Charles de Courson

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Charles de Courson
Charles de Courson en novembre 2012.
Charles de Courson en novembre 2012.
Fonctions
Député de la Marne
Élu dans la 5e circonscription
En fonction depuis le
(23 ans 11 mois et 26 jours)
Élection 28 mars 1993
Législature X, XI, XII, XIII et XIVe
(Cinquième République)
Groupe politique UDF, NC puis UDI
Prédécesseur Jean-Pierre Bouquet
Conseiller départemental de la Marne
Élu dans le canton d'Heiltz-le-Maurupt
puis de Sermaize-les-Bains
En fonction depuis le
(31 ans 2 mois et 1 jour)
Prédécesseur Aymard de Courson
Maire de Vanault-les-Dames
En fonction depuis le
(31 ans 2 mois et 13 jours)
Prédécesseur Aymard de Courson
Biographie
Nom de naissance Charles Amédée du Buisson
de Courson
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique CDS-UDF puis UDI (NC puis LC)
Père Aymard de Courson
Diplômé de ESSEC
ENA
Profession Magistrat à la Cour des comptes

Charles Amédée du Buisson de Courson, né le à Paris (XVIe), est un homme politique français membre du parti Les Centristes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Son père Aymard de Courson est résistant puis maire de Vanault-les-Dames de 1953 à 1985 et conseiller général d'Heiltz-le-Maurupt de 1958 à 1986, sous l'étiquette du MRP. Léonel de Moustier, grand-père maternel de Charles de Courson, est député du Doubs, l'un des 80 parlementaires à avoir refusé les pleins pouvoirs au maréchal Philippe Pétain en 1940. Il mourut en déportation. Charles de Courson est également un descendant de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, qui vota pour l’exécution de Louis XVI[1].

Formation et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Il sort major de l'ESSEC puis entre à l'ENA. En 1983, il entre à la Cour des comptes en tant que conseiller référendaire. Il poursuit son parcours de haut fonctionnaire à la direction du Budget en 1984. Lors de la première cohabitation, il est conseiller au cabinet du ministre de l'Industrie Alain Madelin[1].

Il est par ailleurs :

  • président de la Caisse mutuelle marnaise d'assurance ;
  • président de la Société marnaise du Crédit Immobilier.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1986, il fait ses premiers pas en politique en succédant à son père à la mairie de Vanault-les-Dames ainsi qu'au conseil général de la Marne, élu du canton d'Heiltz-le-Maurupt[1]. Il est élu député de la cinquième circonscription de la Marne en 1993 face au député sortant (PS) Jean-Pierre Bouquet.

Charles de Courson est réélu député en 2002, dès le premier tour avec 50,89 % des voix, notamment face à Jean-Pierre Bouquet[2], ancien député-maire de Vitry-le-François. Il fait partie du groupe UDF. Durant la XIIe législature, il s’implique particulièrement en faveur des biocarburants, notamment créés à partir de betterave dont la Marne est un important producteur, et du transport aérien, dont il dénonce en 2003 « l’illusion des mesures de sécurité ». Il s’oppose en 2006 à la taxe de solidarité sur les billets d'avion. La même année, il fait partie des onze députés UDF qui votent la motion de censure déposée par la gauche contre le gouvernement Dominique de Villepin[3].

Il fait partie des auteurs du programme « social-libéral » de François Bayrou[4] qu’il soutient pour l’élection présidentielle de 2007. À la suite du premier tour au cours duquel François Bayrou arrive troisième, il se montre favorable à la création d’un parti démocrate et annonce dans un entretien à Libération qu’il votera blanc au second tour[5]. Il apporte finalement son appui à la candidature de Nicolas Sarkozy au second tour. Il est ensuite désigné trésorier du Nouveau Centre au sein de l'organisation provisoire de ce parti créé au lendemain de l'élection de Nicolas Sarkozy[6]. Le 10 juin 2007, il est une nouvelle fois réélu au premier tour avec cette fois-ci près de 61,2 % des suffrages ; il porte l’étiquette « majorité présidentielle »[7]. En juillet 2007, il propose un amendement au projet de bouclier fiscal pour exclure la CSG et la RDS de son champ d'application. Adopté en commission des finances, l'amendement proposé est finalement rejeté. Cependant, cela créé des remous dans la nouvelle majorité présidentielle et provoque la colère des instances dirigeantes de l'UMP[8]. En janvier 2012, il signe un texte s’opposant au mariage homosexuel, avec 173 parlementaires de droite[9].

