Génération écologie

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Génération Ecologie
Image illustrative de l'article Génération écologie
Logotype officiel.
Présentation
Président Yves Piétrasanta
Fondation 1991
Siège 48 rue Claude Balbastre - 34 070 Montpellier
Vice-présidents Michel Villeneuve et Angelo Giordano
Secrétaire général Yannick Le Moing
Porte-paroles Eric Grasset et Elhadi Azzi
Idéologie Écologie
Couleurs bleu, vert
Site web http://www.generationecologie.net

Génération écologie (GE) est un mouvement politique écologiste français créé en 1991 par Brice Lalonde, Jean-Louis Borloo, Yves Piétrasanta, Noël Mamère et Corinne Lepage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la foulée du mandat ministériel de Brice Lalonde, le mouvement Génération écologie se constitue avec les militants écologistes issus pour beaucoup des Amis de la Terre. Il est créé à l'initiative de François Mitterrand pour concurrencer Les Verts avant les élections régionales de 1992[1],[2].

Aux élections régionales de 1992, Génération écologie recueille 7,1 % des suffrages exprimés (104 élus), tandis que son concurrent Les Verts recueille 6,8 % des suffrages (105 élus)[3]. Dans le cadre de l'Entente des écologistes, qui présente des candidats communs issus de GE et des Verts, les écologistes obtiennent plus de 11 % des voix aux élections législatives de 1993 mais aucun élu.

En 1994, au congrès de Laval, Brice Lalonde est réélu président[4]. Génération écologie décide de ne pas passer d'accord électoral, contrairement aux Verts qui, à leur assemblée générale de Lille l'année précédente, ont décidé de la possibilité de passer des accords électoraux avec la gauche. C'est à cette époque que Noël Mamère, Yves Piétrasanta et Harlem Désir, ainsi que près d'un tiers des délégués, quittent Génération écologie[5],[6]. Le mouvement glisse alors vers la droite[7].

Après avoir constaté la défection de Jacques Delors, le conseil national de Génération écologie réuni à Paris appelle à voter pour Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 1995, avant de signer un accord avec Démocratie libérale en 1998.

Réélu président au congrès de Lille de 1997 puis à celui de Toulouse en 2000, Brice Lalonde poursuit ses accords avec Démocratie libérale tout en affirmant sa volonté de regrouper les écologistes « non Verts ».

Les élections municipales de 2001 confirment un certain ancrage local de Génération écologie, qui obtient environ 150 élus municipaux, en partie dans les grandes villes.

Mais les législatives de 2002 sont un échec. Brice Lalonde démissionne alors de la présidence et le congrès extraordinaire de Marseille, qui se tient en présence de la présidente du RPR, Michèle Alliot-Marie, élit France Gamerre, adjointe au maire de Marseille, chargée des affaires maritimes, comme présidente de Génération écologie.

Le parti change alors d'appellation pour Génération écologie-Les Bleus.

Le principe d’un partenariat avec la majorité présidentielle de droite est admis, mais Génération écologie ne sera jamais associée à cette majorité nationale, de quelque manière que ce soit.

C'est dans ces conditions que Génération écologie présente des listes indépendantes (mais ouvertes à des associations) aux élections régionales, en Île-de-France et en Normandie. En Haute-Normandie la liste de Génération écologie obtient 4,17 %. Les élections cantonales, avec une moyenne nationale de 4,5 %, confirment ce score.

Réélue à la tête du parti en 2005, France Gamerre s'attache à mettre en œuvre une politique de coordination avec les autres partis écologistes[8]. C'est sous son impulsion qu'un accord est trouvé pour les législatives de 2007 avec le MEI, le MHAN et Le Trèfle - Les nouveaux écologistes. Le bureau national décide de supprimer l'appellation « Les Bleus » associée au nom du parti qui redevient donc « Génération écologie ».

France Gamerre annonce son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2007[9],[10], mais ne parvient pas à réunir les signatures nécessaires (d'après ses déclarations elle aurait récolté 466 signatures sur les 500 exigées par la loi).

En 2008, le mouvement présente des candidats aux élections municipales et cantonales et obtient une centaine d'élus.

En 2008, Génération écologie tient sa 8e convention nationale et Jean Noël Debroise succède à France Gamerre à la présidence du mouvement, cette dernière ne se représentant pas conformément au principe de limitation des mandats que prône le parti[11].

En 2009, Génération écologie se réunit avec le MEI et La France en Action, pour former l'Alliance écologiste indépendante (AEI), alliance qui présente des listes aux élections européennes de 2009[12]. Le porte-parole national est Francis Lalanne, également tête de liste dans la circonscription du sud-est[13]. Génération écologie quitte l'AEI en novembre 2010.

En 2011, Yves Piétrasanta, revenu dans le parti, est élu président de Génération écologie, lors de sa 9e convention nationale[14],[15]

Au terme d’un vaste débat sur l’avenir et les objectifs de l’écologie politique, les délégués du mouvement ont, en effet, adopté la ligne politique pour les trois années en déclarant vouloir positionner Génération écologie comme le parti du XXIe siècle, celui du développement durable. Au cours d'une rencontre avec Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG) et candidat aux primaires du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2012, Yves Piétrasanta annonce la création d'un « pôle radical et écologiste » basé sur les « valeurs sociales, humanistes, républicaines, écologistes et européennes ». En décembre 2011, le parti annonce la signature de statuts avec le Parti radical de gauche mettant sur place un « Pôle radical et écologiste »[16].

