Saint-Cergues

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Saint-Cergues
Saint-Cergues
Blason de Saint-Cergues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Canton Gaillard
Intercommunalité Annemasse - Les Voirons Agglomération
Maire
Mandat
Gabriel Doublet
2014-2020
Code postal 74140
Code commune 74229
Démographie
Gentilé Saint-cerguois
Population
municipale
3 571 hab. (2015 en augmentation de 13,11 % par rapport à 2010)
Densité 285 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 14′ 08″ nord, 6° 19′ 18″ est
Altitude Min. 486 m
Max. 1 480 m
Superficie 12,55 km2
Localisation

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Saint-Cergues est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'agglomération transfrontalière du Grand Genève.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Cergues est située à une altitude moyenne de 560 m, à environ 14 km à vol d'oiseau de la ville de Genève. Le village s'étend du pied du versant ouest des Voirons (Préalpes du Nord), le long du lit du Foron (confluent de l'Arve) jusqu'à la frontière avec la Suisse.

Le secteur communal couvre une surface de 12,55 km2 à proximité du lac Léman. Il est traversé par le Foron du nord-est au sud-ouest parallèlement à la chaîne de montagne des Voirons. Le lit de ce ruisseau est situé dans une vallée due à l'érosion causée par la fonte du grand glacier du Rhône. À l'ouest de cette vallée, le sommet de Monniaz (altitude moyenne 530 m) forme la frontière. Le terrain communal s'étale vers l'est sur le plateau de Saint-Cergues jusqu'à la forêt très dense des Voirons, où est situé le point le plus élevé de Saint-Cergues (1 480 m). La délimitation au sud est formée par la lit du torrent de la Chandouze.

Les communes limitrophes sont Machilly au nord, Bons-en-Chablais et Boëge à l'est, Cranves-Sales et Juvigny au sud ainsi que la commune suisse de Jussy (Canton de Genève, Suisse) à l'ouest.

Climat[modifier | modifier le code]

Saint-Cergues se situe au pied de la montagne des Voirons ; donc son climat (certes tempéré) reste quand même un climat assez montagnard. Les Voirons n'est pas une montagne assez grande pour une station de ski ; mais cela n'empêche pas que la neige y tombe et y reste souvent accrochée un moment. D'une manière plus générale, la commune de Saint-Cergues n'a pas de climat très particulier, si ce n'est que du soleil l'été et de la neige l'hiver (en règle générale).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Saint-Cergues fait partie de l'agglomération d'Annemasse. Le chef-lieu est traversé par la route départementale 15. La commune est traversée par la route départementale 1206 (anciennement route nationale 206), qui est aménagée en route express depuis 2014.

Saint-Cergues bénéficie du service proxi'TAC de la société de transport de l'agglomération d'Annemasse (TAC) aux heures creuses ainsi que de la ligne de bus 7 (ou T7) aux heures de pointes.

La gare de Saint-Cergues-Les Voirons est fermée. Un projet de réhabilitation est à l'étude dans le cadre de la mise en place du CEVA (RER transfrontalier avec Genève).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

En plus du centre-ville proprement dit, Saint-Cergues comporte plusieurs quartiers :

  • le Bourgeau (altitude moyenne 533 m) ;
  • Bourjaillet (altitude moyenne 526 m) ;
  • la Tuilière (altitude moyenne 542 m) ;
  • les Fontaines (altitude moyenne 539 m) ;
  • la Charrière (altitude moyenne 566 m) ;
  • l'Archet (altitude moyenne 570 m) ;
  • le Bois (altitude moyenne 600 m) ;
  • les Baraques (altitude moyenne 559 m) ;
  • Terret (altitude moyenne 590 m) ;
  • Boringes (altitude moyenne 580 m).

Toponyme[modifier | modifier le code]

Saint-Cergues est un toponyme dérivé de saint Cyr, Cyricus ou Cyrice, nom porté par deux martyrs du IVe siècle[1]. Les premières mentions sont in villa Pistilingionis en 1113, Cura S. Ciricii en 1113 ou encore Cura Si Cirici vers 1344[1]. Toutefois le toponyme provient surtout de la réunion de trois églises en ruine vers le XVIIe siècle, faisant disparaître le nom originel du village « Pistilinge »[1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit San-Fargo (graphie de Conflans) ou Sant-Cèrgue (ORB)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Document administratif de Saint-Julien, province de Carouge, concernant un habitant de la commune de Saint-Cergues, 1829. Porte le sceau des Etats de Savoie.

L'endroit était déjà peuplé à la préhistoire.

