Jean-Marie Cavada

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Jean-Marie Cavada
En 2014.
En 2014.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
Élection 13 juin 2004
Réélection 7 juin 2009
25 mai 2014
Législature 6e, 7e et 8e
Groupe politique ADLE (2004-2009)
PPE (2009-2014)
ADLE (depuis 2014)
Biographie
Date de naissance (76 ans)
Lieu de naissance Épinal (Vosges, France)
Nationalité française
Parti politique UDF (2004-2008)
Nouveau Centre (2009-2014)
Nous Citoyens (2014-2015)
Génération citoyens (depuis 2015)
Profession Journaliste

Jean-Marie Cavada, né le à Épinal, est un journaliste et homme politique français, député européen, président du Mouvement européen-France et président du mouvement Génération Citoyens.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents d'origine espagnole disparus au début de la guerre, Jean-Marie Cavada est confié très jeune à l'Assistance publique et passe sa petite enfance dans la famille Blaise[a], famille d'accueil de la vallée de la Moselotte dans les Vosges. Son instituteur lui donne le goût des études et il poursuit sa scolarité au lycée Jules-Ferry de Saint-Dié-des-Vosges. En , Jean-Marie Cavada publie son autobiographie aux éditions Calmann-Lévy, intitulée Une marche dans le siècle[1].

De 1964 à 1966, il effectue son service militaire comme soldat de première classe, sur la base aérienne « BA 132 » de Colmar-Meyenheim, où il est rédacteur du journal de la base et donne des cours de français aux sous-officiers. Il y est aussi responsable du club de musique.

Carrière journalistique[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Cavada commence sa carrière journalistique à la RTF en 1960, d'abord à Nancy puis à Strasbourg. En 1969, il entre à France Inter comme responsable des affaires européennes et présentateur de journaux d'informations. En 1972, il devient présentateur du journal de 20 h sur la deuxième chaîne de l'ORTF. Il est ensuite nommé rédacteur en chef des journaux du matin de RTL, avant de revenir à la télévision comme directeur de l'information et présentateur de FR3 (Soir 3) en 1978, puis de TF1 en 1981[2]. En 1982, il devient président exécutif de Parafrance (Cinéma). Il réintègre le service public en devenant directeur de l'information d'Antenne 2 en 1986. En 1987, il lance l'émission La Marche du siècle sur Antenne 2, dont il est à la fois le producteur et le présentateur jusqu'en 1994. Cette émission, par la tenue de ses sujets et la qualité de ses intervenants, conquiert un vaste public.

En 1994, Jean-Marie Cavada participe à la création de La Cinquième — nouvelle chaîne de télévision consacrée au savoir, à la formation et à l'emploi — dont il est le président jusqu'en 1997[3]. Cette chaîne se partage avec Arte le canal hertzien de l'ancienne Cinq. La Cinquième, dont la création en a été décidée par le Premier ministre Édouard Balladur et soutenue par le ministre de la Communication Alain Carignon, peut diffuser ses programmes sur l'ensemble du territoire à partir du . Il dirige cette chaîne avec d'anciens responsables de l'ORTF et des personnalités d'horizons divers[b]. L'académicien Michel Serres est nommé président du conseil scientifique de la Cinquième, tandis que Jacqueline Baudrier, ancienne présidente de Radio France, préside le comité d'orientation des programmes.

Le , Jean-Marie Cavada est fait docteur honoris causa de l'université catholique de Louvain.

La Cinquième, selon la volonté des politiques de « rationaliser » le paysage audiovisuel et la décision de Lionel Jospin[4], doit se rapprocher d'Arte, présidée par Jérôme Clément. Jean-Marie Cavada est alors élu président de RFO en .

En , Jean-Marie Cavada succède à Michel Boyon à la présidence de Radio France. Il est reconduit à la tête de la station en [5]. Cavada restructure l'offre régionale de la station en créant le réseau France Bleu[6]. Au cours de son mandat, il s'oppose à la Ligue (ou fédération) française de football sur la question des droits de retransmission des informations sportives qu'elle souhaite rendre payantes. Au début de 2004, il doit faire face à une grève de dix-huit jours, la plus longue des journalistes de l'audiovisuel public depuis vingt-cinq ans ; cette grève se termine sur un accord portant sur une augmentation de salaires.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Au printemps 2004, Jean-Marie Cavada démissionne de la présidence de Radio France afin de conduire la liste UDF de la circonscription Sud-Ouest lors de l'élection européenne[5]. Il est élu député européen (groupe ADLE) et préside la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures. Il démissionne de cette présidence en pour se présenter aux élections municipales en France.

En 2007, il fait partie de l'équipe de campagne rapprochée du candidat à l'élection présidentielle François Bayrou. Il se présente aux élections législatives dans la Première circonscription du Val-de-Marne au nom de l'UDF, et devient, au soir du premier tour, l'un des rares candidats UDF[7] présents au second tour, dans un ballottage défavorable avec 22,27 % des suffrages exprimés[8]. Il est battu par le candidat sortant de l'UMP, Henri Plagnol, en ne recueillant que 45,77 % des suffrages exprimés.

