Roche-la-Molière

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Roche-la-Molière
Vue de Roche-la-Molière depuis Saint-Genest-Lerpt.
Vue de Roche-la-Molière depuis Saint-Genest-Lerpt.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Canton Saint-Étienne-3
Intercommunalité Communauté urbaine Saint-Étienne Métropole
Maire
Mandat
Éric Berlivet
2014-2020
Code postal 42230
Code commune 42189
Démographie
Gentilé Rouchons
Population
municipale
9 925 hab. (2014en diminution de -3.92 % par rapport à 2009)
Densité 569 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 05″ nord, 4° 19′ 28″ est
Altitude Min. 469 m – Max. 700 m
Superficie 17,44 km2
Localisation

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Liens
Site web roche-la-moliere.fr

Roche-la-Molière est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Liant les deux parties de Saint-Étienne[1], Roche est constituée de plusieurs quartiers parmi lesquels la Cité de Beaulieu, Côte Durieux, L'Écho, Le Pontin, La Varenne, Grangeneuve

La ville est traversée par deux cours d'eau, l'Égotay et le Lizeron qui rejoint la Loire par la retenue de Grangent.

Le territoire communal se trouve au-dessus du bassin houiller de la Loire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Puits du Sagnat.
Article détaillé : Jarez.

La permutation de 1173 entre le comte de Forez et l'Église de Lyon indique que quiconque aura le château de Roche devra hommage lige et fidélité au comte [2].

Le nom apparaît pour la première fois dans une charte du XIIIe siècle. Un document de 1252 fait par exemple mention de Guillelmus de Rocha Moeyr.

"Molière" pourrait se rapporter au terme meule à cause d'un lieu d'extraction de meules situé sur le territoire de cette commune. Pour autant, le qualificatif de "molière" se rapporterait plutôt à la qualification de l'éperon rocheux sur lequel le château de Roche-la-Molière a été construit : un éperon rocheux en forme de meule[3]. Il pourrait aussi dériver d'un qualificatif de la pierre extraite, un grès houiller, assez meuble. Les travaux les plus récents indiquent que le toponyme "Molière" fait référence à un terrain humide[4].

Trois actes du XIVe siècle et XVe siècle témoignent de l'exploitation médiévale réalisée à partir de la surface par décaissements du terrain. Le charbon y apparaît comme un combustible précieux dont l'extraction était imposable et soumise au contrôle des seigneurs de Roche, de Saint-Priest et du comte de Forez.

En 1786, René Eustache d'Osmond achète la concession houillère que Armand Joseph de Béthune avait obtenu sur les mines de Firminy et de Roche-la-Molière. Il se heurte à l'hostilité des propriétaires locaux qui entravèrent l'exploitation.

Au XIXe siècle l'expédition se faisait à dos de mulet en direction de la Loire par laquelle il était acheminé vers la façade atlantique via les rambertes et la région parisienne par le canal de Briare. La puissante Compagnie des Mines de Roche-Firminy fut nationalisée à la libération et les Houillères de la Loire prirent le relais en 1945. L'activité cesse avec la fin de l'activité du puits Charles en 1976.

Roche a un passé de cité ouvrière bâtie sur la mine et le ruban. En lien avec ces activités, une forte population étrangère s'est installée au début du XXe siècle.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Roche-la-Molière (Loire).svg

Les armoiries de Roche-la-Molière se blasonnent ainsi :

D’or à la bande engrêlée de sable.
Blason des Lavieu de Roche la Molière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Jean Limousin    
1989 2003 Jean Hugon PS  
2003 2014 Marie-Hélène Sauzéa PS  
2014 en cours Eric Berlivet UDI  

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Roche-la-Molière sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début 1er mandat Fin mandat en cours
Municipales Roche-la-Molière Maire Éric Berlivet 2014 2020
Départementales Saint-Étienne-3 Conseillers départementaux Arlette Bernard
Pierrick Courbon
29 mars 2015 2021
Législatives 1re circonscription Député Régis Juanico juin 2017
Régionales Rhône-Alpes Président du conseil régional Jean-Jack Queyranne 2015
Présidentielle France Président de la République François Hollande mai 2017
Autres résultats : Élections à Roche-la-Molière

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en annuel[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 9 925 habitants, en diminution de -3,92 % par rapport à 2009 (Loire : 1,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 362 1 031 1 247 1 435 1 289 1 486 1 640 1 749 1 805
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 547 2 353 3 070 3 288 3 843 3 939 3 875 4 386 4 789
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 517 5 803 6 113 7 393 9 570 9 658 8 836 9 916 11 035
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
11 086 10 614 9 893 9 211 10 103 10 083 10 365 10 316 9 925
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château, complet et préservé, est entièrement restauré. Il est nommé dans l'acte de partage Forez-Lyonnais de 1173. Les Lavieu en sont les premiers propriétaires connus.

