Soyons libres

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Soyons libres
Image illustrative de l’article Soyons libres
Logotype officiel.
Présentation
Présidente Valérie Pécresse
Fondation
Scission de Les Républicains
Siège 227, boulevard Saint-Germain, 75007 Paris
Secrétaire générale Florence Portelli
Vice-présidents Maël de Calan
Nathalie Bassire
Agnès Canayer
Marie-Claude Jarrot
Patrick Karam
Roger Karoutchi
Frédérique Meunier
Othman Nasrou
Robin Reda
Éric Pauget
Porte-paroles Jean-Carles Grelier
Laure Darcos
Robin Reda
Sabine Bernasconi
Alexandra Dublanche
Xavier Bonnefont
Françoise Dumont
Vincent Jeanbrun
Soizic Perrault
Jean-Didier Berger
Clarisse Quentin
Hamida Rezeg
Stéphanie Von Euw
Nicolas Florian
Mouvement de jeunesse Libres Jeunes
Positionnement Centre droit[1] à droite[2]
Idéologie Gaullisme social
Libéral-conservatisme
Démocratie chrétienne
Europhilie
Couleurs Bleu, blanc et rouge
Site web www.soyonslibres.fr
Assemblée nationale Assemblée nationale
Représentation
Députés
2 / 577
Maires de communes de plus de 30 000 habitants
2 / 273

Soyons libres (SL), également appelé Libres, est un parti politique français classé du centre droit à la droite sur l'échiquier politique.

Le mouvement est fondé par Valérie Pécresse à la suite de l'échec des Républicains (LR) à l'élection présidentielle et aux élections législatives de 2017, afin d'éviter une fuite des électeurs de la droite vers Emmanuel Macron et Marine Le Pen. SL prône au retour des valeurs de l'Union pour un mouvement populaire (UMP). Une scission est effectuée après les élections européennes de 2019, avec le départ de Valérie Pécresse de LR et la transformation de Soyons libres en parti politique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Issu de Changer c'est possible (2008) et d'Action Île-de-France (2011)[3], Soyons libres est créé le par Valérie Pécresse[4]. Le lancement médiatique est fait lors d'une réunion comptant quelque 2 000 personnes à Argenteuil en [5],[6]. Soyons libres est reconnu comme mouvement associé à LR par Laurent Wauquiez en , lors d'un conseil national de LR[réf. nécessaire].

Scission des Républicains[modifier | modifier le code]

Valérie Pécresse se positionne comme une opposante à Laurent Wauquiez au sein de LR[7]. Tenante d'une ligne plus centriste et de droite modérée, elle dénonce le rétrécissement de la base électorale du parti et une « droitisation »[8]. Son initiative vise à rassembler jusqu'au centre et à traiter de thématiques nouvelles comme l'écologie ou le numérique[9].

En 2018, elle soutient le gouvernement Philippe au sujet de la loi relative à l'orientation et à la réussite des étudiants[10] et de la réforme de la SNCF[11]. Cependant, elle estime que le gouvernement ne va pas assez loin dans ses réformes et déclare s'opposer à un rapprochement de la droite et du centre aussi bien à La République en marche (LREM) qu'au Rassemblement national (RN) : elle souhaite créer une « troisième voie », comme le préconise l'initiative de Gérard Larcher à la suite des élections européennes de 2019.

Valérie Pécresse quitte Les Républicains le , à la suite du mauvais score obtenu par la liste Les Républicains-Les Centristes aux élections européennes et avant la tenue d’une élection pour la présidence du parti pour laquelle elle était donnée possible candidate[12],[13]. Elle invoque l'impossibilité de former une organisation politique élargie, affirmant que « le parti est cadenassé de l’intérieur, dans son organisation et dans ses idées »[14]. Dans son sillage, plusieurs de ses proches quittent le parti, notamment Robin Reda et Florence Portelli[15].

Soyons libres devient alors un parti[16][source insuffisante].

Organisation[modifier | modifier le code]

Valérie Pécresse, présidente de Soyons libres.

