Deuil-la-Barre

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Deuil-la-Barre
L'église Notre-Dame-et-Saint-Eugène.
L'église Notre-Dame-et-Saint-Eugène.
Blason de Deuil-la-Barre
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Deuil-La Barre
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Vallée de Montmorency
Maire
Mandat
Muriel Scolan
2014-2020
Code postal 95170
Code commune 95197
Démographie
Gentilé Deuillois
Population
municipale
21 983 hab. (2012)
Densité 5 847 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 00″ N 2° 20′ 00″ E / 48.9833, 2.333348° 59′ 00″ Nord 2° 20′ 00″ Est / 48.9833, 2.3333
Altitude 50 m (min. : 40 m) (max. : 110 m)
Superficie 3,76 km2
Localisation

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Deuil-la-Barre

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Deuil-la-Barre
Liens
Site web mairie-deuillabarre.fr

Deuil-la-Barre est une commune française du Val-d'Oise en région Île-de-France, dépendant de la préfecture de Cergy-Pontoise et de la sous-préfecture de Sarcelles.

Au carrefour des départements de la Seine-Saint-Denis et du Val-d'Oise, Deuil-la-Barre constitue une ville résidentielle qui a su conserver son charme de village en Ile-de-France avec ses vergers et son coteau boisé à proximité immédiate de Paris.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Deuil-la-Barre[1] se situe à environ neuf kilomètres au nord des portes de Paris, à flanc de coteau de la butte-témoin portant la forêt de Montmorency.

Deuil-la-Barre est bordée par la route départementale 311 au nord, par la 928 au sud et desservie par deux gares : la gare de Deuil - Montmagny avec son passage à niveau au nord et la gare de La Barre - Ormesson au sud de la ville. La commune est limitrophe de Montmorency, Groslay, Montmagny et Enghien-les-Bains dans le Val-d'Oise ainsi qu'Épinay-sur-Seine dans le département voisin de la Seine-Saint-Denis.

Communes limitrophes de Deuil-la-Barre[2]
Montmorency Groslay
Deuil-la-Barre[2] Montmagny
Enghien-les-Bains Épinay-sur-Seine
(Seine-Saint-Denis)

Morphologie Urbaine[modifier | modifier le code]

Deuil-la-Barre se compose de six quartiers, possédant chacun son instance démocratique sous forme de comité de quartier, et d'un élu référent :

  1. le quartier de la Côte et du centre-ville (mairie, église, coteau boisé, écoles...) ;
  2. le quartier Blancport/ Lac Marchais (Lac Marchais, terrain de jeu, maternelle...) ;
  3. le quartier des Mortefontaines (Marché, collège...) ;
  4. le quartier du Moutier et du Stade (ZAC Moutier, École de musique, musée, stade...) ;
  5. le quartier des Presles/ Hirondelles (Caserne CRS, école...) ;
  6. le quartier de la Galathée/ 3 Communes (C2I, Maison des associations, écoles...).

Transports[modifier | modifier le code]

Deuil-la-Barre dispose de deux gares sur son territoire : la gare de Deuil - Montmagny de la ligne d'Épinay - Villetaneuse au Tréport - Mers, située au nord-est de la commune à la limite de Montmagny, et la gare de La Barre - Ormesson de la ligne de Saint-Denis à Dieppe, située au sud-ouest de la commune en limite d'Enghien-les-Bains.

Les deux gares sont desservies par les trains de la ligne H du réseau Transilien Paris-Nord (branches Paris-Nord — Pontoise/Persan-Beaumont et Paris-Nord — Luzarches/Persan-Beaumont via Montsoult - Maffliers). La gare de Deuil - Montmagny est desservie à raison d'un train omnibus au quart d'heure toute la journée. Le trajet entre Deuil Montmagny et la gare du Nord dure 14 minutes. La gare de La Barre - Ormesson, quant à elle, est desservie à raison de quatre trains omnibus à l'heure pendant tout le service (sauf pendant la dernière heure où il n'y a que deux trains). Le temps de parcours est de 13 min.

