La Gauche moderne

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La Gauche moderne
Image illustrative de l'article La Gauche moderne
Logo officiel
Présentation
Président Jean-Marie Bockel
Fondation 2007
Siège 89, boulevard de Magenta
75010 Paris
Idéologie Social-libéralisme
Adhérents 1500
Couleurs violet
Site web http://www.lagauchemoderne.com
Présidents de groupe
Sénat François Zocchetto (AC)
Représentation
Sénateurs
1 / 348
Députés européens
0 / 72

La Gauche moderne (LGM) est un parti politique français fondé par Jean-Marie Bockel, ancien membre du Parti socialiste et ancien secrétaire d'État à la Justice. Se revendiquant de centre-gauche et social-libéral, il s'est inscrit dans la majorité présidentielle durant le mandat de Nicolas Sarkozy, en se revendiquant « allié distinct mais loyal[1] ». Il est un des successeurs du courant interne au PS du même nom, de même que Manuel Valls resté au PS et qui se revendiquaient du blairisme. En juin 2011, LGM prend part à la création de L'Alliance républicaine, écologiste et sociale (ARES), où Gilles Casanova sera son représentant.

En 2009, la Gauche moderne revendiquait 1 500 adhérents[2].

Le 8 décembre 2012, la Gauche Moderne signe un contrat de partenariat avec le Parti radical[3].

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

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En dépit de son nom, le classement de La Gauche moderne dans le système bi-partisan gauche-droite est controversé, notamment par ses partisans. Il peut dépendre de la manière dont sont considérées les alliances passées avec d'autres partis, ou d'un ressenti sur l'idéologie du parti. En l'occurrence, malgré quelques apports programmatiques, comme la sécurité sociale professionnelle, LGM s'est constamment alignée sur les positions de l'UMP, au point de n'avoir, pour les conseillers de l'Elysée, aucune utilité dans le potentiel élargissement de la majorité.

Le parti peut également apparaître par son nom comme une formation de centre-gauche. En revanche, son positionnement politique durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy a constamment été aligné sur celui de l'UMP, qui a d'ailleurs grandement contribué à son financement.

L'un des critères retenu pour classer un parti de gauche ou de droite est la position physique des sièges des parlementaires. En 2011, les deux seuls membres du Parlement du parti de La Gauche moderne étaient un sénateur d'outre-mer (Daniel Marsin) et le président du parti, élu du Haut-Rhin, Jean-Marie Bockel. Ceux-ci siégeaient dans le groupe du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE), dominé par les élus du Parti radical de gauche. Cependant, le 1er octobre 2011, Jean-Marie Bockel unique sénateur Gauche moderne restant dans l'hémicycle à l'issue des élections sénatoriales de la semaine précédente, rejoignait le groupe Union centriste et républicaine (UCR). De plus, au Parlement européen, ses deux élues, Marielle Gallo et Michèle Striffler, siègent au Groupe du Parti populaire européen (PPE), avec les autres élus des listes de la majorité présidentielle. En novembre 2011, une majorité de l'organisation, critiquant l'orientation non différenciée de l'UMP, scissionne pour créer "l'autre chemin pour une gauche moderne", qui deviendra "Gauche Moderne et Républicaine". En mai 2012, dans un entretien à l'Alsace, Jean-Marie Bockel annonce un changement de nom de l'organisation pour septembre 2012 pour acter de la rupture consommée d'avec la gauche : "Il faudra garder le nom en rajoutant le vocable centriste pour éviter toute confusion avec la majorité actuelle".

La Gauche moderne est aidée financièrement par l'UMP : en 2008, elle a ainsi reçu 100 000 euros de la part du parti de Nicolas Sarkozy[4].

Objectif[modifier | modifier le code]

Selon leur manifeste[5], les fondateurs de La Gauche moderne veulent instituer « une politique pragmatique, attentive aux résultats, à ce qui marche et à ce qui répond à la demande sociale. »

Ils défendent un « libéralisme social, attentif par ses régulations à la justice et à l’égalité » et une « économie de marché solidaire ».