L'organisation repose sur une direction, des référents départementaux et référents départementaux jeunes. L'animation du parti est confiée aux référents des comités. Chaque année, Soyons libres organise sa rentrée politique à Brive-la-Gaillarde en Corrèze sur les terres de Jacques Chirac, image qu’elle donne pour montrer sa volonté de retrouver les origines de l’Union pour un mouvement populaire (UMP).

La présidente Valérie Pécresse désigne[Quand ?] Maël de Calan en tant que premier vice-président chargé du projet, Agnès Canayer et Othman Nasrou comme vice-présidents ; Florence Portelli assure le poste de secrétaire générale, tandis que Cédric Nouvelot et Adrien Guené sont secrétaires généraux adjoints. Il y a quatre conseillers politiques (Philippe Mouiller, Patrick Karam, David Lisnard et Claude Nougein) et trois conseillers politiques coordinateurs (Éric Pauget, chargé des relations avec l’Assemblée nationale, Roger Karoutchi, chargé des relations avec le Sénat, et Marie-Claude Jarrot, chargée des relations avec les maires)[17].

Soyons libres compte deux députés, tous deux membres du groupe Les Républicains : Jean-Carles Grelier élu dans la cinquième circonscription de la Sarthe[18] et Robin Reda de la septième circonscription de l'Essonne[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « À Argenteuil, Valérie Pécresse lance son mouvement et se veut libre comme LR », sur www.lexpress.fr, (consulté le 6 novembre 2019).
  2. « Valérie Pécresse veut "construire la droite de demain" », (consulté le 6 novembre 2019).
  3. « Libres — France Politique », sur www.france-politique.fr (consulté le 21 septembre 2019).
  4. « Avec son nouveau mouvement Libres!, Pécresse se fait le refuge des anti-Wauquiez », sur leparisien.fr, (consulté le 10 juin 2019).
  5. « Valérie Pécresse lance "Libres !", son mouvement au sein des Républicains », sur francetvinfo.fr, .
  6. « Réinventer la politique depuis le terrain - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 22 février 2018).
  7. « LR : Valérie Pécresse s'oppose déjà à Laurent Wauquiez », sur lepoint.fr, .
  8. « Valérie Pécresse annonce sa démission des Républicains », sur www.lefigaro.fr, (consulté le 21 septembre 2019).
  9. « Soyons Libres Le nouveau parti de Valérie Pecresse », sur www.challenges.fr, (consulté le 11 juin 2019).
  10. « Universités: Pécresse soutient la réforme et la « fermeté » du gouvernement », sur BFMTV (consulté le 27 mai 2018).
  11. « Valérie Pécresse : « Je soutiens la réforme de la SNCF » », sur Le Monde.fr (consulté le 27 mai 2018).
  12. « Valérie Pécresse annonce sa démission des Républicains », sur www.lefigaro.fr, (consulté le 5 juin 2019).
  13. « Démission de Laurent Wauquiez : et maintenant, qui pour diriger les Républicains ? », sur lci.fr, (consulté le 5 juin 2019).
  14. « Valérie Pécresse annonce son départ des Républicains » (consulté le 21 septembre 2019).
  15. « Départs en série chez LR après la démission de Valérie Pécresse », sur BFMTV (consulté le 21 septembre 2019).
  16. « VIDEO. "La refondation de la droite doit se faire à l'extérieur du parti" : Valérie Pécresse quitte Les Républicains(UMP) » (consulté le 11 juin 2019).
  17. « Equipe dirigeante de Soyons Libres ! », sur soyonslibres.fr, (consulté le 11 juin 2019).
  18. Alexandre Sulzer, « Pécresse, libre, mais un peu seule », sur Le Parisien, (consulté le 20 juin 2020).
  19. Nolwenn Cosson, « Le député de l'Essonne Robin Reda quitte Les Républicains dans le sillage de Valérie Pécresse », sur Le Parisien, édition de l'Essonne, (consulté le 6 juin 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]