Dinan

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Dinan

Basilique Saint-Sauveur, port de Dinan le long de la Rance depuis le belvédère du jardin anglais, remparts depuis le château, panorama de la vieille ville et de la rue du Jerzual du haut de la porte médiévale du Jerzual.
Dinan Saint-Sauveur vue des remparts.jpg
Dinan port.jpg Dinan1.jpg
Dinan Panorama.jpg
Blason de Dinan
Blason
Dinan
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Arrondissement de Dinan
(chef-lieu)
Canton Dinan
Intercommunalité Dinan Agglomération (siège)
Maire
Mandat
Didier Lechien
2014-2020
Code postal 22100
Code commune 22050
Démographie
Gentilé Dinannais
Population
municipale
14 075 hab. (2015)
Densité 3 536 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 23″ nord, 2° 02′ 56″ ouest
Altitude 76 m
Min. 7 m
Max. 92 m
Superficie 3,98 km2
Localisation

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Liens
Site web dinan.fr

Dinan est une commune française, sous-préfecture située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. C'est une ville du Poudouvre, pays traditionnel du nord-est de la Haute-Bretagne.

Par arrêté du préfet des Côtes-d'Armor en date du 30 septembre 2017, publié au JORF n°21 du 26 janvier 2018 du 30 septembre 2017, la commune nouvelle de Dinan est créée en lieu et place des communes de Dinan et de Léhon (canton de Dinan, arrondissement de Dinan) à compter du 1er janvier 2018[1].

La ville de Dinan est fortifiée par une ceinture de remparts et était défendue par un imposant château. Point stratégique pour la circulation entre la Normandie et la côte nord de Bretagne, Dinan est construite principalement sur une colline. La cité domine de 75 m la Rance qui coule vers le nord pour se jeter dans la Manche entre Saint-Malo et Dinard. Dinan proposa longtemps le pont le plus au nord pour traverser la Rance et son large estuaire.

Dinan est le siège de Dinan Agglomération, communauté d'agglomération créée en 2017.

Ses habitants sont les Dinannais et Dinannaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Dinan est située à l'est du département des Côtes-d'Armor.

Communes limitrophes de Dinan
Quévert Taden Taden
Quévert Dinan Lanvallay
Trélivan Saint-Carné Lanvallay
Carte de la commune de Dinan.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Rance le long du port de Dinan.

La Rance constituant la frontière est de la commune.

Transports[modifier | modifier le code]

Fresque à l’intérieur à la gare de Dinan.
  • Réseau terrestre

La route nationale 176 (2 × 2 voies) passe au nord de la commune (liaison Saint-Brieuc-Avranches). Dinan est également proche de la route départementale 137 (2 × 2 voies) qui relie Rennes à Saint-Malo.

  • Réseau ferroviaire

La gare de Dinan, sur la ligne de Lison à Lamballe, reçoit 5 TER Bretagne par jour en semaine depuis Saint-Brieuc et 7 depuis Dol-de-Bretagne (respectivement 3 et 5 le week-end).

  • Réseau aérien

L'aérodrome de Dinan - Trélivan se trouve sur la commune de Trélivan à 3 km à l’ouest - sud-ouest de Dinan.

  • Transport en commun

Le 1er décembre, Dinan possèdera, avec son agglomération, un service de transports urbains : les Dinamo. Elle sera reliée au reste de l'agglomération grâce aux 4 lignes régulières du réseau desservant Dinan, Quévert, Taden, Lanvallay et Trélivan. La particularité de ce réseau sera la gratuité totale pour les voyageurs. Le réseau sera exploité pars le transporteur Transdev CAT pour un montant annuel de 783 136 €[2]. Le réseau départemental Ti'Bus complète la desserte d'autres communes de l'agglomération telles que Aucaleuc.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En breton et en gallo, le nom reste Dinan[3].

Le nom de Dinan proviendrait de deux mots celtiques : Dun désignant une colline, une hauteur propre à la défense et Ahna déesse protectrice des vivants et gardienne des morts[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La région de Dinan a pu être habitée depuis le Néolithique, comme le laisse penser la présence d'un dolmen en ruines à la sortie de la ville en direction de Lanvallay.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'attaque de la motte castrale de Dinan (tapisserie de Bayeux, XIe siècle).

