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Groupe écologiste (Assemblée nationale)

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Groupe écologiste – NUPES
Image illustrative de l’article Groupe écologiste (Assemblée nationale)
Chambre Assemblée nationale
Législature(s) XIVe (2012-2016)
XVIe (depuis 2022)
Fondation
(refondation)
Disparition (XIVe législature)
Partis membres Europe Écologie Les Verts
Génération.s
Génération écologie
Territoires44
Présidente Cyrielle Chatelain
Députée de l'Isère (2e circonscription)
Représentation
21  /  577
Positionnement Gauche
Idéologie Progressisme
Politique écologique
Altermondialisme
Socialisme démocratique
Fédéralisme européen
Site Web www.ecologistes-an.fr

Le groupe écologiste (ÉCO), officiellement groupe écologiste – NUPES depuis 2022, est un groupe parlementaire français de l'Assemblée nationale qui existe entre et au cours de la XIVe législature de la Cinquième République. Il est recréé en , au début de la XVIe législature.

Effectifs et dénominations (depuis 2012)[modifier | modifier le code]

Année Nom Membres Apparentés Total[α] Évolution %[β]
2012 Groupe écologiste 18 0 18 en augmentation 18 3,12 %
2017 0 0 0 en diminution 18 0,00 %
2022 Groupe écologiste – Nupes 23 0 23[1] en augmentation 23 3,99 %

Historique[modifier | modifier le code]

XIVe législature[modifier | modifier le code]

Logo de 2012 à 2016.

Premier groupe parlementaire écologiste de l'Assemblée nationale, il comprend les 17 députés élus lors des élections législatives de juin 2012, grâce à l'accord électoral passé avec le Parti socialiste ; ils obtiennent leurs mandats sous l'étiquette Europe Écologie Les Verts, ainsi qu'un proche de l'Union démocratique bretonne, Paul Molac — d'où 18 députés dans le groupe. C'est la première fois que les députés écologistes jouissent d'un groupe parlementaire réservé à leur famille politique.

Lors de sa création le , le groupe déclare vouloir instaurer une co-présidence entre François de Rugy et Barbara Pompili, mais cette possibilité n'est pas offerte par le règlement de l'Assemblée nationale[2],[3]. Finalement, ils décident d’alterner la présidence officielle du groupe tous les six mois.

Le groupe vote blanc à l'élection du président de l'Assemblée nationale afin de protester contre le refus du PS de lui accorder la présidence de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire[4].

Les dissensions au sein d'EELV et du groupe écologiste se dessinent dans le sillage de la démission de Cécile Duflot et Pascal Canfin le , avec l'arrivée de Manuel Valls au poste de Premier ministre[5].

Au fil des mois se précisent d'une part une aile prônant la collaboration avec le gouvernement socialiste, et d'autre part une aile prônant la distance vis-à-vis du gouvernement.

En , neuf députés du groupe demandent une assemblée générale en juin pour élire un nouveau bureau et donc une nouvelle co-présidence (assurée depuis par François De Rugy et Barbara Pompili, tous deux partisans de l'alliance avec la majorité socialiste). Les signataires sont Laurence Abeille, Isabelle Attard, Danielle Auroi, Michele Bonneton, Sergio Coronado, Cécile Duflot, Noël Mamère, Jean-Louis Roumegas et Éva Sas[6].

En , le journaliste Laurent de Boissieu suggère de distinguer « cinq tendances internes » au groupe écologiste en s'appuyant sur « l'analyse de treize choix (dont onze votes dans l'hémicycle) » : « une droite pro-gouvernementale » ; « un centre droit pro-gouvernemental » ; « un centre » ; « un centre gauche anti-gouvernemental » ; « une gauche anti-gouvernementale »[7].

Fin , François de Rugy annonce qu'il quitte EELV[8], et fin , Barbara Pompili fait de même[9].

Le , après de longues négociations[10], Cécile Duflot remplace François de Rugy à la co-présidence du groupe, Barbara Pompili restant l'autre co-présidente[11].

Le , les huit députés du groupe écologiste partisans de l'alliance avec les socialistes officialisent la création d’une composante dotée de sa propre organisation, qui veut se distinguer du parti EELV tout en se définissant comme « réformiste et non pas pro-gouvernement »[12],[13]. Ce sont Éric Alauzet, Denis Baupin, Christophe Cavard, François de Rugy, François-Michel Lambert, Paul Molac, Véronique Massonneau et la co-présidente Barbara Pompili. Parmi eux, seuls Denis Baupin et Éric Alauzet sont alors membres d’EELV.

La seule députée qui ne prend pas ouvertement parti dans cette dissension est Brigitte Allain, députée de la Dordogne.

Le , Barbara Pompili est nommée secrétaire d’État chargée de la Biodiversité auprès du ministère de l'Environnement. Son suppléant à l'Assemblée nationale, Roman Joron, rejoint le groupe SRC. Elle est remplacée le à la co-présidence du groupe écologiste par François de Rugy.

