Yves Jégo

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Yves Jégo
Illustration.
Yves Jégo en 2016.
Fonctions
Adjoint au maire de Montereau-Fault-Yonne
En fonction depuis le
(2 ans et 19 jours)
Vice-président de l'Assemblée nationale

(5 mois et 29 jours)
Président François de Rugy
Législature XVe (Cinquième République)
Prédécesseur Sacha Houlié
Successeur Maurice Leroy
Secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer

(1 an, 3 mois et 5 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Christian Estrosi
Successeur Marie-Luce Penchard
Député français

(8 ans, 11 mois et 21 jours)
Réélection 2012, 2017
Circonscription 3e de Seine-et-Marne
Législature XIIIe, XIVe et XVe
Prédécesseur Gérard Millet
Successeur Jean-Louis Thiériot

(5 ans et 10 mois)
Élection 2002
Réélection 2007
Circonscription 3e de Seine-et-Marne
Législature XIIe et XIIIe
Prédécesseur Pierre Carassus
Successeur Gérard Millet
Conseiller général de Seine-et-Marne

(1 an et 7 mois)
Circonscription Canton de Montereau-Fault-Yonne
Prédécesseur Claude Eymard-Duvernay
Successeur Claude Eymard-Duvernay
Maire de Montereau-Fault-Yonne

(22 ans et 12 jours)
Prédécesseur Alain Drèze
Successeur James Chéron
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Besançon (Doubs)
Nationalité Française
Parti politique RPR (jusqu'en 2002)
DLR (2002)
UMP (2002-2011)
Rad. (2009-2017)
UDI (depuis 2012)
Conjoint Ann-Katrin Jégo
Diplômé de Université Paris II Panthéon-Assas
Profession Consultant en ressources humaines
Avocat

Yves Jégo, né le à Besançon, est un homme politique français.

Il a notamment été maire de Montereau-Fault-Yonne, président de la communauté de communes des deux fleuves, secrétaire d'État chargé de l'Outre-Mer dans le gouvernement Fillon II, président par intérim de l'UDI, vice-président du Parti radical et député pour la troisième circonscription de Seine-et-Marne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Yves Jégo est marié à Ann-Katrin Jégo (conseillère de Paris entre 2014 et 2020 siégeant au sein du groupe UDI-MoDem puis Agir, élue dans le 16e arrondissement de Paris). Le couple a quatre enfants.

Formation[modifier | modifier le code]

Il est titulaire d'une maîtrise de droit, obtenue en 1983, et d'un DEA d'études politiques de l'Université Paris II Panthéon-Assas, obtenu en 1985[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Yves Jégo est consultant en ressources humaines[2]. Il exerce par la suite diverses activités professionnelles[3] :

  • de 1998 à 2002 il est directeur de développement du cabinet de ressources humaines Light Consultants, spécialisé dans le recrutement des collectivités territoriales ;
  • il cofonde en 2000 Timée Éditions avec Christophe Barge ;
  • il cofonde en 2008 Squan Éditions ;
  • en , il prête serment d'avocat au barreau de Paris au bénéfice de l'article 11 de la loi no 71-1130 du [4]. Il collabore au cabinet BCTG[5].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Yves Jégo devient en 1986 chef de cabinet du maire de Montereau-Fault-Yonne Claude Eymard-Duvernay. À la suite du changement de majorité à la mairie en 1989, il devient conseiller municipal d'opposition et est nommé directeur du comité de développement économique de l'Essonne, dont le conseil général est dirigé par Xavier Dugoin (1989-1992)[6]. En 1992, il est nommé directeur de cabinet de Jean-François Mancel, président du conseil général de l'Oise, poste qu'il occupe jusqu'en 1998.

En 1995, il est élu maire de Montereau, succédant au socialiste Alain Drèze. En tant que maire, Yves Jégo a notamment engagé la rénovation du quartier de la ville haute, Surville, recourant à la démolition-reconstruction et à la réhabilitation-résidentialisation, grâce notamment à la participation importante de l'agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU)[7]. Il mène également une politique d'accession, que ce soit à la propriété (maisons à 15  par jour), à la culture (pass musical au Conservatoire pour les enfants à 2  par mois, sorties culturelles à 1  par jour) ou aux loisirs (journées de vacances à la mer à 1  par jour).

