Communauté de communes du Pays du Coquelicot

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Communauté de communes
du Pays du Coquelicot
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Siège Albert
Communes 66
Président Michel Watelain (DVD)
Date de création 26 décembre 2001
Code SIREN 248 000 747
Démographie
Population 28 499 hab. (2014)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Superficie 464 km2
Localisation
Localisation de l'EPCI dans le département de la Somme
Localisation de l'EPCI dans le département de la Somme
Liens
Site web http://www.paysducoquelicot.com/
Fiche Banatic Données en ligne

La communauté de communes du Pays du Coquelicot est une communauté de communes française, située dans l'est du département de la Somme.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette communauté de communes créée par un arrêté préfectoral du [1] s'appelait Communauté de communes de la région d'Albert - Acheux en Amiénois et Bray-sur-Somme avant l'intervention de l'arrêté préfectoral du 29 octobre 2004[2]. Le nouveau nom rappelle que le territoire de la Communauté se trouve au cœur du territoire de la Bataille de la Somme de 1916.

Le territoire communautaire[modifier | modifier le code]

Au , le territoire couvre 464 km2 pour 28 499 habitants en 2014[3]

Composition[modifier | modifier le code]

Cette communauté de communes est composée, en 2017, des 66 communes suivantes[1] :

Liste des communes de l’intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Albert
(siège)
80016 Albertins 13,80 10 064 (2014) 729
Acheux-en-Amiénois 80003 Achéens 7,07 631 (2014) 89
Arquèves 80028 Arquevois 7,64 162 (2014) 21
Auchonvillers 80038 Auchonvillois 5,72 133 (2014) 23
Authie 80043 9,93 298 (2014) 30
Authuille 80045 Authuillois 3,58 169 (2014) 47
Aveluy 80047 Abelloluciens 6,64 523 (2014) 79
Bayencourt 80057 Bayencourtois 1,84 80 (2014) 43
Bazentin 80059 Bazentinois 5,10 78 (2014) 15
Beaucourt-sur-l'Ancre 80065 3,51 98 (2014) 28
Beaumont-Hamel 80069 8,31 205 (2014) 25
Bécordel-Bécourt 80073 3,57 162 (2014) 45
Bertrancourt 80095 Bertrancourtois 6,09 226 (2014) 37
Bouzincourt 80129 Bouzincourtois 8,11 552 (2014) 68
Bray-sur-Somme 80136 16,81 1 221 (2014) 73
Buire-sur-l'Ancre 80151 5,28 308 (2014) 58
Bus-lès-Artois 80153 Buséens 6,74 138 (2014) 20
Cappy 80172 Cappitois 11,91 517 (2014) 43
Carnoy 80175 3,00 105 (2014) 35
Chuignolles 80195 4,86 156 (2014) 32
Coigneux 80201 2,88 50 (2014) 17
Colincamps 80203 4,38 84 (2014) 19
Contalmaison 80206 Contalmaisonais 5,67 120 (2014) 21
Courcelette 80216 Courcelettois 4,66 149 (2014) 32
Courcelles-au-Bois 80217 2,02 181 (2011) 90
Curlu 80231 Curvelogiens 5,89 140 (2014) 24
Dernancourt 80238 Dernancourtois 6,63 474 (2014) 71
Éclusier-Vaux 80264 6,34 82 (2014) 13
Englebelmer 80266 9,41 307 (2014) 33
Étinehem-Méricourt 80295 18,22 592 (2014) 32
Forceville 80329 7,57 177 (2014) 23
Fricourt 80366 Fricourtois 11,30 504 (2014) 45
Frise 80367 6,15 192 (2014) 31
Grandcourt 80384 8,38 183 (2014) 22
Harponville 80420 Harponvillois 2,75 188 (2014) 68
Hédauville 80425 Hédauvillois 4,04 120 (2014) 30
Hérissart 80431 Hérissartois 7,39 607 (2014) 82
Irles 80451 Irlois 5,38 102 (2014) 19
Laviéville 80468 2,15 171 (2014) 80
Léalvillers 80470 2,23 170 (2014) 76
Louvencourt 80493 Louvencourtois 7,74 276 (2014) 36
Mailly-Maillet 80498 Maillotins 11,14 611 (2014) 55
Mametz 80505 7,25 177 (2014) 24
Maricourt 80513 7,52 174 (2014) 23
Marieux 80514 4,07 117 (2014) 29
Méaulte 80523 Méaultois 10,75 1 289 (2014) 120
Mesnil-Martinsart 80540 8,76 237 (2014) 27
Millencourt 80547 Millencourtois 5,79 220 (2014) 38
Miraumont 80549 Miraumontois 13,96 680 (2014) 49
Montauban-de-Picardie 80560 Montalbanais 7,67 248 (2014) 32
Morlancourt 80572 Morlancourtois 11,87 373 (2014) 31
La Neuville-lès-Bray 80593 4,03 266 (2014) 66
Ovillers-la-Boisselle 80615 9,61 446 (2014) 46
Pozières 80640 Poziérois 3,24 255 (2014) 79
Puchevillers 80645 Puchévillois 14,24 542 (2014) 38
Pys 80648 Pyssois 5,05 118 (2014) 23
Raincheval 80659 6,80 283 (2014) 42
Saint-Léger-lès-Authie 80705 4,29 92 (2014) 21
Senlis-le-Sec 80733 Senlisiens 8,28 292 (2014) 35
Suzanne 80743 8,66 173 (2014) 20
Thiepval 80753 4,40 130 (2014) 30
Thièvres 80756 3,67 62 (2014) 17
Toutencourt 80766 Toutencourtois 14,37 481 (2014) 33
Varennes 80776 7,24 216 (2014) 30
Vauchelles-lès-Authie 80777 4,70 152 (2014) 32
Ville-sur-Ancre 80807 Villains 5,95 267 (2014) 45

