Henri Plagnol

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Henri Plagnol
Image illustrative de l'article Henri Plagnol
Fonctions
Maire de Saint-Maur-des-Fossés
Prédécesseur Jean-Louis Beaumont (DVD)
Successeur Sylvain Berrios (UMP)
Député de la 1re circonscription du Val-de-Marne
Élection
Réélection
Prédécesseur Jean-Louis Beaumont (UDF)
Successeur Sylvain Berrios (UMP)
Conseiller général du Canton de Saint-Maur-des-Fossés-Centre
Prédécesseur Bernard Vincens (UMP)
Successeur Nicolas Clodong (DVD)
Secrétaire d'État chargé de la Réforme de l’État
Président Jacques Chirac
Premier ministre Jean-Pierre Raffarin
Gouvernement Gouvernement Raffarin II
Prédécesseur Jean-Paul Delevoye (indirectement)
Successeur Éric Woerth
Conseiller général du Canton de Créteil-Nord
Prédécesseur André Maurin (PS)
Successeur Pierre-Louis Fagniez (DVD)
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Française
Parti politique UDI
Diplômé de École normale supérieure de Saint-Cloud
Sciences-Po Paris
ENA
Profession Maître de conférences à Sciences Po Paris

Henri Plagnol, né le à Paris, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Plagnol naît à Paris, il est l’aîné de cinq enfants. Sa mère est enseignante en lettres et son père, officier dans l'armée de terre.

Après des études au lycée jésuite Saint-Louis de Gonzague à Paris, il est élève en hypokhâgne et en khâgne au lycée Henri-IV, puis à l'École normale supérieure de Saint-Cloud dont il est diplômé en 1980.

Il intègre ensuite l'IEP de Paris, décroche en parallèle une agrégation de sciences sociales et est admis à l'École nationale d'administration, au sein de la promotion Fernand-Braudel (1987)[1]. Il opte à la sortie pour le Conseil d’État.

Maître de conférences à Sciences Po, il a également enseigné la géopolitique internationale au sein du master 2 affaires internationales de l'université Paris-Dauphine[2].

En 2000, il publie aux éditions Flammarion un roman intitulé Les Orphelins de l’Empire.

Chevalier de la Légion d’honneur, Henri Plagnol est également signataire du Pacte écologique local proposé par Nicolas Hulot et membre de la Société internationale des Droits de l'homme.

Henri Plagnol est marié et père d'un enfant.

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

En 1989, il est élu au conseil municipal de Saint-Maur-des-Fossés sur la liste du maire Jean-Louis Beaumont et se voit confier la délégation au patrimoine historique et à l'université[3].

En 1994, il est élu conseiller général du Val-de-Marne, dans le canton de Créteil-Nord.

En 1995, il est élu au conseil municipal de Créteil.

En 2001, il est réélu conseiller municipal de Saint-Maur-des-Fossés. Il remporte en 2004 l’élection cantonale pour le canton de Saint-Maur-des-Fossés-Centre, fonction dont il choisit de démissionner en 2009 pour se consacrer à ses autres mandats.

Le 16 mars 2008, la liste qu’il conduit remporte les élections municipales de Saint-Maur-des-Fossés en recueillant 45,4 % des voix au second tour, dans une triangulaire face aux listes de Jean-Bernard Thonus (DVD) et Philippe Rosaire (PS).

Le 11 octobre 2012, face à l'opposition de sa propre majorité municipale, il est contraint de retirer deux délibérations à l'ordre du jour du conseil municipal de Saint-Maur, portant sur une hausse de 23 % de la CFE et sur la décision modificative du budget[4]. Quelques jours plus tard, le 17 octobre 2012, 14 adjoints au maire (sur 16) suivis par 13 conseillers municipaux (dont deux de l'opposition) demandent solennellement la démission du maire[5] dans leur appel pour une nouvelle majorité[6].

Le 14 novembre 2013, Henri Plagnol annonce sa candidature à l'élection municipale de 2014. À l'issue du second tour, il est battu par Sylvain Berrios. Élu conseiller municipal, il démissionne de cette fonction.

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

En 1993, il est élu député suppléant de la première circonscription du Val-de-Marne.

