Meyer Habib

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Habib.

Meyer Habib
Illustration.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(5 ans, 1 mois et 9 jours)
Élection 9 juin 2013
Réélection 18 juin 2017
Circonscription 8e des Français établis hors de France
Législature XIVe et XVe
Groupe politique UDI (2013-2017)
LC (depuis 2017)
Prédécesseur Daphna Poznanski-Benhamou
Biographie
Nom de naissance Meyer Dov Habib
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Paris (Seine)
Nationalité Francais
Israélien
Parti politique UDI
Profession Ingénieur
Religion Judaïsme

Meyer Habib, en hébreu : מאיר חביב, né le à Paris, est un dirigeant d'entreprise, responsable associatif et homme politique franco-israélien.

Directeur général du groupe Vendôme à Paris, spécialiste de joaillerie, il est, depuis le 9 juin 2013, le député de la huitième circonscription des Français établis hors de France. Député de centre-droit en France, il est proche de la droite radicale israélienne[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille d’origine italo-tunisienne, Meyer Habib grandit dans le 19e arrondissement de Paris. Il reçoit une éducation juive traditionnelle et fut très influencé par son père, Emmanuel Habib, qui a fondé la première société de fabrication de vins cashers[2], « Habib frères », à la fin des années 1950, et son oncle, Elie Lolo Habib, très investi dans l’action sociale en faveur de la jeunesse, notamment dans le cadre de la Fédération des sociétés juives de France (FSJF) et en l’honneur de qui fut fondée l'association Ahavat Hayeled, qui apporte un soutien aux enfants (centre de vacances et aides scolaires)[3]. En Tunisie, son père, proche de Menahem Begin, a été un militant actif de la droite sioniste[4].

Il effectue sa scolarité à l'école Lucien-de-Hirsch puis au lycée Yabné.

Après un baccalauréat scientifique, il part étudier en Israël et intègre, après une classe préparatoire, l'Institut israélien de technologie Technion de Haïfa, où il obtient un diplôme d'ingénieur en génie industriel.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

À l’issue de ses études au Technion, Meyer Habib se lance dans la vie professionnelle. Il devient rapidement directeur général adjoint de la marque Citizen[5] . Il crée la marque Citi Or dans les années 1990. Meyer Habib dirige aujourd’hui le Groupe Vendôme, société de joaillerie de luxe.

Engagements associatifs[modifier | modifier le code]

Jeune militant, Meyer Habib s’engage à l’adolescence, sur les traces de son père, ami de Menahem Begin[6], dans le mouvement de jeunesse sioniste radical Betar[7]. Sioniste, il devient un militant de la communauté juive[4]. Il prend part à de nombreuses actions contre le racisme et l’antisémitisme, notamment contre des organisations d’extrême-droite à la fin des années 1980[réf. nécessaire].

Son engagement militant et associatif le pousse à s’engager dans les années 1990 au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Président de la Commission Israël, il œuvre au renforcement des relations entre la France et Israël. Dans ce cadre, il tisse des liens étroits avec de nombreuses personnalités politiques françaises, dont l'ancien président Nicolas Sarkozy et son successeur François Hollande[réf. nécessaire]. Meyer Habib est à l’origine de nombreux événements dont, le , les « 12 heures de l’Amitié France Israël » , qui a réuni plus de 50 000 personnes et plus de 100 parlementaires. De nombreuses personnalités politiques françaises participent à cet évènement[8], parmi lesquelles François Hollande, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn ou François Bayrou. Côté israélien, le Premier ministre Benyamin Netanyahu, ami personnel de longue date de Meyer Habib[9], fait le déplacement.

Membre du Comité exécutif du KKL, il est également élu au comité directeur du CRIF, puis au bureau exécutif. Élu à trois reprises à la vice-présidence du CRIF, il se présente à la présidence de l'institution en 2010, contre Richard Prasquier, mais est battu par 106 voix contre 61[10]. Il démissionne de la vice-présidence à la suite de son élection comme député de la 8e circonscription des Français de l’étranger.

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

En 2013, à la suite de l'annulation de l'élection de Daphna Poznanski-Benhamou en tant que députée, il se présente à l'élection législative partielle dans la 8e circonscription des Français établis hors de France, sous l'étiquette de l'UDI. Il bénéficie du soutien officiel de Benyamin Netanyahou[11], le Premier ministre israélien ainsi que du soutien de Jean-Louis Borloo, président-fondateur de l’UDI[12].

