Philippe Laurent (homme politique)

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Philippe Laurent
Philippe Laurent en 2007
Philippe Laurent en 2007
Fonctions
Maire de Sceaux
En fonction depuis le
(16 ans, 10 mois et 21 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
30 mars 2014
Prédécesseur Pierre Ringenbach
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Hautmont (Nord)
Nationalité Française
Parti politique UDI
Diplômé de IEP de Paris
Profession Expert en gestion publique
Professeur

Philippe Laurent est un expert en gestion publique et homme politique français, né le (63 ans) à Hautmont dans le Nord.

Élu local depuis 1977 à Sceaux (Hauts-de-Seine), dont il a été le conseiller général de 1998 à 2011 et maire depuis le , Philippe Laurent est professionnel du conseil auprès des collectivités locales dans le domaine du management, de la gestion et de la communication financières, de l’intercommunalité, de la fiscalité locale et de la mise en place d'outils de gestion. Il est dans ce cadre professeur associé au CNAM. Il a été entre 2011 et 2014 président de la Fédération nationale des collectivités pour la culture (FNCC) et président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT). Il est depuis novembre 2014 secrétaire général de l'Association des maires de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et vie familiale[modifier | modifier le code]

Philippe Laurent est marié et a trois enfants. Il est enseigne de vaisseau de 1re classe (er)[1].

Études et formation[modifier | modifier le code]

Après un baccalauréat C obtenu en 1971, il effectue deux années de classes préparatoires, obtient également un baccalauréat A (philo-latin) en 1972, et intègre l'École centrale Paris, en 1973 (promotion 1976). Il entre également à l'Institut d'études politiques de Paris, section économie-finances, dont il est diplômé en 1977.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En parallèle de sa carrière politique, Philippe Laurent mène une carrière professionnelle[1] :

  • 1976-1977 : cadre à la direction financière internationale de Renault
  • 1977-1978 : service militaire dans la Marine nationale, comme aspirant puis enseigne de vaisseau de seconde classe
  • 1978-1979 : cadre à la direction financière internationale de Renault
  • 1979-1981 : directeur des études du Mouvement National des Élus Locaux et rédacteur en chef du mensuel L’Élu Local
  • 1981-1983 : directeur de l'hebdomadaire L'Économie
  • 1983-1988 : ingénieur en chef chez Bossard Consultants, premier cabinet français de conseil, département « collectivités locales »
  • 1988-1991 : directeur général de Finacor Collectivités Locales
  • 1991-2006 : président-fondateur de Philippe Laurent Consultants (PLC), entreprise de conseil spécialisée dans la gestion locale
  • Depuis 2007 : professeur associé au Conservatoire national des arts et métiers

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Militant, élu, puis dirigeant local de l'UDF, ainsi que membre du bureau national, il décide de ne rejoindre ni le Modem, ni le Nouveau Centre lors de la création de ces formations en 2007. Il devient élu sans étiquette. Patrick Devedjian, devenu président du conseil général des Hauts-de-Seine, lui retire alors la troisième vice-présidence du conseil[2]. Aux élections municipales de 2008, il est réélu largement maire de Sceaux[3], malgré la présence d'une liste soutenue par l'UMP et le Nouveau Centre, mais en l’absence de liste socialiste, la tête de liste ayant oublié de se réinscrire en préfecture entre les deux tours[4].

Après les élections municipales de 2008, Philippe Laurent reste président de la Commission des Finances de l'Association des maires de France[5] et se veut l'un des défenseurs du rôle des collectivités locales. Le 6 février 2009, après l'annonce par le président de la République Nicolas Sarkozy de la suppression prochaine de la taxe professionnelle, Philippe Laurent conteste les chiffres du chef de l’État et demande une réforme globale de la fiscalité locale[6]. Le 10 juin 2009, Philippe Laurent est élu vice-président de Paris Métropole. Début septembre 2009, il publie un nouvel ouvrage : « Décentralisation : en finir avec les idées reçues » (ed. Lextenso - LGDJ), où il défend le bilan de la décentralisation et combat tout retour en arrière, comme celui que ne manquerait pas de susciter la mise en œuvre de la réforme voulue par le chef de l’État.

Le 27 mars 2011, malgré un soutien officieux d'une partie de l'UMP et du Modem, et à la suite d'une campagne critique sur la gestion municipale de Sceaux[7], il perd son mandat de conseiller général des Hauts-de-Seine : il est battu par Jean-Jacques Campan, candidat sans étiquette alors que lui-même se présentait sous l'étiquette « autre candidat majorité présidentielle »[8],[9]. Il affirme cette même année 2011 sa présence dans les organismes nationaux liés à la gestion territoriale et devient d'abord président de la FNCC en juillet 2011, dans le cadre normal de l'alternance en vigueur dans cette fédération, puis est élu le 28 septembre 2011 président du CSFPT, organe paritaire suprême de la fonction publique territoriale, par 16 voix contre 12 à la candidate soutenue par la gauche. Outre le soutien des élus de droite et du centre, Philippe Laurent a également bénéficié du soutien de certaines organisations syndicales. En décembre 2012, il est élu président de Paris Métropole pour un an.

En 2012, il rejoint l'UDI[10], le nouveau parti centriste créé par Jean-Louis Borloo, et soutient l'UMP Patrick Devedjian à l'élection législative partielle de décembre[11],[12].

