Meyer Habib

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Meyer Habib
Illustration.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(8 ans, 11 mois et 8 jours)
Élection 9 juin 2013
Réélection 18 juin 2017
Circonscription 8e des Français établis hors de France
Législature XIVe et XVe (Cinquième République)
Groupe politique UDI (2013-2017)
LC/UAI/UDI (depuis 2017)
Prédécesseur Daphna Poznanski-Benhamou (indirectement)
Biographie
Nom de naissance Meyer Dov Habib
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Français
Israélien
Parti politique UDI
Religion Judaïsme

Meyer Habib (également prononcé Meir Habib[1],[2],[3]; en hébreu : מאיר חביב), né le à Paris (France), est un homme politique franco-israélien.

Il est député de la huitième circonscription des Français établis hors de France depuis 2013. Élu de centre droit en France, il est proche de la droite israélienne et ami de l'ancien Premier ministre Benyamin Netanyahou.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille juive d’origine Tunisienne, Meyer Habib grandit dans le 19e arrondissement de Paris. Il reçoit une éducation juive traditionnelle et fut très influencé par son père, Emmanuel Habib, qui a fondé la première société de fabrication de vins cashers[4], « Habib frères », à la fin des années 1950, et son oncle, Élie Lolo Habib, très investi dans l’action sociale en faveur de la jeunesse, notamment dans le cadre de la Fédération des sociétés juives de France (FSJF) et en l’honneur de qui fut fondée l'association Ahavat Hayeled, qui apporte un soutien aux enfants (centre de vacances et aides scolaires)[5]. En Tunisie, son père, proche de Menahem Begin, a été un militant actif de la droite sioniste[6].

Il effectue sa scolarité à l'école Lucien-de-Hirsch puis au lycée Yabné. Après un baccalauréat scientifique, il part étudier en Israël et intègre, après une classe préparatoire, l'Institut israélien de technologie Technion de Haïfa[7].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

À l’issue de ses études au Technion, Meyer Habib se lance dans la vie professionnelle. Il devient rapidement directeur général adjoint de la marque Citizen[7].

Engagements associatifs[modifier | modifier le code]

Jeune militant, Meyer Habib s’engage à l’adolescence, sur les traces de son père, ami de Menahem Begin[8], dans le mouvement de jeunesse sioniste radical Betar[9]. Sioniste, il devient un militant de la communauté juive[6].

Il s’engage dans les années 1990 au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Président de la Commission Israël, il œuvre au renforcement des relations entre la France et Israël. Dans ce cadre, il tisse des liens étroits avec de nombreuses personnalités politiques françaises, dont l'ancien président Nicolas Sarkozy et son successeur François Hollande[réf. nécessaire].

Meyer Habib est à l’origine de nombreux événements dont, le , les « 12 heures de l’Amitié France Israël » , qui a réuni plus de 50 000 personnes et plus de 100 parlementaires. De nombreuses personnalités politiques françaises participent à cet évènement[10], parmi lesquelles François Hollande, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn ou François Bayrou. Côté israélien, le Premier ministre Benyamin Netanyahou, ami personnel de longue date de Meyer Habib[11], fait le déplacement.

Membre du Comité exécutif du Fonds national juif, il est également élu au comité directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), puis au bureau exécutif. Élu à trois reprises à la vice-présidence du CRIF, il se présente à la présidence de l'institution en 2010, contre Richard Prasquier, mais est battu par 106 voix contre 61[12]. Il démissionne de la vice-présidence à la suite de son élection comme député de la 8e circonscription des Français de l’étranger.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

En 2013, à la suite de l'annulation de l'élection de Daphna Poznanski-Benhamou en tant que députée, il se présente à l'élection législative partielle dans la 8e circonscription des Français établis hors de France, sous l'étiquette de l'UDI. Il bénéficie du soutien officiel de Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, ainsi que du soutien de Jean-Louis Borloo, président-fondateur de l’UDI[13],[14]. Il mène des campagnes électorales presque exclusivement orientées vers Israël et aux accents très religieux[6],[15]. Le , après avoir été devancé au premier tour, il est élu député au second tour face à Valérie Hoffenberg, avec 53,36 % des suffrages exprimés[16], avec un taux d’abstention de 90,9 %[17],[18].

