GayLib

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GayLib
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
Fondation
Fondation 2001
Identité
Présidente Catherine Michaud[1]
Affiliation UMP (2003 à 2013)
UDI (depuis 2013)
Site web www.gaylib.org

GayLib est une association française, créée en 2001, qui milite pour les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres et d'une manière plus générale évoque ces thématiques dans une démarche libérale. De 2003 à 2013, GayLib était associée à l'UMP, qu'elle a quitté en raison de l'opposition du parti au mariage homosexuel. Elle est associée depuis 2013 à l'UDI.

Origines[modifier | modifier le code]

GayLib est une ancienne commission nationale de Démocratie libérale destinée à évoquer les problématiques liées à l'homosexualité et créée en 2001 par Emmanuel Blanc[2], Stéphane Dassé, Sébastien Chenu[3], Michel Bujardet et Christophe Soullez. Elle a été intégrée l'année suivante à l'UMP lors de la fusion du RPR, de DL et d'une partie de l'UDF.

Résultats affichés[modifier | modifier le code]

Sous les présidences de Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy, GayLib revendique comme résultats :

  • l'aggravation des sanctions pénales encourues par les auteurs d'agression à caractère homophobe ;
  • la pénalisation des injures et diffamation à caractère homophobe et sexiste ;
  • diverses améliorations apportées au Pacs (régime fiscal, successions, etc.) ;
  • la reconnaissance en France de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie ;
  • la dépsychiatrisation des personnes transsexuelles.

Propositions[modifier | modifier le code]

GayLib défend l'ouverture du mariage aux couples de même sexe et la reconnaissance de l'homoparentalité. Il a proposé en 2006 à Nicolas Sarkozy la mise en œuvre du contrat d'union (mêmes droits et devoirs que pour le mariage civil, à l'exception de la filiation) ainsi que la mise en œuvre du statut du beau-parent (également appelé « droits des tiers »).

Ces deux derniers points ont été intégrés au projet présidentiel de Nicolas Sarkozy en 2007, mais, début 2011, ils ne figurent pas encore à l'agenda parlementaire. Lors d'une rencontre avec Xavier Bertrand en juin 2010, GayLib a appris que les engagements de campagne nécessitaient que les esprits « évoluent » au sein de la majorité[4]. À la suite des propos tenus en février 2012 par Nicolas Sarkozy dans Le Figaro Magazine, dans lesquels il réaffirme son opposition à l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, GayLib annonce qu'il ne le soutiendrait pas lors de l'élection présidentielle de 2012[5].

Courant janvier, Christian Vanneste a par ailleurs publiquement mis en cause la réalité de la déportation homosexuelle, l'UMP a annoncé son exclusion, qui s'est avérée non effective. Fin mars 2012, Christian Vanneste est toujours officiellement membre du parti. GayLib a annoncé via son site internet ne pas faire campagne, et ne pas donner de consignes de vote, mais n'a pas évoqué une quelconque volonté de quitter l'UMP.

À l'occasion de l'élection pour le renouvellement de la direction du parti au congrès de l'Union pour un mouvement populaire de 2012, Emmanuel Blanc déclare que l'élection de François Fillon[6] à la présidence de l’UMP « serait une catastrophe pour les gays et les lesbiennes de ce parti »[7]. Sa déclaration a été entendue[réf. nécessaire] : Jean-François Copé est élu président du parti avec seulement 98 voix d'avance. Néanmoins la position arrêtée par le conseil d'administration et portée par sa présidente Catherine Michaud était de préconiser un vote blanc à l'occasion de cette élection interne et un vote de soutien à la motion humaniste portée entre autres par le député ouvertement homosexuel Franck Riester.