Au Moyen Âge, l'abbaye d'Aulps y possède de nombreux biens organisés autour de la grange de Neydens. En 1113, l'évêque de Genève Gui de Faucigny cède à l'abbé d'Aulps Guérin les revenus de l'église paroissiale[3]. En 1321, les revenus annuels de cette grange s'élevaient à plus de dix tonnes de froment, quatorze hectolitres de vin, une tonne d'avoine, six-cent-cinquante kilos de châtaigne. En 1283, les gens du sire Chabert de Villette l'incendièrent. En 1378, ceux des religieuses de Bellerive y dérobèrent plus de 24 hectolitres de blé. L'affaire fut suffisamment grave pour être portée devant le chapitre général de l'ordre cistercien[4].

Entre 1780 et 1837, Saint-Cergues fait partie de la province de Carouge, division administrative des États de Savoie, avant d'être finalement rattachée à la province du Chablais (1837-1860).

L'Annexion de la Savoie à la France[modifier | modifier le code]

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 1], dont 252 pour la commune[7],[8]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[9].

L'époque moderne[modifier | modifier le code]

À l’époque moderne, la commune fut un lieu de séjour privilégié pour son air pur au point que par décret du 15 février 1929 elle est classée « station climatique d'été recommandée » ; par ailleurs elle connut aussi un succès notoire dans la monoculture de la framboise (1 200 tonnes par an).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avril 1983 avril 2008 Louis Vuilloud DVD  
avril 2008 avril 2009 Bernard Pechaubes    
mai 2009 en cours Gabriel Doublet MoDem  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Saint-Cerguois[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2015, la commune comptait 3 571 habitants[Note 2], en augmentation de 13,11 % par rapport à 2010 (Haute-Savoie : +7,57 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
524 695 705 900 1 126 1 375 1 202 1 141 1 230
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 285 1 223 1 327 1 357 1 330 1 217 1 192 1 117 1 076
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
968 998 926 944 1 136 1 183 1 152 1 291 1 830
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2015 -
2 088 2 337 2 513 2 939 3 001 3 064 3 362 3 571 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS Radio… Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement, l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Faucigny, le Courrier savoyard.

Internet[modifier | modifier le code]

Saint-Cergues a été récompensée pour sa politique Internet par le label « Ville Internet » en 2014 et 2015 par @@[Note 3].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Cergues et les Voirons.

L'église, placée sous le patronage de saint Cyr, est de style néogothique. Située en bordure de forêt au-dessus du village, la chapelle de Chermont est du XIXe siècle[16]. Le dolmen de la Cave aux Fées se situe à l'extrémité sud du secteur communal.

Le château de Langin est une maison forte complétée par une tour carrée dont il reste des vestiges.

Deux autres châteaux, aujourd'hui en ruine, se trouvaient sur la commune, celui de Locon et de Neydens.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le gouffre à Partoi dit Kro d'Éwerõ[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune, à 1 300 mètres sur le flanc nord-ouest des Voirons, se trouve le petit gouffre à Partoi dit Kro d'Éwerõ. Les grottes sont rares dans cette montagne. Ce gouffre à la particularité de posséder deux entrées, plus accessible vers le nord car très étroite et plus profonde au sud. Cette petite caverne mesure 40 mètres de long. Pour spéléologues professionnels ou expérimentés[18].

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Saint-Cergues bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[19].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Cergues.svg

Les armes de Saint-Cergues se blasonnent ainsi :

D'argent au chevron écimé de sable, accompagné en pointe d'une étoile à six rais d'azur ; au chef de gueules chargé de trois croisettes au pied fiché d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[5],[6].
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  3. Le palmares des Villes Internet (1999 à aujourd'hui) sur le site officiel de l’association « Ville Internet » indique pour Saint-Cergues[15] :
    • 2014, 2015 « @@ ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Henry Suter, « Saint-Cergues », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en octobre 2014).
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 16
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. Hauréau, Gallia christiana..., t. XVI, 1865, col. 148.
  4. Baud, Delerce, Desgrandchamps, Sainte-Marie-d'Aulps. Une abbaye cistercienne en Chablais, Conseil général de la Haute-Savoie, 2008, p. 58.
  5. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98
  6. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 163.
  7. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne), p. 15-18.
  8. Guy Gavard (préf. Paul Guichonnet), Histoire d'Annemasse et des communes voisines : les relations avec Genève de l'époque romaine à l'an 2000, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 439 p. (ISBN 978-2-8420-6342-9, lire en ligne).
  9. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  10. « Saint-Cergues », Site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en juillet 2014), Ressources - Les communes.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. « Liste des Villes Internet » (consulté le 6 juillet 2015) (année à sélectionner)
  16. Paroisse d'Ambilly - Saint-Matthieu en Genevois, « Les églises de la paroisse », sur le site du diocèse d'Annecy - http://www.diocese-annecy.fr.
  17. Pierre Broise, « Antiquités gallo-romaine en Faucigny », Bulletin de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Genève (SHAG), no XVIII,‎ , p. 228.
  18. Chronique hebdomadaire, Jean-Jacques Pittard, in Le Messager, hebdomadaire d'informations de Haute-Savoie-Chablais-Faucigny-Genevois
  19. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).