Très critique à l’égard de la direction de l'UDF-MoDem, il quitte ce parti en . En , il formalise sa démarche et crée le mouvement « Avenir démocrate ». Son idée affichée est de rassembler des personnalités politiques, des intellectuels, des chercheurs, des économistes et des représentants de la société civile décidés à fonder une démarche politique nouvelle. Lors des élections municipales de , il présente une liste d’ouverture, avec le soutien de l'UMP, dont Christine Lagarde est en deuxième position, dans le 12e arrondissement de Paris. Avec 24,31 % au premier tour et 35,23 % au second, il réalise le plus mauvais score de la droite et du centre dans cet arrondissement depuis 1977. Comme tête de liste, il est néanmoins élu au conseil de Paris. Il démissionne de son mandat de conseiller de Paris le [9].

En 2009, le Nouveau Centre le désigne comme chef de file pour les élections européennes dans la circonscription Île-de-France. Il intègre par la suite la liste pour la majorité présidentielle menée par Michel Barnier, en tant que candidat « NC ». Il est réélu, le , comme troisième de liste, derrière Michel Barnier et Rachida Dati. Au niveau européen, Jean-Marie Cavada prend alors la présidence de la délégation Nouveau Centre au sein du PPE[10], et la vice-présidence des députés élus en France au sein du PPE. Il est membre de la commission Culture et Éducation, membre suppléant de la commission des Affaires juridiques, et président de l'intergroupe « Media » au Parlement européen. En 2011, il est reconnu 3e député européen le plus influent du Parlement[11].

En 2014, il est à nouveau candidat aux élections européennes sur la liste UDI-MoDem d'Île-de-France, en deuxième position[12].

Il est président du Mouvement européen-France[13],[14] depuis le .

Le , Denis Payre annonce qu'il a proposé à Jean-Marie Cavada de prendre la présidence de Nous Citoyens et que ce dernier l'a accepté[15]. Denis Payre, jusque là président, reste vice-président du mouvement, tout en menant en parallèle des projets d'entrepreneuriat social. À l'occasion de cette annonce, il revendique 12 000 adhérents à Nous Citoyens. Jean-Marie Cavada annonce deux jours plus tard qu'il quitte l'UDI et le Nouveau Centre, dont il était vice-président[16].

Le , Jean-Marie Cavada annonce sa démission de Nous Citoyens, décision justifiée par des divergences de point de vue sur la gouvernance du mouvement[17]. En , il rejoint Génération citoyens fondé par d'anciens responsables de Nous Citoyens ayant fait scission[18].

Position sur le droit d'auteur[modifier | modifier le code]

En , il est co-rapporteur d'un rapport sur les droits d'auteur au Parlement européen. Il promeut notamment un amendement visant à supprimer la liberté de panorama pour les images commerciales[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Cavada a été successivement placé dans trois familles différentes
  2. Deux dirigeants de l'ex-ORTF, Claude Lemoine et Maxime Lefebvre ; une énarque conseiller à la Cour des Comptes, Carine Camby, pour la direction financière ; le journaliste François Desnoyers, pour l'administration ; l'initiateur des technologies de pointe de Canal+ et de La Cinq, Sylvain Anichini, pour la technique ; des professionnels de la télévision comme Jean Mino et Cyril Viguier, pour les programmes : le journaliste venant du magazine hebdomadaire le Point, Jacques Bouzerand, pour la communication.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Une marche dans le siècle, Calmann-Lévy, 2006 (ISBN 978-2-70213-694-2)
  2. « Biographie Jean-Marie Cavada », Le Parisien.
  3. « Jean-Marie Cavada. La 5e et lui, c'est fini », Libération,‎ .
  4. Soir 3, 29 septembre 1998 : « Parmi les reformes relancées par le Premier ministre Lionel Jospin lors des journées parlementaires du PS à Tours, la reforme de l'audiovisuel public qui prévoit une réduction de la publicité sur les chaînes publiques et la création d'une société holding regroupant F2, FR3 et la Cinquième Arte. »
  5. a et b « Jean-Marie Cavada quitte Radio France pour la politique », Le Monde,‎ .
  6. Joëlle Meskens, « L'acteur : Jean-Marie Cavada », Le Soir,‎ .
  7. « Cavada n'exclut pas une consigne de vote de l'UDF », Europe 1, no Publié à 10 h 26,‎ (lire en ligne).
  8. Francis Gouge, « Saint-Maur : Cavada en service commandé », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  9. « Paris: Jean-Marie Cavada démissionne », dépêche AFP reprise par Le Figaro, 16 décembre 2010.
  10. Communiqué de presse Nouveau Centre.
  11. Rapport VoteWatch 2011
  12. « Entretien avec Jean-Marie Cavada, candidat UDI-Modem au Parlement européen » (consulté le 18 janvier 2016).
  13. Voir sur mouvement-europeen.eu.
  14. Interview dans Le Taurillon.
  15. « Payre appelle Cavada à la tête de Nous Citoyens », sur lefigaro.fr,‎ .
  16. « Émission "Les Décodeurs de l'Eco" », sur bfmbusiness.bfmtv.com,‎ .
  17. « Jean-Marie Cavada quitte Nous Citoyens pour créer une nouvelle structure », sur lefigaro.fr,‎ (consulté le 20 février 2016).
  18. « Cavada, un citoyen qui ne se décourage pas », sur lepoint.fr,‎ (consulté le 18 janvier 2016).
  19. « EU MEPs accept lonely Pirate's copyright report – and water it down ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]