Olivier Cadic

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Olivier Cadic
Illustration.
Fonctions
Sénateur des Français établis hors de France
En fonction depuis le
(4 ans et 18 jours)
Élection 28 septembre 2014
Groupe politique UDI-UC
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Clichy (Seine)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique UDI
Profession Chef d'entreprise

Olivier Cadic, né le à Clichy (Hauts-de-Seine), est un entrepreneur et homme politique français. Il est élu sénateur des Français établis hors de France le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, études, famille[modifier | modifier le code]

Olivier Cadic est né le 22 avril 1962.

En 1980, Olivier Cadic décroche son bac informatique (série H), le deuxième de l’histoire. Il s’essaie pendant trois mois au droit des affaires à l’université Paris I, mais préfère plonger dans la vie professionnelle.

Un parcours d'entrepreneur[modifier | modifier le code]

Chef d'entreprise à vingt ans avec Info Elec (1982)[modifier | modifier le code]

À 19 ans, il est opérateur DAO (Dessin assisté par ordinateur) en électronique. Durant plusieurs mois, il cumule deux emplois en travaillant le jour, plus une nuit sur deux, jusqu'à économiser les 20 000 francs nécessaires pour constituer le capital social et créer sa société Info Elec en 1982[1].

Sept ans plus tard, Info Elec devient une société anonyme au capital de 1 million de francs et emploiera une trentaine de personnes. Des donneurs d'ordres prestigieux lui confient le traitement de leurs circuits imprimés. Info Elec devient un centre de recherche agréé et associe son nom aux grandes réalisations françaises : avion Rafale, char Leclerc, TGV, fusée Ariane, sonde martienne du CNRS... L'activité sera cédée en 2005.

Lancement du magazine Pistes & Pastilles (1995)[modifier | modifier le code]

En 1995, Olivier prend conscience que l'industrie électronique française risque se déliter sous l'effet de la mondialisation. Il crée alors “Pistes et Pastilles”, un bimestriel centré sur l'actualité de la carte électronique, dont il signe les éditoriaux sur un ton critique et décalé. Ce média lui permet de recueillir les propos de diverses personnalités du monde de l'industrie et de la politique, parmi lesquels Roland Moreno, Yvon Gattaz, Pierre Gattaz ou Jean Arthuis. La revue devient une référence éditoriale pour la filière électronique et s'impose comme un acteur de poids dans la défense et la promotion de nos industriels. Le titre sera cédé en 2006.

Création de la start-up internet PCB007 (1999)[modifier | modifier le code]

Une fois établi à Ashford au Royaume-Uni, Olivier Cadic lève 10 millions d’euros pour créer une start-up internet, nommée PCB007.com (PCB, pour Printed Circuit Board). Il s'agit d'une market-place mettant en contact acheteurs et vendeurs de circuits imprimés à travers la monde doublé d'un centre d'informations quotidiennes.

La structure sera cédée, fin 2004, à une entreprise californienne.

Fondation de Cinebook, éditeur britannique de BD franco-belges (2005)[modifier | modifier le code]

Fin 2005, Olivier Cadic se lance dans l'édition en créant Cinebook, société anglaise destinée à promouvoir les plus célèbres bandes dessinées franco-belges en version anglaise.

En cinq ans, il devient le premier acheteur de droits étrangers de bande dessinée. En seulement trois ans, il a publié deux fois plus de Lucky Luke en anglais que ce qui avait été fait en 50 ans. Près de 40 séries sont publiées (Lucky Luke, XIII, Thorgal, Largo Winch, Blake et Mortimer, Spirou ou encore Yakari et Boule et Bill pour les plus jeunes.

Olivier Cadic apparaît dans le documentaire « XIII, la conspiration dans la peau », diffusé sur 13e rue.

L'aventure de la France libre... d'entreprendre (1996)[modifier | modifier le code]

Une délocalisation d'entreprise très médiatisée

En 1996, Olivier Cadic transfère le siège social de son entreprise à Ashford, située dans le Kent à deux heures de Paris en Eurostar. Le 17 septembre 1996, il organise une conférence de presse et déclare : « Je pars contre mon gré et le faire sans bruit me donnerait l'impression de déserter ». Il dénonce le poids des cotisations sociales patronales qui ruine la compétitivité de ses clients industriels et justifie ce mouvement pour préserver son entreprise.

Le journal britannique The Independent titre en première page sur 5 colonnes : « French firm crosses Channel to the 'land of opportunity' ». Europe 1 l’invite pour dialoguer pendant une heure avec les auditeurs. L'emballement médiatique est en marche et retentit jusqu’aux États-Unis, au Japon et au Brésil. On va désormais le croiser sur les plateaux télé où on l'oppose à des politiques français de tous bords, de Jean-François Copé à Arlette Laguiller.

Lorsqu'il débarque à Ashford, la presse britannique en fait un emblème au point que l’on écrira qu'il est « le Français le plus connu du Sud de l’Angleterre depuis Guillaume le Conquérant.» C'est dorénavant outre-Manche qu'Olivier Cadic va initier tous ses nouveaux projets (dont PCB007 et Cinebook).

