Meyer Habib

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Meyer Habib
Photo officielle Meyer Habib.
Photo officielle Meyer Habib.
Fonctions
Député de la 8e circonscription des Français établis hors de France
En fonction depuis le
Élection 9 juin 2013
Législature XIVe
Prédécesseur Daphna Poznanski-Benhamou
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Paris (Seine)
Nationalité Drapeau de la France Française
Drapeau d’Israël Israélienne
Parti politique UDI

Meyer Habib, né le à Paris (Seine), est un dirigeant d'entreprise, directeur général du groupe Vendôme à Paris (spécialiste de joaillerie), responsable associatif et homme politique franco-israélien. Depuis, le 9 juin 2013, il est le député de la 8e circonscription des Français de l'étranger.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille d’origine italo-tunisienne, Meyer Habib grandit dans le 19e arrondissement de Paris. Il reçoit une éducation traditionnelle et fût très influencé par son père, Emmanuel Habib, qui a fondé la première société de fabrication de vins cashers[1], « Habib frères », à la fin des années 1950, et son oncle, Elie Lolo Habib, très investi dans l’action sociale en faveur de la jeunesse, notamment dans le cadre du Fédération des sociétés juives de France (FSJF) et en l’honneur de qui fût fondée l'association Ahavat Hayeled, qui apporte un soutien aux enfants (centre de vacances et aides scolaires)[2].

Il effectue sa scolarité à l'école Lucien De Hirsch puis au lycée Yabné

Après un baccalauréat scientifique, il part faire ses études en Israël. Il intègre après une classe préparatoire dans le prestigieux Institut israélien de technologie Technion de Haïfa où il obtient un diplôme d'ingénieur en génie industriel

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

A l’issue de ses études au Technion, Meyer Habib se lance dans la vie professionnelle. Il devient rapidement directeur général adjoint de la marque Citizen[3] . Il crée la marque Citi Or dans les années 1990. Meyer Habib dirige aujourd’hui le Groupe Vendôme, société de joaillerie de luxe.

Engagements associatifs[modifier | modifier le code]

Jeune militant, Meyer Habib s’engage à l’adolescence, sur les traces de son père, ami de Menahem Begin[4], dans le mouvement de jeunesse sioniste radical Betar[5]. Il prend part à de nombreuses actions contre le racisme et l’antisémitisme, notamment contre des organisations d’extrême-droite à la fin des années 1980[réf. nécessaire].

Son engagement militant et associatif le pousse à s’engager dans les années 1990 au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Président de la Commission Israël, il œuvre au renforcement des relations entre la France et Israël. Dans ce cadre, il tisse des liens étroits avec de nombreuses personnalités politiques françaises, dont l'ancien président Nicolas Sarkozy et son successeur François Hollande[réf. nécessaire]. Meyer Habib est à l’origine de nombreux événements dont, le 22 juin 2003, les « 12 heures de l’Amitié France Israël » , qui a réuni plus de 50 000 personnes et plus de 100 parlementaires. De nombreuses personnalités politiques françaises participent à cet évènement[6], parmi lesquelles François Hollande, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn ou François Bayrou. Côté israélien, le Premier ministre Benyamin Netanyahu, ami personnel de longue date de Meyer Habib[7], fait le déplacement.

Membre du Comité exécutif du KKL, il est également élu au comité directeur du CRIF, puis au bureau exécutif. Élu à trois reprises à la vice-présidence du CRIF, il se présente à la présidence de l'institution en 2010, contre Richard Prasquier. Il démisionne de la vice-présidence à la suite de son élection comme député de la 8e circonscription des Français de l’étranger.

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

En 2013, à la suite de l'annulation de l'élection de Daphna Poznanski-Benhamou en tant que députée, il se présente à l'élection législative partielle dans la 8e circonscription des Français établis hors de France, sous l'étiquette de l'UDI. Il bénéficie du soutien officiel de Benyamin Netanyahou[8], le Premier ministre israélien ainsi que du soutien de Jean-Louis Borloo, président-fondateur de l’UDI[9].