Deuil-la-Barre est également desservie par plusieurs lignes de bus permettant de rejoindre les Portes de Paris, Enghien-Les Bains ou encore les gares du RER D:

  • la ligne 15M du réseau de bus Valmy ;
  • les lignes 256, 337 et 356 du réseau RATP.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu où se situe Deuil-la-Barre est mentionné en 862 sous l’appellation Diogilum[3], ainsi que Doguillum dans le cartulaire de Notre-Dame de Paris, et Diogilo dans un diplôme de Charles le Chauve et Dyoilum dans un autre ouvrage du IXe siècle[4]. Puis Villam Dueil dans un texte de 1070[4].

Le toponyme a une origine celtique : il est formé des racines divo (= dieu) et ialo (= clairière, puis village), qui signifierait « clairière sacréé ou divine »[4].

Le 7 décembre 1952[5], la commune prend le nom de « Deuil-la-Barre » par ajout du terme « la Barre » issu du toponyme barre qui ici a le sens de « barrière » ou « clôture » en ancien français[4], nom d'un quartier de Deuil qui avait appartenu au chancelier Séguier[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

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L'archéologie démontre que le site était peuplé dès l'époque gallo-romaine. Le nom de la ville pourrait dériver d'un mot celte, sa forme ancienne, Diogilo, signifie lieu bas et évoque une clairière avec des sources et des étangs.

Son nom latin Dyoiluin est mentionné dès le Ve siècle dans l'histoire de Saint Eugène qui fut martyrisé à Deuil. La création du village et de son église relèvent du mystique, c'est du moins la manière dont les moines de Saint-Denis l'ont raconté, vers le IXe siècle. Le seigneur Ercolde, propriétaire de la villa Diogilo, à l'époque mérovingienne, aurait été mystérieusement averti dans son sommeil que saint Eugène, archevêque de Tolède et compagnon de saint Denis avait été martyrisé à Deuil par les Romains, et que son corps avait été jeté dans le lac. On découvrit, intact, le corps du saint, qui fut ensuite placé dans un lourd sarcophage attelé à des bœufs qu'on laissa libres de porter le corps : là où ils s'arrêtèrent fut décidé la construction de l'église. De là sans doute le nom Divolaïlumlieu saint — parfois donné à Deuil.

Deuil au tout-début du XXe siècle.

Cette seigneurie appartenait à l'abbaye de Saint Denis. Les deux hameaux de la Barre et d'Ormesson en dépendent. Diogilum, c’est-à-dire Deuil, a ensuite appartenu à la famille des Montmorency, fondée par Bouchard le Barbu.

Le premier seigneur de Deuil a été Hervé de Montmorency, dans la seconde moitié du XIe siècle.

Pendant des siècles, Deuil-la-Barre a été un petit bourg agricole — vignoble, principalement.

Avec la Révolution, la paroisse de Deuil devient une municipalité.

Le 4 octobre 1944, un engin explosif V2 s'écrase sur l'actuelle place des Victimes du V2, détruisant un quartier et une partie de l'église, et faisant des dizaines de victimes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

À l'issue des élections municipales et communautaires de mars 2014, les membres du conseil municipal ont élu Muriel Scolan (UDI) maire de la commune, ainsi que neuf maires-adjoints et neuf conseillers municipaux délégués.

La majorité compte actuellement 28 élus, et l'opposition 7 élus (PS/ Les Républicains).

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Les membres du conseil municipal élus en 2014.

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 20 000 et 29 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 35[6].

La commune compte également un conseil municipal des jeunes (CMJ) depuis 1996 qui étudie et propose des projets ou aménagements destinés à améliorer la vie quotidienne et se réunit une fois par mois, sous la responsabilité du maire ainsi que sous l'encadrement de conseillers municipaux. Cette instance permet également aux enfants de la ville de mettre un pied dans la vie citoyenne active.

