Jules Basdevant

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Jules Basdevant
Jules Basdevant.JPG

Remise de la cravate de commandeur de la Légion d'honneur à Jules Basdevant par le général de Gaulle en 1964, photographie anonyme.

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Jules Basdevant, né le à Anost, et mort dans la même ville le , est un juriste et professeur français de droit international.

Biographie[modifier | modifier le code]

Agrégé des facultés de droit en 1906, Jules Basdevant fut professeur de droit international à l'université de Paris, à l'Institut d'études politiques de Paris. De 1903 à 1907, il enseigne aussi à l'université de Rennes puis, au cours des années 1920, à l'Institut des hautes études internationales de l'université de Paris. Il fut jurisconsulte du ministère des Affaires étrangères du 16 octobre 1930 au 29 mai 1941. En raison de ses propos lors de ses cours à l'université, critiques vis-à-vis de l'Allemagne nazie et du droit national-fasciste, il est mis en difficulté par le recteur Gilbert Gidel [1]. Sa lettre de démission des Affaires étrangères, adressée au maréchal Pétain, est interprétée comme l’un des premiers actes publics de résistance[réf. nécessaire].

Il fut élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1944. De 1946 à 1964, il fut juge à la Cour internationale de justice, qu'il présida de 1949 à 1953. Il a été promu commandeur de la Légion d'honneur par le général de Gaulle à l'Élysée en 1964. Il est membre fondateur de l'Académie du Morvan en 1967 à Château-Chinon.

Jules Basdevant meurt à Anost le .

Une avenue à Autun (Saône-et-Loire) porte son nom.

Famille[modifier | modifier le code]

Jules Basdevant est le père d'André Basdevant, de Suzanne Bastid et de Jean Basdevant, diplomate et l'un des pères de l'Institut du monde arabe. Il est le grand-père de Jean-Louis Basdevant, physicien, professeur de physique quantique à l'École polytechnique ; de Marianne Bastid-Bruguière, enseignante et sinologue ; de Geneviève Bastid Burdeau (professeur de droit international à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne)[2] ; et de France Agid-Basdevant (mariée Javoy puis Agid), biologiste, chercheuse et directrice scientifique.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Des rapports de l'Église et de l'État dans la législation du mariage du Concile de Trente au Code civil, thèse de doctorat, 1900
  • La Révolution française et le droit de guerre continentale, 1901
  • Étude sur quelques pratiques du droit des gens à la fin du XVIe siècle et au commencement du XVIIe siècle, d'après les “Annales” et “Histoires” de Grotius, 1903
  • L'Action coercitive anglo-germano-italienne contre le Venezuela (1902-193), 1904
  • Le Conflit franco-vénézuélien, 1906
  • La Conférence de Rio-de-Janeiro de 1906 et l'Union internationale des Républiques américaines, 1908
  • Conflits de nationalités dans les arbitrages vénézuéliens de 1903-1905, 1909
  • La Réquisition des navires allemands en Portugal, 1916
  • Pour la défense du droit international. Les Déportations du Nord de la France et de la Belgique en vue du travail forcé et le droit international, 1917
  • Traités et conventions en vigueur entre la France et les puissances étrangères pour le ministère des Affaires étrangères, 1918-1919
  • Jurisprudence italienne en matière de prises maritimes, suivi de textes intéressant le droit international maritime, 1921
  • Jurisprudence britannique en matière de prises maritimes, 1922
  • La Guerre de 1914-1918, 1927
  • avec Gaston Jèze et Nicolas Politis, Les Traité de Paix ont-ils limité la compétence législative de certains États, 1929
  • Trois témoignages, 1942
  • Cours de droit international public, 1945
  • Notice sur la vie et les travaux d'Alexandre Millerand, Institut de France, Académie des sciences morales et politiques, 1955
  • Dictionnaire de la terminologie du droit international, 1960

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. S. Falconieri, « Le “droit de la race”. Apprendre l’antisémitisme à la faculté de droit de Paris (1940-1944) », in Clio, no 7, § 16-17, mars 2014 (en ligne).
  2. « BASTID | SFDI », sur www.sfdi.org (consulté le 22 octobre 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Pinto, « Témoignage », in Le Monde, 21 juin 1991, [à l'occasion du cinquantenaire de la lettre de démission des Affaires étrangères de Jules Basdevant].