L’histoire de Dinan est connue à partir du XIe siècle, bien que le site ait sans doute été occupé depuis l'Antiquité. C’est à l’époque une bourgade dans laquelle s’implante un couvent bénédictin. Un des fragments de la tapisserie de Bayeux évoque la destruction par Guillaume le Conquérant d’une motte castrale.

Organisée autour des paroisses Saint-Malo et Saint-Sauveur, la moitié de Dinan est achetée en 1283 par le duc de Bretagne Jean le Roux. C’est à cette époque que la ville acquiert la ceinture de remparts qu’on lui connaît. Les tours de Beaumanoir, Vaucouleurs, Saint-Julien, Beaufort, du Connétable, de Coëtquen, Penthièvre, Longue et Sainte-Catherine entourent la vieille ville dans le sens trigonométrique. Ce chemin de ronde encore intact sur 2 600 m est percé par les portes du Jerzual, de Saint-Malo, de Brest, du Guichet et plus tard de Saint-Louis (1620).

Statue de Bertrand du Guesclin à Dinan.

En 1357, lors de la guerre de succession du duché de Bretagne, Bertrand Du Guesclin et son frère Olivier défendent avec succès la ville assiégée par les troupes anglaises et les Bretons fidèles à Jean de Montfort. Il affronte Thomas de Cantorbery[Note 1] en combat singulier et en sort vainqueur. En 1364, après plusieurs tentatives infructueuses, le duc Jean IV parvient à reprendre le contrôle de la ville et y fait construire le donjon dit « de la duchesse Anne ».

Les fortifications de la ville sont modernisées dans la deuxième moitié du XVe siècle avec l'addition de plusieurs tours d'artillerie. Cela passe par la destruction de la partie des faubourgs située contre les murailles par l'incendie, afin de dégager un glacis[5]. Le Château de Léhon, tout proche, est alors abandonné[6]. Les canons n'ont jamais tiré : le gouverneur de la ville rend les clefs au représentant du roi de France après la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier en 1488. Comme toutes les autres villes bretonnes, Dinan est définitivement rattachée au Royaume de France en août 1532.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La ville continue à prospérer, avec une activité artisanale soutenue intra-muros et la présence du port sur la Rance qui favorise le commerce. Dinan contrôle en effet la voie fluviale permettant de transporter les marchandises jusqu’à Saint-Malo. En 1598, Dinan choisit le camp du nouveau roi de France, Henri IV, contre son gouverneur, Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, qui s’y oppose lors des guerres de la Ligue. C’est à partir de cette époque que les fortifications perdent leur usage défensif et ne sont plus entretenues.

Au XVIIe siècle, d’autres ordres religieux implantent de nouveaux couvents : Capucins, Ursulines, Bénédictines, Dominicaines, Clarisses s’ajoutent aux Cordeliers et aux Jacobins.

Dinan participe à la Révolte du papier timbré survenue en 1675. Le bailliage de Dinan dépendait de l'abbaye Notre-Dame du Tronchet[7].

Port de Dinan.

Au XVIIIe siècle, l’activité commerciale est stimulée par l’installation de nombreux tisserands, qui produisent notamment des toiles utilisées pour les voiles des navires, envoyées ensuite à Saint-Malo par la vallée de la Rance. Sous l’impulsion d’une bourgeoisie qui se développe, diverses mesures sont prises pour lutter contre l’insalubrité régnant dans la ville, parallèlement à son développement extra-muros.

Viaduc sur la Rance.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution, Jean Jules Coupard, avocat né en 1740, est élu député du Tiers état aux États généraux de 1789 et participe donc à la réorganisation administrative de la France et à la rédaction de constitution de 1791. Il est à nouveau élu député en 1792 à la Convention. Marie Toussaint Gagon du Chesnay, avocat et ancien maire de Dinan, est lui aussi député aux États généraux. Il adhère aux idées nouvelles. La constitution de 1791 prévoyait que les députés des États généraux ne pourraient se représenter à l'Assemblée nationale législative : il se retire donc sur ses terres en 1791. À la fin de la Révolution, il est appelé par Bonaparte au poste de sous-préfet de Dinan.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant les épisodes de la deuxième Commune de Paris, la ville de Dinan connut une exportation de ce modèle politique, et ainsi fut créée la Commune de Dinan, toujours officiellement existante.