La municipalité a mis en place en 2014 des comités de quartier renforcés, qui se réunissent environ quatre fois par an pour chaque quartier. Chaque quartier possède un élu référent. Cette instance a pour but de créer un lien entre citoyens et élus et de renforcer le dialogue et l'implication des Deuillois dans la vie de leur quartier. Les comités de quartier organisent également régulièrement des diagnostics pédestres à travers les rues de chaque quartier, rassemblant élus, services de la mairie et citoyens, afin de recenser les problèmes et pouvoir y remédier rapidement.

Un conseil communal consultatif a également été mis en place en 2015 par la municipalité, rassemblant des citoyens possédant une expertise ou expérience dans tous les domaines de la vie communale, afin de travailler en lien avec le conseil municipal.

Enfin, la municipalité a également mis en place, dans un souci de démocratie locale renforcée, des cafés citoyens qui se tiennent environ deux fois par an, et permettent des ateliers débat autour de thématiques précises.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Muriel Scolan, maire de Deuil-la-Barre.
Article détaillé : Liste des maires de Deuil-la-Barre.

Depuis 1947, cinq maires se sont succédé :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1962 Mathieu Chazotte    
1962 1989 Henri Hatrel    
1989 1997 Jean-Pierre Delalande R.P.R Député.
1997 mars 2014 Jean-Claude Noyer U.M.P Vice-président de la CAVAM
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Muriel Scolan UDI Conseillère départementale

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Deuil-la-Barre fait partie de la juridiction d’instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[7],[8].

Depuis 2015, Deuil-la-Barre est le chef-Lieu du canton homonyme composé des communes Saint-Brice, Groslay, Montmagny, et Deuil-la-Barre.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Deuil-la-Barre bénéficie du label Ville fleurie (**), du label Ville internet (@@@) ; elle est également l'une des rares villes de France à recevoir en 2010 le label "Bien Vieillir - Vivre ensemble" qui note la qualité du cadre de vie[9].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 7 juin 2015, Deuil-la-Barre est jumelée avec[10] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 21 983 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
998 1 127 1 162 1 168 1 287 1 365 1 419 1 552 1 401
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 528 1 778 2 182 1 932 2 009 2 090 2 472 2 617 3 040
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 410 3 704 4 351 5 257 6 694 8 069 9 125 9 338 10 335
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
13 681 15 613 15 689 16 387 19 062 20 160 21 230 21 638 21 983
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de l'académie de Versailles. La ville compte seize établissements scolaires :

Sécurité[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un commissariat de police nationale ainsi que d'un poste de police municipale[16].

Une caserne de CRS est également installée sur le territoire de la commune.

Sports[modifier | modifier le code]

La place de la République.

Deuil-la-Barre possède de nombreuses infrastructures sportives. Des équipements communaux : une salle omnisports, un gymnase, une patinoire, un Dojo. Mais également intercommunaux avec un stade (deux pistes d'athlétisme dont une homologuée, deux terrains de football dont un schiste et un synthétique homologué avec tribunes), plusieurs terrains de tennis (cinq terrains en terre-battue, deux en quick, deux en résine), un centre nautique situé sur le territoire de la ville voisine de Montmorency possédant un espace forme, ainsi qu'un deuxième situé sur le territoire de la ville de Soisy-sous-Montmorency (un bassin sportif de huit lignes d'eau, bassin d'initiation et d'activité, bassin loisirs) possédant également un espace forme, une piste de roller/skate et un terrain de basket[17].

Du loisir à la compétition de haut niveau, la ville dispose de nombreux clubs sportifs, grâce à une vie sportive et associative très active : clubs d'athlétisme (l'ESME-US Deuil où notamment était licenciée la sprinteuse Chantal Réga), de tennis, de handball, de basket, de pétanque, de boules lyonnaises, de golf, de budokan, de football, de patinage artistique[18].

