Paul Jourdain

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Paul Jourdain
Illustration.
Paul Jourdain en 1919
Fonctions
Député 1919-1927
Sénateur 1927-1940
Gouvernement IIIe République
Groupe politique RDG (1919-1927)
UDR (1927-1940)
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 69 ans)
Résidence Haut-Rhin

Paul Jourdain, né à Altkirch (Haut-Rhin) le [1] et mort à Paris le [1], est un homme politique français. Député puis sénateur du Haut-Rhin, maire d'Altkirch, il fut ministre du Travail de 1919 à 1921 et ministre des Pensions entre 1925 et 1926.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille bourgeoise refusant l'annexion de l'Alsace à l'Allemagne, Paul Jourdain quitta Altkirch pour aller faire ses études à Paris[1], au lycée Janson-de-Sailly, puis son service militaire en France au Havre, au 119e régiment d'infanterie[1].

Arrivé premier au concours de l'école supérieure de commerce de Lyon[1], une fois diplômé, il travaille dans les soieries lyonnaises jusqu'en 1911, année où il retrouve sa ville natale pour reprendre l'entreprise familiale de tissus, les établissements Filature et Tissage X. Jourdain, créé par son grand-père, à la suite du décès accidentel de son frère[1]. Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, il essaye de rejoindre la France mais est arrêté par les autorités allemandes[1]. Libéré quelques jours plus tard par l'offensive française, il va alors être affecté comme comme attaché militaire adjoint à l'ambassade de France en Suisse, à Berne[1].

Administrateur militaire d'Altkirch et de Dannemarie en novembre 1918[1], il est élu député en 1919 sur une liste d'Union nationale (qui remporta tous les sièges du département) et siège au sein du groupe des Républicains de gauche[1], alors dominé par Louis Loucheur et André Tardieu. L'année suivante, il est élu maire d'Altkirch.

Nommé le 2 décembre 1919 ministre du Travail et de la Prévoyance sociale, en remplacement de Pierre Colliard, dans le second gouvernement Clemenceau, il conserve ce portefeuille jusqu'en janvier 1921 (Gouvernement Alexandre Millerand (1), Gouvernement Alexandre Millerand (2) et Gouvernement Georges Leygues)[1]. Il fait ainsi face aux grèves de 1920[1].

Après son passage au gouvernement, il préside la Commission de l'assurance et de la prévoyance sociale de la Chambre des députés de 1922 à 1924.

Conservateur d'inspiration sociale, à la mode germanique, il défend comme ministre et comme député, l'extension du droit syndical[1], la constitution de caisses de retraites pour les mineurs[1] et un projet d'allocation pour les victimes des accidents du travail[1]. Le grand œuvre de son activité fut l'adoption, après des années de débats, en 1927, de son projet d'assurances sociales, ancêtres de la sécurité sociale[1].

Réélu député en 1924[1], il est ministre du Travail dans le Gouvernement Frédéric François-Marsal, qui ne tient que quelques jours. Il est ensuite appelé par Aristide Briand dans son gouvernement pour être ministre des Pensions, de novembre 1925 à juillet 1926.

L'année suivante, il quitte la Chambre des députés pour le Sénat où il est élu le 9 janvier 1927[1] et siège dans le groupe de l'Union démocratique et radicale. Il est réélu en 1935[1].

Élu vice-président du Sénat en janvier 1940, il vote pour les pleins pouvoirs au maréchal Pétain[1] en juillet, acte qui signera la fin de sa carrière politique.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t et u « Paul Jourdain », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale (consulté en consulté le 16 août 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]