Au XIXe siècle, le port perd progressivement de son importance, avec la construction d’un viaduc routier qui désenclave la ville, en 1852, et avec l’arrivée du chemin de fer en 1879. La ville voit se construire de nombreuses demeures cossues et se transforme peu à peu en destination de villégiature, particulièrement prisée par les Britanniques.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Malgré un incendie en 1907 qui a détruit cinq maisons à colombage, et un bombardement en , la ville n'a pas connu de grands changements depuis le début du XXe siècle.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , les Américains de la 6th Armored Division (6e division blindée US) approchent Dinan. À Lanvallay, ils sont sévèrement accrochés par les troupes allemandes qui résistent. Ils décident de contourner le nid de résistance, et de poursuivre leur course vers Brest. Au cours de leur retraite, un barrage d'artillerie et un soutien aérien sont effectués pour couvrir le repli des troupes américaines. Ce n'est que le qu'un groupe de reconnaissance du 802nd Tank Destroyer Battalion (802e Bataillon antichar) apprend que Dinan et Lanvallay ont été évacués par les troupes allemandes. Ils mènent plusieurs reconnaissances dans la ville et la libèrent. Le lendemain, un régiment et un groupe de reconnaissance passent Dinan, et progressent vers Dinard, qui est un des bastions de la Festung Saint-Malo.

La fermeture des casernes[modifier | modifier le code]

Les casernes, longtemps occupées par les régiments de hussards et de dragons vont peu à peu se vider de leurs militaires[8].

En 1979, le 11e Régiment d'artillerie de marine (RAMA), quitte la caserne Duguesclin qu'elle occupait depuis 1948, pour la Lande d'Ouée (Saint-Aubin-du-Cormier)[9].

En 1998, l'école nationale de Spécialisation du service de santé pour l’armée de terre (ENSSSAT) située à Dinan depuis 1981 est supprimée, 500 militaires quittent la ville[10].

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

De nos jours, la ville a largement restauré son patrimoine. Des maisons à colombage bordent encore la place des Cordeliers, la rue de l'Horloge, la célèbre rue du Jerzual et d'autres voies pavées du centre. Les églises Saint-Sauveur et Saint-Malo s'élèvent au milieu des anciennes paroisses de la ville.

Les casernes Beaumanoir et Duguesclin, désaffectées, ont été rachetées par la commune. Elle conserve 60 % des bâtiments pour aménager le nouveau quartier Europe, mêlant constructions militaires réhabilitées, bâtis contemporain et espaces verts[11]. L'ensemble de cet aménagement couvre près de 15 ha, le projet urbain a été conçu par le cabinet d'architecte Philippe Madec.

Dans la nuit du 6 au , une petite portion des remparts entourant la ville s'est effondrée et nécessite des travaux de consolidation.

L'agglomération de Dinan déborde aujourd'hui de ses remparts et s'étend jusqu'aux communes de Léhon, Quévert, Taden et Lanvallay.

Depuis septembre 2017, Dinan et Léhon ont fusionné pour constituer la commune nouvelle de Dinan[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au château donjonné de trois tourelles d'or, maçonné de sable, au chef d'hermine[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis la Libération, cinq maires se sont succédé :

Liste des maires successifs[13]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 octobre 1947 Michel Geistdoerfer (1883-1964) Rad. Journaliste
octobre 1947 mars 1965 André Aubert (1902-1970) DVD Pharmacien
Conseiller général du canton de Dinan-Ouest (1949 → 1970)
mars 1965 mars 1983 Yves Blanchot[15] (1908-1985) RPR Artisan boucher
Président de Dinan communauté (? → 1983)
mars 1983 mars 2014 René Benoît (1937- ) UDF puis UMP Professeur d'éducation physique
Député de la 2e circonscription des Côtes-du-Nord (1978 → 1981 puis 1986 → 1988)
Conseiller général du canton de Dinan-Est (1976 → 2001)
Président de Dinan communauté (1983 → 2014)
6 avril 2014 en cours Didier Lechien[16] (1962- ) UDI Professeur de faculté
2e vice-président de Dinan Agglomération (2017 → )
Élu maire de la commune nouvelle en janvier 2018[17]
Les données manquantes sont à compléter.

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[18].

