait non seulement l'ensemble du département de la Seine mais aussi les communes de Meudon et de Sèvres. À cet effet, il crée une commission présidée par le comte Henri Siméon. Son rapport préfigure la réorganisation territoriale de la capitale[10].

Quelques années plus tôt, la construction de l'enceinte de Thiers a coupé en deux certaines communes limitrophes. Le ministre de l'Intérieur Delangle argue que les territoires compris entre l'enceinte de Thiers et le mur des Fermiers généraux ne doivent leur prospérité qu'à la ville de Paris[11],[12].

Conçu en 1859 par le baron Haussmann, le projet de nouveau découpage de la capitale reprend l'ancien principe de numérotation. Balayant la ville du nord au sud et d'ouest en est, il commence par la Rive droite, qui comporte douze nouveaux arrondissements, et se poursuit sur la Rive gauche par les huit restants. La circonscription occidentale englobant Passy et Auteuil doit donc recevoir le numéro 13, le faubourg Saint-Marcel fermant la liste avec le 20. Et là, le bât blesse car certains habitants influents de Passy s'offusquent, n'appréciant pas du tout qu'on les assimile à des personnes vivant en concubinage (voir 13e arrondissement de Paris). Leur maire, Jean-Frédéric Possoz, prend en compte ces protestations. Il propose au préfet Haussmann de répartir les arrondissements selon une spirale partant du centre-ville, où se trouvent les bâtiments officiels. La distribution est revue en ce sens. C'est un secteur populaire et non revendicatif qui deviendra le 13e arrondissement, Passy et Auteuil formant le 16e.

Loi d'extension[modifier | modifier le code]

Malgré l'opposition de certaines communes limitrophes, la limite de Paris est étendue depuis le mur des Fermiers généraux jusqu'à l'enceinte de Thiers. La loi du 16 juin 1859 entérine cette décision[1] :

« Les limites de Paris sont portées jusqu'au pied du glacis de l'enceinte fortifiée (l'enceinte de Thiers). »

Selon l'article 2 de la loi, la commune de Paris comprend désormais vingt arrondissements, qui forment autant de cantons. L'article 3 détermine l'organisation administrative en instituant un conseil municipal de soixante membres[13], dont au moins deux par arrondissement.

Paris s'agrandit ainsi de 4 365 hectares et passe de 3 438 hectares en 1859 à 7 802 hectares en 1860 (respectivement de 3 228 ha à 7 088 ha, emprise de la Seine non comprise)[14].

La date communément retenue pour cette extension est celle du . Or la loi, promulguée le , n'est entrée en vigueur que le 5. Sa seule disposition applicable 1er janvier prévoit l'extension du régime de l'octroi aux nouvelles limites de la ville[15], selon l'article 4. Toutefois, l'exemption de taxes est accordée pendant cinq ans aux usines et commerces implantés dans la couronne. L'objectif est politique : dissuader les industriels de s'établir à Paris et diminuer ipso facto l'importance de la classe ouvrière. Pour le même motif, l'ancienne commune de Belleville et le faubourg Saint-Antoine, traditionnellement turbulents, sont scindés en deux.

Le décret du [16] confirme l'intégration à la voirie parisienne des 733 voies appartenant aux communes annexées.

Délimitations[modifier | modifier le code]

La Seine et ses communes avant les annexions de 1860 au profit de Paris (ligne rouge).

Le , en application de la loi du , les faubourgs de Paris compris entre l'ancien mur des Fermiers généraux et l'enceinte de Thiers sont annexés. Cela conduit à la création de vingt arrondissements nouveaux, dont le découpage et la numérotation en spirale diffèrent totalement de l'ancienne répartition (voir supra : Cas du 13e arrondissement).

L'extension concerne vingt-quatre communes. Quatre d'entre elles sont supprimées et leur territoire entièrement absorbé par Paris, où leurs noms désignent désormais des quartiers. Des vingt communes scindées par l'enceinte de Thiers, la loi en supprime sept et répartit leur territoire entre Paris et les localités voisines. Amputées de leur territoire situé à l'intérieur de l'enceinte, les treize autres conservent leur nom.

Voici le liste des communes annexées, avec précision du numéro d'arrondissement et, le cas échéant, des territoires récupérés :

Modifications ultérieures[modifier | modifier le code]

Pour l'essentiel, les arrondissements parisiens n'ont pas changé depuis 1860. Seules les limites des arrondissements extérieurs ont été repoussées extra muros en même temps que l'extension de la capitale, conformément à la loi de déclassement des fortifications de Paris du [18] et au décret sur la zone de servitude militaire du [19] :

Paris atteint ses limites actuelles en 1954[24]. Depuis cette date, sa superficie s'élève à 10 540 hectares[14].