Meyer Habib termine le premier tour, à la deuxième place avec 15,37 %, derrière la candidate UMP, Valérie Hoffenberg (21,85 %), et devant la candidate PS Marie-Rose Koro (14,61 %). Le 9 juin 2013, il est élu député au second tour face à Valérie Hoffenberg, avec 53,36 % des suffrages exprimés[10], dans un contexte de forte abstention[11].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié et père de quatre enfants, Meyer Habib vit à Paris. Il est binational franco-israélien.

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

Défense des intérêts des Français établis hors de France[modifier | modifier le code]

Attentif depuis de nombreuses années à la situation des Français établis à l’étranger, Meyer Habib axe son travail législatif sur la préservation de la double nationalité, la lutte contre tout projet de loi favorable à la double imposition[12] et la reconnaissance des diplômes français hors frontières[13].

Il se dit favorable à l’élargissement de la couverture médicale aux Français de l’étranger à l’égal des Français de France ainsi qu'à l’autorisation de cumuler toutes les années travaillées à l’étranger pour les retraités. Engagé pour la promotion de la langue et la culture françaises à l’étranger, il participe au développement des programmes permettant à tous les enfants de la seconde et troisième génération d’avoir accès à la langue et à la culture française, en particulier en soutenant les programmes FLAM.

Lutte contre le racisme et l’antisémitisme[modifier | modifier le code]

Ancien militant de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), Meyer Habib est actif dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Il est vice-président du groupe d’études sur l’antisémitisme à l’Assemblée nationale.

Le 29 janvier 2014, à la suite de l'affaire Dieudonné et la prolifération des « quenelles », il dépose, avec plusieurs députés UDI, Jean-Louis Borloo notamment, une proposition de loi visant à requalifier les infractions d’incitation à la haine raciale en délit, afin de « rendre la sanction plus dissuasive ». Elle vise également à « pénaliser les gestes ou comportements portant atteinte à l’honneur ou à la considération de la victime ou d’un groupe de personnes dont fait partie la victime à raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée », ainsi que l'interdiction « de porter ou d’exhiber en public un uniforme, un insigne ou un emblème rappelant les uniformes, les insignes ou les emblèmes qui ont été portés ou exhibés par les membres d’une organisation déclarée criminelle » sauf pour les besoins d’un film, d’un spectacle ou d’une exposition[14].

En mars 2015, entre les deux tours des élections des départementales, Meyer Habib, interpelle le Premier ministre, Manuel Valls, et son gouvernement sur sa conception à géométrie variable du camp républicain[15]. Il renvoie dos à dos extrême gauche et extrême droite et soutient : « Si c'est ni ni, c'est ni extrême droite, ni extrême gauche ».

Droits des minorités : défense des chrétiens d’Orient[modifier | modifier le code]

Mobilisé pour la défense des chrétiens d’Orient[16], Meyer Habib est secrétaire du groupe d’étude sur les chrétiens d’Orient à l’Assemblée nationale et participe régulièrement, à titre personnel, aux actions mises en place en faveur des chrétiens d’Orient.

En juin 2014, Meyer Habib invite, à l'Assemblée nationale, le père Gabriel Nadaf (en), prêtre orthodoxe grec, chef de file de la minorité chrétienne araméenne en Israël[17].

Lutte contre le terrorisme et les filières djihadistes[modifier | modifier le code]

Engagé dans la lutte contre le terrorisme, Meyer Habib est vice-président de la commission d'enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes de l’Assemblée nationale[18]. En octobre 2014, il prend la parole en séance publique à l’Assemblée nationale sur la loi relative au terrorisme et défend deux amendements visant à réprimer sévèrement l’exhibition de drapeaux et emblèmes terroristes dans l’espace public (comme cela pu se voir lors des manifestations anti-juives de juillet 2014) et à priver les familles de terroristes des prestations sociales qu’elles reçoivent au titre de leur membre radicalisé[19].