Budget[modifier | modifier le code]

En 2018, le budget de la commune nouvelle de Dinan (Dinan et Léhon fusionnées) s'élève à 37 millions d'euros dont 21 millions en fonctionnement et 16 millions en investissement[19].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la commune déléguée[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[20],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 10 919 habitants, en diminution de -1,09 % par rapport à 2009 (Côtes-d'Armor : 1,65 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 3936 4067 1887 1758 0447 3567 5338 1597 732
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 2388 0898 5107 6988 1809 96410 10510 44410 620
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 53411 07811 41010 16110 00210 63311 82212 73713 844
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
12 84713 13713 42912 26711 59110 90711 23510 85110 919
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution démographique de la commune nouvelle[modifier | modifier le code]

À compter du , la commune nouvelle de Dinan est créée en lieu et place des communes de Dinan et de Léhon (canton de Dinan, arrondissement de Dinan). La population municipale légale de la commune nouvelle en vigueur au 1er janvier de chaque année depuis 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur depuis le , est définie dans le tableau suivant.

Évolution de la population  [ modifier ]
2015
14 075
(Sources : Insee à partir de 2015[23].)

Enseignement[modifier | modifier le code]

On dénombre plusieurs établissements scolaires du premier degré à Dinan : l'école de La Garaye, l'école des Fontaines, l'école de la Ruche, sont des écoles publiques. L'école de La Garaye a été ouverte en 1852, sous l'appellation « asile de l'enfance ». Elle était dirigée par les sœurs de la Sagesse[24]

L'école maternelle du Clos Joli, l'école primaire Sainte-Croix et l'école du Sacré-Cœur sont des écoles privées de l'enseignement catholique. En sus, l'école Diwan est une école sous contrat qui enseigne le breton par immersion.

À la rentrée 2017, 96 élèves étaient scolarisés à Diwan (soit 8,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[25].

Pour l'enseignement du second degré, on retrouve quatre établissements du premier cycle : le collège Roger-Vercel et le collège François-Broussais sont publics, et le collège Notre-Dame de la Victoire, dit « La Victoire »[26] et le collège Les Cordeliers[26] (installé dans l'ancien couvent des Cordeliers de Dinan) sont privés. Dans le second cycle, on retrouve le lycée La Fontaine-des-Eaux, enseignement public, général, technique et professionnel, le lycée public Ker-Siam, lycée professionnel, le lycée Les Cordeliers, enseignement privé catholique général et technique et le lycée Dominique-Savio, privé professionnel.

En ce qui concerne l'enseignement supérieur, on retrouve plusieurs brevets de technicien supérieur. Le BTS Fluides, énergies, environnement, option génie frigorifique, le BTS Assistant de gestion PME-PMI, le BTS Comptabilité et gestion des organisations à La Fontaine-de-Eaux. Et à Notre-Dame de la Victoire, le BTS Communication et le BTS Négociation et relation client.

À noter que la direction des écoles primaires privées de l'enseignement cathol,4ique est commune, il en est de même pour les établissements La Fontaine-des-Eaux et Ker Siam ainsi que pour les collèges et lycées Notre-Dame de la Victoire, Les Cordeliers et Dominique Savio.

Santé[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Côtes-d'Armor.

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Vue sur la ville depuis la tour de l'horloge.

Dinan est classée ville d'art et d'histoire. Elle dispose d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur comprenant « la ville intra-muros, le port ainsi que le quartier de la rue Saint-Malo » et s’étendant sur 90 hectares soit près du quart de la superficie de la commune de Dinan[29],[30].

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Dinan abrite 71 monuments historiques protégés, parmi lesquels :