Réforme de 2020[modifier | modifier le code]

En , la maire de Paris soumet au Conseil de Paris un projet visant à regrouper, à l'horizon 2020, les quatre premiers arrondissements en un ensemble unique comptant un peu plus de 100 000 habitants[25]. Cette proposition est agréée par le Conseil de Paris en [26].

Pour accueillir l'administration centrale, un choix doit être effectué entre la mairie du 4e arrondissement, située place Baudoyer, et celle du 3e, rue Eugène Spuller : les services de la future mairie centrale devront en effet être regroupés sur un même site, et les mairies des 1er et 2e arrondissements sont jugées trop exiguës.

En , on annonce aux électeurs des quatre arrondissements concernés qu'ils seront consultés par correspondance sur le site de la future mairie centrale (3e ou 4e arrondissement) et le nom de ce secteur. La maire de Paris et les maires d'arrondissement ont retenu quatre appellations : « Paris Centre », « Cœur de Paris », « Premiers arrondissements de Paris » et « Paris 1 2 3 4 ». Le vote a lieu du 8 au 14 octobre 2018. Il opte pour la mairie du 3e arrondissement et l'appellation de « Paris Centre »[27].

Un projet de loi, présenté en et débattu au second semestre 2016, reprend cette proposition[28],[29]. Il est définitivement adopté et la loi est promulguée en [30],[31].

Applicable dès le lendemain du deuxième tour des élections municipales de 2020[32], la réforme ne supprime pas les quatre premiers arrondissements[33] mais les regroupe en un secteur administratif et électoral unique. Ce secteur est pourvu d'un conseil et d'un maire d'arrondissement communs aux quatre arrondissements, comme à Marseille où les seize arrondissements sont regroupés en huit secteurs. Le nombre des conseillers de Paris reste inchangé.

Le territoire de la ville de Paris doit donc être découpé en dix-sept secteurs qui se superposeront aux vingt arrondissements. La commission des lois de l’Assemblée nationale a prévu que la numérotation des secteurs serait identique à celle des arrondissements correspondants[33] : elle passe donc directement du numéro 1 au numéro 5.

21e arrondissement[modifier | modifier le code]

Les médias qualifient certains quartiers d'affaires de la proche banlieue, telles la Défense ou la Plaine Saint-Denis, de « 21e arrondissement ». Pour des raisons commerciales, les entreprises établies dans ces secteurs ou dans les aéroports desservant la capitale peuvent se faire adresser leur courrier à Paris au moyen d'un cedex spécifique (92031 à 92999 pour les Hauts-de-Seine ; 93211 à 93634 pour la Seine-Saint-Denis ; 95701 à 95978 pour le Val-d'Oise).

L'expression « 21e arrondissement » est aussi employée pour désigner certaines communes limitrophes de Paris, aisées comme Neuilly-sur-Seine et Levallois-Perret ou en voie de gentrification telle Montreuil[34].

Plus largement, elle peut qualifier le lieu de villégiature de nombreux Parisiens qu'est Deauville.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Chaque arrondissement est divisé administrativement en quatre quartiers.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

En 1866, Pierre Larousse indique[35] :

« Être marié au treizième arrondissement : se disait, lorsque Paris ne comptait que douze arrondissements, pour Vivre maritalement, sans être marié[36]. Le marquis ne fut blâmé par personne de se marier au treizième arrondissement, avec une Béatrix d'occasion. »

