Groupe écologiste (Assemblée nationale)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Groupe écologiste
Image illustrative de l’article Groupe écologiste (Assemblée nationale)
Chambre Assemblée nationale
Législature(s) XIVe (2012-2016)
XVIe (depuis 2022)
Fondation
(refondation)
Disparition (XIVe législature)
Partis membres Europe Écologie Les Verts
Génération.s
Génération écologie
Les Nouveaux Démocrates
Président Julien Bayou
Député de Paris (5e)
Cyrielle Chatelain
Députée de l'Isère (2e)
Représentation
23  /  577
Idéologie Écologie politique
Site Web ecolodepute-e-s.fr

Le groupe écologiste est un groupe parlementaire français de l'Assemblée nationale qui existe entre et au cours de la XIVe législature de la Cinquième République. Il est recréé en , au début de la XVIe législature de la Cinquième République

Historique[modifier | modifier le code]

XIVe législature[modifier | modifier le code]

Premier groupe parlementaire écologiste de l'Assemblée nationale, il comprend les 17 députés élus lors des élections législatives de juin 2012, grâce à l'accord électoral passé avec le Parti socialiste ; ils obtiennent leurs mandats sous l'étiquette Europe Écologie Les Verts, ainsi qu'un proche de l'Union démocratique bretonne, Paul Molac — d'où 18 députés dans le groupe. C'est la première fois que les députés écologistes jouissent d'un groupe parlementaire réservé à leur famille politique.

Lors de sa création le , le groupe déclare vouloir instaurer une co-présidence entre François de Rugy et Barbara Pompili, mais cette possibilité n'est pas offerte par le règlement de l'Assemblée nationale[1],[2]. Finalement, ils décident d’alterner la présidence officielle du groupe tous les six mois.

Le groupe vote blanc à l'élection du président de l'Assemblée nationale afin de protester contre le refus du PS de lui accorder la présidence de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire[3].

Les dissensions au sein d'EELV et du groupe écologiste se dessinent dans le sillage de la démission de Cécile Duflot et Pascal Canfin le , avec l'arrivée de Manuel Valls au poste de Premier ministre[4].

Au fil des mois se précisent d'une part une aile prônant la collaboration avec le gouvernement socialiste, et d'autre part une aile prônant la distance vis-à-vis du gouvernement.

En , neuf députés du groupe demandent une assemblée générale en juin pour élire un nouveau bureau et donc une nouvelle co-présidence (assurée depuis par François De Rugy et Barbara Pompili, tous deux partisans de l'alliance avec la majorité socialiste). Les signataires sont Laurence Abeille, Isabelle Attard, Danielle Auroi, Michele Bonneton, Sergio Coronado, Cécile Duflot, Noël Mamère, Jean-Louis Roumegas et Éva Sas[5].

En , le journaliste Laurent de Boissieu suggère de distinguer « cinq tendances internes » au groupe écologiste en s'appuyant sur « l'analyse de treize choix (dont onze votes dans l'hémicycle) » : « une droite pro-gouvernementale » ; « un centre droit pro-gouvernemental » ; « un centre » ; « un centre gauche anti-gouvernemental » ; « une gauche anti-gouvernementale »[6].

Fin , François de Rugy annonce qu'il quitte EELV[7], et fin , Barbara Pompili fait de même[8].

Le , après de longues négociations[9], Cécile Duflot remplace François de Rugy à la co-présidence du groupe, Barbara Pompili restant l'autre co-présidente[10].

Le , les huit députés du groupe écologiste partisans de l'alliance avec les socialistes officialisent la création d’une composante dotée de sa propre organisation, qui veut se distinguer du parti EELV tout en se définissant comme « réformiste et non pas pro-gouvernement »[11],[12]. Ce sont Éric Alauzet, Denis Baupin, Christophe Cavard, François de Rugy, François-Michel Lambert, Paul Molac, Véronique Massonneau et la co-présidente Barbara Pompili. Parmi eux, seuls Denis Baupin et Éric Alauzet sont alors membres d’EELV.

La seule députée qui ne prend pas ouvertement parti dans cette dissension est Brigitte Allain, députée de la Dordogne.

Le , Barbara Pompili est nommée secrétaire d’État chargée de la Biodiversité auprès du ministère de l'Environnement. Son suppléant à l'Assemblée nationale, Roman Joron, rejoint le groupe SRC. Elle est remplacée le à la co-présidence du groupe écologiste par François de Rugy.

Denis Baupin ayant démissionné le de son poste de vice-président de l'Assemblée nationale[13], François de Rugy le remplace le [14], et laisse donc vacant la co-présidence du groupe écologiste. Denis Baupin se met également en retrait du groupe écologiste, pour siéger dorénavant en tant que député non inscrit à un groupe[15]. Le groupe ne comprend donc plus que 16 députés.

Le , à l'occasion des nouvelles tensions autour du remplacement de François de Rugy au poste de co-président du groupe, les six députés partisans de l'alliance avec la majorité socialiste annoncent qu'ils quittent le groupe écologiste pour rejoindre le groupe SRC (Éric Alauzet, Christophe Cavard, François-Michel Lambert, Véronique Massonneau, Paul Molac et François de Rugy)[16],[17]. Avec dix députés, le groupe écologiste n'atteignant plus le nombre de quinze prévu par le règlement de l'Assemblée nationale pour constituer un groupe politique, il est de facto dissous.