Petite enfance[modifier | modifier le code]

Plusieurs infrastructures sont mises au service des parents et de leurs très jeunes enfants.: la maison de la petite enfance (crèche familiale, multi-accueil, relais assistantes maternelles, crèche collective, lieu d'accueil des parents...), un centre de PMI (protection maternelle et infantile), ainsi qu'une micro-crèche mise en place par la municipalité depuis 2015. La ville accompagne par de nombreux dispositifs les parents de jeunes enfants dans leurs démarches, notamment pour trouver des assistantes maternelles, place en crèche ou baby-sitter.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune compte une cinquantaine de professionnels de la santé, généralistes ou spécialisés (ophtalmologie, chirurgie dentaire, kinésithérapie, ostéopathie, podologie, laboratoires, pharmacie, orthophonistes...), et dispose d’un centre d'imagerie médicale[19].

Numérique[modifier | modifier le code]

En 2003, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ »[20] et @@@ en 2010[21]. Ce label est obtenu grâce à l'évolution du site internet municipal, qui propose aux Deuillois de nouveaux services tels que la mise en place d'une lettre d'information ou l'intégration de vidéos.

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

La ville compte plusieurs lieux de cultes :

Économie[modifier | modifier le code]

Deuil-la-Barre possède une zone d'activité commerciale (ZAC): la ZAC du Moutier, comptant une vingtaine d'entreprises et un pôle de radiologie de pointe.

Brocante.

Il existe par ailleurs sur le territoire de la ville un marché couvert aux Mortefontaines, ouvert les mardi, jeudi et samedi matin. Par ailleurs, de nombreux commerces offrent de nombreux services aux Deuillois, dont 2 supermarchés, des commerces de restauration, coiffeur, boulangerie traditionnelle, caviste, retoucherie, opticiens, plusieurs boucheries, des entreprises d'aide à la personne, de domiciliation d'entreprise...

Enfin, un Marché de Noël, ainsi qu'un marché de la Nature (à l'occasion de la Fête de la nature) sont organisés chaque année, de même que plusieurs brocantes et vides greniers.

Culture et patrimoine local[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte un monument classé monument historique[25]. L'inventaire général du patrimoine culturel n'a pas encore été effectué sur la commune[26],[27]. Deuil-la-Barre compte également un élément de mobilier classé au titre objet[28].

Monument historique[modifier | modifier le code]

Élévation sud de l'église.
Le chœur.
Monument aux victimes du V2.
Deuil conserve des zones non urbanisées.

L'église Notre-Dame-et-Saint-Eugène de Deuil-la-Barre (église Notre-Dame anciennement Saint-Eugène) a été classée monument historique par arrêté du [29]. Elle fut érigée aux XIe et XIIe siècles, à l'emplacement d'un édifice antérieur, probablement d'époque mérovingienne, détruit par les Normands. D'importants travaux furent effectués au XIIIe siècle : l'église romane fut remaniée, et un chœur gothique en hémicycle avec déambulatoire bâti vers 1220 à l'emplacement du chœur roman. La voûte d'ogives de la première travée fut détruite et remplacée au XVIIe siècle par une voûte en berceau. Une nouvelle campagne de travaux eut lieu au XIXe siècle, avec des fausses voûtes gothiques en brique et des peintures sur certains bas-reliefs dénaturant partiellement l'édifice. L'église fut gravement endommagée le par la chute d'un V2, puis restaurée entre 1949 et 1955. Les baies du chœur ont des arcs en anse de panier depuis, et les murs sont dépourvues de contreforts autour de l'hémicycle. Les autres baies de l'église sont plein cintre.

L'édifice présente un plan quelque peu irrégulier : la quatrième et cinquième travée du bas-côté sud sont plus larges et présentent des façades avec pignon, à l'instar du transept. La première et en partie la deuxième travée du bas-côté nord manquent, leur emplacement étant occupé par une maison. Le croisillon nord du transept est plus court que le bras sud et non saillant. Finalement, le clocher roman de deux étages s'élève sur la première travée du collatéral sud du chœur gothique. - À l'intérieur, la nef romane et ses bas-côtés sont couverts par des plafond de bois. L'église possède une importante série de chapiteaux historiés romans datant du XIIe siècle[30],[31]; l'autel moderne, en pierre de Bourgogne, contient une relique de saint Eugène, un crucifix et des candélabres de Jean Lambert-Rucki ; les vitraux modernes furent réalisés par Gaudin. Des fouilles archéologiques ont mis au jour des sarcophages mérovingiens en plâtre à proximité de l'église.