Au RPR, Yves Jégo est secrétaire national chargé des communes entre 1996 et 1997. En , il est élu conseiller général RPR de Seine-et-Marne, dans le canton de Montereau-Fault-Yonne. L'élection est annulée par le Conseil d'État le , à la suite d'un jugement du tribunal administratif de Melun du relatif à la saisine de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques qui frappe Yves Jégo d'inéligibilité aux fonctions de conseiller général[8].

Député UMP[modifier | modifier le code]

Réputé alors être proche de Nicolas Sarkozy[9], il est élu député le , pour la XIIe législature (2002-2007), dans la troisième circonscription de Seine-et-Marne. Membre du groupe UMP à l'Assemblée nationale, il participe en 2002 à la réunion de relance du courant Debout la République, à tendance gaulliste et souverainiste, de Nicolas Dupont-Aignan : il est l'un de ses vice-présidents[10]. Leurs interprétations du gaullisme étant sensiblement différentes, le rapprochement n’aura pas lieu[réf. souhaitée]. Il est nommé au Haut Conseil à l'intégration, poste qu'il occupe jusqu'en 2006.

Au sein de l'UMP, il est secrétaire national chargé des nouveaux adhérents entre décembre 2004 et 2007. Pendant la campagne de l'élection présidentielle française de 2007, Yves Jégo conseille Nicolas Sarkozy sur les dossiers liés à Internet[11].

Yves Jégo est réélu député dans la 3e circonscription de Seine-et-Marne en [12] face à Sami Naïr.

Secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer[modifier | modifier le code]

Yves Jégo est nommé secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer dans le second gouvernement Fillon le , à la suite de sa nomination son suppléant Gérard Millet siège à l'Assemblée nationale.

Il s'oppose au président du conseil régional de La Réunion Paul Vergès à propos des crédits de la continuité territoriale[13]. Il est critiqué par les membres de l'Observatoire des prix de la Réunion, selon qui les mesures prévues par le gouvernement n'amélioreront pas le pouvoir d'achat des Réunionnais[14].

Lors de la crise en Guadeloupe, en février 2009, alors qu'il avait assuré rester sur place tant que la situation ne serait pas revenue au calme, il est rappelé à Paris par François Fillon, chef du gouvernement[15].

Parallèlement, il a poursuivi le processus législatif engagé depuis 2008 (projet de loi déposé le ), concernant la loi pour le développement économique des outre-mer (LODEOM), définitivement adoptée le . Cette loi prévoit notamment la possibilité pour l'État de réglementer les prix de produits ou de familles de produits de première nécessité. Elle crée des "zones franches d'activités" à fortes réductions fiscales[16].

Le , il quitte le gouvernement, éviction qu'il attribue aux pressions du patronat béké[17] mais qui serait surtout due à la crise aux Antilles, Yves Jégo ayant attendu douze jours après son déclenchement pour se rendre sur le terrain[18]. Il est prévenu de son départ moins d'une heure avant l'annonce du remaniement ministériel[19]. Après son éviction du gouvernement, il choisit de retrouver son siège de député[20]. Gérard Millet redevient suppléant d'Yves Jégo.

Responsable radical[modifier | modifier le code]

Il adhère au Parti radical en et en devient l'un des vice-présidents[21]. Il est également président de la Fédération nationale des Clubs Perspectives et Réalités.

Candidat à l'investiture UMP pour la tête de liste aux élections régionales de 2010 face à Roger Karoutchi et Valérie Pécresse, il décide finalement de se retirer de la course pour ne pas « briser l'unité au sein de la majorité »[22]. Rallié à Valérie Pécresse, il prend la tête de liste en Seine-et-Marne et est élu conseiller régional d'Île-de-France le . En vertu de la loi[23] sur le cumul des mandats, M. Jégo avait un mois à la suite de son élection au conseil régional d'Île-de-France pour abandonner son mandat de député ou un de ses deux mandats locaux de maire et de conseiller régional. Le Front national ayant déposé un recours en annulation de l'élection régionale, il continue de cumuler ces trois mandats jusqu'à sa démission du Conseil régional en [24],[25].

