Gauche républicaine et socialiste

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Gauche républicaine et socialiste
Image illustrative de l’article Gauche républicaine et socialiste
Logotype officiel.
Présentation
Coprésidents Emmanuel Maurel
Bastien Faudot
Fondation (appel de l'APRÉS)
(Gauche républicaine et socialiste)
Scission de Parti socialiste
Fusion de Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste
Mouvement républicain et citoyen
Siège 3, avenue de Corbera
75012 Paris
Positionnement Gauche
Idéologie Socialisme
Interventionnisme
Souverainisme
Étatisme
Euroscepticisme modéré
Adhérents 1 000 à 2 000 (revendiqués)[1],[2]
Site web g-r-s.fr
Présidents de groupe
Sénat Éliane Assassi (CRCE)
Députés européens Gabriele Zimmer (GUE/NGL)
Représentation
Sénateurs
1 / 348
Députés européens
1 / 74
Conseillers régionaux
7 / 1 757
Conseillers départementaux
11 / 4 058
Conseillers municipaux
140 / 536 519

Gauche républicaine et socialiste (GRS) est un parti politique français, fondé le par la fusion de l'Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste (APRÉS) et du Mouvement républicain et citoyen. L'APRÉS, proche de La France insoumise, est fondée en par Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann après qu'ils ont quitté le Parti socialiste (PS).

Historique[modifier | modifier le code]

Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste[modifier | modifier le code]

Logo de l'Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste.

L'APRÉS revendique 650[1] à un millier[2] de membres (dont des anciens élus nationaux comme Gaëtan Gorce et Christophe Premat ou le chercheur Rémi Lefebvre), signataires d'un appel qui aboutit à l'organisation d'un congrès fondateur d'une nouvelle formation politique les 2 et 3 février 2019 conjointement avec le Mouvement Républicain et Citoyen

Publié le , l'appel fondateur du mouvement s'oppose à ce que les signataires considèrent comme une dérive de la social-démocratie vers le libéralisme :

« Depuis 25 ans, la social-démocratie européenne a peu à peu cédé devant le libéralisme cessant de résister devant les multinationales et les intérêts privés des groupes financiers. Pendant quelques années, le socialisme français a semblé moins atteint par la dérive néolibérale initiée par Tony Blair. Las, le mandat de François Hollande a démontré qu'au pouvoir les dirigeants du PS avaient eux aussi abdiqué[3]. »

En rupture avec le Parti socialiste, les membres de l'APRÉS militent pour un « nouveau Front populaire »[4] les unissant à La France insoumise en un cartel électoral faisant liste commune aux élections européennes de 2019. Emmanuel Maurel décrit ces élections comme une « première étape » dans l'alliance entre les deux organisations politiques[5].

Trois semaines après l'appel, ses initiateurs assurent que plusieurs centaines de personnalités et militants politiques les ont rejoints dont un millier d'anciens membres du PS[2],[6].

Gauche républicaine et socialiste[modifier | modifier le code]

Premier logo de la Gauche républicaine et socialiste, utilisé en .

Le Mouvement républicain et citoyen, présidé par Jean-Luc Laurent et fondé par Jean-Pierre Chevènement qui l'a quitté en 2015, soutient l'appel de l'APRÉS[1]. Le MRC partage avec le nouveau parti sa « convergence pour les élections européennes avec La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon » et s'est prononcé lors de son congrès interne, les 1er et 2 décembre 2018, à 73,5% sur la création avec l'APRÉS d'une « nouvelle formation politique » commune en 2019, qui serait la « maison de la gauche républicaine »[7].

Les deux partis fusionnent le lors des Rencontres Fondatrices de Valence pour fonder la Gauche républicaine et socialiste (GRS), coprésidé par Emmanuel Maurel et l'ancien porte-parole du MRC Bastien Faudot[8]. Le nom du parti a été choisi par les militants, les autres noms proposés étant Nouveau Parti républicain et socialiste, Nos causes communes et Républicain écologiste et socialiste[9]. La GRS adopte une déclaration de principes instaurant un triptyque idéologique : la république, le socialisme et l'écologie[10].

Élections européennes de 2019[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des élections européennes de 2019 en France, la Gauche républicaine et socialiste s'associe à la liste de La France insoumise, Maintenant le peuple, conduite par Manon Aubry et sur laquelle figurent plusieurs personnalités de la GRS, dont Emmanuel Maurel, Catherine Coutard[11] et Anthony Gratacos[12].

