Dominique Reynié

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Dominique Reynié
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Dominique Reynié en 2015 à Toulouse.

Naissance (56 ans)
Rodez (France)
Nationalité Française
Champs Science politique
Institutions Institut d'études politiques de Paris,
Fondation pour l'innovation politique
Diplôme Diplôme d'études approfondies,
Doctorat,
Agrégation de science politique

Dominique Reynié, né le à Rodez en Aveyron, est un professeur de sciences politiques à Sciences Po et un homme politique français.

Ses travaux portent sur les transformations du pouvoir politique, l'opinion publique et ses manifestations, les mouvements électoraux, en France et en Europe. Depuis octobre 2008, il est directeur général de la Fondation pour l'innovation politique.

Candidat aux élections régionales de 2015 pour la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, en tête de la liste Les Républicains - UDI, sa liste ne recueille que 21 % des voix au second tour. Son élection au conseil régional est annulée l'année suivante par le Conseil d'État.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est diplômé en 1983 de Sciences Po Paris (IEP), où il soutient également son mémoire de DEA en science politique en 1984, ainsi que sa thèse de doctorat en 1994[1]. Il est agrégé de science politique.

Dominique Reynié est actuellement professeur des universités à Sciences Po, où il a dirigé l'Observatoire interrégional du politique de 2002 à 2005 et le 3e cycle de marketing de 1999 à 2006[2]. Il fut également directeur du DESS Études et stratégies marketing de Sciences Po.

Dominique Reynié a été expert auprès de la Commission européenne (direction de la communication) dans le cadre du programme « The Future of Europe ». Il par ailleurs été membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme et de l’Observatoire de la décentralisation du Sénat.

Il participe fréquemment à l'émission d'Yves Calvi, C dans l'air, sur France 5[3]. Sa forte présence dans le paysage médiatique est d'ailleurs un motif de critique à son encontre [4]. Jusqu'en 2012, il a une chronique hebdomadaire sur France Culture intitulée Le monde selon Dominique Reynié[5].

En octobre 2008[6], Dominique Reynié succède à Franck Debié au poste de directeur général de la Fondation pour l'innovation politique[7], un groupe de réflexion de tendance libérale fondé en 2004 et proche de l'Union pour un mouvement populaire[8] (UMP). Ce « think thank libéral, progressiste et européen »[9] s'est notamment positionné sur ses "12 idées pour 2012" en faveur du mariage homosexuel[10], de la gestation pour autrui (GPA)[10], de la diversité[11]... À l'été 2012, après la mort du directeur de Sciences Po, Richard Descoings, il présente officiellement sa candidature pour reprendre la tête de l'établissement.

Il est invité en septembre 2013 par la fondation Copernic lors de la Fête de l'Humanité organisée par le Parti communiste français[12].

En avril 2013, il participe aux sixième salon du livre de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) pour un débat "le nouvel antisémitisme et les moyens pour le combattre"[13].

Depuis janvier 2015, Dominique Reynié anime en collaboration avec le politologue Pascal Perrineau un cours de rétro-analyse de la vie politique française sous la Ve République à Sciences Po.

Il figure parmi les 10 candidats pour mener la liste LR-UDI de la future région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées lors des élections régionales de décembre 2015[14],[15]. Le 25 avril 2015, il est désigné contre Bernard Carayon comme tête-de-liste LR-UDI, après le 4e tour d'un vote par 40 élus locaux de la future région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon[16]. En octobre 2015, son éligibilité est remise en question, notamment par Jean-Pierre Grand, sénateur LR[17]. Au premier tour, il obtient seulement 18,84 % des voix, ce qui le place en troisième position derrière Louis Aliot (FN) 31,83 % et Carole Delga (PS) 24,41 %[18],[19]. Au second tour, son score est de 21,32 % derrière Carole Delga (44,8 %) et Louis Aliot (33,9 %). Il est le seul candidat LR de France à arriver derrière le Front national au second tour[20]. Cette lourde défaite suscite des critiques au sein de son parti[21],[22]. Il est ensuite élu président du groupe d'opposition LR-UDI au conseil régional[23]. Le , son élection est annulée par le Conseil d'État[24]. Il est donc remplacé à son siège par le maire de Millau, Christophe Saint-Pierre[25].