Aux côtés de Jean-Louis Borloo[modifier | modifier le code]

Le , il quitte l'UMP[26] pour « construire une force nouvelle avec Jean-Louis Borloo ». Il participe ainsi à la fondation de l'Alliance républicaine, écologiste et sociale dont il devient membre de la direction nationale[27]. Il dispose également d'un micro-parti, Mieux Vivre Ensemble (MVE)[28], auparavant Mouvement des Seine-et-Marnais (MdSM)[29].

Yves Jégo est un des neuf députés du groupe UMP à voter la proposition de loi du Parti socialiste visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe le [30].

En , il prend la tête d'une liste centriste pour les élections sénatoriales en Seine-et-Marne du . La constitution de cette liste est critiquée par l'UMP qui lui reproche de faire le jeu de la gauche en divisant la droite. Son bras droit, membre de l'UMP, est ainsi suspendu de ses fonctions à l'UMP[31]. En concurrence avec une autre liste centriste, celle menée par Gérard Ruffin du Nouveau Centre, la liste Jégo obtient 11,08 % des voix et aucun siège[32].

Le , Yves Jégo, prenant acte de l'abandon de Jean-Louis Borloo dans la course à l'élection présidentielle de 2012, constate que l'« ARES est morte avant d'avoir vécu[33] » et enjoint le Parti radical à « s'engager derrière Nicolas Sarkozy »[34].

Le , Yves Jégo est réélu député dans la 3e circonscription de Seine-et-Marne face à Patricia Inghelbrecht (Parti socialiste). Il rejoint le groupe parlementaire centriste de l'Union des démocrates et indépendants, créé par Jean-Louis Borloo le [35].

Au sein de l'UDI[modifier | modifier le code]

Le , le parti UDI est créé et Yves Jégo en devient le délégué général.

Le , il est parmi les 4 députés sur 29 de l'Union des démocrates et indépendants à voter la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe à l'Assemblée nationale[36].

En , Yves Jégo devient directeur de la campagne des élections européennes pour l’UDI.

Lors des élections municipales de 2014, la liste qu'il conduit l'emporte au premier tour à Montereau-Fault-Yonne avec 77 % des suffrages exprimés[37]. Entre les deux tours, Yves Jégo plaide pour un front républicain et une « frontière infranchissable »[38] avec le Front national.

Il démissionne le de la présidence par intérim de l'UDI[39] pour se présenter à l'élection interne, formant un tandem avec Chantal Jouanno ; ils terminent à la troisième place. Il est nommé 1er vice-président après l'élection de Jean-Christophe Lagarde au poste de président, le [40].

En , il annonce son ralliement à la candidature de Bruno Le Maire à la primaire de la droite et du centre prévue pour fin 2016[41]. En , il est nommé avec plusieurs autres personnalités politiques conseiller politique de la campagne[42].

Le , dans le cadre de l'affaire Fillon et après le départ de Bruno Le Maire de l'équipe de campagne de François Fillon, il lâche à son tour le candidat LR à la présidentielle[43].

Lors des élections législatives de juin 2017, il est réélu député face au candidat du Front national[44].

Yves Jégo annonce au journal Le Parisien le qu'il compte mettre un terme à sa carrière politique — et par conséquent à son mandat parlementaire — le , tout en restant conseiller municipal de Montereau-Fault-Yonne jusqu'au terme de la mandature. Il indique son souhait de s'impliquer dans le « développement durable en dirigeant une belle start-up innovante dans le secteur de la transition énergétique [et qu'il] arrive à un moment de [sa vie où il veut] être le plus utile possible pour l’intérêt général[45] ». Cette démission annoncée implique la nécessité d'un choix pour Jean-Louis Thiériot, son député-suppléant, mais qui a depuis été élu président du conseil départemental de Seine-et-Marne. La réglementation limitant le cumul des mandats en France lui interdisant d'exercer simultanément les deux mandats, il doit donc démissionner de l'un d'eux, entraînant l'organisation d'élections pour pourvoir le mandat abandonné[46],[47].