Il mène des campagnes électorales presque exclusivement orientées vers Israël et aux accents très religieux[1][13].

Meyer Habib termine le premier tour, à la deuxième place avec 15,37 %, derrière la candidate UMP, Valérie Hoffenberg (21,85 %), et devant la candidate PS Marie-Rose Koro (14,61 %). Le 9 juin 2013, il est élu député au second tour face à Valérie Hoffenberg, avec 4 767 voix sur 111 731 inscrits, soit 53,36 % des suffrages exprimés[14], dans un contexte de forte abstention[15].

Réélection en 2017[modifier | modifier le code]

Meyer Habib soutient François Fillon pour le second tour de la primaire française de la droite et du centre de 2016[16].

Aspirant à un second mandat de député des Français établis hors de France lors des élections législatives de juin 2017, il se présente comme le candidat de « la cause sioniste » et des « valeurs de la Torah »[17].

En juin 2017, candidat unique de la droite et du centre sous la double étiquette Les Républicains-UDI, il est réélu député de la 8e circonscription des Français de l'étranger avec près de 58 % des suffrages exprimés. Il est soutenu par plusieurs personnalités politiques, notamment le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou[18], et par Itshak Yossef, grand rabbin séfarade d’Israël[4]. Plusieurs de ses interventions faisant explicitement référence à la religion sont remarquées par les observateurs[19].

Meyer Habib est le seul député sortant des Français de l'étranger reconduit dans ses fonctions à l'issue de la XIVème législature contre un candidat de La République en marche !, le parti du président récemment élu Emmanuel Macron. L'élection est toutefois serrée, la candidate LREM Florence Drory étant arrivé en tête à l'issue du premier tour avec 36,73 % des suffrages contre 35,51 % pour Meyer Habib[20]. En Israël, le candidat sortant obtient 88 % des voix, avec des pics à plus de 95 % dans certaines villes à forte population francophone[réf. nécessaire].

Son élection en tant que député est contestée devant le Conseil constitutionnel[21], qui rejette la requête[22].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié et père de quatre enfants, Meyer Habib vit à Paris. Il est binational franco-israélien.

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

Engagement à l'UDI[modifier | modifier le code]

Meyer Habib est co-président de l'UDI-Monde avec Olivier Cadic. L'UDI-Monde est la fédération des sections UDI établies hors de France.

Défense des intérêts des Français établis hors de France[modifier | modifier le code]

Depuis de nombreuses années, Meyer Habib axe son travail législatif sur la préservation de la double nationalité, la lutte contre tout projet de loi favorable à la double imposition[23] et la reconnaissance des diplômes français hors frontières[24].

Il se dit favorable à l’élargissement de la couverture médicale aux Français de l’étranger à l’égal des Français de France ainsi qu'à l’autorisation de cumuler toutes les années travaillées à l’étranger pour les retraités. Le 27 septembre 2016, Meyer Habib a ainsi interpellé par écrit[25] le Secrétaire d'Etat chargé des Français de l'étranger Matthias Fekl sur l'obligation faîte aux retraités non-résidents de produire chaque année un certificat de vie alors que cette disposition n'existe plus en France, où les retraités ne sont tenus qu'à une déclaration sur l'honneur. Dans sa question, il demande des progrès plus rapides sur le chantier de la dématérialisation des certificats de vie.

Dans le même sens, il dépose un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017 (PLFSS 2017) visant à simplifier et faciliter la transmission des certificats de vie par la dématérialisation de la procédure tout en limitant au maximum les risques de fraude. Lors de l'examen en séance le 27 octobre 2016, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, émet un avis favorable et l'amendement est adopté avec l'engagement de dématérialiser la procédure pour le 1er janvier 2018[réf. nécessaire].

Il dépose également un amendement au projet de loi de finances 2017 pour demander une augmentation de cinq millions d’Euros des bourses scolaires dans les lycées français de l’étranger. L’amendement a été rejeté mais le ministre s’est engagé à travailler avec les parlementaires pour « mettre au point un système de critère (d’attribution des bourses) plus équitable que celui que nous connaissons actuellement »[réf. nécessaire].

Engagé pour la promotion de la langue et la culture françaises à l’étranger, il participe au développement des programmes permettant à tous les enfants de la seconde et troisième génération d’avoir accès à la langue et à la culture française, en particulier en soutenant les programmes FLAM[réf. nécessaire].