  • Le château − parfois dit château ou donjon de la duchesse Anne, classé par arrêté du 12 juillet 1886[31], il fait partie des 2 600 mètres des remparts.
  • Les remparts classés par arrêté du 12 juillet 1886[32].
  • L’église Saint-Malo construite de façon échelonnée entre la fin du XVe siècle et la fin du XIXe siècle. De style gothique et Renaissance, elle est surtout réputée pour ses vitraux du début XXe siècle et son orgue anglais aux tuyaux polychromes, fabriqué par Oldknow en 1889. Elle a été classée par arrêté du 1er août 1907[33]. La Révolution, en dépit de la réprobation des Dinannais, dévasta l'église, qui ne fut rendue au culte qu'en 1803.
  • La tour de l'Horloge, beffroi du XVe siècle, haut de 45 m, qui symbolise la prospérité de la ville. Il possède encore la cloche offerte par la duchesse Anne. La tour a été classée par arrêté du 28 décembre 1910[34]. L'horloge a été achetée par la communauté de ville en 1498.
  • Le couvent des Cordeliers fut fondé au XIIIe siècle mais les bâtiments actuels datent du XVe siècle. Le couvent a accueilli les états généraux de Bretagne en 1573 et 1634. Restauré au XIXe siècle, il abrite maintenant un établissement d’enseignement privé. Son portail sur la place des Cordeliers a été classé par arrêté du 29 décembre 1930[35].
  • Couvent des Bénédictines, inscrit et classé en 1981[36]
  • Couvent des Dominicaines, inscrit et classé en 1987 et 1990[37]
  • Couvent des Ursulines, inscrit en 1987[38]
  • La Basilique Saint-Sauveur construite à partir du XIIe siècle, elle n’a cessé d’être transformée et reste finalement inachevée. Elle abrite le cénotaphe du cœur du connétable du Guesclin. Mariant de nombreux styles (roman, gothique, classique et baroque), son portail remarquable date du XIIe siècle. Elle a été classée par la liste de 1862[39].
  • La gare de Dinan date de 1931. Construite par Georges-Robert Lefort. À l'intérieur, dans le hall, se trouvent deux mosaïques, représentant, pour l'une, la carte des chemins de fer de la région, et, pour l'autre, un plan de la ville de Dinan. Cet ensemble de mosaïques fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis un arrêté du 21 novembre 1995[40]. Comme la Poste ou la Caisse d’épargne de Dinan, l'architecture de la gare se rattache au mouvement néo-breton de l'Ar Seiz Breur.
  • De nombreux hôtels particuliers

La commune compte également 41 monuments historiques classés au titre objet.

Autres sites et monuments notables[modifier | modifier le code]

  • La rue du Jerzual, côte la plus célèbre de Dinan qui relie le port au centre-ville, avec un dénivelé de 75 mètres atteignant à certains endroits 35 % de déclivité. Cette côte accueille tous les ans le défi du Jerzual, course à pied la plus populaire de la région suivie par des milliers de spectateurs réunis en haut du Jerzual.
  • Les quatre orgues à tuyaux de Dinan. L'orgue romantique de l'église Saint Malo d'Alfred Oldknow avec ses trois claviers/pédalier et ses 24 jeux. Son orgue de chœur avec ses deux claviers/pédalier et sa quinzaine de jeux. Celui de la chapelle des Cordeliers avec deux claviers/pédalier et l'orgue symphonique de la basilique Saint-Sauveur avec trois claviers/pédalier et 35 jeux.
  • Jardin anglais : tracé en 1852 sur l'ancien cimetière paroissial, il permet aussi de découvrir un superbe panorama sur la vallée de la Rance
  • L'hôtel Bazin de Jessey datant de 1718.
  • La chapelle Sainte-Catherine.
Panorama depuis le belvédère du jardin anglais.