Retour en politique[modifier | modifier le code]

En , après moins de deux ans de retrait de la vie politique, Yves Jégo annonce se porter candidat aux élections municipales à Montereau-Fault-Yonne[48], ville dont il a été maire et dont il est, au jour de sa candidature, toujours adjoint auprès de son successeur James Chéron. Ce dernier étant officiellement investi par leur parti commun, l'UDI, Yves Jégo dépose une liste qui se voit attribuer la nuance divers droite. À l'issue d'une campagne virulente[49], il arrive en deuxième position du premier tour, avec 41,2 % des suffrages, contre 48,1 % pour James Chéron[50]. Il maintient sa liste pour le second tour, dont la configuration se tient en duel.

Action politique[modifier | modifier le code]

Marque « Origine France Garantie »[modifier | modifier le code]

Missionné par le président de la République française Nicolas Sarkozy à l'automne 2009 pour réfléchir à la défense des emplois français face à la mondialisation, Yves Jégo rend un rapport en (« En finir avec la mondialisation anonyme - La traçabilité au service des consommateurs et de l’emploi »)[51]. Parmi ses propositions, figure la création d'une mention plus exigeante que la mention valorisante « made in ». Dans la foulée, le parlementaire crée l'association Pro France, destinée à « promouvoir la marque France ». La marque de certification Origine France Garantie est officiellement présentée devant l'Assemblée nationale le [52]. C'est l’unique label qui certifie l’origine française d’un produit. Il assure aux consommateurs la traçabilité du produit en donnant une indication de provenance claire et objective[53]. Le label est, transversal (tout secteur confondu) et incontestable (la certification, obligatoire, est réalisée par un organisme certificateur indépendant)[54].

Parc Napoléon[modifier | modifier le code]

En , Yves Jégo annonce son projet d'ouvrir dans son département un parc à thèmes consacré à Napoléon Bonaparte[55]. En , avec 56 hectares il présente les plans du parc qui devrait ouvrir en 2023 situé sur la ZAC du Moulin dans la commune de Marolles-sur-Seine[56].

Edward Snowden[modifier | modifier le code]

Le , Yves Jégo dépose à l'Assemblée nationale une proposition de résolution pour accorder l'asile à Edward Snowden et le proclamer citoyen d'honneur[57],[58]. Il souligne que « les révélations d'Edward Snowden ont montré que les collectes massives d'informations par l'Agence nationale de sécurité [...] dépassaient le cadre de la lutte nécessaire contre le terrorisme ou les autres risques géopolitiques » et précise que ce « lanceur d'alerte » a permis « d'informer le grand public de ces dérives, en plaçant l'intérêt général et l'éthique au-dessus de la raison d'État »[58],[59].

Menu végétarien[modifier | modifier le code]

Au lendemain du rejet du recours contre la suppression du menu sans porc dans les cantines de Chalon-sur-Saône, Yves Jégo souhaite déposer une proposition de loi pour rendre obligatoire la présence d'un menu végétarien dans les cantines scolaires[60]. Le , il dépose à l'Assemblée nationale une proposition de loi relative à la mise en place d’une alternative végétarienne dans les cantines scolaires[61]. Parmi les cosignataires de la proposition de loi figurent les députées écologistes Cécile Duflot, Laurence Abeille et Isabelle Attard[62]. Dans la foulée, Yves Jégo lance une pétition qui recueille 150.000 signatures[63]. « Ce succès populaire inattendu prouve s'il en était besoin l'actualité de cette question et m'amène à vous solliciter pour que le gouvernement prenne en compte ce sujet qui répond à plusieurs préoccupations », a écrit Yves Jégo dans un courrier envoyé à Manuel Valls[64]. Finalement, cette proposition de loi n’a pas été inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale en raison du refus du Gouvernement, pour autant de nombreux maires se sont engagés volontairement dans ce dispositif[65]. Dans la ville de Montereau-Fault-Yonne, en Seine-et-Marne, la municipalité a  décidé de proposer systématiquement au moins un menu végan dans les 9 cantines scolaires que compte la commune. Au total, 20 % des repas consommés sont végétariens[66]. Une dynamique que Nicolas Hulot souhaite étendre à toutes les communes en 2018[67].