La cloche en bronze, datée de 1758, est « classée » à l'inventaire des monuments historiques au titre des objets par arrêté du 27 avril 1944[32].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Grille du château de La Chevrette, rue du Château : la demeure de Madame d'Épinay a été détruite en 1786. Il n'en subsiste dans un petit parc public que la conciergerie du XVIIe siècle ainsi que la grille d'entrée encadrée de piliers ornés de consoles renversées ainsi que les écuries[31].
  • Conciergerie du château de La Chevrette, rue Jean-Bouin : édifiée entre 1757 et 1759, elle abrite depuis le 26 mai 1984 le musée d'histoire locale qui expose des objets trouvés lors de fouilles archéologiques dans la ville, le reliquaire de saint Eugène (1761), réalisé par l'abbé Martin, curé de Deuil au XVIIIe siècle, la châsse de saint Eugène (1868), portée lors des processions jusqu'en 1895, ou encore le buste du docteur Martin, surnommé par les villageois « le médecin des pauvres » car il ne faisait pas payer les consultations aux plus modestes. Le premier étage du bâtiment accueille l'école municipale de [31].
  • Château Thibault-de-Soisy, 13-17 rue Haute : ce petit château du XVIIe siècle avec son toit mansardé s'élève à l'emplacement d'un château seigneurial attesté dès le XIVe siècle. Le nom de Thibault de Soisy, guerrier réputé et seigneur le plus important du village en 1442, reste attaché à la propriété. En 1773, cette dernière est rachetée par Élisabeth Chamillard de Cany (1713-1788), grand-mère de Talleyrand. Le 31 janvier 1790, le château est le lieu de l'élection du premier maire de la commune, Jean-François Rivière. À partir de 1848, le domaine est morcelé, puis au XXe siècle le château divisé en appartements. C'est le dernier château à subsister sur le territoire de la commune. L'ancien parc conserve encore une galerie gothique flamboyante de trois arcades, flanquée d'une minuscule salle ronde servant de reposoir. La datation et les origines de ce petit édifice sont incertaines[31].
  • Tourelle, boulevard de Montmorency : pastiche de tour médiévale crénelée accompagnée d'une tourelle d'escalier, c'est une fantaisie architecturale du XIXe siècle affichant le style troubadour[31].
  • Monument aux victimes du V2, ayant fait des ravages à Deuil-la-Barre durant la Seconde Guerre mondiale, avec notamment la destruction partielle de l'église.
  • Le lac Marchais, ruelle du lac-Marchais, est un petit étang situé à proximité de Groslay permettant notamment la pêche. Il fut sans doute au cœur d'un culte païen à l'époque gauloise.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

École municipale de musique[modifier | modifier le code]

Fondée par Maurice Cornet, elle porte aujourd'hui son nom. Avec une équipe d'enseignement d'une trentaine de personnes, elle propose une formation complète dans de nombreuses disciplines: Flûte à bec, flûte traversière, hautbois, clarinette, basson, saxophone, trompette, guitare classique, guitare électrique/guitare basse, harpe, accordéon, piano, violon, alto, violoncelle, batterie, chant lyrique, formation musicale, formation musicale « musiques actuelles ». Mais également des pratiques collectives : atelier Handchimes, musiques actuelles, Atelier Théâtre, Chorales enfant et adulte, des orchestres, Hecto Jazz Band, ensemble de guitares, musique de chambre, interventions en milieu scolaire, éveil musical petite enfance, classes à horaires aménagés de la 6e à la 3e en partenariat avec le collège Denis Diderot situé dans la commune.

