Démocrates et progressistes
| Démocrates et progressistes (anciennement Territoires de progrès) | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Président | Xavier Iacovelli |
| Fondation | |
| Scission dans | Collectif des sociaux-démocrates réformateurs (2022) |
| 1re vice-présidente | Patricia Mirallès |
| Secrétaire général | Guillaume Poitoux |
| Présidente du conseil national | Agnès Pannier-Runacher |
| Porte-paroles | Émilie Chalas |
| Fondateurs | Jean-Yves Le Drian Olivier Dussopt Gilles Savary |
| Positionnement | Centre[1] à centre gauche[2],[3] |
| Idéologie | Social-démocratie[4],[5] Libéralisme[6] Progressisme[7] Europhilie[6] |
| Affiliation française | Ensemble (depuis 2021) Renaissance (depuis 2022) |
| Affiliation européenne | Renew Europe |
| Adhérents | 500 (janvier 2025)[8] |
| Couleurs | |
| Site web | territoiresdeprogres.fr |
| Présidents de groupe | |
| Assemblée nationale | Gabriel Attal (EPR) |
| Sénat | François Patriat (RDPI) |
| Représentation | |
| Députés | |
| Sénateurs | |
| Maires de communes de plus de 30 000 habitants | |
| modifier |
|
Démocrates et progressistes, dénommé Territoires de progrès (abrégé en TDP ou TdP) de 2020 à 2025, est un parti politique français de centre gauche créé en par les ministres Jean-Yves Le Drian et Olivier Dussopt. Plusieurs autres ministres macronistes ont également rejoint le mouvement, dont Agnès Pannier-Runacher, Jean-François Carenco et Patricia Mirallès. Il regroupe d'anciens élus du Parti socialiste (PS) devenus parties prenantes de la majorité présidentielle d'Emmanuel Macron, autour des cofondateurs du mouvement. Il est dirigé à partir d' par l'ancien ministre du Travail Olivier Dussopt. Le parti constitue l’aile social-démocrate de la majorité présidentielle.
Une de ses membres, Élisabeth Borne, est Première ministre lors de la seconde présidence d'Emmanuel Macron entre 2022 et 2024.
Le lors de son congrès à Marseille, Territoires de progrès est devenu parti associé à Renaissance.
Histoire
[modifier | modifier le code]Création
[modifier | modifier le code]Le parti est créé en [9] par d'anciens élus sociaux-démocrates, principalement issus du Parti socialiste (PS)[10], officiellement enregistré comme Territoires de progrès – Mouvement social-réformiste. Il est officiellement lancé le , lors d'un meeting à Pantin, en Seine-Saint-Denis[11], puis présenté en conférence de presse le [9]. Le parti compte alors 51 députés, membres du Groupe La République en marche à l'Assemblée nationale, quatre sénateurs et un député européen. L'ancien député Gilles Savary devient son délégué général et le sénateur Xavier Iacovelli devient son secrétaire général[12] jusqu'au premier congrès fondateur d'. Le parti rejoint officiellement Ensemble, regroupant les partis de la majorité présidentielle, en .
La création du parti est fraîchement accueillie par Olivier Faure, premier secrétaire du PS, qui compare Territoires de progrès à « un club d'alcooliques anonymes » ayant « trahi la gauche »[13].
Second mandat d'Emmanuel Macron
[modifier | modifier le code]La majorité des députés de Territoires de progrès échouent à se faire réélire lors des élections législatives de 2022[14], mais une de ses membres, Élisabeth Borne, est nommée Première ministre le [15].
Le , au cours du congrès qui transforme La République en marche en Renaissance, Agir et Territoires de progrès deviennent partis associés de Renaissance[16]. Celle-ci doit être entérinée par le congrès de TdP le suivant. Le , une quinzaine de cadres de TdP opposés à la fusion, dont les cofondateurs Gilles Savary et Yves Durand et l'ancien maire de Strasbourg Roland Ries, quittent le parti. Ils se regroupent au sein d'un « collectif des sociaux-démocrates réformateurs » et annoncent se rapprocher de la Fédération progressiste fondée par François Rebsamen[17].
Selon son fondateur Gilles Savary, qui l'a quitté en 2021, Territoires de progrès a été transformé par Olivier Dussopt en un « petit club de supporters, dédié à son aventure personnelle »[18].