Fin juillet 2017, Meyer Habib est le seul député des Français de l’étranger à défendre la préservation de la réserve parlementaire, dont la suppression était par le projet de loi de confiance dans la vie politique. Il a dénoncé pendant les débats « un véritable coup de poignard pour toutes les associations françaises, qui font vivre et briller la France à l’étranger, que ce soit par l’action sociale, les œuvres de bienfaisance, l’éducation ou la culture » et ajouter que « la réserve parlementaire était une goutte d’eau dans le budget de l’État mais une manne salvatrice pour les Français de l'étranger[26].

Lutte contre le racisme et l’antisémitisme[modifier | modifier le code]

Ancien militant de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), Meyer Habib est actif dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Il est vice-président du groupe d’études sur l’antisémitisme à l’Assemblée nationale.

À Paris, le 8 mai 1988, Meyer Habib participa avec une trentaine de militants du Betar à une agression (avec barre de fer, matraques, étoiles de david/jet) contre un groupe de sept personnes venues commémorer la fête de Jeanne d'Arc, deux fonctionnaires de police furent blessés lors de l'intervention et l'arrestation de 2 militants sionistes (dont Meyer Habib). Le rapport de police a été reproduit dans son intégralité dans le livre Les Guerriers d'Israël d'Emmanuel Ratier (ISBN 978-2950831811).

Le 29 janvier 2014, à la suite de l'affaire Dieudonné et la prolifération des « quenelles », il dépose, avec plusieurs députés UDI, Jean-Louis Borloo notamment, une proposition de loi visant à requalifier les infractions d’incitation à la haine raciale en délit, afin de « rendre la sanction plus dissuasive ». Elle vise également à « pénaliser les gestes ou comportements portant atteinte à l’honneur ou à la considération de la victime ou d’un groupe de personnes dont fait partie la victime à raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée », ainsi que l'interdiction « de porter ou d’exhiber en public un uniforme, un insigne ou un emblème rappelant les uniformes, les insignes ou les emblèmes qui ont été portés ou exhibés par les membres d’une organisation déclarée criminelle » sauf pour les besoins d’un film, d’un spectacle ou d’une exposition[27].

En mars 2015, entre les deux tours des élections des départementales, Meyer Habib, interpelle le Premier ministre, Manuel Valls, et son gouvernement sur sa conception à géométrie variable du camp républicain[28]. Il renvoie dos à dos extrême gauche et extrême droite et soutient : « Si c'est ni ni, c'est ni extrême droite, ni extrême gauche. »

Fin octobre 2015, Meyer Habib écrit une lettre au directeur de Sciences Po Paris pour demander une sanction exemplaire à l’encontre d’Amira Jumaa, une étudiante franco-koweïtienne, qui avait publié sur les réseaux sociaux des propos antisémites[29]. L’élève est immédiatement suspendue puis exclue de l’école, fait rarissime, à l’issue de la procédure disciplinaire[30].

À partir du 6 avril 2017, il se saisit du meurtre de Sarah Halimi, torturée et défenestrée deux jours plus tôt par son voisin musulman d’origine malienne aux cris d’« Allah Akbar ». Le 26 juillet, il interpelle le gouvernement sur de possibles défaillances de la police dans cette affaire et exprime son indignation face au refus persistant de la justice de reconnaître le caractère antisémite de l’assassinat. Il déclare : « C’est l’histoire d’un déni qui se répète. Déni face à l’antisémitisme arabo-musulman qui se développe aujourd’hui dans nos quartiers sur fond d’islamisme, de préjugés antijuifs, de haine de la France, sur la haine d’Israël » avant de conclure : « L’antisémitisme comme l’antisionisme sont les symptômes d’une société malade »[31]. En septembre 2017, le Parquet demande que le caractère antisémite du meurtre soit retenu[32].

Lutte contre l'antisionisme, le boycott d'Israël et la « falsification de l'histoire »[modifier | modifier le code]

Meyer Habib a érigé la lutte contre la campagne de boycott d’Israël dite BDS en priorité d’action. Il estime qu’il « n’y a pas plus immoral que BDS » et que « le BDS est le nouvel antisémitisme »[33]. Le 16 décembre 2015, en réponse à une question orale posée par Meyer Habib, le Premier ministre, Manuel Valls, condamne toutes les campagnes de boycott visant les produits israéliens du fait du conflit avec les Palestiniens, en jugeant qu'elles étaient souvent le paravent d'un « antisionisme qui bascule dans l'antisémitisme »[34].