Assises du produire en France[modifier | modifier le code]

Pendant l'été 2015, il lance avec l'ancien ministre de l'Économie socialiste Arnaud Montebourg « Les assises du produire en France »[68]. Les 8 et se tiennent la deuxième édition des Assises du Produire en France à Reims[69]. En 2017, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire est venu défendre les mesures fiscales du gouvernement[70] et glisse : « Je ne suis pas venu avec une marinière mais avec ma Peugeot 5008...»[71].

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Au Parlement[modifier | modifier le code]

Au gouvernement[modifier | modifier le code]

  • -  : secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer, auprès de la ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités

Autres responsabilités[modifier | modifier le code]

  • Président du conseil d'administration de la société d'économie mixte Sud Développement[75] (anciennement SODAME : Société d'Aménagement et de Développement de Montereau et des Environs) depuis 1995. Cette société propose du support juridique de programmes dans le domaine de l'immobilier.
  • Président de l'office public de l'habitat « Confluence Habitat » qui gère plus de 3000 logements de la ZUS de Montereau-Surville[76].
  • Depuis 1996, cofondateur et président de l'association « Entreprendre Villes et quartiers », vouée à la promotion des zones franches urbaines.
  • Fondateur en 2001 et président de l'association la Seine en partage vouée à la promotion économique et culturelle de la Seine.
  • Président de l'Établissement public national d'aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux du au .
  • Co-fondateur et président du Syndicat de traitement des déchets ménagers du sud Seine-et-Marne (SYTRADEM) de 2002 à 2014[77].
  • Fondateur en 2005 et président de l'« Association française d’accession populaire à la propriété (AFAP) », brièvement nommée « Association des maisons à 100 000 euros ». Son but est d'aider les municipalités à bâtir des « maisons à 100 000  » et de les vendre à des ménages modestes.
  • Depuis 2007, président de l'École de la deuxième chance du sud de la Seine-et-Marne (E2C77)[78].
  • Depuis 2010, fondateur et président de l'association Pro France, chargée de promouvoir France comme marque commerciale et un label officiel français « Origine France Garantie ».

Cumul des mandats et des fonctions[modifier | modifier le code]

En , le « palmarès des "cumulards" de la République » publié par l'Express[79], place Yves Jégo en sixième position à l'échelle nationale et en première position en Île-de-France[80] en matière de cumul des mandats et des fonctions. Quelques jours plus tard, l’Express rectifie son classement en constatant qu’Yves Jégo ne détient pas 10 mais 5 fonctions. Il passe ainsi de la 6e à la 48e place du classement[81].

Plaintes déposées par Yves Jégo[modifier | modifier le code]

Plainte contre deux blogueurs

Le , Yves Jégo perd le procès qu'il intente contre Frédéric Maupin et Jean-Luc Pujo, mettant en cause les auteurs d'un site où il était notamment qualifié de « menteur » et de « manipulateur » lors de la campagne pour les législatives de . Yves Jégo fait appel de ce jugement, mais le la Cour d'appel de Paris le déboute en confirmant le jugement de première instance[82].

Plainte contre Yves Poey pour diffamation et injure

Yves Jégo porte plainte pour diffamation et injure contre le blogueur Yves Poey, militant socialiste local[83]. En première instance, le , Yves Jégo obtient la condamnation du blogueur à 200  d'amende pour diffamation. Ce dernier ayant fait appel mais Yves Jégo n'ayant pas fait de même dans les délais, la 11e chambre d'appel de Paris ne l'a pas autorisé à être présent en appel. Yves Jégo saisit la Chambre criminelle de la cour de Cassation, qui rejette le le pourvoi qu'il a formulé[84]. Le , la Cour d'appel de Paris déboute Yves Jégo de sa plainte contre Yves Poey[85].