En 2024, le parti est décrit comme « en sommeil »[18]. Il est cependant réactivé à partir de à l'occasion du congrès. Xavier Iacovelli succède à Olivier Dussopt à la tête du parti[19].
Le , il change de nom pour « Démocrates et progressistes »[20].
Orientation politique
[modifier | modifier le code]Démocrates et progressistes se revendique comme défenseur des territoires[21]. Il est décrit comme de centre gauche ou centriste[1], social-démocrate[5], progressiste[7]. Il a vocation à rassembler l'« aile gauche » de la majorité présidentielle d'Emmanuel Macron, en « contrepoids » du centre droit[22].
À sa création, selon son délégué général Gilles Savary, Démocrates et progressistes est un parti qui se veut indépendant de LREM et qui « ne renie pas le PS » tout en se sentant « plus proche du SPD allemand que du PS »[23].
Identité visuelle
[modifier | modifier le code]-
Logo de 2020 à 2021.
-
Logo de 2021 à 2025.
-
Autre logo de 2021 à 2025.
-
Logo depuis 2025.
Représentation
[modifier | modifier le code]Au gouvernement
[modifier | modifier le code]- Gouvernement Bayrou (2024-2025)
- Agnès Pannier-Runacher : ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche
- Gouvernement Barnier (2024)
- Agnès Pannier-Runacher : ministre de la Transition écologique, de l'Énergie, du Climat et de la Prévention des risques
- Gouvernement Attal (2024)
- Agnès Pannier-Runacher : ministre déléguée sans portefeuille auprès du ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire
- Gouvernement Borne (2022-2024)
- Élisabeth Borne, Première ministre
- Clément Beaune, ministre délégué chargé de l'Europe
- Brigitte Bourguignon, ministre de la Santé et de la Prévention (quitte le gouvernement après sa défaite aux élections législatives de )
- Olivier Dussopt, ministre du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion
- Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique
- Olivier Véran, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et de la Vie démocratique
- Patricia Mirallès, Ministre déléguée à la mémoire et aux anciens combattants
- Gouvernement Castex (2020-2022)
- Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères
- Florence Parly, ministre des Armées
- Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion
- Olivier Véran, Ministre des Solidarités et de la Santé
- Emmanuelle Wargon, ministre déléguée chargée du Logement
- Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des Comptes publics
- Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l'Industrie[24]
- Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l'Autonomie
- Gouvernement Philippe II (2017-2020)
- Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères
- Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics
- Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances
Au Sénat
[modifier | modifier le code]| Nom | Première élection | Circonscription | Groupe |
|---|---|---|---|
| Xavier Iacovelli | 2017 | Hauts-de-Seine | RDPI |
| Nom | Première élection | Circonscription | Groupe | Notes |
|---|---|---|---|---|
| Michel Dagbert | 2017 | Pas-de-Calais | RDPI | Élu sous l'étiquette du PS |
| Éric Gold | 2017 | Puy-de-Dôme | RDSE | |
| André Guiol | 2020 | Var | RDSE | |
| Xavier Iacovelli | 2017 | Hauts-de-Seine | RDPI | Élu sous l'étiquette du PS |
- Françoise Cartron, sénatrice de la Gironde (2008-2020)
- Éric Gold, sénateur du Puy-de-Dôme (depuis 2017)
- Claude Haut, sénateur de Vaucluse (1995-2020)
- Xavier Iacovelli, sénateur des Hauts-de-Seine (depuis 2017)
- Richard Yung, sénateur des Français établis hors de France (2004-2021)
À l'Assemblée nationale
[modifier | modifier le code]XVe législature
[modifier | modifier le code]XVIe législature
[modifier | modifier le code]XVIIe législature
[modifier | modifier le code]| Nom | Première élection | Circonscription | Groupe |
|---|---|---|---|
| Belkhir Belhaddad (jusqu'en 2025) | 2017 | 1re circonscription de la Moselle | EPR |
| Stéphane Travert | 2012 | 3e circonscription de la Manche | App. EPR |
| Agnès Pannier-Runacher | 2024 | 2e circonscription du Pas-de-Calais | EPR |
| Sandra Marsaud | 2017 | 2e circonscription de la Charente | EPR |