Selon Jean-Marie Bockel, cette démarche est dans la logique de son entrée au gouvernement dans le cadre de l'ouverture voulue par Nicolas Sarkozy et va lui permettre de continuer sa démarche social-libérale[6].

Histoire du parti[modifier | modifier le code]

Élections municipales de 2008[modifier | modifier le code]

La Gauche moderne a participé pour la première fois à un scrutin lors des élections municipales de 2008. Le , Jean-Marie Bockel a présenté les candidats du mouvement, parmi lesquels plusieurs têtes de listes : lui-même à Mulhouse, Jean-Marie Kutner (maire-adjoint Mouvement démocratie alsacienne) à Schiltigheim, Yves Urieta (maire ex-PS, « apparenté Gauche moderne ») à Pau, ou colistiers : Philippe Sanmarco auprès de Jean-Claude Gaudin à Marseille, Robert Thévenot auprès de Philippe Cochet à Caluire, David Melloni auprès de Nadine Morano à Toul, Jean-François Pascal auprès de Jean-Marie Cavada dans le 12e arrondissement de Paris, soit « plus de 100 candidats dans plus de 50 villes importantes[7] ».

Au soir du premier tour, le mouvement revendique « une dizaine d’élus[8] ». Son leader, Jean-Marie Bockel, parvient à conserver sa municipalité de Mulhouse de justesse, sa liste d'union UMP-MoDem-LGM n'ayant devancé celle de son opposant du PS que de 168 voix[9].

À l'issue du second tour, La Gauche moderne revendique une quarantaine d'élus[réf. nécessaire] : (Avignon, Bourges, Bouc-Bel-Air,Boulogne-sur-Mer, Caluire-et-Cuire, Colmar, Corbeil-Essonnes, Échirolles, La Ciotat, Lambersart, Lille, Mâcon, Marseille, Montereau-Fault-Yonne, Mulhouse, Nancy, Nice, Nogent-sur-Marne, Orléans, Paris, Pau, Schiltigheim, Sélestat, Suresnes, Valenciennes, Villiers-sur-Marne), dont de nombreux adjoints et plusieurs dizaines de conseillers d'opposition[10]. Toutefois, LGM est défaite par le PS à Schiltigheim et le sortant Yves Urieta est battu à Pau, dans un contexte où la gauche connaît une forte poussée, au détriment de l'UMP et de ses alliés.

Élections européennes de 2009[modifier | modifier le code]

La Gauche moderne soutient les listes de l'UMP, affilié au Parti populaire européen.

Le parti présente des candidats dans toutes les circonscriptions de métropole :

  • Marielle Gallo (4e position) et Marc d’Here (19e position) pour la circonscription Île-de-France
  • Michèle Striffler (4e position) et Malika Gautie (10e position) dans la circonscription Est
  • Yves Urieta (7e position) pour la circonscription Sud-Ouest
  • Patricia Larnaudie (15e position) et Djamel Keriche (18e position), pour la circonscription Sud-Est
  • Brigitte Mauroy (10e position) et Simon-Pierre Trezeguet (19e position) pour la circonscription Nord-Ouest
  • Doris Madingou (10e position) pour la circonscription Ouest

Le 7 juin 2009, sont élues députées européennes : Marielle Gallo et Michèle Striffler, qui siègent au Parlement européen au groupe du Parti populaire européen.

Élections régionales de 2010[modifier | modifier le code]

La Gauche moderne soutient les listes de la majorité présidentielle (avec l'Union pour un mouvement populaire, le Nouveau Centre, le Mouvement pour la France, Chasse, pêche, nature et traditions). À la suite de ces élections, le parti présente 30 candidats, surtout présents en Alsace, en Nord-Pas-de-Calais, en Réunion, en Guadeloupe,...