Enjeux du territoire[modifier | modifier le code]

Le projet de plan d'aménagement et de développement durable (PADD) du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de 2016-17 fixe les orientations suivantes au développement de l'intercommunalité[4] :

  1. Conforter une activité économique basée sur la performance industrielle et l’économie présentielle ;
  2. Soutenir l’agriculture, pilier de l’économie ;
  3. Asseoir le tourisme comme l’un des moteurs de l’économie locale  ;
  4. Gérer une consommation foncière respectueuse des milieux agricoles, naturels et forestiers ;
  5. S’appuyer sur une mobilité durable exemplaire ;
  6. Répondre au besoin en logements ;
  7. Faciliter la réalisation de bons parcours résidentiels par la diversification de l’offre de logements ;
  8. Garantir les bonnes conditions d’habitation au sein du parc existant ;
  9. Faire des logements du Pays du Coquelicot un vecteur d’attractivité ;
  10. Répondre aux besoins en matière d’hébergement et d’accès au logement ;
  11. Créer des équipements complémentaires et de proximité ;
  12. Valoriser les secteurs reconnus pour leur biodiversité remarquable ;
  13. Prévenir et gérer les risques pour le bien des personnes et des constructions ;
  14. Projeter des constructions durables et respectueuses de l’Environnement ;
  15. Valoriser le patrimoine paysager, bâti et naturel du territoire ;
  16. Piloter et animer le PLUi.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique du territoire communautaire
tel qu'existant au
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2014
28 246 28 470 27 709 26 841 26 911 27 966 28 499
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes.
(Source : INSEE RGP 2014[5])

Administration[modifier | modifier le code]

Siège[modifier | modifier le code]

La communauté a emménagé en 2008 dans son nouveau siège, constitué par les locaux construit en 1947 et 1971 pour la coopérative La Solidaire et ont été réhabilités à cette occasion. Ils sont situés 6 rue Émile Zola à Albert[1].

Élus[modifier | modifier le code]

L'intercommunalité est administrée par un conseil communautaire constitué, en 2017, de 95 délégués représentant chacune des communes membres, répartis en fonction sensiblement de leur population[6].

À la suite de la démission de Stéphane Demilly, président fondateur de l'intercommunalité, frappé par la législation limitant le cumul des mandats en France à la suite de sa réélection comme député de la Somme, le conseil communautaire a élu le son nouveau président, Michel Watelain, maire de Laviéville et ancien premier vice-président, ainsi que ses 8 vice-présidents, qui sont[7] :

  1. Franck Beauvarlet, conseiller départemental d'Albert et maire d'Étinehem-Méricourt chargé du tourisme ;
  2. Gérard Houssé, maire de Hérissart, chargé de l’eau, l’assainissement, la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondation (Gemapi) et la lutte contre l’érosion des sols ;
  3. Claude Cliquet, maire d’Albert, chargé de l'habitat, urbanisme, aménagement numérique ;
  4. Marcel Herbet, chargé du patrimoine intercommunal et des travaux ;
  5. Jean-Paul Devauchelle, maire d'Acheux-en-Amiénois, chargé de l'environnement et de la prévention des déchets ;
  6. Jean-Luc Fourdinier, maire de Bazentin, chargé de l'administration générale et de la commande publique ;
  7. Monique Vaquette, maire adjointe de Bray-sur-Somme, chargée de la jeunesse ;
  8. Geneviève Lebailly, maire de Senlis-le-Sec, chargée de la culture et de la communication.

