Sylvie Goulard

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Sylvie Goulard
Sylvie Goulard lors d'une convention thématique européenne du MoDem à Bouin, le 15 avril 2009.
Sylvie Goulard lors d'une convention thématique européenne du MoDem à Bouin, le .
Fonctions
Députée européenne
En fonction depuis le
Élection 7 juin 2009
Réélection 25 mai 2014
Circonscription Ouest (2009-2014)
Sud-Est (depuis 2014)
Législature 7e et 8e
Groupe politique ALDE
Biographie
Date de naissance (52 ans)
Lieu de naissance Marseille (Bouches-du-Rhône, France)
Nationalité Française
Parti politique MoDem
Diplômée de Université d'Aix-Marseille
IEP de Paris
École nationale d'administration

Sylvie Goulard, née le à Marseille (Bouches-du-Rhône), est une femme politique française. Elle est élue députée européenne dans la circonscription Ouest de la France lors des élections européennes de 2009.

Elle est réélue en 2014 dans la circonscription Sud-Est. Elle siège pour le groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Sylvie Goulard obtient une licence en droit de l'université d'Aix-Marseille en 1984. Elle est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris en 1986 et de l'École nationale d'administration (ENA), promotion « Liberté, Égalité, Fraternité » en 1989[1].

Elle enseigne au Collège d'Europe à Bruges[2] de 2005 à 2009.

Carrière administrative[modifier | modifier le code]

Sylvie Goulard travaille au ministère des Affaires étrangères de la France à la direction des affaires juridiques de 1989 à 1999. Elle fait alors partie de l'équipe française chargée de négocier la réunification de l'Allemagne.

De 1993 à 1996, Sylvie Goulard travaille au Conseil d'État, avant de retourner au service de prospective du ministère des Affaires étrangères où elle est alors chargée des questions européennes en liaison avec le service homologue allemand.

De 1999 à 2001, elle est chercheuse associée au Centre de recherches internationales (CERI)[1].

Conseillère de Romano Prodi[modifier | modifier le code]

Entre 2001 et 2004, elle est conseillère politique du président de la Commission européenne Romano Prodi[1]. Elle est notamment chargée du suivi de la Convention sur l'avenir de l'Europe présidée par Valéry Giscard d'Estaing visant à rédiger alors un projet de traité constitutionnel

Activités au sein du Mouvement européen[modifier | modifier le code]

En 2006, elle est élue présidente du Mouvement européen-France (ME-F)[1], succédant à Pierre Moscovici qui avait été candidat à sa propre succession. Elle quitte la présidence du ME-F en 2010 afin de se consacrer à son mandat de députée européenne.

Députée européenne[modifier | modifier le code]

Romano Prodi et Sylvie Goulard lors de la conférence de presse pour le lancement du groupe Spinelli, le 15 septembre 2010.

Sylvie Goulard est élue députée européenne sur la liste du Mouvement démocrate dans la circonscription Ouest de la France lors des élections européennes de 2009[1]. Elle devient membre du groupe parlementaire de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE). Elle est élue en 2014 sur les listes centristes "Les Européens" (UDI-MODEM). Elle préside l'intergroupe du Parlement européen Extrême pauvreté et droits de l'homme-Comité Quart Monde[3], en lien avec ATD Quart Monde.

Au Parlement, elle est membre de la commission des affaires économiques et monétaires, où elle assure les fonctions de coordinatrice pour le groupe ADLE, membre de la délégation pour les relations avec le Japon, et membre suppléant de la commission de l'agriculture et du développement rural[1] lors de la législature 2009-2014. Elle est membre suppléant de la commission des affaires constitutionnelles depuis 2014.

Le 15 septembre 2010, Sylvie Goulard cofonde, avec Daniel Cohn-Bendit, Isabelle Durant et Guy Verhofstadt le groupe Spinelli, une association de députés européens, d'universitaires et d'autres personnalités politiques qui a pour objectif de promouvoir le fédéralisme européen[4].

En 2010, elle est rapporteur du Parlement européen sur la création d'un Comité européen du risque systémique (CERS). Elle demande des règles et des contrôles plus stricts des marchés financiers, notamment sur les entités de dimension européenne[5].

En 2011, elle est rapporteur d’un des textes composant le paquet « gouvernance économique » (« 6 pack ») ; son travail porte en particulier sur les sanctions à appliquer aux États de la zone euro violant leurs obligations européennes. Elle introduit dans le débat la question des euro-obligations, incitations qu'elle considère comme nécessaires pour compléter les dispositifs de sanctions. Elle défend l’idée de créer un « dialogue économique » entre les États et la Commission, qui aurait lieu en public au Parlement européen afin que tous les gouvernements puissent faire valoir publiquement leurs vues[6].

Fin 2012, Sylvie Goulard et Mario Monti, Premier ministre italien, publient De la Démocratie en Europe[7]. Les auteurs disent partir d'un constat (« Les Européens voudraient être aussi forts que si l’Europe était unie, conserver autant de souveraineté nationale que si elle ne l’était pas. Cette contradiction est devenue intenable ») et proposent de « voir plus loin ».

Parallèlement à sa fonction de députée européenne, elle a travaillé en tant que consultante au sein de l’Institut Berggruen sur la gouvernance, Council for the Future of Europe (non-profit organisation), un think-tank basé aux États-Unis[8].

En 2016, Sylvie Goulard a également été rapporteur sur le rôle de l'Union dans le cadre des institutions et organes internationaux dans le domaine financier, monétaire et réglementaire.  Elle réclame davantage d’action au niveau mondial, et d’influence européenne, dans les enceintes globales de régulation économique.[9]

Fin 2016, elle se présente face à Guy Verhofstadt pour être la candidate du groupe ADLE à la prochaine élection du président du Parlement européen[10].

Elle soutient Emmanuel Macron, candidat du parti En marche !, pour l'élection présidentielle de 2017[11].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est mariée à Guillaume Goulard, conseiller d'Etat.

Décoration[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h « Sylvie Goulard », sur la base de données des députés au Parlement européen
  2. Sylvie Goulard, site du Collège d'Europe
  3. Voir sur atd-quartmonde.org.
  4. Sébastien Maillard, « Vers des contre-sommets fédéralistes », La Croix, 15 septembre 2010.
  5. « L'Europe doit réguler la finance, par Sylvie Goulard », Le Monde, 22 février 2010.
  6. Voir sur europarlement.touteleurope.eu.
  7. Site de la députée, décembre 2012.
  8. « Les petits « à-côtés » des eurodéputés français », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  9. « "It's global policy, stupid" | Sylvie Goulard », sur www.sylviegoulard.eu (consulté le 22 février 2017)
  10. Aline Robert, « Sylvie Goulard candidate à la présidence du Parlement européen », euractiv.fr, 25 novembre 2016.
  11. « Pourquoi je soutiens Emmanuel Macron », sylviegoulard.eu
  12. Remis le par l'ambassadrice d'Allemagne en France, Susanne Wasum-Rainer.
    « Sylvie Goulard décorée par l'Allemagne », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », samedi 20-dimanche 21 juin 2015, p. 34.
  13. Fabien Cazenave, « Il faut cultiver notre jardin européen, de Sylvie Goulard. L’Union pour la Méditerranée ou la chronique d’un malentendu », Le Taurillon, 6 mai 2008.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]