Femu a Corsica

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Femu a Corsica
Image illustrative de l’article Femu a Corsica
Logotype officiel.
Présentation
Secrétaire national Jean-Félix Acquaviva
Idéologie Autonomisme[1],[2]
Régionalisme[3]
Affiliation européenne Alliance libre européenne
Coalition Pè a Corsica
Site web femuacorsica.com
Représentation
Conseillers de l'Assemblée de Corse
28 / 63
Députés élus en Corse
3 / 4

Femu a Corsica (en français : « Faisons la Corse ») est un parti politique autonomiste corse, constitué pour la première fois à l'occasion des élections territoriales de 2010, sous forme de coalition politique. Celle-ci se formalise officiellement lors du congrès fondateur du parti, à Corti, le 15 octobre 2017. Les trois composantes originelles de la coalition, Inseme per a Corsica, le Parti de la nation corse (PNC) et Chjama naziunale, y actent leur fusion ainsi que leur ouverture à de nouvelles organisations telles que le mouvement citoyen PUDEMU[4]. Le chef de file du parti est Gilles Simeoni.

À la suite de la victoire de la liste Pè a Corsica (coalition Femu a Corsica - Corsica Libera) aux élections territoriales de 2017, Femu a Corsica obtient 28 des 63 sièges de l'Assemblée de Corse. Gilles Simeoni est renouvelé dans ses fonctions de président du conseil exécutif de Corse, qu'il occupe depuis 2015. Il est désormais chargé de la nouvelle Collectivité de Corse, collectivité sui generis née le 1er janvier 2018.

Histoire[modifier | modifier le code]

Élection territoriale de 2010[modifier | modifier le code]

Constitution de la liste[modifier | modifier le code]

En novembre 2009, Inseme per a Corsica lance un appel à l’ensemble des forces politiques pour que ces élections soient véritablement historiques, en permettant l’émergence d’une majorité politique nouvelle, porteuse d’une véritable alternative au service de la Corse[5].

En janvier 2010, un accord est trouvé entre les trois formations politiques : PNC, Inseme et Chjama naziunale. La liste est ouverte à I verdi corsi et à Via Prugressista, mais des divergences existent notamment sur l’élaboration de la liste[6]. Ces deux derniers partis ne rejoindront pas finalement la coalition.

Déroulement de l'élection[modifier | modifier le code]

Les nationalistes présentent, eux, deux listes. En effet, les nationalistes dits « modérés » de Gilles Simeoni et Jean-Christophe Angelini (prônant l'autonomie) ont voulu mener cette élection sans les nationalistes dits « radicaux » de Jean-Guy Talamoni (prônant l'indépendance), et refusant la stratégie d'union proposée par ces derniers. Ainsi, Gilles Simeoni mène la liste Femu a Corsica et Jean-Guy Talamoni est en tête d'une liste Corsica libera.

Une des surprises du premier tour de l'élection est la hausse spectaculaire des nationalistes puisque la liste Femu a Corsica de Gilles Simeoni et Jean-Christophe Angelini se place en seconde position avec 18,40 % des suffrages. Pourtant, malgré leurs appels à un « contrat de mandature » avec la gauche, cette dernière ne l'invita pas à ses réunions d'union, pas plus qu'elle n'a répondu à la réunion initiée par Femu a Corsica le 16 mars, où seuls les indépendantistes étaient présents. Les indépendantistes de Corsica libera menés par Jean-Guy Talamoni ont, eux aussi, enregistré un bon score (9,36 %) leur permettant d'être présents au second tour[7],[8].

Au second tour et pour la première fois depuis 1984, la Corse bascule à gauche. C'est la liste d'union de la gauche conduite par Paul Giacobbi qui arrive en tête avec 36,62 %. Elle est suivie par la liste Majorité présidentielle menée par Camille de Rocca Serra. Les nationalistes modérés de Gilles Simeoni et Jean-Christophe Angelini confirment un peu plus leur ancrage en se plaçant juste derrière la liste sortante avec 25,89 %. Les nationalistes radicaux arrivent en dernière position de ce scrutin avec 9,85 %. En nombre de sièges, la liste Femu a Corsica (Gilles Simeoni) obtient 11 sièges et devient le 3e groupe de l'assemblée.

