Dominique Reynié

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Dominique Reynié
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Dominique Reynié en 2010.

Naissance (55 ans)
Rodez (France)
Nationalité Française
Champs Science politique
Institutions Institut d'études politiques de Paris,
Fondation pour l'innovation politique
Diplôme Diplôme d'études approfondies,
Doctorat,
Agrégation de science politique

Dominique Reynié, né le à Rodez en Aveyron[1], est professeur de sciences politiques à Sciences Po.

Ses travaux portent sur les transformations du pouvoir politique, l'opinion publique et ses manifestations, les mouvements électoraux, en France et en Europe. Depuis octobre 2008[2],[3], il est directeur général de la Fondation pour l'innovation politique.

Il est candidat aux élections régionales de 2015 pour la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, en tête de la liste Les Républicains - UDI.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est diplômé en 1983 de Sciences Po Paris (IEP), où il soutient également son mémoire de DEA en science politique en 1984, ainsi que sa thèse de doctorat en 1994[4]. Il est agrégé de science politique.

Dominique Reynié est actuellement professeur des universités à Sciences Po, où il a dirigé l'Observatoire interrégional du politique de 2002 à 2005 et le 3e cycle de marketing de 1999 à 2006[5]. Il fut également directeur du DESS Études et stratégies marketing de Sciences Po, où il est actuellement chargé du cours d'enjeux politiques en deuxième année.

Dominique Reynié a été expert auprès de la Commission européenne (direction de la communication) dans le cadre du programme « The Future of Europe ». Il est par ailleurs membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme et de l’Observatoire de la décentralisation du Sénat.

Il participe fréquemment à l'émission d'Yves Calvi, C dans l'air, sur France 5[6]. Sa forte présence dans le paysage médiatique est d'ailleurs un motif de critique à son encontre [7]. Jusqu'en 2012, il a une chronique hebdomadaire sur France Culture intitulée Le monde selon Dominique Reynié[8].

En octobre 2008[2], Dominique Reynié succède à Franck Debié au poste de directeur général de la Fondation pour l'innovation politique[3], un groupe de réflexion de tendance libérale fondé en 2004 et proche de l'Union pour un mouvement populaire[9] (UMP) dont il fait un "think thank libéral, progressiste et européen"[10]. À l'été 2012, après la mort du directeur de Sciences Po, Richard Descoings, il présente officiellement sa candidature pour reprendre la tête de l'établissement.

Il est invité en septembre 2013 par la fondation Copernic lors de la Fête de l'Humanité organisée par le Parti communiste français[11].

En avril 2013, il participe aux sixième salon du livre de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) pour un débat "le nouvel antisémitisme et les moyens pour le combattre"[12].

Il figure parmi les 10 candidats pour mener la liste UMP-UDI de la future région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées lors des élections régionales de décembre 2015[13],[14]. Le 25 avril 2015, il est désigné contre Bernard Carayon comme tête-de-liste UMP-UDI, après le 4e tour d'un vote par 40 élus locaux de la future région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon[15].

Doctrine politique[modifier | modifier le code]

Dominique Reynié défend la création de richesses par l'entreprise et l'innovation, la décentralisation, la démocratie représentative et la construction d'une puissance européenne capable d'appuyer les nations membres de l'Union. Il a été favorable à l'élargissement de l'Union européenne en 2004, au nom de la réunification de l'Europe réelle. Dans la lignée du processus ouvert en 1967 par le Général de Gaulle. Dominique Reynié a notamment développé les arguments en faveur de l'ouverture de ce mouvement à la Turquie, notamment : stabilisation géostratégique de la région ; sécurité d'Israël pour l'approvisionnement en eau potable ou pour les manoeuvres militaires de l'aviation ; participation au contrôle des flux migratoires ; lutte contre l'islamisme radical ; développement des intérêts économiques français et européens. Le bouleversement de la donne par l'intervention américaine en Irak, la poussée des mouvements islamistes ou encore les "printemps arabes" ont rendu ce débat sans objet.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]