Il se dit partisan d’une opposition « constructive » face au gouvernement socialiste de Manuel Valls. Il affirme ainsi : « chaque fois qu'un pas ira dans la bonne direction, je l'approuverai »[19]. C’est ainsi qu’il est l’un des seuls députés de l’opposition, avec Frédéric Lefebvre, à voter en faveur du Pacte de responsabilité. Il soutient également la loi « Cazeneuve » de lutte contre le terrorisme. Début 2015, il se déclare favorable à la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques[20], dite loi « Macron », mais refusé de voter la confiance au gouvernement à la suite de l’utilisation de l’article 49 al.3 de la Constitution.

Meyer Habib soutient François Fillon pour le second tour de la primaire française de la droite et du centre de 2016[21]. Aspirant à un second mandat de député des Français établis hors de France lors des élections législatives de 2017, il se présente comme le candidat de « la cause sioniste » et des « valeurs de la Torah »[22]. Candidat unique de la droite et du centre sous l’étiquette Les Républicains-UDI, il est réélu député de la 8e circonscription des Français de l'étranger avec 57,9 % des suffrages exprimés et un taux d’abstention de 88,3 %[23]. Il était soutenu par plusieurs personnalités politiques, notamment le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou[24], et par Itshak Yossef, grand rabbin séfarade d’Israël[6]. Plusieurs de ses interventions faisant explicitement référence à la religion sont remarquées par les observateurs[25]. Meyer Habib est le seul député sortant des Français de l'étranger reconduit dans ses fonctions à l'issue de la XIVe législature face à un candidat de La République en marche, le parti du président récemment élu, Emmanuel Macron[26]. Le , il rejoint le groupe Les Constructifs (LC). Il est le seul député du groupe à voter contre le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme[27].

Benyamin Netanyahou le présente dans ses écrits comme son représentant personnel en France[28]. Meyer Habib aime quant à lui parler de Netanyahou comme d’un « frère »[28].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Défense des intérêts des Français établis hors de France[modifier | modifier le code]

Fin , Meyer Habib est le seul député des Français de l’étranger à défendre la préservation de la réserve parlementaire, dont la suppression était par le projet de loi de confiance dans la vie politique. Il a dénoncé pendant les débats « un véritable coup de poignard pour toutes les associations françaises, qui font vivre et briller la France à l’étranger, que ce soit par l’action sociale, les œuvres de bienfaisance, l’éducation ou la culture » et a ajouté que « la réserve parlementaire était une goutte d’eau dans le budget de l’État mais une manne salvatrice pour les Français de l'étranger »[29].

Lutte contre l’antisémitisme[modifier | modifier le code]

Ancien militant de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), Meyer Habib est actif dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Il est vice-président du groupe d’études sur l’antisémitisme à l’Assemblée nationale.

À Paris, le , Meyer Habib participa avec une trentaine de militants du Betar à une agression (avec barre de fer, matraques, étoiles de David/jet) contre un groupe de sept personnes venues commémorer la fête de Jeanne d'Arc, deux fonctionnaires de police furent blessés lors de l'intervention et l'arrestation de 2 militants sionistes (dont Meyer Habib). Le rapport de police a été reproduit dans son intégralité dans le livre Les Guerriers d'Israël d'Emmanuel Ratier[source insuffisante].

Fin , Meyer Habib écrit une lettre au directeur de Sciences Po Paris pour demander une sanction exemplaire à l’encontre d’Amira Jumaa, une étudiante franco-koweïtienne, qui avait publié sur les réseaux sociaux des propos antisémites[30]. L’élève est immédiatement suspendue puis exclue de l’école, fait rarissime, à l’issue de la procédure disciplinaire[31].

À partir du , il se saisit du meurtre de Sarah Halimi, torturée et défenestrée deux jours plus tôt par son voisin musulman d’origine malienne aux cris d’« Allah Akbar ». Le , il interpelle le gouvernement sur de possibles défaillances de la police dans cette affaire et exprime son indignation face au refus persistant de la justice de reconnaître le caractère antisémite de l’assassinat. Il déclare : « C’est l’histoire d’un déni qui se répète. Déni face à l’antisémitisme arabo-musulman qui se développe aujourd’hui dans nos quartiers sur fond d’islamisme, de préjugés antijuifs, de haine de la France, sur la haine d’Israël » avant de conclure : « L’antisémitisme comme l’antisionisme sont les symptômes d’une société malade »[32]. La cour d'appel de Paris conclut en 2019 à l'irresponsabilité pénale de Kobili Traoré, auteur des faits[33],[34], une décision qui suscite de nombreuses critiques[35],[36],[37],[38].