La Gauche Moderne obtient un bilan mitigé de 4 élus alors que 7 étaient en position éligible.

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Le , Jean-Louis Borloo annonce, en présence de Jean-Marie Bockel, la création d'une « alliance républicaine, écologiste et sociale » qui regrouperait « avant l'été » plusieurs formations politiques du centre-droit (Parti radical, Nouveau Centre) et du centre-gauche (La Gauche moderne). Cette formation se positionnerait comme une « alternative au PS et à l'UMP ». Il affirme que l'alliance devrait avoir un candidat à l'élection présidentielle de 2012. Le nom officiel de ce nouveau parti est dévoilé par Yves Jégo le  : L'Alliance républicaine, écologiste et sociale (ARES).

Jean-Louis Borloo refuse finalement de se présenter et La Gauche moderne apporte son soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy le [11]. Cette prise de position, rendue publique par Jean-Marie Bockel sans avoir convoqué les instances de LGM provoque la scission de l'organisation. Michel Suchod, Gilles Casanova, Yves Urieta quittent La Gauche moderne et lancent un appel « pour un autre chemin pour une gauche moderne ». De nombreuses structures locales quittent également LGM, comme aussi, le 18 mars 2012, deux adjoints au maire de Mulhouse : Hakim Mahzoul et Mevlüde Gündüz.

Élections législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Pour les législatives, La Gauche moderne décide de présenter 23 candidats où le parti se situe dans le cadre de la majorité sortante et aux côtés des centristes de l'ARES[12].

Depuis 2012[modifier | modifier le code]

Le 21 octobre 2012, la Gauche Moderne adhère à l'Union des démocrates et indépendants (UDI).

Les conditions de création de La Gauche moderne puis de son déclin rappellent celles de France Unie, micro-parti créé en 1990 par Jean-Pierre Soisson qui, issu du CDS et de l'UDF, est devenu ministre d'ouverture de François Mitterrand en 1988 et qui, après son départ du gouvernement en 1993, a vu son micro-parti décliner.

Direction nationale[modifier | modifier le code]

Les membres du comité permanent sont :

  • Président : Jean-Marie Bockel
  • Porte-parole : Daniel Marsin
  • Délégué général, délégué aux fédérations : Christian Debève. Il reste à La Gauche moderne mais votera pour François Hollande.
  • Coordinatrice des groupes de travail et de la formation : Brigitte Mauroy
  • Chargé des relations internationales et de la presse : Emmanuel Dupuy
  • Trésorier : Patrick Compte

Autres membres :

Direction nationale des Jeunes :

Le 6 février 2015, lors d'un Conseil National de La Gauche Moderne, Mathieu Lagasse devient le nouveau Président national des Jeunes avec pour mission de bâtir pour le parti un véritable "mouvement de jeunes" organisé et structuré.

  • Président : Mathieu Lagasse
  • Vice-présidente : Morgane Devigne
  • Secrétaire général : Henri Meiche

Élus[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Anciens membres[modifier | modifier le code]

  • Philippe Sanmarco, ancien député des Bouches-du-Rhône, ancien conseiller régional de PACA, conseiller municipal de la ville de Marseille. A quitté La Gauche moderne pour rejoindre la Gauche moderne et républicaine
  • Michel Suchod, secrétaire général du mouvement, ancien député de Dordogne, ancien vice-président de l'Assemblée nationale, ancien vice-président du conseil général de la Dordogne, ancien secrétaire général du MDC. A quitté La Gauche moderne pour fonder la Gauche moderne et républicaine
  • Yves Urieta, ancien maire (par interim) de Pau, ancien conseiller général, membre du CESE. A quitté La Gauche moderne pour fonder "Convergences républicaines"
  • Karim Agaoua (Bouc-Bel-Air), maire-adjoint. A quitté La Gauche moderne pour rejoindre le Parti radical.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]