Il dénonce toute entreprise de, selon lui, « falsification de l’Histoire », visant à délégitimer Israël sur Jérusalem et la terre d’Israël. Il écrit une lettre ouverte au président de la République François Hollande le 28 avril 2016 pour critiquer le vote de la France en faveur d'une résolution du conseil exécutif de l'UNESCO, proposée par l'Algérie, l'Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan, niant tout lien historique entre le peuple juif et ses deux sites les plus sacrés à Jérusalem : le Mur occidental (ou Kotel) et le mont du Temple. Il demande au chef de l’État que « la France prenne au plus vite ses distances avec cette position honteuse »[35].

Meyer Habib réitère sa demande dans une question orale au Premier ministre, Manuel Valls, le 11 mai 2016, qui dénonce alors cette position officielle[36].

Face à l’abstention de la France lors du vote d’une résolution quasi-identique le 13 octobre 2016, Meyer Habib interpelle à nouveau le gouvernement pour faire part de sa profonde déception et interroge le gouvernement : « Quelle prochaine étape ? Réécrire la Bible avec chaque mention de "Jérusalem" remplacée par "Al-Quds" ? Le mot temple par mosquée ? »[37].

En octobre 2017, il soutient la « décision forte et morale » des États-Unis et d'Israël de quitter l'UNESCO, qui s'est muée, selon lui, en « officine antisioniste »[38].

Droits des minorités : défense des chrétiens d’Orient[modifier | modifier le code]

Mobilisé pour la défense des chrétiens d’Orient[39], Meyer Habib est secrétaire du groupe d’étude sur les chrétiens d’Orient à l’Assemblée nationale et participe régulièrement, à titre personnel, aux actions mises en place en faveur des chrétiens d’Orient.

En juin 2014, Meyer Habib invite, à l'Assemblée nationale, le père Gabriel Nadaf (en), prêtre orthodoxe grec, chef de file de la minorité chrétienne araméenne en Israël[40].

En mars 2015, Meyer Habib interpelle le gouvernement et appelle à une véritable stratégie contre l'État islamique pour sauver les Chrétiens d’Orient, qui « disparaissent sous nos yeux, dans un silence assourdissant ». Selon lui, la guerre contre « cette nouvelle barbarie qu’est le « nazislamisme » « se gagnera au sol ou ne se gagnera pas, a minima par un appui terrestre à des alliés fiables comme les Peshmergas kurdes ou les Sunnites modérés ».

Le 27 mai 2015, il interpelle dans l'hémicycle lors de la séance des questions d’actualité le Premier ministre, Manuel Valls, sur la stratégie de lutte contre l'État islamique pour sauver les chrétiens d’Orient[41].

Lutte contre le terrorisme et le djihadisme[modifier | modifier le code]

Engagé sur la question de la lutte contre le terrorisme, Meyer Habib est vice-président de la commission d'enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes de l’Assemblée nationale[42]. En octobre 2014, il prend la parole en séance publique à l’Assemblée nationale sur la loi relative au terrorisme et défend deux amendements visant à réprimer sévèrement l’exhibition de drapeaux et emblèmes terroristes dans l’espace public (comme cela pu se voir lors des manifestations anti-juives de juillet 2014) et à priver les familles de terroristes des prestations sociales qu’elles reçoivent au titre de leur membre radicalisé[43].

En avril 2015, Meyer Habib maintien ses positions fermes et favorables à la loi relative à la perte de la nationalité française et crime d'indignité nationale pour tout individu portant les armes contre les forces françaises ou contre tout civil français.

Il met en garde contre les dangers d’une lecture biaisée et partielle de la menace djihadiste et renvoie dos à dos djihadistes sunnites, type État islamique, et djihadistes chiites, sous la coupe de la République islamique d’Iran. Dans une lettre ouverte à François Fillon, Meyer Habib affirme, à propos de l’Iran, que « le régime des mollahs est la matrice du djihad mondial » et ajoute que « République islamique et État islamique sont comme les deux faces d'une même pièce »[44].

Meyer Habib se prononce pour le droit des policiers de porter leur arme en dehors des heures de service pour sécuriser les lieux publics[45].

En mai 2016, à l’initiative conjointe de Meyer Habib et du député Pierre Lellouche, la commission d’enquête sur les attentats de Paris effectue un déplacement en Israël où elle réalise plusieurs auditions et ouvre la voie à un renforcement de la coopération entre les deux pays en matière de lutte contre le terrorisme[46].