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée château de Dinan, rue du château, histoire du pays de Dinan, antiquités grecques et romaines, arts décoratifs, art religieux, beaux-arts, atelier de tisserand reconstitué, coiffes, etc.
  • Musée du rail, histoire du chemin de fer régional, maquettes, affiches, matériels, costumes et une immense maquette au 1/43e avec de nombreux trains dans un décor inspiré de la région de Dinan (20 ans de travail pour sa réalisation).
  • Maison d'artiste de la Grande Vigne ou Musée Yvonne Jean-Haffen, 103 rue du Quai. Œuvres de l'artiste, devant l'importance des collections de tableaux et de dessins, une rotation est effectuée tous les ans.
  • Tour de l'Horloge, rue de l'Horloge, beffroi de 45 mètres de haut, datant du XVe siècle, mécanisme de l'horloge, cloche de la Duchesse Anne et magnifique panorama sur la ville et sa région. Logo monument historique Classé MH (1910)
  • Maison de la Harpe Celtique, Ti an delem, 6 rue de l'Horloge, expositions thématiques et différentes chaque année.
  • Maison du Gouverneur, 24 rue du Petit-Fort, maison du XVe siècle, ancienne maison de tisserand, exposition temporaire en juillet et août. Objets régionaux et métier à tisser. Logo monument historique Classé MH (1938)
  • Musée Remember 1939-1945 Dinan, au 16 rue du Pont de la Haye, présente 6000 objets, du paquet de cigarette au moteur d'avion, pièces d'artillerie, uniformes, véhicules et reconstruction d'un blockhaus. Évocation de la Résistance.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Jazz en place. Depuis 2005, Dinan vibre au son du jazz tous les étés. Les artistes de la scène jazz prennent leurs quartiers place Saint-Sauveur pour faire découvrir et partager leur passion. Un public de plus en plus fidèle vient se joindre à eux pour découvrir les multiples couleurs du jazz et de la musique improvisée.
  • La Fête des remparts. Le temps d'un week-end et une fois tous les deux ans, Dinan redevient une ville médiévale, avec ses tournois, ses tavernes, ses dresseurs d'ours. L'accès à la ville est gratuit pour les personnes costumées.
  • L'Enfant dans la ville. Pendant deux jours, Dinan se transforme en gigantesque kermesse gratuite dans laquelle on peut retrouver des démonstrations de pompiers, du karting, de l'escalade, des concerts.
  • Les Fennecs. Le festival Les Fennecs, qui a lieu traditionnellement à Ploubalay, a organisé le bal du 14 juillet 2007 au stade Maurice-Benoist.
  • T'Rance Céramique. Au mois d'août, depuis 2015, T'Rance Céramique, marché de céramistes, a pris la relève de Céramique en Rance sur la place Saint-Sauveur. T'Rance Céramique a été réé à l'initiative de Pas/Sage, association culturelle qui s'attache à créer de nouveaux évènements culturels à Dinan.
  • Les Jeudis du Port. Initiative, là aussi de Pas/Sage, ces "Jeudis" offrent aux visiteurs du port de Dinan/Lanvallay une série de concerts vespéraux.
  • Art'Dinan. Les très nombreux artistes et artisans créateurs de Dinan se sont groupés en association afin de renforcer leur visibilité au sein de la ville. Art'Dinan offre diverses manifestations artistiques tout au long de l'année.
  • Les Barocks. Les Barocks est un festival rock, dont les concerts se passent dans les bars. La première édition a eu lieu en mars 1992. Le festival n'a pas eu lieu en 2004, 2005 et 2006. La dernière édition a eu lieu en 2008.
  • Vibromachine à soif, l’évènement électro de Dinan organisé par le Collectif Vibromachine qui a lieu dans les bars de la rue de la soif (rue De la cordonnerie) tous les ans au moment des fêtes de fin d'année et cela depuis décembre 2008.
  • Revue annuelle Le Pays de Dinan : histoire, littérature, art et ethnographie. Création à la Bibliothèque municipale de Dinan[41] en 1981.
  • Tous les ans ont lieu les Rencontres internationales de la harpe celtique qui rassemblent de nombreux artistes.
  • Du 9 au 16 août 2014, la ville de Dinan accueillera le 87e congrès[42] de l’association mondiale anationale dont la langue de travail est l'espéranto.

Fréquentation touristique[modifier | modifier le code]

Auberge de jeunesse de Dinan

Patrimoine architectural, port de la Rance : Dinan s'affirme comme l'un des principaux sites touristiques du Nord de la Bretagne et des Côtes-d'Armor.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Histoire et politique
Cinéma
  • Jean Rochefort (1930-2017), acteur, a passé une partie de son enfance à Dinan.
Littérature
Art
  • Couffon, architecte 1847.
  • Jean-Baptiste Delarocheaulion, architecte, 1847-1864.
  • Yvonne Jean-Haffen, peintre, 1895-1993.
  • Jean Urvoy (1898-1989), instituteur, artiste peintre et graveur, cofondateur du Groupe des Sept, naît à Dinan le 5 novembre 1898.
  • Frank Le Meur (1903-1991), artiste peintre, cofondateur du Groupe des Sept[44], élève de Jean Collet
  • Yves Floc'h, professeur de dessin, peintre, 1906-1990.
  • Pierre Rochereau (1909- 1992), artiste peintre, conservateur du musée de Dinan de 1954 à 1977, professeur aux Cordeliers
  • Jean Vercel, artiste peintre et photographe, né à Dinan le 7 juillet 1929, fils de Roger Vercel
  • Gérard Briot, artiste peintre.
  • Claude Marin (1914-2001), artiste peintre, s'installe à Dinan en 1946, membre du groupe des Sept avec Jean Urvoy, Yves Floc'h...
  • Henriette Desportes, peintre, décédée à Dinan en 1951
  • FX Combes, artiste contemporain et photographe, né à Dinan le 23 octobre 1969
Musique
Sport
Journalisme
  • Victor Robert, journaliste de télévision sur Canal+, né en 1970.
  • Bertrand Meheut, patron de Canal+, a étudié au collège Roger Vercel et au lycée de la Fontaines des Eaux.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre postal, d'une valeur de 0,65 franc, représentant la ville et la vallée de la Rance a été émis le 7 octobre 1961[46].