Parmi ces six députés partants, seul Éric Alauzet est encore membre d’EELV. Parmi les dix députés restants, huit font partie d'EELV (Noël Mamère l'ayant quitté en et Isabelle Attard en ).

Composition[modifier | modifier le code]

Depuis la XVIe législature, le groupe rassemble les députés dont les partis sont membres du Pôle écologiste.

Groupe écologiste durant la XVIe législature (2022-2027)
Circonscription Nom Parti Remarques[18]
Dordogne 4e Sin foto.svg Sébastien Peytavie G·s
Drôme 3e Marie Pochon EÉLV
Haute-Garonne 9e Sin foto.svg Christine Arrighi EÉLV
Gironde 2e Sin foto.svg Nicolas Thierry EÉLV
Indre-et-Loire 1re Sin foto.svg Charles Fournier EÉLV Vice-président en charge des relations extérieures
Isère 2e Sin foto.svg Cyrielle Chatelain EÉLV Co-présidente
5e Sin foto.svg Jérémie Iordanoff EÉLV
Loire-Atlantique 4e Sin foto.svg Julie Laernoes EÉLV
6e Sin foto.svg Jean-Claude Raux EÉLV
Bas-Rhin 1re Sin foto.svg Sandra Regol EÉLV Vice-présidente
Rhône 2e Hubert Julien-Laferrière 2012.jpg Hubert Julien-Laferrière
3e Sin foto.svg Marie-Charlotte Garin EÉLV
Paris 5e Julien Bayou par C. Guilhem (cropped).jpg Julien Bayou EÉLV Co-président
8e Éva Sas - portrait.jpg Éva Sas EÉLV Co-porte-parole
9e Sandrine Rousseau 20210819 (cropped).jpg Sandrine Rousseau EÉLV
Yvelines 8e 20210819 lucas.benjamin 5936.jpg Benjamin Lucas G·s
Deux-Sèvres 2e Delphine Batho (cropped).png Delphine Batho
Vienne 1re Sin foto.svg Lisa Belluco EÉLV
Hauts-de-Seine 2e Sin foto.svg Francesca Pasquini EÉLV
4e Sin foto.svg Sabrina Sebaihi EÉLV Co-porte-parole
Val-de-Marne 11e Sophie Taillé-Polian au Sénat.png Sophie Taillé-Polian G·s Vice-présidente en charge de l'intergroupe NUPES
Val-d'Oise 10e Sin foto.svg Aurélien Taché ND Trésorier
Français établis
hors de France
9e Sin foto.svg Karim Ben Cheïkh G·s

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ticket Rugy-Pompili à la tête du groupe EELV », Le Figaro, 20 juin 2012.
  2. « Composition du groupe écologiste au 22 octobre 2015 - 14ème législature - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le ).
  3. Le Monde.fr avec AFP, « Présidence de l'Assemblée : les députés EELV ont voté blanc », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  4. AFP, « Canfin et Duflot ont démissionné faute de visibilité », Libération, .
  5. Charles Sapin, « Le groupe écolo à l'Assemblée au bord de la scission », L'Opinion, 7 juin 2015.
  6. Laurent de Boissieu, « Les députés Écologistes: combien de divisions internes? », (consulté le ).
  7. Raphaëlle Besse Desmoulières, entretien avec François de Rugy : « Pour moi, EELV, c’est fini », Le Monde, 27 août 2015.
  8. Raphaëlle Besse Desmoulières, entretien avec Barbara Pompili : « Je quitte Europe Écologie-Les Verts », Le Monde, 30 septembre 2015.
  9. Raphaëlle Besse Desmoulières, « Cécile Duflot bientôt coprésidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale », Le Monde, 6 octobre 3015.
  10. AFP, « Duflot et Pompili officiellement coprésidentes du groupe écologiste de l'Assemblée », 13 octobre 2015, sur le site de LCP.
  11. Élisa Bertholomey, « Groupe écolo : pour vivre heureux vivions séparés », 20 janvier 2016, sur le site de LCP.
  12. Corinne Laurent, « La rupture entre députés écologistes est consommée », La Croix, 20 janvier 2016.
  13. « Accusé d’agressions sexuelles, Denis Baupin renonce à la vice-présidence de l’Assemblée nationale », Le Monde, 9 mai 2016.
  14. « François de Rugy remplace Denis Baupin à la vice-présidence de l’Assemblée nationale », Le Monde, 17 mai 2016.
  15. Sébastien Tronche, « Après avoir démissionné de la vice-présidence de l’Assemblée, Denis Baupin siège avec les députés non inscrits », sur le site Le Lab Europe 1, 10 mai 2016.
  16. AFP, « Implosion du groupe écologiste à l’Assemblée, une partie rallie les socialistes », Libération, 19 mai 2016.
  17. Louis Hausalter, « Les députés écolos se font hara-kiri à l'Assemblée », Marianne, 19 mai 2016.
  18. « Julien Bayou et Cyrielle Chatelain désignés «coprésidents» du groupe écologiste à l'Assemblée », sur lefigaro.fr, .
  19. Organigramme du parti sur leur site officiel, consulté en octobre 2015.
  20. « Nouvelle défection au sein d’Europe Ecologie-Les-Verts avec le départ de Véronique Massonneau », sur lemonde.fr, .
  21. Besse Desmoulières Raphaëlle, « Isabelle Attard, députée : « Pourquoi je quitte EELV », sur Rouges et verts, (consulté le ).
  22. Raphaëlle Besse Desmoulières, « Barbara Pompili : « Je quitte Europe Ecologie-Les Verts », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]