La Cour de Cassation confirme cet arrêt dans une décision rendue définitivement le 14 avril 2021[39], concluant à l’irresponsabilité pénale du meurtrier due à une bouffée délirante aiguë ayant totalement aboli son discernement au moment des faits. Cette décision suscite une vive émotion dans la communauté juive et au-delà, comme en témoignent les manifestations d’indignation à Tel-Aviv, New York, Jérusalem, Londres ou Paris, jusqu’à la décision de la famille de saisir les juridictions israéliennes[40],[41].

Président de la commission d'enquête parlementaire Sarah Halimi[modifier | modifier le code]

Dès le mois de mai 2021, Meyer Habib initie à l’Assemblée nationale la création d’une commission d’enquête parlementaire tendant à rechercher « les éventuels dysfonctionnements de la police et de la justice dans l’affaire dite Sarah Halimi », initiative à laquelle se joint la députée Les Républicains Constance Le Grip. La demande de commission est ensuite signée par près de quatre-vingt députés, dont aucun de gauche, dix-sept du groupe UDI, quarante-quatre du groupe LR et cinq du groupe majoritaire LREM[42]. Meyer Habib devient le président de cette commission qui débute ses travaux en octobre 2021.

Dès octobre 2021, après un mois de travaux, le rapporteur de la commission, Didier Paris, démissionne. Il explique dans une interview au Monde que « Le but de M. Habib était de refaire l’instruction (...). Il a tout fait pour instrumentaliser cette commission. Or, en mettant en cause une décision de justice devenue définitive, il commet une violation de la séparation des pouvoirs »[43]. Lors de son audition le 15 décembre 2021, le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a estimé que Mayer Habib posait « un certain nombre de questions, très clairement orientées ». Tout en soulignant qu'il entendait « la tristesse et la passion » qui animait le député, il l'invitait à « faire attention » au respect des principes constitutionnels[44].

La commission d'enquête cherche notamment à comprendre pourquoi la dizaine de policiers, présents rapidement sur place avant que le meurtrier Kobili Traoré ne s’introduise chez Sarah Halimi, ne sont pas intervenus. Un des policiers intervenant le soir du meurtre affirme lors de son audition ne pas avoir entendu les cris de souffrance de Sarah Halimi, cris pourtant entendus par de nombreux voisins auditionnés[45]. Les auditions de la famille Diarra (voisins chez qui le meurtrier se trouvait avant de s’introduire chez Sarah Halimi par le balcon) à huis clos, révèlent ensuite que les policiers étaient en possession de leur trousseau de clés en affirmant le leur avoir jeté par la fenêtre alors qu’ils étaient retranchés dans une pièce de leur appartement. Meyer Habib considère que cette non-intervention relève d’un dysfonctionnement grave, « voire d’une infraction de non-assistance à personne en danger »[46]. Selon lui, « Sarah Halimi aurait pu et aurait dû être sauvée »[47]. La nouvelle rapporteure de la commission Florence Morlighem rapporte au Figaro que « vu le gabarit de Traoré, et les photos du cadavre de Sarah Halimi, [elle] pense qu’elle n’a pas crié longtemps », pour expliquer la non-intervention des policiers une fois sur place[48].

La commission a par ailleurs tenté de mettre en lumière des éléments de préméditation que la juge d’instruction n’avait pas retenus. Kobili Traoré a en effet déposé une serviette et des vêtements chez la famille Diarra la veille, lorsqu’il y a amené ses neveux, afin de réaliser ses ablutions et réciter des sourates du Coran avant le meurtre. Selon Meyer Habib, le meurtrier savait chez qui il se rendait le soir des faits et a « sciemment choisi sa victime »[49]. Après un déplacement chez Sarah Halimi de quatre membres de la Commission dont Meyer Habib et d’un expert judiciaire le 16 décembre 2021, le député estime que la porte-fenêtre de la victime avait bien été forcée par Kobili Traoré et qu’elle n’était pas ouverte le soir du meurtre, contrairement à ce que ce dernier avait indiqué à la juge d’instruction[50].