En avril 2015, Meyer Habib maintien ses positions fermes et favorables à la loi relative à la perte de la nationalité française et crime d'indignité nationale pour tout individu portant les armes contre les forces françaises ou contre tout civil français.

Intérêts des entreprises et des salariés[modifier | modifier le code]

Chef d’entreprise, Meyer Habib est attaché à concilier les intérêts des entreprises autant que ceux des salariés. Il a notamment co-signé la proposition de loi visant à faciliter l'emploi d'un auxiliaire de vie professionnelle pour les chefs d'entreprise handicapés ainsi que la proposition de loi de Jean-Louis Borloo visant à rétablir les avantages liés aux heures supplémentaires.

Il a été le vice-président de la commission spéciale pour l'examen du projet de loi relatif à la simplification de la vie des entreprises, de juillet 2014 jusqu’à la dissolution de cette commission ad hoc, en décembre 2014.

Politique étrangère de la France[modifier | modifier le code]

Meyer Habib est membre de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Statut de Jérusalem[modifier | modifier le code]

Meyer Habib appelle de ses vœux la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël. Il milite pour le transfert de l'ambassade de France de Tel-Aviv à Jérusalem.

Reconnaissance d’un État palestinien[modifier | modifier le code]

Fin 2014, Meyer Habib, aux côtés d’autres parlementaires comme Claude Goasguen ou Christian Estrosi, s’oppose au projet du Parti socialiste de résolution invitant la France à reconnaître un État palestinien. Le projet, à forte teneur symbolique, est finalement adopté par 339 voix contre 151. Pour Meyer Habib, cette reconnaissance, anticonstitutionnelle et contre-productive, « équivaut à importer le conflit israélo-palestinien en France » [20].

Négociations avec l’Iran[modifier | modifier le code]

Meyer Habib est partisan d’une ligne dure et sans concession face à l’Iran, qu’il considère comme le principal responsable de l’instabilité au Moyen-Orient et soupçonne de tenir un double langage. Il a appelé, à plusieurs reprises, la France à assumer sa responsabilité historique et ne pas céder sur le programme nucléaire iranien[21].

Pour une opposition politique constructive au gouvernement[modifier | modifier le code]

Meyer Habib est partisan d’une opposition constructive face au gouvernement socialiste. Il a ainsi affirmé : « chaque fois qu'un pas ira dans la bonne direction, je l'approuverai »[22].

C’est ainsi qu’il fut notamment l’un des seuls députés de l’opposition, avec Frédéric Lefebvre, à voter en faveur du Pacte de responsabilité. Il a également soutenu la loi « Cazeneuve » de lutte contre le terrorisme. Début 2015, il s’est déclaré favorable à la loi dite « Macron »[23] pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques mais a refusé de voter la confiance au gouvernement suite à l’utilisation de l’article 49-3 de la Constitution.

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

Selon Emmanuel Ratier, il fut impliqué dans l’attaque par l’« Organisation juive de combat » de la fête de commémoration de Jeanne d’Arc le 8 mai 1988 – ayant blessé 8 personnes, dont deux fonctionnaires de police[24].

Autre[modifier | modifier le code]