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

La bibliothèque municipale est un lieu de rencontre, de travail et d'échanges ouvert à tous. Elle propose plus de 30 000 références sur tous supports, de nombreuses animations, un service d'emprunts, accès internet, photocopies et impressions... L'inscription est gratuite pour les enfants et les étudiants.

Musée Municipal[modifier | modifier le code]

Conçu par Michel Bourlet, historien local, le musée existe depuis 1984, et se situe au sein même de l'école de musique homonyme, dont il occupe l’ancienne conciergerie du château de La Chevrette. Réaménagé en 2012, le musée présente aujourd’hui une nouvelle exposition permanente s’organisant autour de trois grands thèmes: vie religieuse, les propriétaires et hôtes illustres des grands domaines et l’évolution économique et sociologique. C’est un voyage à travers 2 000 ans d’une histoire riche d’événements signifiants qui est ainsi proposé aux visiteurs.

C2I[modifier | modifier le code]

Cet espace est dédié aux nouvelles technologies. Lieu de formation et d'échanges ouvert à tous, il offre de nombreuses animations, des formations à destination des particuliers, expositions et séances de cinéma. Le C2i accueille tous les publics : enfants des écoles élémentaires, collégiens, lycéens, seniors (Ateliers), handicapés, particuliers, demandeurs d’emplois, associations. Il comporte 2 espaces multimédias, un espace audiovisuel ainsi qu'un espace convivial.

Salle des Fêtes[modifier | modifier le code]

Deuil-la-Barre dispose d'une grande Salle des Fêtes, rue Schaeffer, qui attire chaque année des milliers de spectateurs, et propose une programmation particulièrement large: concerts, représentations de théâtre, expositions, événements de la vie communale...

Deuil-la-Barre au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La rue Haute
  • Eudes de Deuil (1110-1162), moine bénédictin, né à Deuil.
  • Louise d'Epinay (1726-1783), femme de lettres. Elle tenait salon au château de La Chevrette.
  • Saturnin Fabre (1884-1961), acteur, a vécu à Deuil.
  • Pierre Duteurtre dit « Dut » (1911-1989), dessinateur de bandes dessinées et un peintre, né à Deuil-la-Barre.
  • Robert Roynette (1922), résistant, peintre et décorateur, auteur d'une fresque dans l'église.
  • Richard Bohringer (1942), acteur, réalisateur, chanteur et écrivain ; et sa fille Romane (1973), actrice, y ont vécu.
  • Chantal Réga (1955), athlète spécialiste du sprint, licenciée au ESME-US Deuil.
  • Pascal Brunner (1963-2015), imitateur, animateur de télévision et de radio, comédien. (lien avec la commune ?)
  • Natacha Polony (1975), journaliste et essayiste. (lien avec la commune ?)
  • Blacko (1979), Tunisiano (1979) et Aketo (1980), auteurs interprètes du groupe de rap Sniper.
  • Christophe Willem (1983), chanteur, auteur et compositeur. A grandi à Deuil-la-Barre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Deuil-la-Barre

Blasonnement :

D'or à la croix de gueules cantonnée de douze alérions d'azur ordonnés 2 et 2, au franc-quartier d'hermine

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Bourlet, Les origines du village de Deuil : Les grandes heures de l'église Notre-Dame et du prieuré Saint-Eugène, Deuil-la-Barre, Cercle d'études historiques,‎ , 167 p.
  • Jean-Paul K, Les experts Deuil-la-Barre, 2015

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Insee - COG - Commune de Deuil-la-Barre (95197) », sur www.insee.fr (consulté le 16 juin 2015)
  2. Communes limitrophes de Deuil-la-Barre sur Géoportail.
  3. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  4. a, b, c et d Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de Paris et sa banlieue (91-92-93-94-95), Nouvelles Éditions Bordessoules,‎ , 350 p. (ISBN 978-2916344416), p. 144-145.
  5. « Fiche de Deuil-la-Barre dans le Code officiel géographique », sur le site de l'Insee (consulté le 7 juin 2015).
  6. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
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