| Christophe Marion | 2022 | 3e circonscription de Loir-et-Cher | EPR |
| Lionel Causse | 2017 | 2e circonscription des Landes | App. EPR |
| Danielle Brulebois | 2017 | 1re circonscription du Jura | EPR |
| Élisabeth Borne | 2022 | 6e circonscription du Calvados | EPR |
Effectifs
[modifier | modifier le code]| Législature | Nombre de députés |
Évolution | Pourcentage |
|---|---|---|---|
| XVe | 44 | Nv. | 7,62 % |
| XVIe | 20 | 3,46 % | |
| XVIIe | 8 | 1,38 % | |
| 7 | 1,21 % |
Au Parlement européen
[modifier | modifier le code]| Nom | Première élection | Groupe |
|---|---|---|
| Irène Tolleret | 2019 | Renew Europe |
Résultats électoraux
[modifier | modifier le code]Élections législatives
[modifier | modifier le code]| Année | 1er tour | Rang[27] | Sièges | Gouvernement | |
|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | ||||
| 2022a | 363 828 | 1,60 | 11e | Borne (2022-2024) Attal (2024) | |
| 2024a | 68 053 | 0,18 | 23e | Barnier (2024), Bayrou (2024-2025), Lecornu I (2025) | |
a Au sein d'Ensemble, hors candidatures TdP sous étiquette LREM/Renaissance.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- « "La République ne se vend pas" : un parti centriste dénonce une "dérive assumée d’une partie des Républicains" après les propos de leur président Bruno Retailleau », sur ladepeche.fr (consulté le )
- ↑ « La Macronie va-t-elle enfin réussir à se doter de son aile gauche? », sur Le HuffPost, (consulté le ).
- ↑ « Emmanuel Macron tente de renouer avec la deuxième gauche », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ « Avec le mouvement "Territoires de progrès", Emmanuel Macron travaille son aile gauche », sur Europe 1 (consulté le )
- « Le macronisme à la recherche de son centre gauche », sur Le Point, (consulté le ).
- (en) « Fance », sur Europe Elects (consulté le )
- Florent Le Du, « LaREM Un mouvement « de gauche » en Macronie ? », sur L'Humanité, (consulté le ).
- ↑ « Démission de Agnès Pannier-Runacher de Territoire de Progrès », sur Bluesky, (consulté le ).
- « Territoires de progrès, nouveau parti fondé par d'ex-PS », Le Figaro, (lire en ligne).
- ↑ « Politique. Pôle de gauche dans la majorité », sur Le Dauphiné libéré, (consulté le ).
- ↑ « D'anciens socialistes lancent une "aile gauche de la majorité" avec le ministre Jean-Yves Le Drian », sur Franceinfo, (consulté le ).
- ↑ « Covid-19 en Normandie : alerte au virus à Val d'Oise ? », sur Orange Actualités, (consulté le ).
- ↑ Anne-Laure Dagnet, « Le mouvement Territoires de progrès, aile gauche de La République en marche, se reverra après les municipales », sur Franceinfo, (consulté le ).
- ↑ « Après les législatives, l’aile gauche de la majorité décimée », Le Monde.fr, (lire en ligne)
- ↑ « Elisabeth Borne à Matignon : pourquoi Macron a pris cette décision », sur LExpress.fr, (consulté le )
- ↑ « La République en marche devient officiellement Renaissance », sur 20minutes.fr (consulté le ).
- ↑ « La gauche de la macronie : se diviser pour ne toujours pas régner », sur Libération, (consulté le ).
- Lucie Alexandre, « Européennes : des représentants de «l’aile gauche ratée» de la macronie sur la liste de Valérie Hayer », sur Libération, (consulté en ).
- ↑ Pascal Larcher, « Le premier local du parti Territoires de progrès dans l'Allier inauguré à Moulins »
, sur La Montagne,
- ↑ « Territoires de Progrès (TDP) se renomme «Démocrates et Progressistes» », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « Idées et positionnement politique », sur territoiresdeprogres.com (consulté le ).
- ↑ Alexandre Lemarié, « L’aile gauche de la majorité s’organise pour « faire contrepoids » à la droite », sur Le Monde, (consulté le ).
- ↑ « Territoires de progrès, nouveau parti fondé par d'ex-PS », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
- ↑ Jérôme Lefilliâtre et Sébastien Tronche, « Les ailes gauche de LREM recrutent au gouvernement », sur Libération.fr, (consulté le )
- ↑ « Parlementaires adhérents », sur territoiresdeprogres.com.
- ↑ « Parlementaires adhérents », sur territoiresdeprogres.com.
- ↑ En nombre de voix.
Liens externes
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- Site officiel
- Ressources relatives aux organisations :