Le Chambon-Feugerolles

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Le Chambon-Feugerolles
Le Chambon-Feugerolles
Vue générale du Chambon-Feugerolles.
Blason de Le Chambon-Feugerolles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Canton Saint-Étienne-2
Intercommunalité Saint-Étienne Métropole
Maire
Mandat
Jean-François Barnier
2014-2020
Code postal 42500
Code commune 42044
Démographie
Gentilé Chambonnaires
Population
municipale
12 656 hab. (2015 en diminution de 1,52 % par rapport à 2010)
Densité 723 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 49″ nord, 4° 19′ 33″ est
Altitude 496 m
Min. 464 m
Max. 849 m
Superficie 17,51 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.lechambon.fr

Le Chambon-Feugerolles est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune située à moins de 10 km de Saint-Étienne, se trouve sur l'axe de communication reliant l’Auvergne à la région Rhône-Alpes. La ville est située au cœur de la vallée de l’Ondaine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Le Chambon-Feugerolles
Roche-la-Molière Roche-la-Molière La Ricamarie
Firminy Le Chambon-Feugerolles La Ricamarie
Firminy Saint-Romain-les-Atheux
Saint-Just-Malmont
Firminy
Saint-Romain-les-Atheux

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Chambon-Feugerolles est traversé par la rivière Ondaine et de quelques-uns de ses affluents (le Cotatay, le Valchérie, le Malval, l'Echapre et le Borde-Matin).

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal se trouve au-dessus du bassin houiller de la Loire.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Plan du réseau de transport (cliquer sur le lien pour le visualiser).

La commune est desservie par trois lignes de la STAS (Société de l'agglomération stéphanoise) pour le compte de Saint-Étienne Métropole, la gare TER (tarification STAS avec un pass Oùrà) et une ligne du réseau départemental TIL :

  • la ligne  M1 (Bellevue / Église Le Corbusier) offre un bus toutes les 8 à 10 minutes vers Firminy (de 4 h 30 à 23 h) et vers Bellevue et La Ricamarie (de 4 h 20 à 22 h 45). La ligne fonctionne tous les jours (le dimanche, un bus toutes les 24 minutes) ;
  • la ligne  30 (Eglise Chambon - Place du Breuil, Firminy - Unieux Bourg - Le Pertuiset) permet de relier le centre du Chambon-Feugerolles et ses quartiers à Firminy et Unieux, du lundi au dimanche. Elle fonctionne de 5 h 30 à 20 h 16 avec un bus toutes les 20 à 30 minutes la semaine et toutes les heures le dimanche ;
  • la ligne  35 quant à elle rabat sur le centre-ville du Chambon les quartiers de la Michalière et des Eaux Vives. Elle offre un départ toutes les heures de 7 h à 19 h ;
  • la ligne de TER Firminy / Châteaucreux permet de rejoindre en 10 minutes le tram (ligne  T1 et  T3) à Bellevue ou en 4 minutes le centre de Firminy. L'accès au TER + réseau STAS est permis grâce aux pass Oùra. Circulant tous les jours, l'offre est importante (21 allers et 25 retours), tout comme l'amplitude (de 5 h 55 à 22 h 55 vers Bellevue, et de 7 h à 22 h 25 vers Firminy) ;

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La cité de la Romière-Bouchet, excentrée et séparée du reste de la ville par la RN 88, est considérée comme le quartier avec le plus de difficultés sociales de la vallée de l'Ondaine. Il est classé en zone urbaine sensible (ZUS) et fait l'objet d'un programme Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).

Logement[modifier | modifier le code]

La romiere le bouchet était un tres grand quartier dans les années 70 mais apres avoir vu venir beaucoup d'imigration l'etat decida de détruire une partis du quartier parce que ce quartier etait devenu une zone sensible toucher par la delinquance ce qui a present moin le cas .

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Chambon : Cambo en gaulois signifiant « courbe », méandre de la rivière, le toponyme peut désigner par extension une « étroite bande de terre ».

Feugerolles tire son nom de la famille d'Ogerolles (issu du latin Algirolis)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jarez.

Origines et âge d'or[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, le bourg existait, dominé par le seigneur de Feugerolles qui avait le privilège de la justice et de l’administration. Il comptait, comme de nombreux villages, quelques forgerons et fabricants d’arbalètes.

La permutation de 1173 entre le comte de Forez et l'Église de Lyon indique que quiconque aura le château de Feugerolles devra hommage lige et fidélité au comte[2].

L'église Saint-Clément du Chambon apparaît en 1183 dans les possessions de l’abbaye de l’Île Barbe[3] et la cure de la paroisse était à la nomination de celle de Firminy dépendant du même monastère.

Au XVIe siècle, l’activité de la coutellerie se développe.

La métallurgie apparaît dans la seconde moitié du XIXe siècle avec l’installation des usines Crozet-Fourneyron, Claudinon, Chambert puis pendant la Première Guerre mondiale celle de Forges et Camargue qui produisait des aciers spéciaux. Les fabrications étaient assez variées : limes, pièces forgées ou moulées, éléments pour l’armement, outils… En 1880, la ville recensait 480 métallurgistes (772 en 1912), environ 1 000 ouvriers de forge et 900 pour la taille des limes.

Au XIXe siècle, Le Chambon-Feugerolles était le chef-lieu du canton de la vallée de l’Ondaine et donc le siège des fonctionnaires (juges de paix, greffiers, notaires, percepteur…).

À cette époque, le cadre de vie était plutôt médiocre du fait d’une forte activité industrielle. Il s’améliora sous l’impulsion de la municipalité de Pétrus Faure, à qui les Chambonnaires renouvelèrent leur confiance de 1925 à 1971 (sauf pendant la guerre).