Denis Baupin ayant démissionné le de son poste de vice-président de l'Assemblée nationale[14], François de Rugy le remplace le [15], et laisse donc vacant la co-présidence du groupe écologiste. Denis Baupin se met également en retrait du groupe écologiste, pour siéger dorénavant en tant que député non inscrit à un groupe[16]. Le groupe ne comprend donc plus que 16 députés.

Le , à l'occasion des nouvelles tensions autour du remplacement de François de Rugy au poste de co-président du groupe, les six députés partisans de l'alliance avec la majorité socialiste annoncent qu'ils quittent le groupe écologiste pour rejoindre le groupe SRC (Éric Alauzet, Christophe Cavard, François-Michel Lambert, Véronique Massonneau, Paul Molac et François de Rugy)[17],[18]. Avec dix députés, le groupe écologiste n'atteignant plus le nombre de quinze prévu par le règlement de l'Assemblée nationale pour constituer un groupe politique, il est de facto dissous.

Parmi ces six députés partants, seul Éric Alauzet est encore membre d’EELV. Parmi les dix députés restants, huit font partie d'EELV (Noël Mamère l'ayant quitté en et Isabelle Attard en ).

Date Nom Membres Apparentés Total Évolution %[β] Commentaire
20 juin 2012 Groupe écologiste 18 0 18 en augmentation 18 3,12 % Création du groupe
11 février 2016 17 0 17 en diminution 1 2,95 % Départ du suppléant de Barbara Pompili : Romain Joron
9 mai 2016 16 0 16 en diminution 1 2,77 % Départ de Denis Baupin
19 mai 2016 10 0 10 en diminution 6 1,73 % Départ de 6 membres du groupe[γ]
Dissolution automatique de celui-ci[δ].

XVe législature[modifier | modifier le code]

Le groupe est dissous avant les élections législatives françaises de 2017, où la plupart des membres ne sont pas reéelus. Seuls Delphine Batho et Matthieu Orphelin connus pour leurs engagements écologiques sont élus. Ils forment au cours de la législature, en mai 2020, le Groupe Écologie démocratie solidarité avec Émilie Cariou, Annie Chapelier, Paula Forteza, Hubert Julien-Laferrière, Aurélien Taché, Cédric Villani.

XVIe législature[modifier | modifier le code]

Année Nom Membres Apparentés Total Évolution %[β] Commentaire
22 juin 2022 Groupe écologiste – NUPES 23 0 23[1] en augmentation 23 3,99 % Recréation du groupe

Composition[modifier | modifier le code]

XIVe législature[modifier | modifier le code]

Sièges des députés du groupe écologiste.

XVIe législature[modifier | modifier le code]

Depuis la XVIe législature, le groupe rassemble les députés dont les partis sont membres du Pôle écologiste.