La thèse de Meyer Habib sur la préméditation est rejeté par François Molins, procureur de la République de Paris au moment des faits et entendu à ce titre par la commission, qui souligne que cette hypothèse « est en contradiction majeure avec les constatations du dossier et les conclusions de l’expert »[51],[52].

La commission s’est également focalisée sur les éventuels dysfonctionnements de l’enquête judiciaire : Meyer Habib regrette qu’il n’y ait pas eu de reconstitution des faits lors de l’instruction judiciaire, ni d’exploitation de la téléphonie de Kobili Traoré ainsi que de ses proches et amis, alors que ce dernier vivait dans un terreau antisémite. La juge d’instruction ne s’est par ailleurs jamais rendue chez Sarah Halimi pour vérifier certains éléments rapportés par le meurtrier, dont la théorie de la porte-fenêtre ouverte et de son intrusion aléatoire chez la victime. Sa radicalisation n’a également pas fait l’objet d’une enquête, alors qu’il fréquentait la mosquée salafiste Omar[53],[54],[55]peu de temps avant les faits. Meyer Habib épingle également les demandes successives des juges de convoquer une deuxième expertise psychiatrique du meurtrier alors que la première, qui concluait à une altération partielle et non totale du discernement, satisfaisait les parties et aurait pu traduire le meurtrier devant une cour d’assises[56]. Certains témoignages, rapportés par un journaliste de France 24 auditionné par la commission, indiquent que le meurtrier ne suit aucun traitement lourd et qu’il sort régulièrement de l’Unité pour malades difficiles pour y retrouver ses amis dans le quartier du meurtre[57].

Les tensions entre les commissaires, déjà importantes lors des travaux comme en attestent la démission après un mois du premier rapporteur Didier Paris et le refus de certains commissaires de nombreuses auditions demandées par Meyer Habib, se sont accentuées après la publication du rapport. Celui-ci a été adopté à sept voix sur douze présentes au moment du vote, sept voix du seul groupe LREM. Meyer Habib, ainsi que le secrétaire de la commission François Pupponi, décident de voter contre le rapport tandis que les vice-présidents Constance Le Grip et Brahim Hammouche notamment s’abstiennent.

Le rapport établit que l’opération « ne présente pas de dysfonctionnements des services de police », que « la doctrine d'intervention a été respectée » et que la procédure pénale a également été « strictement respectée »[58]. La première proposition présentée par le rapport porte sur l'encadrement des commissions d'enquête lorsqu'elles ont trait à une procédure judiciaire[59],[60].

Meyer Habib qualifie ce rapport de « vide, creux, globalement à décharge, incomplet et rempli d’inexactitudes »[61]. Dans différentes interviews accordées à l’issue des travaux de la commission, Meyer Habib fustige une affaire d’Etat comparable à celle de l’Affaire Dreyfus. Il écrit : « L’affaire Sarah Halimi est une nouvelle affaire Dreyfus. […] A l’époque, on accusait un innocent par antisémitisme. Aujourd’hui, on disculpe un meurtrier antisémite qui a prémédité son crime. »[62].

Lutte contre l'antisionisme, la critique et le boycott d'Israël[modifier | modifier le code]

Meyer Habib a érigé la lutte contre la campagne de boycott d’Israël Boycott, désinvestissement et sanctions dite BDS en priorité d’action. Il estime qu’il « n’y a pas plus immoral que BDS » et que « le BDS est le nouvel antisémitisme »[63]. Le , en réponse à une question orale posée par Meyer Habib, le Premier ministre, Manuel Valls, condamne toutes les campagnes de boycott visant les produits israéliens du fait du conflit avec les Palestiniens, en jugeant qu'elles étaient souvent le paravent d'un « antisionisme qui bascule dans l'antisémitisme »[64].

Il dénonce toute entreprise de, selon lui, « falsification de l’histoire », visant à délégitimer Israël sur Jérusalem et la terre d’Israël[réf. nécessaire].

