Laurent Lafon

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Laurent Lafon
Illustration.
Fonctions
Sénateur du Val-de-Marne
En fonction depuis le
(1 an, 2 mois et 17 jours)
Élection 24 septembre 2017
Circonscription Val-de-Marne
Groupe politique Union Centriste (UC)
Maire de Vincennes

(15 ans, 7 mois et 26 jours)
Élection 27 février 2002
Réélection 9 mars 2008
23 mars 2014
Prédécesseur Patrick Gérard
Successeur Charlotte Libert-Albanel
Vice-président du Grand Paris
Élection
Président Patrick Ollier
Conseiller régional d'Île-de-France
Élection 28 mars 2004
Président Jean-Paul Huchon
Valérie Pécresse
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Saint-Germain-en-Laye
Nationalité française
Parti politique UDI depuis 2012
Diplômé de IEP de Paris
Profession Professeur de finances publiques

Laurent Lafon, né le à Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines, est un homme politique français.

Consultant en finances publiques locales[1],[2],[3],[4], et professeur associé au CNAM, il est sénateur du Val-de-Marne. Il était le maire de la ville de Vincennes de 2002 jusqu’à sa victoire aux élections sénatoriales 2017.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il sort diplômé de l'université Paris Ouest Nanterre La Défense en économétrie en 1986 et de Sciences Po en 1989.

De 1992 à 1997, il est consultant au bureau régional des études économiques et financières.

De 1997 à 2004, il est directeur du département conseil en finances locales et intercommunalité chez Philippe Laurent Consultants.

Depuis 2002, il est professeur associé au CNAM au sein de l'équipe pédagogique « Territoires, département, villes, échanges et territoires ».

Il est l'auteur de plusieurs publications en finances publiques, sur la taxe professionnelle unique et la dotation globale de fonctionnement des groupements[5].

Maire de Vincennes[modifier | modifier le code]

D'abord conseiller municipal à Vincennes en 1995, il est nommé adjoint aux finances et au domaine par Patrick Gérard, élu maire (UDF) en 2001. Après la démission de Patrick Gérard en 2002 en cours de mandat, Laurent Lafon devient maire de Vincennes, à trente six-ans.

En mars 2008, il est réélu dès le premier tour, sa liste ayant obtenu 59,76 % des suffrages exprimés.

Le 23 mars 2014, lors des élections municipales, il est réélu maire de Vincennes dès le premier tour avec 66,37 % des voix.

Durant son mandat, il initie le « projet de ville », opération d'urbanisme qui modifie profondément l'aménagement de Vincennes de 2006 jusqu'en 2018. Le centre-ville de Vincennes est entièrement reconstruit avec la réhabilitation de la rue du Midi, de la place de l'Église, du cours Marigny mais aussi de la place Diderot et de la place Renon.

Au cours de son mandat, l’attractivité culturelle de Vincennes se développe. Le festival America est créé en 2002, le festival de cinéma en 2006 et le festival de la photo amateur en 2015. Vincennes obtient également le label Ville d’art et d’histoire. Un office de tourisme ouvre en 2012. En 2009, le maire prend position pour l'installation à Vincennes du musée de l'Histoire de France voulu par le président de la République Nicolas Sarkozy[6].

En 2016, la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France publie un rapport sur sa gestion de la ville de Vincennes, en notant que « la commune maîtrise sa situation financière en s’appuyant sur de bons équilibres de gestion »[7].

Sénateur du Val-de-Marne[modifier | modifier le code]

Aux élections sénatoriales 2017, il conduit une liste "La Relève ! " rassemblant des élus de Droite et du Centre. Le 24 septembre 2017, il est élu sénateur du Val-de-Marne et démissionne de son mandat de maire de Vincennes, conformément à la loi sur le non-cumul des mandats.

Membre du groupe Union Centriste du Sénat, Laurent Lafon a participé à l'élaboration de plusieurs propositions de loi :

  • Proposition de loi visant à renforcer la liberté des étudiants de passer leurs examens[8]
  • Proposition de loi visant à favoriser la reconnaissance des proches aidants : un enjeu social et sociétal majeur[9]
  • Proposition de loi renforçant la lutte contre les rodéos motorisés[10]

Prises de position et engagement politiques[modifier | modifier le code]

En 2002, 2007 et 2012, il apporte son soutien à François Bayrou lors du premier tour de l’élection présidentielle[11]. Au second tour, en 2007 et en 2012, il appelle à voter pour Nicolas Sarkozy.