Élections cantonales de 2011[modifier | modifier le code]

En Corse du Sud, Femu a Corsica présentent des candidats dans les cantons d'Ajaccio-3, de Bastelica, des Deux-Sevi (Antoine Versini obtient 42 % au 2e tour), de Porto-Vecchio (où Jean-Christophe Angelini est élu au 2e tour avec 53,72 %).

Élections législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Femu a Corsica présente des candidats en Corse et se qualifie pour le second tour dans deux des quatre circonscriptions.

Hors de Corse, il est à noter que Femu a Corsica présente aussi un candidat aux élections législatives de 2012 dans la première circonscription des Alpes-Maritimes en alliance avec le Parti occitan[9].

Élections départementales de 2015[modifier | modifier le code]

En Haute-Corse, trois candidats de Femu a Corsica sont élus dans les cantons de Bastia 1, Bastia 2 et Bastia 3.

Élection territoriale de 2015[modifier | modifier le code]

Les nationalistes corses modérés de Femu a Corsica affirment, le à Corte (Haute-Corse), leur volonté de prendre le pouvoir lors des élections territoriales de 2015 en dialoguant avec des représentants de toutes les formations politiques insulaires. Ils acceptent ainsi la main tendue en août 2015 par Corsica libera en vue d'être majoritaires en 2015[10]. Aussi, les deux listes fusionnent entre les deux tours, et parviennent à s'imposer comme la première force politique de l'île[11]. Le 17 décembre, Gilles Simeoni est élu président du Conseil exécutif[12].

Élections territoriales de 2017[modifier | modifier le code]

Lors des élections territoriales de 2017, les partis Femu a Corsica et Corsica Libera font liste commune au sein de la coalition Pè a Corsica. Ils obtiennent 41 sièges sur 63.

Avec 28 élus, Femu a Corsica devient le principal groupe politique de l'Assemblée de Corse.

Le groupe est présidé par Hyacinthe Vanni qui est également Vice-Président de l'Assemblée de Corse.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Assemblée de Corse[modifier | modifier le code]

Année 1er tour 2e tour Rang Sièges
Voix % Voix %
2010 24 057 18,40 37 224 25,89 3e
11 / 51
2015 24 603 17,62 52 839[13] 35,34 1er
16 / 51
2017 au sein de Pè a Corsica
41 / 63

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (co) « Femu a Corsica », sur www.femuacorsica.com (consulté le 11 novembre 2017).
  2. « Gilles Simeoni : "Je suis dans une position de combat politique pour faire reconnaître mon peuple et ses droits" du 16 février 2016 », France Inter,‎ (lire en ligne).
  3. Laurent de Boissieu, « Femu a Corsica (FEMU) », sur france-politique.fr, .
  4. Laurent de Boissieu, « Pulitica è Demucrazia in Muvimentu (PUDEMU) », sur france-politique.fr, .
  5. « Faire des élections territoriales de mars 2010 un moment historique pour la Corse », blog d'Edmond Siméoni, 27 novembre 2009.
  6. « Un accord politique au service de la Corse », blog d'Edmond Siméoni, 26 janvier 2010.
  7. « Les nationalistes corses en forme, l'UMP abattue », L'Express, 14 mars 2010.
  8. « Corse : L'UMP en difficulté, percée de Simeoni (18,4 %), Giacobbi gagne la primaire à gauche », LibéMarseille, 14 mars 2010.
  9. « Le blog d'Alix HORSCH-FILIPPI », sur Le blog d'Alix HORSCH-FILIPPI.
  10. « La rentrée politique de Femu a Corsica », France 3 Corse, 3 septembre 2011.
  11. « Corse : Gilles Simeoni, le nationaliste qui est parvenu à séduire au-delà de son camp », sur Le Figaro, (consulté le 28 décembre 2015).
  12. « Gilles Simeoni, élu président du Conseil exécutif », sur Le Figaro, (consulté le 28 décembre 2015).
  13. Avec Corsica libera, qui a obtenu 7 sièges.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]