Ensemble, ils forment le bureau de l'intercommunalité pour la fin de la mandature 2014-2020.

Liste des présidents[modifier | modifier le code]

Liste des présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2002 juillet 2017[8] Stéphane Demilly UDF Maire d'Albert (1989 → 2017)
député de la Somme (5e circ.) (2002 → )
Démissionnaire à la suite de sa réélection comme député.
juillet 2017[7] en cours
(au 24 octobre 2017[9])
Michel Watelain DVD Exploitant agricole
Maire de Laviéville (2001 → )

Les compétences[modifier | modifier le code]

Les communes membres ont transféré à la communauté les responsabilités suivantes, dans les conditions définies par le code général des collectivités territoriales[réf. nécessaire] :

  • Aménagement de l'espace
    • Mise en place du SCoT et toute étude globale d'intérêt communautaire.
    • Mise en place de Zone d'aménagement concerté
    • Accompagnement des Communes dans l'élaboration de leurs documents d'urbanisme.
  • Développement économique
    • Animation économique et aménagement du territoire
    • Études, programmation, acquisitions foncières et création de la plate-forme aéro-industrielle de Haute Picardie et d'un espace économique à proximité de Méaulte.
    • Acquisition foncière, aménagement et gestion des zones d'intérêt communautaire de plus d'1 hectare.
  • Protection de l'environnement
    • Études concernant l'assainissement : Schémas directeurs
    • Études permettant la recherche d'eau.
    • Études concernant la lutte contre les inondations
    • Collecte, traitement et valorisation des déchets des ménages
  • Logement et cadre de vie
    • Études et actions d'animations auprès des habitants, de type OPAH
    • Permanences d'information auprès des propriétaires et locataires, notamment avec l'ADIL (Association Départementale d'Information sur le Logement).
    • Programme local de l'habitat
  • Voirie
    • Création ou aménagement et entretien de la voirie du domaine public dite "intercommunale" définie à partir de critères notamment : Circuit scolaire - Zone d'activités d'intérêt communautaire - Voie touristique - Autre voie structurante[10]
    • Déneigement de la voirie
  • Jeunesse
    • Financement de la mission locale
    • Ateliers ados pendant les petites vacances.
    • Centre de loisirs sans hébergement ou centres d'animation jeunesse
  • Culture & Communication
  • Transports
    • Transport collectif à la demande
  • Tourisme de Loisirs
    • Écoles de pêche
    • Promotion touristique et accueil des visiteurs.
    • Entretien des circuits de randonnées labellisés par le Département
  • Rôle de Conseil auprès des communes

Les élus ont décidé d'anticiper dès 2018 le transfert obligatoire en 2020 de la compétence eau et assainissement[11]. De même, l'intercommunalité exerce dès 2018 les compétences gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) et la lutte contre le ruissellement et l’érosion des sols[12].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

La Communauté de communes est un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre.

Afin de financer l'exercice de ses compétences, l'intercommunalité perçoit la fiscalité professionnelle unique[1] (FPU) – qui a succédé à la taxe professionnelle unique (TPU) – et assure une péréquation de ressources entre les communes résidentielles et celles dotées de zones d'activité.

Elle perçoit également une bonification de la dotation globale de fonctionnement (DGF) et collecte une taxe d'enlèvement des ordures ménagères[1] (TEOM), qui finance le fonctionnement de ce service public. Le taux de cette taxe est de 13,40 % en 2016 et 2017[13].

Le budget 2017 s'élève à 13,5 millions d'euros en fonctionnement et 2,2 millions d'euros en investissement, auquel s'ajoutent les budgets annexes des zones d'activité (0,5 millions d'euros) et du service public d'assainissement non-collectif ou SPANC (0,4 millions d'euros)[13].