En 1772, le négociant Jacques Neyron acquiert le domaine, et y fait réaliser d'importants travaux (surtout intérieurs : salons).

La ville le récupère en 1951 pour en faire, sur une période très brève, un collège, avant de passer dans le giron de la société d'histoire locale. L'ensemble, aujourd'hui espace culturel (expositions), est constitué d'un vaste parc jalonné de sentiers de promenade, jeux pour enfants et, au fond dans la partie nord : les voûtes, témoins du passé.

  • Collège Louis-Grüner.
  • ZA Buisson/Galinay/Puits Grüner, au nord vers la rocade.
  • ZI Puits Charles, en direction opposée, face à la cité de Beaulieu, route d'Unieux-Firminy.
  • Monument aux morts, situé à côté de l'église.

Culture[modifier | modifier le code]

C2M.jpg
  • Centre Musical Municipal échange avec le Collège des Arts et de la Culture de Lougansk et la Filarmonica de Sao Bras de Alportel au Portugal.
  • Harmonie des Mineurs, Orchestre de Chambre et Orchestre Fil'Harmonie.
  • Ensemble Syrena, danses et chants du folklore polonais, ils se produisent en spectacle depuis 1974.
  • Festi'Roche, festival de folklore international. Des groupes professionnels venus d'horizons divers, se produisent depuis 2004.
  • Harmonia de Beaulieu,société musicale franco-polonaise, orchestre de musique d'ensemble des pays de l'Est

Sports[modifier | modifier le code]

  • Jeu de Sarbacane
  • Rugby
  • Amicale Laïque de Roche la Molière
  • Espérance sportive de Roche
  • Handball Roche St-Genest
  • Polonia Beaulieu foot
  • FC Roche St Genest
  • Cyclo club Roche
  • FC Côte Durieux (foot et korfbal)
  • Centre de tir rouchon

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Colly (1858-1929), mineur, ouvrier, homme politique, né à Roche-la-Molière.
  • Georges Peyroche (1937-), ancien footballeur international de l'ASSE et ancien entraineur du PSG, né à Roche-la-Molière.
  • Fernand Barek (1942-), footballeur, né à Roche-la-Molière.
  • Difool (1969), animateur radio a grandi dans la commune[réf. nécessaire].
  • Hérita Ilunga (1982-), footballeur professionnel, a vécu à Roche-la-Molière[réf. nécessaire].
  • Alexandra Louison (1982-), triathlète et duathlète, championne de France de duathlon courte distance et longue distance et vainqueur sur triathlon Ironman, née à Roche-la-Molière.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Renaud Aulagner, "Cités minières - cités jardins : le logement des mineurs par la Compagnie R.M.F.(1875-1945)", éd Lulu.com, 2010, 215 p.
  • Essai historique sur les cités minières de Roche la Molière

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ville à l'est, écart de St-Victor et Gorges de la Loire à l'ouest.
  2. "Mais quiconque aura le château de Saint-Priest, ou de Rochetaillée, ou le Château-Roche, ou de Fougerolles, ou de Grangent, doit hommage lige & fidélité au Comte". Bulle du Pape Alexandre III confirmant la permutation de 1173-1174. http://museedudiocesedelyon.com/MUSEEduDIOCESEdeLYONlettrepapepermutation1174.htm
  3. Jean-Claude Saby, A cor et à cri, 2000, 182 pp.
  4. L’adjectif *mol, -a “mou, molle” d’où “mouillé, humide, détrempé” a été précocement substantivé au féminin pour désigner un marécage, transfert qu’attestent également les parlers occitans. Sur cette base ont été formés les dérivés moleri, correspondant au français molière, en occitant molièra “terrain marécageux, bourbier” et *molet, (...) « bourbier dans un champ », « terrain aqueux sans consistance » (...). Xavier GOUVERT, Problème et méthodes en toponymie française, Thèse ss. la direction de Jean-Pierre Chambon, 2008, p. 591.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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