Dans les arts populaires[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

  • Le Journal des Remparts, mensuel gratuit traitant de l'actualité économique et culturelle sur les Pays de Dinan, Dinard et Saint-Malo. Il est diffusé à 15 000 exemplaires principalement dans les commerces et les collectivités.
  • Le Petit Bleu des Côtes d'Armor.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Chevalier anglais sous les ordres du duc de Lancastre
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Arrêté du 30 septembre 2017 portant création de la commune nouvelle de Dinan (lire en ligne)
  2. « Dinan Agglomération : les bus gratuits s'appelleront « Dinamo ! » », actu.fr,‎ (lire en ligne).
  3. « Résultats concernant « Dinan » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 19 novembre 2012)
  4. Histoire de Dinan sur le site Dinan.fr
  5. Jean-Pierre Leguay, Les catastrophes au Moyen Age, Paris, J.-P. Gisserot, coll. « Les classiques Gisserot de l'histoire », , 224 p. (ISBN 978-2-877-47792-5 et 2-877-47792-4, OCLC 420152637)., p. 40 et 158.
  6. Notice no PA22000021, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Déclarations de 1675 & 1790
  8. « dinan », sur cavaliers.blindes.free.fr (consulté le 24 avril 2018)
  9. Thibaud Grasland, « Dinan et le 11e RAMa, une histoire qui dure », Ouest-France,‎ (ISSN 0999-2138, lire en ligne)
  10. Vincent Jarnigon, « Comment Dinan a réussi le départ de ses militaires », Ouest-France,‎ (ISSN 0999-2138, lire en ligne)
  11. « Reconversion des anciennes casernes Beaumanoir et Du Guesclin - 2004 / 2009 », sur https://www.atelierphilippemadec.fr (consulté le 24 avril 2018)
  12. Banque du Blason
  13. [1]
  14. a et b M-E Monnier, "Dinan mille ans d'histoire", 1983
  15. Pierre-Yves Gaudart, « Yves Blanchot, un maire à l’ancienne », Le Petit Bleu,‎ (lire en ligne)
  16. « Didier Lechien est élu maire de Dinan », Ouest-France, 6 avril 2014.
  17. « Didier Lechien élu maire de la commune nouvelle », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  18. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Dinan, consultée le 26 octobre 2017
  19. « Budget 2018 », Commune Nouvelle de Dinan,‎
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour l'année 2015.
  24. (http://ecolegaraye.blogspot.com/).
  25. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  26. a et b « Les Cordeliers - Notre Dame de la Victoire », Collèges - lycée - Enseignement supérieur, sur www.cordeliers-ndvictoire.org (consulté le 11 mars 2012)
  27. Site officiel du centre hospitalier Dinan / St Brieuc
  28. FSJD - CH Dinan / Saint-Brieuc
  29. Le secteur sauvegardé, sur www.mairie-dinan.com.
  30. Laissez-vous conter Dinan : Le Secteur Sauvegardé, lire en ligne
  31. Notice no PA00089071, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Notice no PA00089139, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. Notice no PA00089076, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. Notice no PA00089140, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. Notice no PA00089073, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. Notice no PA00089072, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. Notice no PA00089074, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Notice no PA00089075, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. Notice no PA00089077, base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. Notice no PA00135252, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. Administrator, « Le Pays de Dinan : une collection ! », sur www.bm-dinan.fr (consulté le 9 janvier 2018)
  42. http://www.satesperanto.org/-2014-87a-Dinano-.html Page du congrès sur le site officiel de l'association mondiale anationale (SAT)
  43. a b c d e f g h i j et k Défaut de sources !
  44. « Groupe des Sept »
  45. Site de la mairie de Dinan
  46. Le timbre

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les ouvrages de la première époque ducale et les renforcements du XVe siècle à l'enceinte de Dinan en Bretagne, 2004, Christian Corvisier, Extrait de « Les enceintes urbaines (XIIe-XVIe siècle) (édition électronique) » sous la direction de Gilles Blieck, Philippe Contamine, Nicolas Faucherre et Jean Mesqui ; 121e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Nice, 1996, lire en ligne.
  • M. E. Monier, Dinan mille ans d'histoire, tome III : « Mayenne », Éditions Régionales de l'Ouest, Yves Floch, 1993, 588 p. (ISBN 2-85554-059-3).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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