Le Chambon-Feugerolles est né de la fusion de deux communes en 1832.

En 1843, la commune cède une partie du territoire lors de la création de la commune voisine de La Ricamarie.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Le , une importante crue de l'Ondaine et des petits rus qui descendent du plateau du Bessy au nord de l'Ondaine, provoquée par d'importants orages, a inondé une partie de la ville du Chambon-Feugerolles et provoqué de nombreux dégâts mais aucune victime[4]. Malgré le caractère rapide de la crue (environ une demi-heure), l'eau est montée jusqu'à 1,7 m dans certaines habitations. Les services météorologiques avaient pourtant émis une alerte aux orages pouvant être localement forts.

En 2008, un incendie ravage le gymnase Guy-et-Alain, l'un des principaux lieux sportifs de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville, place Jean-Jaurès.

Le , Jean-François Barnier, maire de la commune depuis 1988, est élu président de la Fédération des maires de la Loire[5], association départementale liée à l'Association des maires de France.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Antoine Thevenon    
1947 1971 Pétrus Faure SFIO puis PS  
mars 1971 mars 1983 Jean Moulin PS  
mars 1983 1988 André Cognet UDF  
1988 en cours Jean-François Barnier UDF puis SE
puis UDI
Vice-président du Conseil général de la Loire
Vice-président de Saint-Étienne Métropole

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune du Chambon-Feugerolles sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Le Chambon-Feugerolles Maire Jean-François Barnier 2014 2020
Cantonales Le Chambon-Feugerolles Conseiller général Jean-François Barnier 16 mars 2008 2015
Législatives 4e circonscription Député Dino Cinieri juin 2017
Régionales Auvergne-Rhône-Alpes Président du conseil régional Laurent Wauquiez 2021
Présidentielles France Président de la République Emmanuel Macron mai 2022

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Chambonnaires.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[6],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 12 656 habitants[Note 2], en diminution de 1,52 % par rapport à 2010 (Loire : +1,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1801 2451 2341 4261 6004 0134 0283 6743 868
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 3075 5146 9546 7728 3148 1608 5329 0169 915
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
11 52812 01112 71413 51614 78915 10614 80215 65317 695
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
20 32021 98720 09118 14916 07014 09012 77612 49612 656
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Clément.
La Forge, ancienne usine reconvertie en salle de spectacle.
  • L'église Saint-Clément du XIXe siècle, d'un style néo-classique.
  • Le château de Feugerolles, monument d'architecture militaire et civile des XIVe et XVe siècles.
  • La Vierge du Chambon-Feugerolles dite « La Madone ».
  • Salle de spectacles La Forge.
  • Espace culturel Albert-Camus.
  • La vallée et Notre-Dame de Cotatay.
  • Le puits du Marais.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « trois fleurs » au concours des villes et villages fleuris[9].

Voies[modifier | modifier le code]

311 odonymes recensés à Le Chambon-Feugerolles
au 21 avril 2014
Allée Ave. Bld Carr. Chemin Cité Côte Cours Imp. Montée Pass. Place Route Rue Sentier Square Autres Total
78 4 [N 1] 1 [N 2] 0 18 8 2 [N 3] 0 13 0 0 8 [N 4] 2 [N 5] 119 [N 6] 0 1 [N 7] 57 [N 8] 311
Notes « N »
  1. Avenue André Citroen, Avenue Charles de Gaulle, Avenue de Gaffard et Avenue du Parc.
  2. Boulevard d'Auvergne.
  3. Côte de Poix et Côte Gravelle
  4. Dont Place du 8-Mai-1945.
  5. Route de Malmont et Route Nationale 88.
  6. Dont Rue du 19-Mars-1962 et Rue du 11-Novembre.
  7. Square Louis Huguet.
  8. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, parcs, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Chambon-Feugerolles.svg

Armoiries du Chambon-Feugerolles :
D’azur à l’engrenage d’or posé sous la bande aux attributs de mine, boulonnerie et limes posés au-dessus de la bande, à la bande de gueules brochant, chargée de trois abeilles d’argent, au chef de vair qu’est Lavieu¹, à la couronne murale de quatre tours.

¹ Le château de Feugerolles est vendu en 1260 à Hugues de Lavieu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. J.-M. de la Mure, Histoire des Ducs de Bourbon et des Comtes de Forez, Volume 2. p. 14. Lire en ligne
  2. "Mais quiconque aura le château de Saint-Priest, ou de Rochetaillée, ou le Château-Roche, ou de Fougerolles, ou de Grangent, doit hommage lige & fidélité au Comte". Bulle du Pape Alexandre III confirmant la permutation de 1173-1174 http://museedudiocesedelyon.com/MUSEEduDIOCESEdeLYONlettrepapepermutation1174.htm
  3. Masures de l'Ile-Barbe, Tome 1, p. 65. Lire en ligne
  4. Dépêche AFP sur le site de France 3 « Copie archivée » (version du 7 novembre 2004 sur l'Internet Archive).(attention, une erreur dans la source France3 : l'Ondaine n'a aucun affluent qui porte le nom d'Ecotay mais un affluent du nom de Cotatay[réf. nécessaire])
  5. Présentation de la Fédération des maires de la Loire sur le site de l'Association des maires de France.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  10. [PDF] « Amiral Edouard Scott de Martinville Chargé de mission auprès du ministère de la défense », sur archives.livreblancdefenseetsecurite.gouv.fr, Ministère de la Défense (France) (consulté le 29 décembre 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Société d'Histoire du Chambon-Feugerolles, Le Chambon-Feugerolles, collection « Mémoires en Images », éditions Alan Sutton (Grande-Bretagne), 2000.

Liens externes[modifier | modifier le code]