Alexis Govciyan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Alexis Govciyan est une personnalité française d'origine arménienne, active dans la défense des droits de l'homme, mais aussi « le maintien, le développement et la transmission de la mémoire »[1]. Il a en effet joué un rôle important dans l'adoption de la loi sur la pénalisation du négationnisme du génocide arménien mais aussi pour la reconnaissance française du génocide arménien par la loi du 29 janvier 2001[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 13 octobre 1956, Alexis Govciyan fait son collège puis son lycée à Istanbul, chez les pères mekhitaristes. Il vient ensuite en France et obtient une maîtrise de gestion à l'université Paris IX Dauphine.

Il rejoint l’Institut supérieur des métiers (ISM) [3] dès sa création en 1990. Il en est actuellement le directeur[4].

Politique[modifier | modifier le code]

Sur l'échiquier politique, Alexis Govciyan a été membre du bureau politique de l'UDF entre 2004 et 2007 ; il fut le premier candidat français d'origine arménienne à se présenter aux élections européennes. Il rejoint ensuite le Nouveau Centre et se présente aux élections régionales françaises de 2010 sur la liste « Changer pour mieux vivre en Île-de-France ». Depuis, 2012, il est membre fondateur de l'UDI (Union des démocrates et indépendants) et de la FED (Fédération européenne démocrate) membre de l'UDI. Élu au conseil régional d'Île-de-France depuis 2010, il préside le groupe d'Amitié avec l'Arménie et est membre de la commission des Finances et de la commission de la Formation professionnelle, de l'apprentissage et de l'emploi.

Activités associatives et de lutte contre l'oubli[modifier | modifier le code]

Alexis Govciyan préside depuis 2001 la plate-forme internationale Europe de la Mémoire[5], qui regroupe les organisations œuvrant à la préservation de la mémoire sur les événements entre 1915 (génocide arménien) et 1945 (libération des camps nazis).

De 1998 à 2001, il a également présidé le Comité du 24 avril, organe faîtier des associations arméniennes de France défendant la mémoire du génocide arménien et luttant pour sa reconnaissance internationale. Après l'adoption de la loi du 29 janvier 2001, le Comité du 24 avril décide d'élargir son champ d'action et se transforme en Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF), qu'Alexis Govciyan présidera de 2001 à 2002, et à nouveau de 2005 à 2012. Le CCAF a pour mission de coordonner les actions d'intérêt pour les quelque 450 000 personnes formant la communauté arménienne en France - mais également pour l'Arménie - comme par exemple les relations entre la Turquie et l'Union européenne. Depuis 2012, Alexis Govciyan est chargé par le CCAF de présider la Mission 2015, mise en place pour les cent ans du génocide des Arméniens.

En outre, Alexis Govciyan prend la présidence de l'Union générale arménienne de bienfaisance (UGAB) pour l'Europe, à sa création en janvier 2008[6].

Récompenses[modifier | modifier le code]

En reconnaissance de son travail, Alexis Govciyan a été honoré en diverses occasions:


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le site officiel d'Alexis Govciyan
  2. Texte de la loi du 29 janvier 2001
  3. Site de l'Institut supérieur des métiers.
  4. Page "Qui sommes-nous ?" sur le site de l'Institut supérieur des métiers.
  5. Voir le site d'Europe de la Mémoire
  6. Présentation de l'UGAB-Europe sur son site officiel.

Liens externes[modifier | modifier le code]