Meyer Habib dénonce régulièrement la glorification de terroristes palestiniens. Le 8 septembre 2016, il écrit une lettre au Premier ministre français, Manuel Valls, pour « faire part de son indignation devant le programme de la Fête de l’Humanité » dont l’édition 2016 prévoyait, « dans la plus grande illégalité, et dans un silence total des pouvoirs publics, un atelier "Libérez Marouane Barghouti", faisant l’apologie de ce terroriste palestinien responsable de la mort de nombreux civils israélien, et un stand mettant à l’honneur la campagne BDS de haine d’Israël. » Et d’ajouter que « cette tolérance, […], pour la légitimation, voire la glorification des terroristes, est sans doute en partie responsable de la vague d’attentats qui nous frappe actuellement »[47].  

Le 2 septembre 2016, partant du constat que la lutte contre le terrorisme la première préoccupation des Français, il dépose une proposition de loi constitutionnelle et une proposition de règlement à l’Assemblée nationale pour que puisse être créée d’urgence une neuvième commission permanente dédiée à la sécurité intérieure, la lutte contre le terrorisme et l’État de droit. « L’enjeu est d’empêcher les terroristes d’exploiter certaines faiblesses de notre système de protection des droits et libertés tout en préservant notre modèle de civilisation »[48].

Le 15 novembre 2016, il est porte-parole du groupe UDI pour défendre la création d’un fichier des titres électroniques sécurisés, défendu par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Meyer Habib déplore toutefois que le Parlement n’ait pas été associé à la conception du projet dans le cadre d’un authentique débat républicain[49].

Le 2 août 2017, il est porte-parole du groupe UDI pour défendre en discussion générale la ratification de deux conventions relatives à la répression d'actes illicites en matière de navigation maritime. Il rappelle à cette occasion le détournement de l'Achille Lauro en 1985 et notamment l’assassinat de Leon Klinghoffer, un paraplégique de nationalité américaine. Il rappelle « Leon Klinghoffer avait été choisi non pas par hasard, mais parce qu'il était américain mais aussi juif. Il avait été exécuté froidement de deux balles avant d'être jeté par-dessus bord avec son fauteuil roulant »[50].

En septembre 2017, il dépose toute une série d’amendements visant à durcir le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, en particulier la création de centres de rétention administrative pour les individus représentants une menace, la déchéance de nationalité, voir l’apatridie, l’interdiction de retour sur le territoire, la fermeture définitive des lieux de culte gangrénés par une idéologie islamiste, la suppression des prestations sociales pour les familles des djihadistes, l’incinération des dépouilles des terroristes et l’anonymat de leurs sépultures »[51]. S’agissant de la suppression des allocations familiales aux familles d’enfants djihadistes, il justifie son projet en arguant que « le présent amendement part du postulat qu'aucun enfant ne naît pas terroriste mais le devient sous l'effet d'un environnement néfaste, lié notamment à la négligence des parents ou à un cadre familial qui favorise radicalisation par la légitimation de discours de haine, voire de la violence terroriste »[52].

Intérêts des entreprises et des salariés[modifier | modifier le code]

Chef d’entreprise, Meyer Habib a co-signé la proposition de loi visant à faciliter l'emploi d'un auxiliaire de vie professionnelle pour les chefs d'entreprise handicapés ainsi que la proposition de loi de Jean-Louis Borloo visant à rétablir les avantages liés aux heures supplémentaires.

Il a été le vice-président de la commission spéciale pour l'examen du projet de loi relatif à la simplification de la vie des entreprises, de juillet 2014 jusqu’à la dissolution de cette commission ad hoc, en décembre 2014.

Politique étrangère de la France[modifier | modifier le code]

Meyer Habib est vice-président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Statut de Jérusalem[modifier | modifier le code]

Meyer Habib appelle de ses vœux la reconnaissance de Jérusalem comme capitale indivisible de l’État d’Israël. Il milite pour le transfert de l'ambassade de France de Tel-Aviv à Jérusalem.

Le 17 janvier 2017, il a interpellé à l’Assemblée nationale le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, à la suite de la conférence de Paris sur le Proche-Orient, dont les conclusions préconisent un retour aux frontières du 2 juin 1967[53]. Il qualifie le sommet d’« insipide » et d’ « intempestif » et a demandé au gouvernement s’il ne s’agissait pas d’ « une tentative de récupération de l’électorat islamo-gauchiste, au risque d’importer un peu plus le conflit sur notre sol ».  