Meyer Habib écrit une lettre ouverte au président de la République François Hollande le [65], pour critiquer le vote de la France en faveur d'une résolution du conseil exécutif de l'UNESCO proposée par l'Algérie, l’Égypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan, et validé par les États membres du Conseil (avec 24 voix pour, six contre et 28 abstentions). Le texte appelle à protéger le patrimoine culturel palestinien à Jérusalem-Est, niant selon Israël et Meyer Habib « tout lien historique entre le peuple juif et ses deux sites les plus sacrés à Jérusalem : le Mur occidental (ou Kotel) et le mont du Temple ». Ce sujet est sensible car Jérusalem-Est est la partie palestinienne de la ville, occupée puis annexée par Israël, une annexion considérée comme illégale par l'ONU[pertinence contestée][66].

En , il soutient la « décision forte et morale » des États-Unis et d'Israël de quitter l'UNESCO, qui s'est muée, selon lui, en « officine antisioniste »[67].

En décembre 2021, Meyer Habib exprime son indignation contre un vote de la France en faveur de trois résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU visant à faire du Mont du temple à Jérusalem, un des sites les plus sacrés du Judaïsme, un lieu exclusivement musulman en le présentant sous son unique appellation arabe Haram al-Sharif[68],[69].

Le 14 décembre 2021, il écrit alors une lettre ouverte au Président de la République Emmanuel Macron dans laquelle il fustige le double langage de la diplomatie française à propos d’Israël[70].

Dans une Question au Gouvernement adressée au Premier ministre Jean Castex le même jour, il demande au chef du Gouvernement « comment la patrie des Droits de l’Homme et le pays des Lumières peut-elle se fourvoyer dans une entreprise négationniste dont le seul but est de délégitimer Israël ? »[71].

Lors de l’élaboration de la loi contre la haine en ligne, dite loi « Avia », il dépose un amendement[72],[73]qui demande que soient ajoutés à la caractérisation de la haine les mots « notamment à l’égard de l’existence de l’État d’Israël ». L’amalgame entre l’antisémitisme et l’antisionisme est vivement critiqué, car faire voter une loi criminalisant l’antisionisme, défini entre les lignes comme la critique de la politique israélienne[74], rendrait potentiellement illégale toute critique d’Israël, qui pourrait être jugée antisémite. Un appel de 127 intellectuels juifs du monde entier est lancé aux députés français, le collectif dénonçant un amalgame « hautement problématique » et affirmant que « de nombreuses victimes de l'Holocauste étaient antisionistes »[75],[76]. Le texte est adopté par l’Assemblée nationale en [77].

Lutte contre le terrorisme et le djihadisme[modifier | modifier le code]

Meyer Habib se prononce pour le droit des policiers de porter leur arme en dehors des heures de service pour sécuriser les lieux publics[78].

En , à l’initiative conjointe de Meyer Habib et du député Pierre Lellouche, la commission d’enquête sur les attentats de Paris effectue un déplacement en Israël où elle réalise plusieurs auditions et ouvre la voie à un renforcement de la coopération entre les deux pays en matière de lutte contre le terrorisme[79].

Le , il écrit une lettre au Premier ministre français, Manuel Valls, pour « faire part de son indignation devant le programme de la Fête de l’Humanité » dont l’édition 2016 prévoyait, « dans la plus grande illégalité, et dans un silence total des pouvoirs publics, un atelier "Libérez Marouane Barghouti", faisant l’apologie de ce terroriste palestinien responsable de la mort de nombreux civils israélien, et un stand mettant à l’honneur la campagne BDS de haine d’Israël. » Et d’ajouter que « cette tolérance, […], pour la légitimation, voire la glorification des terroristes, est sans doute en partie responsable de la vague d’attentats qui nous frappe actuellement »[80].

Le , partant du constat que la lutte contre le terrorisme est la première préoccupation des Français[réf. nécessaire], il dépose une proposition de loi constitutionnelle et une proposition de règlement à l’Assemblée nationale pour que puisse être créée d’urgence une neuvième commission permanente dédiée à la sécurité intérieure, la lutte contre le terrorisme et l’État de droit. « L’enjeu est d’empêcher les terroristes d’exploiter certaines faiblesses de notre système de protection des droits et libertés tout en préservant notre modèle de civilisation »[81].