En 1997, il est élu député UDF de la première circonscription du Val-de-Marne, en remportant le second tour avec 58,09 % face à la candidate PS Michèle Sabban (le député sortant et maire de Saint-Maur-des-Fossés Jean-Louis Beaumont étant éliminé dès le premier tour)[7].

En 2002, il est réélu député de la première circonscription du Val-de-Marne sous l'étiquette UMP, avec 62,08 % au second tour. Appelé au gouvernement, il cède sa place à son suppléant[7].

En 2007, il est réélu député de la première circonscription du Val-de-Marne, en obtenant 54,23 % au second tour face au candidat Modem, l’ancien journaliste Jean-Marie Cavada. Lors de sa campagne, il avait notamment reçu une visite de soutien de Simone Veil[7].

Membre de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, il est notamment l’auteur, avec le député PS Jean Glavany, d’un rapport parlementaire intitulé Afghanistan : un chemin pour la paix. Il est également membre de la délégation française à l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

En juin 2010, il se voit confier par le président de la République Nicolas Sarkozy une mission parlementaire destinée à inventer une nouvelle gouvernance économique en Europe[8].

Il présente sa candidature pour les élections législatives de 2012[9] et est élu. Le , le Conseil constitutionnel annule son élection car son suppléant était déjà inscrit comme suppléant lors des sénatoriales de 2011[10],[11]. Une nouvelle élection a lieu les 9 et 16 décembre 2012. Au second tour, Henri Plagnol est battu par Sylvain Berrios qui se présentait en tant que dissident UMP.

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Le 17 juin 2002, au lendemain de sa réélection en tant que député de première circonscription du Val-de-Marne, il est appelé par Jacques Chirac, président de la République, au sein du deuxième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

Il y occupe les fonctions de secrétaire d'État à la Réforme de l'État, auprès du ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de l'Aménagement du territoire, Jean-Paul Delevoye[12].

À ce titre, il a surtout œuvré en faveur d'un plan de développement de l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans l'administration française, au niveau central et dans les collectivités territoriales (plan ADELE)[13].

Il a également été à l’initiative d’un plan destiné à simplifier la vie des Français et introduire des critères d’évaluation de la qualité du service rendu dans l’administration.

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonction ministérielle[modifier | modifier le code]

  • 17 juin 2002 - 30 mars 2004 : secrétaire d'État chargé de la Réforme de l’État auprès du ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de l'Aménagement du territoire à la réforme de l'État.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lepoint.fr/archives/article.php/353927
  2. http://www.saint-maur.com/Le-Depute-Maire
  3. http://www.ensemblepoursaintmaur.fr/campagne/equipe.php?r=henri
  4. http://94.citoyens.com/2012/henri-plagnol-somme-de-demissionner-par-sa-majorite-municipale,17-10-2012.html
  5. http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/les-elus-veulent-la-tete-du-maire-de-saint-maur-18-10-2012-2243303.php
  6. http://www.lehelloco.fr/appeldemissionplagnol/
  7. a, b et c http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/fiches_id/2424.asp
  8. http://www.elysee.fr/president/les-actualites/communiques-de-presse/2010/juin/lettres-de-mission-adressees-a-mme-constance-le.9214.html
  9. « Plagnol se met en difficulté avec son suppléant », Le Parisien,‎
  10. L'élection de Devedjian et Plagnol annulée, Le Figaro, 18 octobre 2012.
  11. Plagnol ravi de repartir en campagne, Le Figaro, 18 octobre 2012.
  12. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-gouvernement-raffarin-ii_498678.html
  13. http://www.internet.gouv.fr/archives/rubrique12dd.html?id_rubrique=368
  14. Fiche de député (XI législature) sur le site de l'assemblée nationale
  15. Fiche de député (XII législature) sur le site de l'assemblée nationale
  16. Fiche de député (XIII législature) sur le site de l'assemblée nationale
  17. http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2012/2012-4565/4567/4568/4574/4575/4576/4577-an/decision-n-2012-4565-4567-4568-4574-4575-4576-4577-an-du-18-octobre-2012.115815.html

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]