Pour soutenir le projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs, une pétition Oui à la Loi travail ! Non au chômage ! est lancée le vendredi 26 février 2016 par Dominique Reynié[26].

Prises de position[modifier | modifier le code]

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On le dit défenseur de l'immigration[27] et des mélanges ethniques[28] dans des textes où il observe le déclin démographique des sociétés européennes, leur vieillissement et le poids financier que représentent leurs systèmes sociaux favorables. C'est ainsi que Dominique Reynié note que faute d'un redressement démographique, l'immigration devrait devenir mécaniquement dans les décennies à venir la principale source de croissance démographique de nos sociétés[29]. En ce qui concerne le mariage homosexuel[30] et la gestation pour autrui (GPA)[31], ses réflexions s'inscrivent dans le prolongement des analyses démographiques et dans la recherche des conditions à ce qu'il nomme "une politique de la vie"[32].

Dominique Reynié défend l'idée d'une Europe « puissance publique supplémentaire » agissant avec les États-nations et non pas à la place des États-nations. À distance d'une construction fédéraliste, il propose la construction d'une « puissance publique européenne » venant appuyer les puissances publiques nationales pour les aider à se projeter dans la globalisation. Parmi les nombreux textes de Dominique Reynié portant sur ce sujet, voir la série "L'Opinion européenne" publiée sous sa direction depuis 2000 (un volume annuel), en particulier "Les Européens s'impatientent", in L'Opinion européenne en 2009[33], "La renaissance douloureuse de l'idée européenne", in L'Opinion européenne en 2012[34] ou "L'Europe accablée de critiques par ceux qui la font", in L'Opinion européenne en 2013[35]. Les opinions en faveur de la suppression des frontières qui lui sont attribuées renvoient à des références introuvables, comme celle-ci[31]. Dans ses travaux, ill analyse le populisme [36],[37] dans une époque marquée par la montée du scepticisme face aux difficultés de l'État nation à affronter les puissances de la globalisation[38],[39],[40].

Dominique Reynié défend la création de richesses par l'entreprise et l'innovation, la décentralisation[41], la démocratie représentative.

Dominique Reynié a été un défenseur de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne[42],[31]. Les arguments qu'il mobilisait en faveur de l'ouverture de l'Union à la Turquie[43] étaient les suivants :