Reconnaissance d’un État palestinien[modifier | modifier le code]

En mai 2013, dans une vidéo diffusée sur Youtube destinée à présenter sa famille aux électeurs, il qualifiait Israël d’« État le plus moral et le plus humaniste au monde »[54].

Fin 2014, Meyer Habib, aux côtés d’autres parlementaires comme Claude Goasguen ou Christian Estrosi, s’oppose au projet du Parti socialiste de résolution invitant la France à reconnaître un État palestinien. Le projet, à forte teneur symbolique, est finalement adopté par 339 voix contre 151. Pour Meyer Habib, cette reconnaissance, anticonstitutionnelle et contre-productive, « équivaut à importer le conflit israélo-palestinien en France »[55].

Le 17 janvier 2017, à l’Assemblée nationale, Meyer Habib dénonce l'organisation de la Conférence pour la paix au Proche-Orient qui s'est tenue à Paris le 15 janvier. Selon lui « jamais un juif ne sera un colon à Jérusalem, jamais un juif ne sera un colon en Judée ! Jamais ! »[54].

En mai 2017, Meyer Habib s’élève contre la mention « Territoires palestiniens » sur l'enveloppe des brochures électorales envoyées aux Français vivant en Cisjordanie. Il qualifie ce choix de « provocation, ayant pour effet d’humilier les Français d’Israël » et assure que cela témoigne d’un « biais antisioniste d’une partie de nos diplomates ». Meyer Habib considère Jérusalem comme la capitale indivisible de l’État d’Israël[54].

Dossier nucléaire iranien[modifier | modifier le code]

Meyer Habib est partisan d’une ligne dure et sans concession face à l’Iran, qu’il considère comme le principal responsable de l’instabilité au Moyen-Orient et soupçonne de tenir un double langage. Il a appelé, à plusieurs reprises, la France à assumer sa responsabilité historique et ne pas céder sur le programme nucléaire iranien[56].

Il dénonce l’invitation faite au président iranien Hassan Rohani au lendemain de la conclusion de l'accord préliminaire de Genève sur le programme nucléaire iranien dans une lettre ouverte au président de la République François Hollande[57]. Il interpelle à nouveau le gouvernement lors de la séance des questions au gouvernement, le 26 janvier 2016, lors de la visite officielle du président Rohani à Paris[58].  

Pour une opposition politique constructive au gouvernement[modifier | modifier le code]

Meyer Habib était partisan d’une opposition constructive face au gouvernement socialiste de Manuel Valls. Il a ainsi affirmé : « chaque fois qu'un pas ira dans la bonne direction, je l'approuverai »[59].

C’est ainsi qu’il fut notamment l’un des seuls députés de l’opposition, avec Frédéric Lefebvre, à voter en faveur du Pacte de responsabilité. Il a également soutenu la loi « Cazeneuve » de lutte contre le terrorisme. Début 2015, il s’est déclaré favorable à la loi dite « Macron »[60] pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques mais a refusé de voter la confiance au gouvernement à la suite de l’utilisation de l’article 49-3 de la Constitution.

Le 27 juin 2017, il rejoint le groupe Les Constructifs (LC). Toutefois, il est le seul député du groupe à voter contre le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme[61].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Selon Emmanuel Ratier, il fut impliqué dans l’attaque par l'« Organisation juive de combat » de la fête de commémoration de Jeanne d'Arc le 8 mai 1988 — ayant blessé 8 personnes, dont deux fonctionnaires de police[62].

En juillet 2016, des documents provenant du bureau du Premier ministre israélien révèlent que Meyer Habib a financé plusieurs voyages à l'étranger de Benyamin Netanyahou dans les années 2000[63].