Polémiques[modifier | modifier le code]

GayLib participe à la Marche des fiertés parisienne depuis 2002, mais sa participation est régulièrement contestée, à des degrés divers, par des associations comme Act Up-Paris ou Les Panthères Roses. Ainsi, en 2009, le char GayLib est bloqué durant la Marche[8], tandis qu'il circule librement à celle de 2010[9]. Plusieurs associations LGBTI s'interrogent en effet sur la présence d'un "cercle de réflexion" membre de l'UMP à la Marche des Fiertés, notamment quand le mot d'ordre est "égalité des droits".[réf. nécessaire] GayLib est en opposition avec 2 élus de l'UMP : Christian Vanneste et Christine Boutin. Le député Christian Vanneste a annoncé avoir demandé la dissolution de GayLib dans le magazine Minute no 2385 du 19 novembre 2008. GayLib et le PCD, parti politique dirigé par Christine Boutin, se sont plusieurs fois opposés l'un à l'autre[10].

Lors des élections régionales de 2010, des membres du PCD de Christine Boutin ont tenté de faire obstacle à la présence de membres de GayLib sur les listes UMP[réf. nécessaire].

En décembre 2014, Sébastien Chenu, l'un des fondateurs de GayLib, rejoint Marine Le Pen comme conseiller culturel, ce qui est vivement dénoncé par GayLib, que Sébastien Chenu avait quitté en 2012[3],[11].

Départ de l'UMP[modifier | modifier le code]

À l'issue de son assemblée générale annuelle, par un vote quasi unanime des adhérents, GayLib quitte l’UMP en janvier 2013, pour protester contre la participation de celle-ci à la manifestation du 13 janvier contre le projet de loi établissant le mariage homosexuel[12].

En septembre de la même année, Jean-Louis Borloo propose à GayLib de s'associer au Parti radical[13]. L'association est depuis rattachée à l'UDI, dont est membre le Parti radical[14],[15].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « GayLib quitte l'UMP », sur lefigaro.fr, Le Figaro,‎ (consulté le 13 juillet 2014)
  2. UMP : la nomination contestée d'un responsable anti-homophobie, lefigaro.fr, 6 mai 2014
  3. a et b « Un fondateur de GayLib rejoint le Front national », sur lemonde.fr,‎ (consulté le 14 décembre 2014)
  4. Entre GayLib et l’UMP, les relations ne sont plus au beau fixe
  5. « Sarkozy perd le soutien du groupe GayLib », sur lefigaro.fr,‎ (consulté le 10 février 2012)
  6. En cas d'adoption du projet de loi sur le mariage aux couples de même sexe, François Fillon s'était engagé à abolir ce droit s’il revenait au pouvoir en 2017.
  7. « Pour le fondateur de GayLib, l'élection de Fillon serait « une catastrophe », Libération du 27 octobre 2012.
  8. http://www.tetu.com/actualites/france/gay-pride-entre-les-pantheres-roses-et-gaylib-la-guerre-continue-14996
  9. http://yagg.com/2010/06/29/pourquoi-les-homos-de-droite-ont-vire-lump-de-la-marche-des-fiertes/
  10. http://www.tetu.com/actualites/france/gaylib-et-le-parti-de-christine-boutin-a-couteaux-tires-apres-la-defaite-de-rambouillet--17543
  11. Julien Massillon, « L’association GayLib "consternée" par le revirement de Sébastien Chenu », yagg.com, 11 décembre 2014.
  12. D. N., « GayLib quitte l'UMP, faute de "place audible" », in bfmtv.com, 13 janvier 2013.
  13. Thibaut Pézerat, « L'astuce de Jean-Louis Borloo pour intégrer GayLib à l'UDI et court-circuiter ses élus récalcitrants », in lelab.europe1.fr, 25 septembre 2013.
  14. Abel Mestre, « Sébastien Chenu, un ralliement précieux pour Marine Le Pen », sur lemonde.fr,‎ (consulté le 14 décembre 2014)
  15. Les réseaux gays ont-ils de l'influence?, Bertrand Fraysse, challenges.fr, 7 juin 2014

Lien externe[modifier | modifier le code]