Organismes de regroupement[modifier | modifier le code]

L'intercommunalité est melmbre, en 2017, des organismes publics suivants[1] :

  • Syndicat mixte Somme numérique ;
  • Syndicat mixte du Pays du Grand Amiénois ;
  • Syndicat mixte pour la plate-forme aéro-industrielle de haute Picardie ;
  • Syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA).

Réalisations et projets[modifier | modifier le code]

Développement économique[modifier | modifier le code]

  • la plate-forme aéro-industrielle réalisée dans le cadre d'un syndicat mixte avec le Département de la Somme. Ce projet de 40 millions d'euros est financé par l'Union Européenne (22,5 %), la Région Picardie (30 %), le Département (30 %), Airbus (11,25 %) et la Communauté de Communes (6,25 %). À ce titre, la communauté versera en 2008 468.000 €.
  • Le parc d'activité Henry-Potez à Albert
  • Le projet de ZAC du Coquelicot située à Méaulte et Bécordel-Bécourt, entre Airbus et l'Aéroport Albert-Picardie

Zone de développement de l'éolien (ZDE[modifier | modifier le code]

Le Conseil communautaire du a approuvé un projet de ZDE portant sur 19 communes, principalement situées au nord du territoire communautaire, qui pourraient donc accueillir des éoliennes, si le Préfet approuve le dossier.

Habitat[modifier | modifier le code]

La communauté a mené une OPAH de 2005 à 2008 qui a permis d'améliorer 371 logements sur 54 des communes de la Communauté. 46 logements vacants ont été remis sur le marché[14]. Compte tenu de ces résultats, une nouvelle OPAH sera lancée en 2008 pour 3 ans.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références
  1. a, b, c, d, e et f « CC du Pays du Coquelicot (N° SIREN : 248000747) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 31 décembre 2017).
  2. SOURCE Arrêté préfectoral approuvant une modification statutaire du 29 octobre 2004 (page 21 du document)
  3. Communauté de Communes du Pays du Coquelicot, « Portail de la Communauté de Communes du Pays du Coquelicot - Les Communes », (consulté le 8 décembre 2013)
  4. Bureau d’études Environnement Conseil - Groupe Auddicé, « Réunions publiques de présentation du PADD » [PDF], Communauté de communes du Pays du coquelicot, (consulté le 31 décembre 2017).
  5. INSEE, Recensement général de la population 2014, Document mentionné en liens externes.
  6. « Un nouveau président pour la communauté de communes », LE MAG’ du Pays du Coquelicot, no 32,‎ , p. 3 (lire en ligne [PDF]).
  7. a et b Aude Collina, « Le 1er vice- président du Pays du coquelicot passe au 1er plan : Michel Watelain a saisi la place fournie par Stéphane Demilly mercredi 12 juillet. Seule anicroche  : des délégués auraient préféré que le président et ses huit bras-droit diminuent leurs indemnités. », Courrier Picard,‎ (lire en ligne).
  8. « Stéphane Demilly n’est plus maire d’Albert », Courrier Picard,‎ (lire en ligne).
  9. Vincent Hery, « Michel Watelain, président du Pays du coquelicot: «J’aimoins tendance à respecter le politiquement correct» : Premier vice-président de l’intercommunalité, le maire de Laviéville en a pris les commandes début juillet. Il fait le point sur sa prise de fonction et ses ambitions », Courrier Picard,‎ (lire en ligne).
  10. NOTA : La liste de la voirie dite "intercommunale" d'intérêt communautaire est annexée à l'arrêté préfectoral approuvant les statuts.
  11. Benjamin Mérieau, « Les élus du Pays du coquelicot lâchent l’eau avec regret : La prise de compétence eau par l’intercommunalité inquiète des maires », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  12. « L’eau et l’assainissement changent d’échelle : promulguée le 7 août 2015, la loi portant Nouvelle Organisation Territoriale de la République (dite loi “ NOTRé ”) confie de nouvelles compétences aux régions et redéfinit clairement les compétences attribuées à chaque collectivité territorial », LE MAG’ du Pays du Coquelicot, no 32,‎ , p. 8-9 (lire en ligne [PDF]).
  13. a et b « Le budget 2017 », LE MAG’ du Pays du Coquelicot, no 31,‎ , p. 2 (lire en ligne [PDF]).
  14. Chiffres arrêtés au 30 juin 2007, publiés dans le Magazine du Pays du Coquelicot No 12 de janvier 2008.