Critiques et oppositions[modifier | modifier le code]

Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure a qualifié les départs des fondateurs de l'APRÉS de « choix individuels »[13] et déclare refuser l'orientation que prône selon lui Emmanuel Maurel : « Nous n'avons jamais emprunté cette voie-là, celle du populisme. Car si nous l'avions suivie, alors nous n'aurions pas aboli la peine de mort[14]. »

Laurent Baumel, ancien député frondeur et membre du courant L'Union et l'espoir d'Emmanuel Maurel, refuse que « toute l'aile gauche [se rallie à] Jean-Luc Mélenchon » et reste au PS[13].

Médias[modifier | modifier le code]

Dans son éditorial du 12 octobre 2018, Laurent Joffrin, directeur de la publication de Libération, qualifie l'initiative de « petite boutique personnelle qui défendra – une de plus – les couleurs de la vraie gauche ».

Militants de La France insoumise[modifier | modifier le code]

Le 8 novembre 2018, lors de son premier meeting commun avec Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Maurel reçoit selon L'Express « un accueil mitigé de la salle »[15]. Il est même sifflé par quelques militants de La France insoumise pendant son discours[16]. Il est notamment critiqué pour sa modération et ses références à François Mitterrand[17].

Personnalités liées au mouvement[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections européennes[modifier | modifier le code]

En 2019, la Gauche républicaine et socialiste fait alliance avec La France insoumise et le Mouvement républicain et citoyen. La liste obtient six élus, dont Emmanuel Maurel.

Année Voix % Sièges Rang Tête de liste Groupe
2019 1 428 548 6,31
1 / 79
5e Manon Aubry (FI)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Sylvia Zappi, « Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann lancent Après, avec 650 élus, cadres et militants socialistes », sur Le Monde, (consulté le 22 octobre 2018).
  2. a b et c Juliette Droz et Benjamin Pelsy, « Pourquoi ces militants socialistes quittent le PS ? », sur BFM TV, (consulté le 21 novembre 2018).
  3. « L'appel - APRÉS », sur ap-res.fr (consulté le 27 novembre 2018).
  4. « Pendant la tempête Mélenchon, Lienemann et Maurel tentent de recréer un « Front populaire » », sur Le Figaro, (consulté le 22 octobre 2018).
  5. « L'alliance avec LFI ira « au-delà » des européennes, assure l'ex-membre du PS Emmanuel Maurel », sur Ouest-France, (consulté le 21 novembre 2018).
  6. « Les premiers signataires de l'appel », sur ap-res.fr (consulté le 20 février 2019).
  7. « Rassembler la gauche républicaine et populaire », sur mrc-france.org, 2-12-2018 (consulté le 23 février 2019).
  8. Quentin Laurent, « Européennes : Emmanuel Maurel lance sa Gauche républicaine et socialiste », sur Le Parisien, (consulté le 3 février 2019).
  9. « Il y a désormais un nouveau parti à gauche », sur Le HuffPost, (consulté le 4 février 2019).
  10. « DECLARATION DE PRINCIPES », sur ap-res.fr, (consulté le 20 février 2019)
  11. « Le MRC soutient la liste France Insoumise aux élections européennes : Catherine Coutard, candidate du MRC sur la liste ! », sur mrc-france.org, (consulté le 4 février 2019).
  12. H. D., « Européennes : Anthony Gratacos et Julie Garnier candidats pour la France insoumise », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  13. a et b Anne-Charlotte Dusseaulx, « Mais qui reste-t-il au Parti socialiste ? », sur Le Journal du dimanche, (consulté le 22 octobre 2018).
  14. AFP, « Olivier Faure réagit aux départs du PS : « Nous ne serons jamais populistes » », sur Le Journal du dimanche, .
  15. AFP, « Mélenchon souhaite le "succès" de la mobilisation du 17 novembre », Lexpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2018).
  16. Rachid Laïreche, « A Pau, le baptême du feu insoumis pour Emmanuel Maurel », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2018).
  17. Abel Mestre, « En meeting à Pau, Jean-Luc Mélenchon joue la carte de « la convergence » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2018).
  18. « Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann lancent Après, avec 650 élus, cadres et militants socialistes », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 20 février 2019)

Lien externe[modifier | modifier le code]