Pour l’élection présidentielle de 2012, il intègre l’équipe de campagne d’Hervé Morin, chef de file du Nouveau Centre[10], qui se retire finalement au profit de Nicolas Sarkozy. Aux élections législatives de la même année, il arrive largement en tête du premier tour avec 47,69 %, dans une circonscription remodelée. Au second tour, il bat la socialiste Marianne Dorémus avec 65,79 % des voix[11]. Au mois de juillet, il dépose un amendement dont le but est de soumettre à l’impôt la partie de l’indemnité représentative de frais de mandat non utilisée à des fins professionnelles. La proposition, qui n'est soutenue à l’Assemblée que par le groupe UDI, est rejetée[12].

Le 15 mai 2013 il est chargé de présider la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Cahuzac créée à la demande de son groupe parlementaire[13].

Le 5 mai 2015, il vote contre le projet de loi relatif au renseignement[14].

En février 2016, lors du débat à l'Assemblée nationale sur la réforme de la constitution, il fait une intervention chargée d'émotion en évoquant la mémoire de son grand-père et de son père, au point que la séquence vidéo fait le tour des réseaux sociaux et des médias en ligne.

Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[15].

Il fait partie de la direction de Les Centristes à la suite de la fusion du Nouveau Centre et des « Bâtisseurs de l'UDI » en décembre 2016[16].

Le 18 janvier 2017, lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, il fait l'intervention la plus rapide jamais observée (en douze secondes) : "Ma question s'adresse à monsieur le Premier ministre. Monsieur le Premier ministre, dans le dossier de la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, y a-t-il toujours un État ?". Après un moment de flottement dans l'hémicycle le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone donne la parole au Premier ministre Bernard Cazeneuve.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Il propose d’augmenter la rémunération des députés à 9000 euros net par mois « pour leur assurer une vie décente »[17].

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

Condamnation[modifier | modifier le code]

En 2002, Charles de Courson admet s'être fait « retirer trois points à trois reprises en dix ans, ayant subi auparavant une suspension de huit jours ». En septembre 2003, il est condamné à un mois de suspension de permis et 500 euros d'amende après avoir été flashé à 108 km/h au lieu de 50 km/h. En 2010, il est contrôlé à 141 km/h sur une route limitée à 90 km/h, ce qui lui vaut un retrait de permis[18],[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Marie Guichoux, « Charles-Amédée de Courson, 43 ans, célibataire et catholique, est l'auteur de l'amendement fiscal défavorable aux concubins. A méditer en ce dernier jour de déclaration d'impôts. Le noble concubinicide », Libération,‎ (lire en ligne)
  2. « Résultat des élections législatives de 2002 dans la 5e circ. de la Marne », sur ministère de l'Intérieur (consulté le 20 février 2012)
  3. « Charles de Courson : L'empêcheur de dormir en rond », L’Express,‎ (lire en ligne)
  4. Patrick Roger, « M. Bayrou présente un programme social-libéral », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Feïza Belhadi, « Charles de Courson : «On ne doit pas se complaire à rester entre nous» », Libération,‎ (lire en ligne)
  6. http://fr.news.yahoo.com/02072007/202/le-nouveau-centre-veut-incarner-la-tradition-udf-au-centre.html
  7. « Résultat des élections législatives de 2007 dans la 5e circ. de la Marne », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 20 février 2012)
  8. Muriel Gremillet, « Remue-ménage à droite sous un bouclier fiscal », Libération,‎ (lire en ligne)
  9. « Des parlementaires de droite réaffirment leur opposition au mariage homosexuel », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. « Courson dans l'équipe de Morin », L'Union,‎ (lire en ligne)
  11. « Résultat des élections législatives de 2012 dans la 5e circ. de la Marne », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 4 août 2012)
  12. Marion Brunet et AFP, « Les députés s’écharpent sur leur avantage fiscal », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  13. Alexandre Lemarié, « Commission d'enquête Cahuzac : Moscovici, Valls et Taubira seront auditionnés », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  14. http://www.nextinpact.com/news/94007-loi-renseignement-qui-a-vote-quoi.htm
  15. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  16. « LC, comité exécutif »
  17. (fr) BFMTV, « Charles de Courson propose d'augmenter les parlementaires pour leur « assurer une vie décente » », sur BFMTV (consulté le 10 mars 2017)
  18. « Suspension de permis pour Charles de Courson », nouvelobs.com, 23 septembre 2003.
  19. « Le député centriste favorable au PV à 20 euros... a été privé deux fois de permis », 20minutes.fr, 3 juin 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]