— Balzac, Béatrix.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1860, l'arrondissement doit son nom à l'opéra Le Peletier, détruit par un incendie en 1873. Toutefois l'opéra Garnier, inauguré quinze ans après la création de l'arrondissement en 1875, se trouve dans le même arrondissement.
  2. Devenu par la suite un terrain d'aviation puis l'héliport de Paris - Issy-les-Moulineaux.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b No 7072 — Loi sur l'extension des limites de Paris (du 16 juin 1859), Bulletin des lois de l'Empire français, t. XIV, XIe série, no 738, 3 novembre 1859, p. 747–751, reproduit sur Google Books.
  2. Articles « L. 2511-4 » et « L. 2511-5 » du code général des collectivités territoriales.
  3. a b et c « Tableau déterminant la composition du Conseil de Paris et des conseils d'arrondissement » [PDF], sur Préfecture d'Île-de-France, .
  4. « Populations légales 2012 - Commune de Paris (75056) », sur www.insee.fr, (consulté le )
  5. a b et c À la fin de l'URL, remplacer 75056, le code INSEE de Paris, par celui de l'arrondissement désiré, 751XX, où XX varie de 01 à 20, pour obtenir les statistiques y correspondant.
  6. « Populations légales 2018 - Commune de Paris (75056) », sur www.insee.fr, (consulté le )
  7. Voir les articles L. 2511-3 et R. 2512-1 du Code général des collectivités territoriales (Légifrance).
  8. No 7073 — Décret impérial qui fixe les dénominations des vingt arrondissements municipaux de la ville de Paris (du 31 octobre 1859), Bulletin des lois de l'Empire français, t. XIV, XIe série, no 738, 3 novembre 1859, p. 751–752, reproduit sur Google Books.
  9. Insee, « Dossier complet − Commune de Paris (75056) », (consulté le )
  10. Pierre Pinon, Bertrand Le Boudec et Dominique Carré (dir.), Les plans de Paris : Histoire d'une capitale, Paris, Atelier parisien d'urbanisme, Bibliothèque nationale de France, Éditions du Passage, Paris bibliothèques, , 135 p. (ISBN 978-2-84742-061-6).
  11. Danielle Chadych et Dominique Leborgne (photogr. Jacques Lebar), Atlas de Paris, évolution d’un paysage urbain, Paris, Parigramme, , 199 p. (ISBN 978-2-84096-154-3, BNF 37058966).
  12. « La construction d'une nouvelle enceinte impliquait toutefois si clairement la destruction de l'ancienne, l'annexion à Paris des communes comprises entre les deux lignes semblait une conséquence si naturelle, si directe de la loi des fortifications […] », Delangle, « Rapport à l'Empereur », dans Préfecture de la Seine, Documents relatifs à l'extension des limites de Paris, Paris, Charles de Mourgues Frères, 1859, sur Gallica.
  13. L'article 3 établit que ce conseil est nommé « par l'Empereur ».
  14. a et b Maurice Block, Statistique de la France comparée avec les autres États de l'Europe, vol. 2, Paris, Librairie d'Amyot, (lire en ligne), p. 399.
  15. Hubert Demory (préf. Pierre-Christian Taittinger), Auteuil et Passy : De la Révolution à l'Annexion, Paris/Budapest/Torino, Éditions L'Harmattan, coll. « Histoire de Paris », , 298 p. (ISBN 978-2-7475-7992-6, BNF 39947743), p. 264–265.
  16. Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : Recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), (lire en ligne), « Classement de rues dans la zone annexée à Paris », p. 347.
  17. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Paris », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  18. Annie Fourcaut (dir.), Emmanuel Bellanger (dir.) et Mathieu Flonneau (dir.), Paris/Banlieues, conflits et solidarités, Grâne, Éditions Créaphis, , 478 p. (ISBN 978-2-913610-97-2, BNF 41030970, présentation en ligne), p. 160.
  19. Journal officiel de la République française, 24 mars 1925, p. 3447 [lire en ligne].
  20. Journal officiel de la République française, 5 avril 1925, p. 3447 [lire en ligne].
  21. a et b Journal officiel de la République française, 19 avril 1929, p. 4564 [lire en ligne].
  22. Philippe Dallier au nom de l'Observatoire de la décentralisation, Le Grand Paris : un vrai projet pour un enjeu capital, rapport d'information no 262 au Sénat, 8 avril 2008, annexe X : « Chronologie des relations entre Paris et la banlieue de 1786 à nos jours », reprenant Fourcaut, Bellanger et Flonneau 2007, p. 417–477.
  23. Journal officiel de la République française, 1er août 1930, p. 8860 [lire en ligne].
  24. Laurent Dominati et Solange Montagné-Villette (compte-rendu Guillaume Zwang), « Faut-il agrandir Paris ? », Cafés géographiques, avril 2003.
  25. Béatrice Jérôme, « Hidalgo propose de réduire à dix-sept le nombre d’arrondissements à Paris », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  26. « Le conseil de Paris vote le regroupement de quatre arrondissements », sur lemonde.fr, (consulté le ).
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  28. Projet de loi relatif au statut de Paris et à l’aménagement métropolitain , n° 815, déposé le 3 août 2016 (voir le dossier législatif sur le site de l'Assemblée nationale).
  29. « La réforme du statut de Paris doit donner plus de pouvoir à la capitale », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  30. « Accord définitif du Parlement à la réforme du statut de Paris », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  31. Loi no 2017-257 du 28 février 2017 relative au statut de Paris et à l'aménagement métropolitain (lire sur Légifrance).
  32. « Arrondissements du centre : découvrez le nom et l'emplacement de la mairie », sur Paris.fr (consulté le ).
  33. a et b Commentaire de l'article 17, rapport no 4212 fait au nom de la commission des lois de l'Assemblée nationale par Jean-Yves Le Bouillonnec et Patrick Mennucci.
  34. Collet Anaïs, Montreuil, « le 21e arrondissement de Paris » ? La gentrification ou la fabrication d'un quartier ancien de centre-ville (lire en ligne), p. 12-37.
  35. Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du dix-neuvième siècle, t. 1 : lettre A, , 1115 p. (lire en ligne), sub verbo « arrondissement », colonne 2 de la page, p. 694.
  36. Cette ancienne expression est rappelé par Michel CarmonaLe Paris d'Haussmann », Université de tous les savoirs, Canal-U, 2003, minute 48.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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