En , il dépose toute une série d’amendements visant à durcir le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, en particulier la création de centres de rétention administrative pour les individus représentants une menace, la déchéance de nationalité, voir l’apatridie, l’interdiction de retour sur le territoire, la fermeture définitive des lieux de culte gangrenés par une idéologie islamiste, la suppression des prestations sociales pour les familles des djihadistes, l’incinération des dépouilles des terroristes et l’anonymat de leurs sépultures »[82]. S’agissant de la suppression des allocations familiales aux familles d’enfants djihadistes, il justifie son projet en arguant que « le présent amendement part du postulat qu'aucun enfant ne naît pas terroriste mais le devient sous l'effet d'un environnement néfaste, lié notamment à la négligence des parents ou à un cadre familial qui favorise radicalisation par la légitimation de discours de haine, voire de la violence terroriste »[83].

Statut de Jérusalem[modifier | modifier le code]

Le , il a interpellé à l’Assemblée nationale le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, à la suite de la conférence de Paris sur le Proche-Orient, dont les conclusions préconisent un retour aux frontières du [84]. Il qualifie le sommet d’« insipide » et d’« intempestif » et a demandé au gouvernement s’il ne s’agissait pas d’« une tentative de récupération de l’électorat islamo-gauchiste, au risque d’importer un peu plus le conflit sur notre sol »[réf. nécessaire].

Négation de l’État palestinien[modifier | modifier le code]

Meyer Habib considère Jérusalem comme la capitale indivisible de l’État d’Israël et qualifie de « pure chimère » la recherche de la solution à deux Etats entre Israéliens et Palestiniens sur la base des frontières de 1967[85].

En , dans une vidéo diffusée sur YouTube destinée à présenter sa famille aux électeurs, il qualifiait Israël d’« État le plus moral et le plus humaniste au monde »[85].

Meyer Habib, aux côtés d’autres parlementaires comme Claude Goasguen ou Christian Estrosi, s’oppose fin 2014 au projet du Parti socialiste de résolution invitant la France à reconnaître un État palestinien. Le projet, à forte teneur symbolique, est finalement adopté par 339 voix contre 151. Pour Meyer Habib, cette reconnaissance, anticonstitutionnelle et contre-productive, « équivaut à importer le conflit israélo-palestinien en France »[86].

En , Meyer Habib accuse la diplomatie française de « biais antisioniste » dans un courrier au ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, concernant la dénomination des territoires où sont adressés les courriers électoraux en Cisjordanie et à Jérusalem. Meyer Habib critique la mention « territoires palestiniens » sur les courriers électoraux envoyées aux Français vivant en Cisjordanie. Selon lui, cette mention est une « provocation, ayant pour effet d’humilier les Français d’Israël », lui préférant une « expression neutre comme Jérusalem ». Les électeurs de Jérusalem reçoivent les courriers électoraux adressés au nom de la ville, tandis que les électeurs du reste de la Cisjordanie reçoivent des enveloppes avec la mention « territoires palestiniens »[85].

Dossier nucléaire iranien[modifier | modifier le code]

Il dénonce l’invitation faite au président iranien Hassan Rohani au lendemain de la conclusion de l'accord préliminaire de Genève sur le programme nucléaire iranien dans une lettre ouverte au président de la République François Hollande[87].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Selon Emmanuel Ratier, il fut impliqué dans l’attaque par l'« Organisation juive de combat » de la fête de commémoration de Jeanne d'Arc le — ayant blessé 8 personnes, dont deux fonctionnaires de police[88].

En , des documents provenant du bureau du Premier ministre israélien révèlent que Meyer Habib a financé plusieurs voyages à l'étranger de Benyamin Netanyahou dans les années 2000[89].

Il a téléphoné le à un commissariat de police du 19e arrondissement de Paris à propos de mises en examen de membres de la communauté juive ayant agressé deux victimes de confession musulmane. Le policier, qui a relaté l'incident dans une main courante, parle de « pression » et affirme que le député a cherché sa « clémence en vue d’obtenir une levée de garde à vue immédiate » tandis que Habib dément formellement cette dernière allégation[90].

En , les journaux Mediapart et Haaretz font état, dans le cadre de l’affaire de la fraude à la TVA sur les quotas de carbone, de connexions entre Meyer Habib, Benjamin Netanyaou et Arnaud Mimran, ce dernier étant soupçonné par la justice française d’être l’un des organisateurs. Ils mentionnent des documents issus du registre israélien des sociétés concernant Track Performance (une société créée en 2006 par Arnaud Mimran en Israël) qui dévoilent qu’au capital de cette société figure Meyer Habib avec 25 % des parts[91],[28],[92],[93],[94],[95].