Candidat aux élections municipales de mars 2014, il est investi par l'UDI et reçoit le soutien de l'UMP. Sa liste obtient 53 % des voix au second tour avec la présence de trois autres listes. Philippe Laurent est élu secrétaire général de l'Association des maires de France lors du congrès des maires de novembre 2014. Il est réélu en mars 2015, à l'unanimité, président du CSFPT. En juillet 2015, le Premier ministre, Manuel Valls, lui confie une mission sur le temps de travail dans la fonction publique, dont le rapport est remis en mai 2016[13],[14].

Détail des mandats et fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Mandats actuels[modifier | modifier le code]

Mandats précédents[modifier | modifier le code]

  • Ville de Sceaux :
    • 1977-1980 : conseiller municipal
    • 1980-1983 : conseiller municipal délégué, chargé de la propreté
    • 1983-1989 : adjoint au maire chargé des finances
    • 1989-1995 : adjoint au maire chargé des finances et de la culture
    • 1995-2001 : adjoint au maire chargé des finances, de l’informatique, de la vie scolaire et périscolaire et de la coordination écoles - culture - sports
  • Conseil général des Hauts-de-Seine :
    • 1998-2011 : conseiller général du canton de Sceaux
    • 2003-2007 : vice-président du conseil général
    • 2008-2011 : président de la commission de l'Enseignement, de la formation et du développement économique
  • Syndicat mixte Paris Métropole
    • 2009-2012 : vice-président
    • 2012-2013 : président
    • depuis 2013 : vice-président
  • Intercommunalités :

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • Président de la section de Sceaux de l’UDF de 1995 à 2007
  • Membre du bureau de la Fédération des Hauts-de-Seine de l’UDF de 1998 à 2007
  • Membre du bureau politique national de l’UDF de 2002 à 2007
  • Membre du bureau de l’Institut de Formation Démocrate (IFD)
  • Membre du bureau politique de l'UDI (depuis 2012)

Activités actuelles (juillet 2015)[modifier | modifier le code]

  • Depuis juillet 2014 : vice-président de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (président de 2011 à 2014) ;
  • Depuis septembre 2011 : président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale ;
  • Depuis 2015 : premier vice-président du Centre interdépartemental de gestion de la Petite couronne ;
  • Président du Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement des Hauts-de-Seine (CAUE 92), président de l'Union régionale des CAUE d'Ile-de-France ;
  • Secrétaire général de l’Association des maires de France (AMF), président de la commission des Finances ;
  • Président-délégué de l'Association française du conseil des communes et régions d'Europe (AFCCRE), président de la commission Europe et services publics
  • Depuis 2017 : Président de la Commission régionale du patrimoine et de l'architecture (CRPA) d'Île-de-France.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur de plusieurs interventions et conférences sur la gestion publique locale, la décentralisation et la gouvernance locale, de nombreux articles ainsi que six[1] ouvrages :

  • « La communication financière des collectivités locales » (Ed. Lettre du Cadre, 1993)
  • « La stratégie financière des collectivités locales" (Ed. LGDJ, 1995, 1997)
  • « La M14, enjeux et mise en œuvre » (Ed. Sorman, 1995)
  • « La comptabilité des communes » (Ed. LGDJ, 1998, 2000)
  • « Les collectivités locales et l'euro » (Ed. LGDJ, 1999)
  • « Décentralisation : en finir avec les idées reçues ! » (Ed. Lextenson LGDJ, 2009)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il a été nommé en 2003 chevalier et est élevé en 2015 au rang d'officier dans l'ordre national de la Légion d'honneur par la Ministre Marylise Lebranchu.[1]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il préface le livre de Bénédicte Boyer « La vie rêvée des maires » (Ed. de l'Aube, 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Vous en une ligne », sur le blog de Philippe Laurent (consulté le 5 avril 2011).
  2. « L’UMP veut contrer l’ex UDF Philippe Laurent », sur le site du quotidien Le Parisien, (consulté le 3 avril 2011).
  3. « Résultats des Municipales des 9 et 16 mars 2008 - Sceaux », sur le site du quotidien Le Figaro (consulté le 3 avril 2011).
  4. « Le village gaulois qui résiste à la gauche… et la droite », sur le site du quotidien Le Parisien, (consulté le 3 avril 2011).
  5. « Les commissions permanentes », sur le site de l'Association des maires de France (consulté le 3 avril 2011).
  6. « Taxe professionnelle: les élus contestent le chiffre de Sarkozy », sur le site du quotidien 20 minutes, (consulté le 3 avril 2011).
  7. « À son tour, Philippe Laurent répond à nos questions », sur le blog d'un Scéen anonyme, (consulté le 3 avril 2011).
  8. « Résultat des élections cantonales de 2011 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 3 avril 2011).
  9. « Liste des nuances aux élections », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 3 avril 2011).
  10. Éric Nunès, « Liste des nuances aux élections », sur le site du quotidien Le Monde, (consulté le 29 novembre 2012).
  11. Réunion électorale tenue à la mairie de Sceaux le 28 novembre 2012 à 20h30.
  12. Page 4 du document UMP-UDI remis aux électeurs de la 13e circonscription à l'occasion de ces élections législatives.
  13. Denis Demonpion, Sophie Fay, « Temps de travail des fonctionnaires : le rapport que Valls veut cacher », sur L'Obs, (consulté le 3 janvier 2017).
  14. « Rapport sur le temps de travail dans la fonction publique », sur fonction-publique.gouv.fr, (consulté le 3 janvier 2017).