Yves Piétrasanta est réélu président de Génération Ecologie pour 3 ans lors de la dixième convention nationale du parti à Montpellier le 29 novembre 2014.

En septembre 2015, Génération écologie pense intègrer l'Union des démocrates et écologistes, qui regroupe également d'anciennes personnalités d'EELV et du MoDem[17]. Finalement le 3 octobre 2015, Génération écologie annonce qu'il ne rejoindra pas l'UDE, car « les conditions ne sont pas réunies pour que Génération Ecologie entre dans la future Union démocrates et écologistes (UDE) » en soulignant que « les mandats électifs qui pourraient être confiés à des membres de Génération écologie doivent être subordonnés au respect des engagements écologistes et non l’inverse »[18].

En avril 2016, Cap21-LRC que préside Corinne Lepage et Génération Ecologie décident un rapprochement « dans le cadre d'un partenariat pour établir une plateforme d'action communes » en vue des élections de 2017.

Lors de la primaire de la gauche et des écologistes en vue de l'élection présidentielle, Génération Ecologie soutient Sylvia Pinel au 1er tour et Manuel Valls au second.

Génération Ecologie apporte son soutien à Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle de mai 2017.

Pour les législatives de juin 2017, Génération Ecologie présente des candidats en commun avec le PRG dans toute la France.

La prochaine convention nationale, qui verra l'élection du Président de GE ainsi que du Conseil national de Génération Ecologie aura lieu le samedi 7 octobre 2017 à Montpellier.

Génération Ecologie participe, depuis les élections présidentielles, avec le PRG, le Parti Radical Valoisien et l'UDE à la refondation du Centre. Cette refondation devrait aboutir, autour du Parti Radical réunifié, à la création d'une confédération de partis progressistes et écologistes en décembre 2017.

Liste des présidents[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

En 1992, Génération écologie seul recueille 7,2 % de suffrages aux élections régionales (108 élus), un résultat équivalent à celui des listes vertes. Les candidats communs de Génération écologie et des Verts recueillent 11 % aux élections législatives de 1993.

Aux élections municipales de 2001, Génération écologie obtient environ 150 élus municipaux, en partie dans les grandes villes.

Aux élections régionales de 2004, en Haute-Normandie, la liste de GE obtient 4,17 %. En Île-de-France, la liste « De l'oxygène pour l'Île-de-France » obtient 2,51 % des suffrages. Les candidats aux élections cantonales sous la bannière de Génération écologie obtiennent, quant à eux, une moyenne de 4,5 %.

En 2007, aux législatives, malgré l'accord signé avec deux autres partis se réclamant de l'écologie, Génération écologie ne remporte que 1,06 % des voix

En 2017, Génération Ecologie présente des candidats en commun avec le PRG dans plus de 50 circonscriptions en France

Génération Écologie compte en 2017 une trentaine d'élus en France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Noël Mamère raconte dans Mes vertes années, comment François Mitterrand lui a demandé de participer au lancement de ce parti.
  2. Pierre Serne, Des Verts à EELV, 30 ans d'histoire de l'écologie politique, Les Petits matins, , 128 p. (ISBN 978-2-36383-128-6), p. 51
  3. Yannick Rumpala, Régulation publique et environnement : Questions écologiques. Réponses économiques, Éditions L'Harmattan, mars 2003, 374 p.  (ISBN 2-7475-4068-5), p. 77
  4. « GE explose, Brice Lalonde se présente », sur humanite.fr, (consulté le 22 mars 2014)
  5. « Les principales dates de Génération Ecologie », sur generationecologie.org (consulté le 22 mars 2014)
  6. [vidéo] « Congrès Génération Ecologie », sur ina.fr, France 3, (consulté le 22 mars 2014)
  7. Jean-Jacques Becker (dir.), Gilles Candar (dir.), Jean-Paul Deléage et al., Histoire des gauches en France, vol. 2, La Découverte, , 784 p. (ISBN 9782707147370, lire en ligne), « Écologistes et alternatifs », p. 146-158
  8. Chloé Durand-Parenti, « France Gamerre - Écologiste hors des sentiers battus », sur lepoint.fr, (consulté le 22 mars 2014)
  9. « Carnets de campagne : France Gamerre candidate Génération écologie à la présidentielle », sur INA, (consulté le 22 mars 2014)
  10. « La (longue) liste des candidats à la présidentielle 2007 », sur metronews.fr, (consulté le 22 mars 2014)
  11. « Jean Noël Debroise devient le nouveau Président de Génération Ecologie », sur actu-environnement.com, (consulté le 22 mars 2014)
  12. AFP, « Génération écologie quitte l'Alliance écologiste indépendante », sur lepoint.fr, (consulté le 22 mars 2014)
  13. Aliette de Broqua, « Francis Lalanne se lance dans l'aventure européenne », sur lefigaro.fr, (consulté le 22 mars 2014)
  14. « Yves Pietrasanta est élu Président de Génération Ecologie », sur actu-environnement.com, (consulté le 22 mars 2014)
  15. AFP, « Yves Piétrasanta élu président de Génération Ecologie à Montpellier », sur leparisien.fr, (consulté le 22 mars 2014)
  16. Baptême du Pôle radical et écologique, Génération écologie, consulté le 21 décembre 2011.
  17. Laure Equy, « Les écolos sécessionnistes créent leur mouvement », liberation.fr, 2 septembre 2015.
  18. Génération Ecologie n'ira pas à l'UDE, Site de Génération écologie, 3 octobre 2015

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]