Une association pour aider les entrepreneurs français

La notoriété d’Olivier Cadic lui vaut des dizaines d'appels de la part de chefs d'entreprise ou d'aspirants entrepreneurs, pour lui demander conseil. Il crée l'association "La France libre... d'entreprendre" qui va délivrer des renseignements de toute nature et orienter les demandes d'accompagnement vers des experts juridiques, fiscaux, comptables ou encore marketing.

En 1998, le succès est tel que l’association affrète un Eurostar pour déplacer des centaines d'entrepreneurs et toute la presse française pour une journée de conférences à Ashford dans le Kent.

Pour mettre un terme à cet engouement, Dominique Strauss-Kahn crée une « exit-tax » par la loi de finances 1999. Il réclame une caution aux entrepreneurs français désireux de quitter le territoire français. Le Figaro baptise cette disposition « Loi Cadic ».

L’association sera mise en sommeil après la condamnation de la France par la Cour Européenne aboutissant à l’annulation de la disposition de l’Exit tax en 2003.

Un événement sera organisé à Ashford le 20 novembre 2011 pour célébrer le 15e anniversaire de l’Association. Les activités de l’association ont été depuis transférées à l’UFE Corporate (Union des Français de l’étranger).

Vie associative et artistique[modifier | modifier le code]

Commission Finances d'Amnesty International (1991)[modifier | modifier le code]

Alors qu'il est membre de la commission Finances de la section française d'Amnesty International, Olivier Cadic organise un concert de musique classique à la Sorbonne pour l'abolition universelle de la peine de mort et en hommage au journaliste britannique Farzad Bazoft, pendu à Bagdad. Devant un millier de mélomanes, il lit une déclaration dénonçant la répression sanglante infligée aux Kurdes par le régime de Saddam Hussein, avant l’invasion du Koweït.

Comité directeur du GFIE (1993)[modifier | modifier le code]

En 1993, Olivier Cadic est élu membre du comité directeur du Groupement des fournisseurs de l’industrie électronique (GFIE). Un an après, il en devient le vice-président. Il constate que l'électronique française n'est pas considérée comme un secteur stratégique par les pouvoirs publics. Il est le témoin privilégié de toute l'énergie dissipée par les entreprises pour passer aux 35 heures, alors que les concurrents asiatiques commencent à séduire les acheteurs français.

Présidence de la section britannique de l'UFE (2005)[modifier | modifier le code]

Olivier Cadic est président de la section britannique de l’Union des Français de l'étranger (UFE), association reconnue d’utilité publique en 1936 (voir ci-dessous : mandat et fonctions).

Écriture et publication de la Reine Margot en BD (2006)[modifier | modifier le code]

Collectionneur d'ouvrages anciens et passionné d'histoire, Olivier Cadic est séduit par les mémoires de Marguerite de Valois, épouse de Henri IV, dite la Reine Margot. Il découvre une femme bafouée mais intelligente, déterminée et moderne, loin de la réputation licencieuse que lui prête Alexandre Dumas. Et pour cause, c'est la première fois dans l'Histoire qu'une femme publie ses mémoires. Ce document constitue également le seul récit de la Saint Barthélémy consigné par un témoin oculaire, en l'occurrence des événements intervenus au palais du Louvre. Olivier écrit le scénario de la jeunesse de Margot sous forme d'une trilogie en bande dessinée avec la complicité de la dessinatrice Juliette Derenne. Olivier Cadic obtient le coup de cœur du Jury aux Journées du livre d’Orthez en octobre 2008.

Mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Conseiller élu à l'Assemblée des Français de l'étranger (depuis 2006)[modifier | modifier le code]

  • En 2005, Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français hors de France, invite Olivier Cadic à entrer en politique. Il devient président de la section britannique de l’Union des Français de l’étranger (UFE) fin 2005.
  • Le 18 juin 2006, lors de l'élection des conseillers de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), il conduit la liste de l'UFE qui arrive en tête et obtient 3 sièges sur 6.
  • De 2009 à 2012, il est le représentant de l’Assemblée des Français de l’étranger au conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).
  • En mai 2014, Il est élu conseiller consulaire à Londres, puis réélu à l’AFE pour la circonscription d’Europe du Nord en juin 2014.

Sénateur représentant les Français établis hors de France (depuis 2014)[modifier | modifier le code]

  • Sénateur UDI représentant les Français établis hors de France, élu en septembre 2014
  • Membre de la commission des Affaires sociales du Sénat
  • Membre de la délégation aux Entreprises du Sénat

Autres fonctions exécutives[modifier | modifier le code]

  • Délégué national aux Français établis hors de France au sein de l’UDI depuis 2013
  • Président de la Fédération des Français de l’étranger pour l’Alliance Centriste et membre fondateur de l’UDI en 2012
  • Président de la section britannique de l’UFE, Union des Français de l’étranger, depuis 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]