Pè a Corsica

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Pè a Corsica
Image illustrative de l’article Pè a Corsica

Fondation
Dirigeant Gilles Simeoni
Collectivité de Corse sui generis Drapeau de la Corse Corse
Députés
(sièges en Corse)
3 / 4
Assemblée de Corse
41 / 63
Maires
(communes en Corse)
155 / 360
Députés européens
(sièges en France)
1 / 74
Organisations politiques concernées Femu a Corsica
Corsica libera
Partitu di a Nazione Corsa

Idéologie Autonomisme (FC) et (PNC), indépendantisme (CL)
Couleurs

Pè a Corsica (en français : Pour la Corse) est une coalition nationaliste corse appelant à une autonomie renforcée de la Corse. Cette coalition comprend trois partis politiques en 2019.
Les partis autonomistes Femu a Corsica et U Partitu di a Nazione Corsa respectivement dirigés par Gilles Simeoni et Jean-Christophe Angelini ainsi que par le parti indépendantiste Corsica libera mené par Jean-Guy Talamoni. Ces trois partis politiques insulaires ont signé un contrat de mandature pour une durée de 10 ans de 2015 à 2025.

Historique[modifier | modifier le code]

Création et élections territoriales de 2015[modifier | modifier le code]

Pè a Corsica est formée à l'occasion des élections territoriales de 2015. Elle rassemble les partis politiques nationalistes corses Femu a Corsica (FC) et Corsica libera (CL).

À l'issue de ce scrutin, Gilles Simeoni devient président du conseil exécutif de Corse, sa liste l'ayant emporté dans le cadre d'une quadrangulaire avec 35,3 % des voix[1].

Le programme de Pè a Corsica est basé sur 5 revendications principales[2] :

  • Un statut d'autonomie renforcé avec un pouvoir législatif dans certains domaines de compétences pré définis à l'avance.
  • Un statut de résident sur l'île, c'est-à-dire une obligation de vivre minimum 5 ans en Corse avant de pouvoir y acheter un bien immobilier.
  • La co-officialité de la langue corse au même titre que le français.
  • Le rapprochement des prisonniers corses dit "politique" accompagné par la suite d'une lois d'amnistie.
  • L'inscription de la Corse dans la Constitution française.

Élections législatives de 2017[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives françaises de 2017, trois députés issus des rangs de ce mouvement sont élus à l'Assemblée nationale, sur les quatre que compte la Corse : Paul-André Colombani en Corse-du-Sud, Michel Castellani et Jean-Félix Acquaviva en Haute-Corse. Dans la continuité des élections territoriales de 2015, c'est la première fois que les candidats nationalistes obtiennent un tel succès[3].

Les nouveaux députés annoncent leur intention de se battre pour l'officialisation du bilinguisme corse-français dans tous les actes de la vie publique, pour une loi d'amnistie en faveur des Corses détenus pour des actes liés à la politique et pour l'inscription de la Corse dans la Constitution[3].

À l'Assemblée nationale, les députés siègent dans le groupe Libertés et territoires, fondé en [4].

Élections territoriales de 2017[modifier | modifier le code]

À l'issue des élections territoriales de 2017, Pè a Corsica confirme et renforce sa majorité au sein de l'Assemblée de Corse. La formation arrive en tête avec 56,46 % des suffrages exprimés au second tour comptabilisant 41 sièges.

Le 2 janvier 2018, la liste présentée par la coalition est réélue au conseil exécutif de Corse en obtenant 42 voix sur 63 alors que la majorité dispose de 41 sièges.

Au début de la mandature 2018-2021, les partis de la coalition Pè a Corsica (Femu a Corsica et Corsica libera) ont annoncé avoir chacun leur groupe. Fin 2018, des dissidents au groupe Femu a Corsica créent un nouveau groupe appelé Partitu di a Nazione Corsa qui reste dans la majorité nationaliste[5].

Élections européennes de 2019[modifier | modifier le code]

Selon un accord conclu entre Europe Écologie Les Verts et la fédération Régions et peuples solidaires, le Corse François Alfonsi figure en 9e place sur la liste d'Europe Écologie Les Verts menée par Yannick Jadot. Femu a Corsica appelle à voter pour cette liste, alors que Corsica Libera et le Partitu di a Nazione Corsa appellent à l'abstention[6]. Le 26 mai 2019, le score remporté par Europe Écologie Les Verts permet à François Alfonsi d'être élu député européen.
La Corse et Femu a Corsica ont un représentant au parlement européen [7].

Élections municipales de 2020[modifier | modifier le code]

La stratégie à mener n'est pas encore définis entre Femu a Corsica , Corsica libera et U Partitu di a Nazione Corsa[8].

Le 7 août, les trois partis politiques de Pè a Corsica décide de s'unir pour les municipales à Porto-Vecchio[9].

Synthèse des résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections territoriales[modifier | modifier le code]

Année 1er tour 2d tour Sièges
Voix % Rang Voix % Rang
2015 24 603 17,62 2e 52 839 35,34  1er
24 / 51
2017 54 211 45,36 1er 67 155 56,46 1er
41 / 63

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Pour les quatre circonscriptions de Corse uniquement.

Année 1er tour 2d tour Sièges
Voix % Voix %
2017 33 925 30,15 54 182 49,47
3 / 4

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année Voix % Sièges Rang Tête de liste Groupe
2019[10] 3 055 023 13,48
1 / 79
3e Yannick Jadot Verts/ALE

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Année 1er tour 2d tour Maires
Voix % Voix %
2020

Élections sénatoriales[modifier | modifier le code]

Année Sièges Groupe
À renouveler Total

Composition de la coalition[modifier | modifier le code]

Composition de la coalition au 6 août 2019
Parti Dirigeant Sièges à l'Assemblée de Corse Membres du Conseil exécutif
Femu a Corsica Jean-Félix Acquaviva
18 / 63
8 / 11
Corsica libera Jean-Guy Talamoni
13 / 63
2 / 11
Partitu di a Nazione Corsa Jean-Christophe Angelini
10 / 63
0 / 11

Dirigeant[modifier | modifier le code]

La coalition est menée par Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Résultats des élections régionales 2015 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 7 août 2019)
  2. « Quelles sont les revendications des nationalistes corses ? », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 7 août 2019)
  3. a et b « Législatives : la Corse envoie trois nationalistes à l'Assemblée », sur Les Echos, (consulté le 7 août 2019)
  4. « Assemblée nationale : création d'un nouveau groupe baptisé « Libertés et territoires » », sur Le Figaro, (consulté le 17 octobre 2018).
  5. « Assemblée de Corse : création d’un groupe PNC de 10 élus », sur france3-regions.fr.francetvinfo.fr
  6. « Européennes : le PNC et Corsica Libera ne soutiennent pas la candidature de François Alfonsi », sur www.corsematin.com (consulté le 7 août 2019)
  7. « François Alfonsi, député européen. Envers et contre tout », sur France 3 Corse ViaStella (consulté le 7 août 2019)
  8. « Elections municipales : Gilles Simeoni recadre ses partenaires de Pè a Corsica », sur France 3 Corse ViaStella (consulté le 7 août 2019)
  9. « Les nationalistes s'unissent pour les municipales de Porto-Vecchio », sur youtube.com (consulté le 7 août 2019)
  10. Participation sur la liste Europe Écologie Les Verts qui obtient au total 13 sièges.