En , Meyer Habib a une violente altercation avec le personnel de sécurité de l’Assemblée nationale. Il se présente à l’assemblée accompagné de quatre personnes et d'un officier de sécurité armé. Ce dernier n'ayant pu présenter de badge d'accès, le chef de groupe a « légitimement expliqué qu'il ne pouvait entrer ». Un peu plus tard, cet officier est revenu accompagné de Meyer Habib et a « délibérément provoqué les agents en ouvrant sa veste pour montrer […] une arme portée à la ceinture ». Meyer Habib a verbalement pris à partie le chef de groupe en insinuant qu'il était antisémite. Il explique que les personnes qu'il accompagnait étaient des représentants de l'armée israélienne, invités par la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale dont il est vice-président[96].

Il rend hommage sur Twitter à l'ancien dictateur tunisien Ben Ali, à l'occasion de son décès, en . Il fait de même pour la mort de l'ancien dictateur égyptien Hosni Moubarak, en . Dans les deux cas, il emploie l'expression « dictateur certes », ce qui est vu par beaucoup comme une minimisation des souffrances subies pour les peuples tunisien et égyptien. La formule « comme tous les dirigeants arabes » est également dénoncée comme essentialiste et raciste, ses opposants y voyant une formulation qui laisse entendre que le monde arabe est par nature destiné à être dirigé par des dictateurs[97].

En , il appelle au boycott touristique de la Tunisie après que le président tunisien, Kaïs Saïed, a demandé une enquête sur la participation d'un tennisman franco-israélien à un tournoi à Tunis[98].

Le même mois, sur Twitter, Meyer Habib qualifie de « petites connes » les parlementaires Manon Aubry, Clémentine Autain, Esther Benbassa et Elsa Faucillon à la suite de leur participation à une manifestation dansante contre la politique du gouvernement[99]. Meyer Habib réitère ses propos à l'Assemblée nationale[99]. Il déplore des actions répétées de « buzz » de la part de l'« extrême gauche » et affirme que le fond de la question est l'« obstruction » des députés de La France insoumise lors des débats sur la réforme des retraites[100]. Il est en retour accusé de sexisme par des élues de gauche[101].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Meir Habib (UDI) bat Valérie Hoffenberg (UMP) », sur CCLJ - Centre Communautaire Laïc Juif David Susskind, (consulté le )
  2. (en) « Meir Habib - News », sur Israel National News (consulté le )
  3. Israelvalley Desk, « Polémique. À l’Assemblée Nationale, Claude Goasguen et Meir Habib, tentent de défendre Israël. | LeMonde.co.il », sur lemonde.co.il (consulté le )
  4. 100 mots pour convaincre. Meyer Habib: « J’œuvre depuis plus de vingt ans au renforcement des relations entre la France et Israël, et mon expérience est unique», leptithebdo?net, 21 avril 2013
  5. Présentation association Ahavat Hayeled, francophone.org, 1er avril 2004
  6. a b c et d Claude Askolovitch, « Il y a 613 commandements dans la Torah, aucun ne stipule que Meyer Habib doit rester député », sur Slate, (consulté le ).
  7. a et b Biographie Meyer Habib, Le Parisien, 9 juin 2013
  8. Netanyahu, Oui! French-Born Israeli Elected to National Assembly With Backing of PM, Tabletmag.com, 29 juillet 2013
  9. Meyer Habib, vice-président du CRIF : «Boycotter le salon du Livre, n’est-ce pas rejeter l’existence d’Israël ?», Crif.org, 26 mars 2008
  10. François Hollande et Israël, benillouche.blogspot.fr, 8 mai 2012
  11. Meyer Habib annonce sa victoire à Benjamin Netanyahu, jssnews.com, 18 mars 2015
  12. « Crif : Prasquier réélu », Le Journal du Dimanche, (consulté le )
  13. « Netanyahou et Sarkozy en campagne pour une législative partielle », sur lejdd.fr, (consulté le )
  14. Bravo à Meyer Habib élu député sur la 8e circonscription des français de l’étranger, parti-udi.fr, 9 juin 2015
  15. Piotr Smolar (Jérusalem correspondant), « Législatives 2017 : Meyer Habib, favori de Benyamin Nétanyahou et des rabbins israéliens », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
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Liens externes[modifier | modifier le code]