Il a téléphoné le 25 juillet 2015 à un commissariat de police du 19e arrondissement de Paris à propos de mises en examen de membres de la communauté juive ayant agressé deux victimes de confession musulmane. Le policier, qui a relaté l'incident dans une main courante, parle de « pression » et affirme que le député a cherché sa « clémence en vue d’obtenir une levée de garde à vue immédiate » tandis que Habib dément formellement cette dernière allégation[64].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Il y a 613 commandements dans la Torah, aucun ne stipule que Meyer Habib doit rester député », sur Slate, .
  2. 100 mots pour convaincre. Meyer Habib: « J’œuvre depuis plus de vingt ans au renforcement des relations entre la France et Israël, et mon expérience est unique», leptithebdo?net, 21 avril 2013
  3. Présentation association Ahavat Hayeled, francophone.org, 1er avril 2004
  4. a, b et c "Il y a 613 commandements dans la Torah, aucun ne stipule que Meyer Habib doit rester député", Slate.fr, 14 juin 2017
  5. [1], Le Parisien.fr, 9 juin 2013
  6. Netanyahu, Oui! French-Born Israeli Elected to National Assembly With Backing of PM, Tabletmag.com, 29 juillet 2013
  7. Meyer Habib, vice-président du CRIF : «Boycotter le salon du Livre, n’est-ce pas rejeter l’existence d’Israël ?», Crif.org, 26 mars 2008
  8. François Hollande et Israël, benillouche.blogspot.fr, 8 mai 2012
  9. Meyer Habib annonce sa victoire à Benjamin Netanyahu, jssnews.com, 18 mars 2015
  10. « Crif : Prasquier réélu », Le Journal du Dimanche, (consulté le 13 juin 2010)
  11. Netanyahou et Sarkozy en campagne pour une législative partielle, Le JDD, 21 mai 2013
  12. Bravo à Meyer Habib élu député sur la 8e circonscription des français de l’étranger, parti-udi.fr, 9 juin 2015
  13. Piotr Smolar (Jérusalem correspondant), « Législatives 2017 : Meyer Habib, favori de Benyamin Nétanyahou et des rabbins israéliens », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  14. « Habib (UDI) décroche un siège de député face à Hoffenberg (UMP) », RTL, 9 juin 2013
  15. Une sénatrice UMP propose des états généraux de la citoyenneté française à l'étranger, France Amérique, 10 juin 2013
  16. « Soutiens UDI à Fillon : "Pourquoi nous allons voter pour François Fillon au deuxième tour de la primaire de la droite et du centre" », bienpublic.com, 23 novembre 2016.
  17. Meyer Habib: «J'assume parfaitement ma proximité avec Israël», Actualité Juive, 25 mai 2017
  18. Piotr Smolar (Jérusalem correspondant), « Législatives 2017 : Meyer Habib, favori de Benyamin Nétanyahou et des rabbins israéliens », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  19. « VIDEO. Meyer Habib, député UDI élu dans la 8e circonscription des Français de l’étranger, remercie le «Tout Puissant» pour sa victoire », 20minutes.fr,‎ (lire en ligne)
  20. i24NEWS, « Législatives: le député sortant Meyer Habib réélu, vote plébiscite en Israël », i24NEWS, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  21. http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/publications/dossiers-thematiques/2017-Elections-legislatives/contentieux/contentieux-des-elections-legislatives-2017-requetes-contestant-une-election.149149.html
  22. NEXINT, « Conseil Constitutionnel », sur www.conseil-constitutionnel.fr, (consulté le 3 novembre 2017)
  23. Fiscalité des non résidents, lefigaro.fr, 26 février 2015
  24. Meyer Habib confirme l’équivalence des diplômes, tribunejuive.info, 24 juin 2014
  25. Assemblée Nationale, « Question n°99306 - Assemblée nationale », sur questions.assemblee-nationale.fr (consulté le 3 novembre 2017)
  26. « RESERVE PARLEMENTAIRE – Fin des crédits pour les associations ? », sur lepetitjournal.com (consulté le 3 novembre 2017)
  27. Rapport, Assemblée nationale.
  28. Question à Manuel Valls, youtube.com, 24 mars 2015
  29. « Antisémitisme sur Facebook : Amira a été exclue de Sciences-Po », L'Obs, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  30. « Sciences Po exclut une étudiante pour des propos antisémites », Le Figaro Etudiant, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  31. Noémie Halioua, Journaliste, « Meyer Habib interpelle le gouvernement au sujet de Sarah Halimi (VIDEO) », sur Actualités Juives (consulté le 3 novembre 2017)
  32. « Meurtre de Sarah Halimi : le parquet demande que le caractère antisémite soit retenu », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  33. « « Le BDS est obsédé par Israël, c'est du pur antisémitisme » (M.Habib) - DESINFOS.COM », sur www.desinfos.net (consulté le 3 novembre 2017)