À la création de l'UDI par Jean-Louis Borloo en 2012, il devient membre fondateur de l'UDI où il siège au comité exécutif provisoire. Il est également président de la Fédi, la fédération des élus locaux de l'UDI[12].

Laurent Lafon a été élu au Conseil Régional d'Ile-de-France pendant treize ans. En 2004, il est tête de liste dans le Val-de-Marne de la liste UDF conduite par André Santini aux élections régionales 2004. Il est élu conseiller régional (UDF) d'Île-de-France et siège à la commission permanente. Lors des élections régionales de mars 2010, dans le Val-de-Marne il est chef de file de la liste de la majorité présidentielle sur la liste d'union UMP et NC de Valérie Pécresse. Il préside alors le groupe NC, puis le groupe ARES qui devient, à la suite de la création du parti présidé par Jean-Louis Borloo, le groupe UDI.

Il est à nouveau tête de liste départementale Les Républicains-UDI-MoDem dans le Val-de-Marne, dans le cadre de la campagne de l'élection régionale de 2015 en Île-de-France conduite par Valérie Pécresse. Il intègre alors l'exécutif régional et devient Délégué spécial chargé de l'Exposition Universelle 2025[13].

Il est élu le vice-président de la métropole du Grand Paris[14].

Le 2 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon, il co-signe une tribune de Maires pour demander à François Fillon de retirer sa candidature à l'élection présidentielle et laisser place à un autre candidat de la droite et du centre[15].

En 2018, il signe une tribune appelant à la suppression des départements en petite couronne de la région parisienne[16].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lire l'article «Inscrire le budget communal dans une politique financière», paru dans la Revue Française des Finances Publiques no 88, p. 79
  2. Lire l'article Groupements à TPU : les méthodes d'évaluation des transferts de charge ? paru dans La Lettre du Financier Territorial - avril 2000
  3. Lire l'article TPU : les enjeux du débat parlementaire paru dans La Gazette des communes du 1er février 1999
  4. Lire la Tribune : Quelle vie après la taxe professionnelle ? publiée dans Les Echos no 19088 du 5 février 2004
  5. « Publications de Laurent Lafon - CNAM » (consulté le 22 août 2018)
  6. « Laurent Lafon : Vincennes symbolise l’histoire de France », sur ParisDepeches.fr (consulté le 22 août 2018)
  7. « Commune de Vincennes (Val-de-Marne) », sur Cour des comptes (consulté le 22 août 2018)
  8. Sénat français, « Renforcer la liberté des étudiants de passer leurs examens - Sénat », sur www.senat.fr (consulté le 31 juillet 2018)
  9. Sénat français, « Favoriser la reconnaissance des proches aidants - Sénat », sur www.senat.fr (consulté le 31 juillet 2018)
  10. Sénat français, « Renforcer la lutte contre les rodéos motorisés - Sénat », sur www.senat.fr (consulté le 31 juillet 2018)
  11. lefigaro.fr, « Le clin d'œil de Bayrou au Nouveau Centre », Le Figaro, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  12. « Bureau exécutif », La Fédération des élus DÉMOCRATES et INDÉPENDANTS,‎ (lire en ligne).
  13. « Le nouvel exécutif régional », sur iledefrance.fr (consulté le 26 mars 2017).
  14. Laurent Terrade, « Métropole du Grand Paris : "Nous avons tout à construire" : Patrick Ollier, député-maire (LR) de Rueil-Malmaison a été élu vendredi 22 janvier président de la Métropole du Grand Paris (MGP). Il devient ainsi le premier président de cette nouvelle collectivité née le 1er janvier 2016. Retour sur la mise en place et la gouvernance d'une entité aussi inédite que complexe avec ses douze "territoires" se substituant aux anciens EPCI. », Localtis Info,‎ (lire en ligne).
  15. « "Nous, élus de droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de se retirer" », lopinion.fr, 2 mars 2017.
  16. « L. Lafon : "Suppression des départements : un choix qui s'impose !" », Le journal du Grand Paris - L'actualité du développement économique d'Ile-de-France,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]