  • Doctrine gaulliste (c'est en 1963 que le général de Gaulle s'approprie le projet d'une Turquie intégrée à l'Europe[44])
  • Stabilisation géostratégique de la région ;
  • Sécurité d'Israël pour l'approvisionnement en eau potable et l'entrainement de l'armée de l'air ;
  • Participation au contrôle des flux migratoires ;
  • Lutte contre l'islamisme radical ;
  • Développement des intérêts économiques français et européens.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice bibliographique officielle sur le site de l'IEP Paris
  2. http://politique.slate.fr/personnalites/Dominique_Reyni%C3%A9
  3. http://www.france5.fr/c-dans-l-air/invites/dominique-reynie-30525
  4. http://blog.mondediplo.net/2011-05-20-C-dans-l-air-un-exemple-de-propagande
  5. http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-dominique-reynie
  6. Dominique Reynié : « la Fondation pour l'innovation politique porte un projet libéral, progressiste et européen »
  7. Chirac : retraite en bon ordre de Carole Barjon paru le 16 octobre 2008 dans Le Nouvel Observateur
  8. [1]
  9. « Fondapol - Un Think Tank libéral, progressiste et européen », sur Fondapol (consulté le 17 mai 2015)
  10. a et b Dominique REYNIE, 12 idées pour 2012, Fondapol, , 111 p. (lire en ligne), p. 68
  11. Dominique REYNIE, 12 idées pour 2012, Fondapol, , 111 p. (lire en ligne), p. 71
  12. « Fête de L’Humanité | Fondation Copernic », sur www.fondation-copernic.org (consulté le 17 mai 2015)
  13. « Entretien réalisé par le cercle de la Licra : Dominique REYNIE, Professeur à Sciences Po, Directeur de la Fondapol » (consulté le 17 mai 2015)
  14. Dominique Reynié aux régionales sous les couleurs de l'UMP?, LCP, 24 mars 2015.
  15. « Le politologue Dominique Reynié vise la grande région », ladepeche.fr, 5 avril 2015.
  16. Arnaud Boucomont, « Le politologue Dominique Reynié conduira la liste de droite aux Régionales », Midi Libre
  17. Régionales : "Je suis parfaitement éligible", se défend Dominique Reynié. France-Info, 24 octobre 2015.
  18. Midi-Languedoc: Aliot (FN) en tête, la droite atomisée, ouest-france.fr, 6 décembre 2015
  19. LANGUEDOC-ROUSSILLON-MIDI-PYRÉNÉES, lemonde.fr
  20. Un enterrement de première classe pour Dominique Reynié, ladepeche.fr, 14 décembre 2015
  21. Dominique Reynié : les raisons d’un crash aux régionales, midilibre.fr, 15 décembre 2015
  22. L’après Reynié, c’est parti !, francetvinfo.fr, 14 décembre 2015
  23. Laurent Dubois, « Dominique Reynié élu président du groupe LR-UDI au Conseil Régional », france3-regions.francetvinfo.fr, 19 décembre 2015.
  24. Geoffroy Clavel, « Le Conseil d'État annule l'élection de Dominique Reynié aux régionales 2015 », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  25. « L’élection de Dominique REYNIE est annulée par le Conseil d’Etat », Le Bourricot,‎ (lire en ligne)
  26. Droit du travail : une contre-pétition pour soutenir la loi El Khomri France Tv Info, 26 février 2016
  27. « Les populistes considèrent l’Union européenne comme responsable du déclassement que nous vivons », entretien, opinion-internationale.com, 24 mai 2014
  28. Les populistes se présentent comme les nouveaux résistants, lecercledelalicra.org, 10 juillet 2012
  29. Dominique Reynié, Les Nouveaux Populismes, Paris, Fayard, , 377 p. (ISBN 978-2-8185-0342-3)
  30. Mariage homo : Dominique Reynié prêt à devenir anti pour être élu, tempsreel.nouvelobs.com, 13 juin 2015
  31. a, b et c Dominique Reynié dans le Languedoc : l’anti-Buisson sort du bois, liberation.fr, 29 avril 2015
  32. lefigaro.fr, « Dominique Reynié : encadrer la GPA et la PMA dans une vraie politique de la vie » (consulté le 27 septembre 2015)
  33. Dominique Reynié, L'Opinion européenne en 2009, Paris, Lignes de repères, , 237 p. (ISBN 978-2-915752-44-1)
  34. Dominique Reynié, L'Opinion européenne en 2012, Paris, Lignes de repères, , 210 p. (ISBN 978-2-915752-84-7)
  35. Dominique Reynié, L'Opinion européenne en 2013, Paris, Lignes de repères, , 167 p. (ISBN 978-2-915752-99-1)
  36. Dominique Reynié, Populismes : la pente fatale, Paris, Plon, , 279 p. (ISBN 978-2-259-20890-1)
  37. « Dominique Reynié : "Les partis extrémistes surinvestissent le web" » (consulté le 9 septembre 2015)
  38. « Les Inrocks - L’engagement à l'UMP de Dominique Reynié crée la polémique », sur Les Inrocks (consulté le 17 mai 2015)
  39. « Elections Régionales : Dominique Reynié tête de liste UMP-UDI - Le Journal Catalan - Perpignan et sa région » (consulté le 17 mai 2015)
  40. Matthieu Goar, « Dominique Reynié, un politologue dans la mêlée électorale », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  41. Idriss J. Aberkane, « Que signifie la candidature de Dominique Reynié ? » (consulté le 9 septembre 2015)
  42. Association Turc, « "L'Union, la Turquie et nous", par Dominique Reynié », sur www.tetedeturc.com (consulté le 17 mai 2015)
  43. « La Turquie, une idée neuve pour l'Union - Turquie Européenne », sur www.turquieeuropeenne.eu (consulté le 9 septembre 2015)
  44. « La candidature de la Turquie à l'Union européenne », sur www.senat.fr (consulté le 27 septembre 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]