Plainte contre Yves Poey pour diffamation publique envers un citoyen chargé d'un mandat public.

Le , Yves Jégo attaque à nouveau en justice le blogueur monterelais Yves Poey, pour « diffamation publique envers un citoyen chargé d'un mandat public » pour un commentaire publié sur son blog. Le , le Président chargé de l'instruction au Tribunal de grande instance de Paris rend une ordonnance de non-lieu pour charges insuffisantes à l'encontre d'Yves Poey[86],[87].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Yves Jégo a signé ou cosigné plusieurs ouvrages :

Romans historiques[modifier | modifier le code]

  • 1661 (avec Denis Lépée), Timée-Éditions, 2005
  • La Conspiration Bosch (avec Denis Lépée), Timée-Éditions, 2006
  • 1807, (avec Valéry-Philippe Morron), Timée-Éditions, 2011. (ISBN 978-2-35401-283-0)

Essais politiques[modifier | modifier le code]

  • De Gaulle, L'esprit du possible, Timée-Éditions, 2007
  • Dictionnaire impertinent de l'Île-de-France, Éditions de l'Archipel, 2009 (Source EDITSTAT)
  • 15 mois et 5 jours entre faux gentils et vrais méchants (Avec Muriel Grémillet), Grasset, 2009
  • Marine Le Pen arrivera au pouvoir. Sauf si…, First, 2014