  34. « Valls condamne les campagnes de boycott des produits israéliens », lesechos.fr, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  35. « La France s'est déshonorée en votant la résolution niant le lien historique entre le peuple juif et ses deux sites les plus sacrés à Jérusalem », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  36. Meyer Habib Officiel, « Meyer HABIB : QAG 11 mai 2016 Résolution infame de l'Unesco », (consulté le 3 novembre 2017)
  37. « Meyer Habib sur le dernier vote de la France à l’Unesco », The Times of Israël, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  38. Steve Nadjar, Journaliste Responsable contenu du site/Spécialisé en géopolitique, « Meyer Habib : « L’UNESCO est devenue une officine antisioniste » », sur Actualités Juives (consulté le 3 novembre 2017)
  39. Le député Meyer Habib soutient l’action de la CHREDO, chredo.org, 10 octobre 2013
  40. Père Gabriel Nadaf, un prêtre qui dérange, israelmagazine.co.il, 20 septembre 2013
  41. « Face à la barbarie djihadiste, la France ne peut abandonner les chrétiens d’Orient ! »
  42. Organigramme de la Commission d'enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes, assemblee-nationale.fr, 10 décembre 2014
  43. Meyer Habib intervient au sujet des prestations sociales perçues par les familles des terroristes, youtube.com, 29 octobre 2014
  44. « Monsieur Fillon, l'Iran ne peut être notre allié dans la lutte contre l'islamo-fascisme de Daesh », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  45. Marc Leplongeon, « Les policiers bientôt armés en tout lieu et à tout moment ? », Le Point,‎ (lire en ligne)
  46. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. http://www.israelvalley.com/news/2016/06/01/50166/la-commission-d-enquete-sur-les-attentats-de-paris-en-deplacement-en-israel
  47. « Marwan Barghouthi célébré à la Fête de l’Humanité », The Times of Israël, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  48. « Meyer Habib: “je souhaite la création d’une commission permanente de lutte contre le terrorisme” | JSSNews », sur jssnews.com (consulté le 3 novembre 2017)
  49. « 1ère séance : Questions au Gouvernement ; Traitement de données à caractère personnel ; Prestation de serment de deux juges suppléants à la Cour de justice de la République ; PLF pour 2017 (seconde partie) (suite) : Politique des territoires ; Santé - Mardi 15 novembre 2016 », sur videos.assemblee-nationale.fr (consulté le 3 novembre 2017)
  50. « Les interventions de Meyer Habib : Répression d'actes illicites en matière de navigation maritime - NosDéputés.fr », sur www.nosdeputes.fr (consulté le 3 novembre 2017)
  51. « VIDEO - Le député Meyer Habib frappe fort à l’Assemblée : "Il faut incinérer les dépouilles des terroristes !" - Le Monde Juif », Le Monde Juif,‎ (lire en ligne)
  52. « Un député propose de retirer les allocations familiales aux parents d'enfants radicalisés », Libération.fr, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  53. « Le député Habib à Ayrault : "Votre conférence anti-Israël est une tentative de récupération de l’électorat islamo-gauchiste" - Le Monde Juif », Le Monde Juif,‎ (lire en ligne)
  54. a, b et c Le député français Meyer Habib accuse le Quai d’Orsay de « biais antisioniste »., lemonde.fr, 4 mai 2017
  55. L’Assemblée nationale vote la reconnaissance d’un état palestinien, liberation.fr, 2 décembre 2014
  56. Lettre de Meyer Habib au ministre des Affaires étrangères, crif.org, 13 mars 2014
  57. « La République islamique d'Iran, aux antipodes de nos valeurs! », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  58. Meyer Habib Officiel, « Meyer HABIB : Questions au gouvernement 2016/01/26 », (consulté le 3 novembre 2017)
  59. Les centristes s’allient dans l’opposition constructive?», lefigaro.fr,29 avril 2014.
  60. UMP et UDI, la minorité des pour résistent?», lefigaro.fr, 16 février 2014.
  61. « Le projet de loi antiterroriste très largement voté à l'Assemblée », Libération.fr, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  62. Les guerriers d'Israël : enquête sur les milices sionistes, Facta, Paris, 1995, pages 321 à 333, Emmanuel Ratier.
  63. http://www.haaretz.com/israel-news/.premium-1.723803
  64. www.20minutes.fr/societe/1662479-20150805-coup-fil-muscle-entre-depute-meyer-habib-policier-commissariat-19e

Liens externes[modifier | modifier le code]