Groupe écologiste durant la XVIe législature (2022-2027)
Circonscription Nom Parti Remarques[23]
Dordogne 4e Sébastien Peytavie G·s Membre de la commission des affaires sociales. « Le premier député en fauteuil roulant de la Ve République »[24].
Drôme 3e Marie Pochon EÉLV Secrétaire générale de l'association Notre affaire à tous qui a coordonné l'action en justice contre la France pour « inaction climatique ». Membre de la commission du développement durable.
Haute-Garonne 9e Christine Arrighi EÉLV Membre de la commission des finances.
Gironde 2e Nicolas Thierry EÉLV Membre de la commission du développement durable. Élu conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine aux élections régionales de 2021, en tant que tête de liste écologiste.
Indre-et-Loire 1re Charles Fournier EÉLV Vice-président chargé des relations extérieures et membre de la commission aux affaires économiques. Élu conseiller régional de Centre-Val de Loire aux élections régionales de 2021, en tant que tête de liste écologiste.
Isère 2e Cyrielle Chatelain EÉLV Présidente du groupe. Membre de la commission défense. Ancienne attachée parlementaire du député du Doubs, Eric Alauzet, entre 2012 et 2014.
5e Jérémie Iordanoff EÉLV Membre de la commission des lois. Ancien attaché parlementaire du député de l'Hérault, Jean-Louis Rouméguas, entre 2012 et 2017.
Loire-Atlantique 4e Julie Laernoes EÉLV Membre de la commission des affaires économiques. Ancienne vice-présidente de Nantes Métropole.
6e Jean-Claude Raux T44 Membre de la commission des affaires culturelles et éducatives. Ancien maire de la commune de Saffré, élu en 2020
Bas-Rhin 1re Sandra Regol EÉLV Vice-présidente. Membre de la commission des lois.
Rhône 3e Marie-Charlotte Garin EÉLV Membre de la commission des affaires sociales.
Paris 8e Éva Sas EÉLV Co-porte-parole. Membre de la commission des finances. Ancienne députée de l'Essonne entre 2012 et 2017.
9e Sandrine Rousseau EÉLV Membre de la commission des affaires sociales.
Yvelines 8e Benjamin Lucas G·s Membre de la commission des lois.
Deux-Sèvres 2e Delphine Batho Membre de la commission des affaires économiques. Ancienne ministre de l'écologie sous le gouvernement Ayrault II et députée depuis 2012.
Vienne 1re Lisa Belluco EÉLV Membre de la commission du développement durable. Ancienne conseillère municipale de la ville de Poitiers, élue en 2020
Hauts-de-Seine 2e Francesca Pasquini EÉLV puis G·s[réf. nécessaire] Membre de la commission des affaires culturelles et éducatives. Ancienne conseillère municipale d'Asnières-sur-Seine, élue en 2020.
4e Sabrina Sebaihi EÉLV Co-porte-parole. Membre de la commission des affaires étrangères. Ancienne adjointe au maire d'Ivry-sur-Seine à la politique de la ville et à la sécurité, élue en 2014
Val-de-Marne 11e Sophie Taillé-Polian G·s Vice-présidente chargée de l'intergroupe NUPÉS et membre de la commission des affaires culturelles et éducatives. Ancienne sénatrice du Val de Marne élue en 2017.
Val-d'Oise 10e Aurélien Taché ND puis EÉLV puis ÉCO Trésorier. Membre de la commission des affaires étrangères. Député depuis 2017.
Français établis hors de France 9e Karim Ben Cheïkh G·s Membre de la commission des finances.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début de chaque mandature. Pour voir les détails au cours d'une législature, se reporter à la section concernée.
  2. a b et c Arrondi à deux chiffres après la virgule.
  3. Éric Alauzet, Christophe Cavard, François-Michel Lambert, Véronique Massonneau, Paul Molac et François de Rugy.
  4. Passage sous le seuil des 15 deputés.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Assemblée nationale, « Effectif des groupes politiques » Accès libre (consulté le ).
  2. « Ticket Rugy-Pompili à la tête du groupe EELV », Le Figaro, 20 juin 2012.
  3. « Composition du groupe écologiste au 22 octobre 2015 - 14ème législature - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le ).
  4. Le Monde.fr avec AFP, « Présidence de l'Assemblée : les députés EELV ont voté blanc », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  5. AFP, « Canfin et Duflot ont démissionné faute de visibilité », Libération, .
  6. Charles Sapin, « Le groupe écolo à l'Assemblée au bord de la scission », L'Opinion, 7 juin 2015.
  7. Laurent de Boissieu, « Les députés Écologistes: combien de divisions internes? », (consulté le ).
  8. Raphaëlle Besse Desmoulières, entretien avec François de Rugy : « Pour moi, EELV, c’est fini », Le Monde, 27 août 2015.
  9. Raphaëlle Besse Desmoulières, entretien avec Barbara Pompili : « Je quitte Europe Écologie-Les Verts », Le Monde, 30 septembre 2015.
  10. Raphaëlle Besse Desmoulières, « Cécile Duflot bientôt coprésidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale », Le Monde, 6 octobre 3015.
  11. AFP, « Duflot et Pompili officiellement coprésidentes du groupe écologiste de l'Assemblée », 13 octobre 2015, sur le site de LCP.
  12. Élisa Bertholomey, « Groupe écolo : pour vivre heureux vivions séparés », 20 janvier 2016, sur le site de LCP.
  13. Corinne Laurent, « La rupture entre députés écologistes est consommée », La Croix, 20 janvier 2016.
  14. « Accusé d’agressions sexuelles, Denis Baupin renonce à la vice-présidence de l’Assemblée nationale », Le Monde, 9 mai 2016.
  15. « François de Rugy remplace Denis Baupin à la vice-présidence de l’Assemblée nationale », Le Monde, 17 mai 2016.
  16. Sébastien Tronche, « Après avoir démissionné de la vice-présidence de l’Assemblée, Denis Baupin siège avec les députés non inscrits », sur le site Le Lab Europe 1, 10 mai 2016.
  17. AFP, « Implosion du groupe écologiste à l’Assemblée, une partie rallie les socialistes », Libération, 19 mai 2016.
  18. Louis Hausalter, « Les députés écolos se font hara-kiri à l'Assemblée », Marianne, 19 mai 2016.
  19. Organigramme du parti sur leur site officiel, consulté en octobre 2015.
  20. « Nouvelle défection au sein d’Europe Ecologie-Les-Verts avec le départ de Véronique Massonneau », sur lemonde.fr, .
  21. Besse Desmoulières Raphaëlle, « Isabelle Attard, députée : « Pourquoi je quitte EELV », sur Rouges et verts, (consulté le ).
  22. Raphaëlle Besse Desmoulières, « Barbara Pompili : « Je quitte Europe Ecologie-Les Verts », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
  23. « Julien Bayou et Cyrielle Chatelain désignés "coprésidents" du groupe écologiste à l'Assemblée », sur lefigaro.fr, .
    En septembre 2022, Julien Bayou se met en retrait de la coprésidence du groupe à l'Assemblée nationale après des suspicions de violences sur son ex-compagne.
  24. Franck Delage, « Sébastien Peytavie, premier député en fauteuil roulant », Sud Ouest édition Dordogne, , p. 5.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]