Il aurait téléphoné le 5 août 2015 à un commissariat de police du 19ème arrondissement de Paris à propos de mises en examen de membres de la communauté juive et ainsi se renseigner sur cet évènement. Le policier parle de "pression" mais lui dément formellement cette allégation : www.20minutes.fr/societe/1662479-20150805-coup-fil-muscle-entre-depute-meyer-habib-policier-commissariat-19e.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. mots pour convaincre. Meyer Habib: « J’œuvre depuis plus de vingt ans au renforcement des relations entre la France et Israël, et mon expérience est unique», leptithebdo?net, 21 avril 2013.
  2. associaiton Ahavat Hayeled?», francophone.org,1 avril 2004.
  3. [1], « Le Parisien.fr, 9 juin 2013.
  4. [ http://tabletmag.com/jewish-news-and-politics/139039/netanyahu-meyer-habib-france?language= Netanyahu, Oui! French-Born Israeli Elected to National Assembly With Backing of PM ? »], Tabletmag.com, 29 juillet 2013.
  5. Meyer Habib, vice-président du CRIF : «Boycotter le salon du Livre, n’est ce pas rejeter l’existence d’Israël ?», Crif.org, 26 mars 2008.
  6. [ http://benillouche.blogspot.fr/2012/05/francois-hollande-et-israel.html?language= François Hollande et Israël ?»], benillouche.blogspot.fr,8 mai 2012.
  7. [ http://jssnews.com/2015/03/18/meyer-habib-cest-moi-qui-ait-annonce-a-benjamin-netanyahu-sa-victoire-a-3h50-du-matin/?language= Meyer Habib annonce sa victoire à Benjamin Netanyahu ?»], jssnews.com,18 mars 2015.
  8. Netanyahou et Sarkozy en campagne pour une législative partielle, Le JDD, 21 mai 2013
  9. [ http://www.parti-udi.fr/actualite-bravo-a-meyer-habib-elu-depute-sur-la-8eme-circonscription-des-francais-de-letranger.html?language= Bravo à Meyer Habib élu député sur la 8eme circonscription des français de l’étranger?»], parti-udi.fr, 9 juin 2015.
  10. « Habib (UDI) décroche un siège de député face à Hoffenberg (UMP) », RTL, 9 juin 2013.
  11. Une sénatrice UMP propose des états généraux de la citoyenneté française à l'étranger, France Amérique, 10 juin 2013
  12. Fiscalité des non résidents?», lefigaro.fr,26 février 2015.
  13. [ http://www.tribunejuive.info/israel/meyer-habib-confirme-lequivalence-des-diplomes ?language= Meyer Habib confirme l’équivalence des diplomes ?»], tribunejuive.info,24 juin 2014.
  14. Rapport, Assemblée nationale.
  15. [ http://youtu.com?language= Question à Manuel Valls?»], youtube.com,24 mars 2015.
  16. [ http://chretiens-dorient-en-danger.org/le-depute-meyer-habib-soutient-laction-de-la-coordination-chretiens-dorient-en-danger?language= Le député Meyer Habib soutient l’action de la CHREDO?»], chredo.org,10 octobre 2013.
  17. [ http://www.fait-religieux.com/israel-pere-gabriel-naddaf-le-pretre-qui-derange?language= Père Gabriel Nadaf, un prêtre qui dérange?»], faits-religieux.com, 19 septembre 2013.
  18. [ http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/organe.asp?id_organe=/14/tribun/xml/xml/organes/705053.xml,?language= organigramme de la Commission d'enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes?»], assemblee-nationale.fr,10 décembre 2014.
  19. [ https://www.youtube.com/watch?v=3zSG41yLCzc?language= Meyer Habib intervient au sujet des prestations sociales perçues par les familles des terroristes?»], youtube.com,29 octobre 2014.
  20. [ http://www.liberation.fr/politiques/2014/12/02/l-assemblee-vote-la-reconnaissance-d-un-etat-palestinien_1154874?language= L’Assemblee nationale vote la reconnaissance d’un état palestinien?»], liberation.fr,2 décembre 2014.
  21. [(http://www.crif.org/fr/tribune/lettre-adress%C3%A9e-par-meyer-habib-au-ministre-des-affaires-%C3%A9trang%C3%A8res-laurent-fabius-le-13-mars-2014/49839)?language= Lettre de Meyer Habib au ministre des Affaires étrangères?»], crif.org,13 mars 2014.
  22. language= Les centristes s’allient dans l’opposition constructive?», lefigaro.fr,29 avril 2014.
  23. language= UMP et UDI, la minorité des pour résistent?», lefigaro.fr,16 février 2014.
  24. Les guerriers d'Israël : enquête sur les milices sionistes, Facta, Paris, 1995, pages 321 à 333, Emmanuel Ratier.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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