Essai historique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yves Jégo sur le Nouvelobs
  2. « Assemblée nationale ~ Les députés : M. Yves Jégo », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 27 mai 2020)
  3. Biographie d'Yves Jégo sur son blog
  4. Marianne2 30 janvier 2010 : Nos députés préfèrent les robes… d'avocat !
  5. Fiche d'Yves Jégo sur le site du Barreau de Paris, mentionnant les coordonnées du cabinet Barbe Carpentier Thibault Groener
  6. Blog de Yves Jégo : Biographie
  7. Un pactole pour Meaux et Montereau, humanite.fr
  8. [PDF] Décision du conseil constitutionnel
  9. [1] Le Figaro du 6 novembre 2006
  10. http://www.france-politique.fr/chronologie-nicolas-dupont-aignan.htm
  11. L'homme de la campagne de Sarkozy sur Internet, Le Journal du Net.
  12. Site du ministère de l'Intérieur
  13. [2]Quotidien de la Réunion du 14 mai 2008
  14. Les 4 propositions d’Agir Pou Nout Tout à Yves Jégo, Témoignages, 28 juin 2008
  15. - L'express
  16. Document de présentation de la loi au Conseil des Ministres
  17. Les Békés ont tué Yves Jégo, Le Quotidien de la Réunion, 25 juin 2009
  18. Arthur Berdah, « Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer et grande absente de la crise en Guyane », lefigaro.fr, 27 mars 2017.
  19. « Jégo : pourquoi il a été remercié », France-Antilles.fr, (consulté le 24 juin 2009)
  20. « Boutin renonce à son siège de députée », Libération, (consulté le 24 juillet 2009)
  21. [3]
  22. Benjamin Bonneau, « IDF : Jégo se sacrifie », Le Journal du dimanche, (consulté le 22 janvier 2010)
  23. "Ministère de l'Intérieur" "Le cumul des mandats électoraux"
  24. Le FN a déposé un recours en annulation de l'élection régionale, Le Point, 23 avril 2010.
  25. [4]
  26. Le Figaro
  27. L"Alliance" centriste pense avoir un groupe parlementaire à l'automne. L'Express
  28. Légifrance : publication générale des comptes des partis et groupements politiques au titre de l'exercice 2011
  29. Journal officiel de la République française, no 218 du 18 septembre 2004, page 36013
  30. Têtu
  31. [5]
  32. Résultats, ministère de l'Intérieur
  33. « Jégo s'émancipe de ses amis centristes » publié le 7 novembre 2011 par l'Express.
  34. Jégo : «Le Parti radical doit s'engager derrière Sarkozy», 6 novembre 2011, Le Figaro.
  35. « Jégo: "Une droite plurielle pour répondre à la menace FN" », L'Express,
  36. « Analyse du scrutin no 259 », Assemblée nationale (France),
  37. « La droite gagne du terrain face à une gauche qui vacille : Tous les poids lourds de l'UMP sont élus dès le 1er tour. Le PS perd des villes tandis que le Front National réalise quelques gros scores comme à Chelles », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juin 2018) « Conformément aux résultats nationaux, les gros de la droite raflent la mise en Seine-et-Marne. Leurs têtes de gondole montrent l'exemple, à l'image d'Yves Jégo, qui réalise le meilleur score parmi les personnalités politiques du département. Le député-maire (UDI) de Montereau-Fault-Yonne est reconduit pour un quatrième mandat avec un « score historique » de 76,9% ».
  38. AFP, « L'UDI respectera le front républicain contre le FN, affirme Jégo », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juin 2018).
  39. Laurent de Boissieu, « Les candidats à la présidence de l’UDI sont sur la ligne de départ », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juin 2018) « Yves Jégo : C’est lui qui devait assurer l’intérim de la présidence de l’UDI jusqu’au congrès prévu le 15 novembre. Mais Yves Jégo (53 ans) a finalement démissionné à son tour pour se porter lui-même candidat. S’il a adhéré au Parti radical en 2009, après son éviction du gouvernement, cet ancien sarkozyste est issu du RPR et non de l’UDF. Il a formé un ticket avec Chantal Jouanno, une autre ancienne sarkozyste issue de l’UMP ».
  40. « UDI, direction nationale »
  41. Jim Jarrassé, « Primaire : Yves Jégo (UDI) se rallie à Bruno Le Maire », lefigaro.fr, 13 septembre 2015.
  42. « Équipe politique autour de Bruno Le Maire », brunolemaire.fr, consulté le 19 septembre 2016.
  43. Anthony Favalli, « François Fillon lâché par une partie de son camp », cnews.fr, 1er mars 2017.
  44. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  45. Jannick Alimi, « Yves Jégo : « Je quitte la vie politique et l’Assemblée nationale » : Yves Jégo, élu en 2002 député UMP puis UDI de Seine-et-Marne, a décidé de renoncer à son mandat de parlementaire. En 2020, il ne se représentera pas à Montereau », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juin 2018) « À 57 ans, Yves Jégo est à l’aube d’une nouvelle vie. Élu pour la première fois en 1989, dans l’opposition municipale de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), député depuis 2002 et ancien secrétaire d’État, Yves Jégo annonce en exclusivité au Parisien, ce lundi, qu’il quitte la vie politique et le Palais Bourbon ».
  46. Pascale De Souza, « Seine-et-Marne : le départ d’Yves Jégo de l’Assemblée rebat le jeu politique : Le député UDI mettra fin à son mandat législatif le 15 juillet. Son suppléant étant président du conseil départemental, il faudra élire un successeur pour la deuxième fois en six mois », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juin 2018).
  47. Pascale De Souza, « Seine-et-Marne : le temps de la réflexion à la tête du département : Au lendemain de l’annonce soudaine de la démission prochaine du député Yves Jégo, c’est la succession du président du conseil départemental, Jean-Louis Thiériot, qui mobilise la majorité au pouvoir à Melun », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juin 2018).
  48. « Montereau-Fault-Yonne. Yves Jégo se lance dans la course aux municipales », sur actu.fr (consulté le 4 juin 2020)
  49. Faustine Léo, « Municipales à Montereau : la tragi-comédie électorale continue au sein de la majorité », sur leparisien.fr, (consulté le 4 juin 2020)
  50. « Elections municipales et communautaires 2020 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 4 juin 2020)
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  83. Internet : Yves Jégo, pas vraiment l’apparatchik type, backchich.info, 25 mars 2008
  84. Je reste seul, blog d'Yves Poey
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  87. Ordonnance de non-lieu : page 1, page 2, page 3 et page 4.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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