Carros

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Carros
Carros village
Carros village
Blason de Carros
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Carros
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Charles Scibetta
2014-2020
Code postal 06510
Code commune 06033
Démographie
Gentilé Carrossois
Population
municipale
11 462 hab. (2011)
Densité 759 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 36″ N 7° 11′ 18″ E / 43.7933333333, 7.18833333333 ()43° 47′ 36″ Nord 7° 11′ 18″ Est / 43.7933333333, 7.18833333333 ()  
Altitude Min. 63 m – Max. 945 m
Superficie 15,11 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-carros.fr

Carros est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Carrossois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville perchée sur son piton, domine la vallée du Var[1]. De son passé, elle aurait hérité son nom qui pourrait vouloir dire rocher ainsi que sa position de ville carrefour. Porte naturelle des Alpes, dans la plaine du Var, entre mer et montagne, elle bénéficie d'une position privilégiée.

Situés à 20 km au nord ouest de Nice, les 1 511 hectares de la commune se répartissent en quatre entités distinctes :

  • le village,
  • les Plans, zone agricole et résidentielle,
  • la ville,
  • la Zone Industrielle et Artisanale.

Depuis le milieu des années 1990, Carros faisait partie de la communauté de communes Les coteaux d'Azur avec les communes de Gattières et Le Broc. Le 28 juillet 2009, Carros a quitté cette communauté de commune[2]. Elle a rejoint la communauté urbaine Nice Côte d'Azur le 22 septembre 2009[3]. Elle fait aujourd'hui partie de la métropole Nice Côte d'Azur.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville de Carros porte le témoignage de plus de 2 000 ans d'histoire au travers d'un ensemble de sites historiques remarquables[4].

Les premières traces historiques d'une occupation humaine pérenne du site actuel de la commune remontent aux derniers siècles de l'âge du fer, avec plusieurs habitats perchés, appelés communément « pré-romain ». On mentionnera notamment les sites du Laurum et de la Roche Fendue dont la période d'utilisation supposée s'étend du VIe siècle au Ier siècle avant J.-C. Comme l'indiquent les nombreux témoignages épigraphiques, ce serait a priori durant l'Antiquité, et plus particulièrement avec la colonisation romaine[5] , que la communauté va s'accroître, pour constituer de manière certaine au plus tard dès la seconde moitié du IIe siècle apr. J-C, un pôle urbain relativement important : Carros de son nom latin « Vicus Lavaratensis ».

Les relations avec la cité de Vence, dont elle constitue une partie du territoire, sont nombreuses. Mais si les premières bases d'une chronologie de l'histoire carrossoise peuvent être jetées dès cette période, la région n'échappe pourtant pas aux grandes lacunes documentaires qui apparaissent quasiment partout ailleurs pour toute la période dite du « Haut Moyen Âge » (VIe siècle-Xe siècle). Selon les dernières investigations archéologiques menées sur le territoire communal, une communauté chrétienne relativement importante semble être attestée dès les alentours de l'an mil s'inscrivant ainsi dans le premier réseau paroissial des Alpes-Maritimes, bien avant l'apparition des paroisses dans chaque village.

Au XIIe siècle la présence du château qui domine toujours le village et la vallée du Var est attestée ; il est appelé « castrum Carossi ». Il appartient à la seigneurie des Blacas qui sera très liée à l'ordre des chevaliers de Malte. L'époque moderne nous apparaît de manière assez précise, surtout les XIIe siècle et XVIIIe siècle, tant au travers des documents d'archives que par les témoignages archéologiques livrés lors des campagnes de fouilles ou les événements notables, comme les destructions dont celle de 1704 avec le sac du château par les troupes du duc de Savoie et sa libération par celles de Louis XIV la même année. Sur la rive droite du Var, le village de Carros, qui faisait partie de l'arrondissement de Grasse, a toujours été territoire de Provence, et ne sera jamais intégré au comté de Nice, contrairement à beaucoup d'autres villages dans la même position géographique frontalière.

En 1860, Carros rejoint le nouveau département des Alpes-Maritimes et va connaître une immigration italienne durant le reste du XIXe siècle et le début du XXe siècle, liée aux développement des cultures maraîchères.

À partir de 1968, une zone industrielle est aménagée sur la rive droite du Var et les années 1970 verront naître sur la commune une ville nouvelle. Dès lors, la commune de Carros, totalisant aujourd'hui plus de 10 000 habitants, va vivre sur trois centres : Carros-village, centre historique autour de son château, Carros-les-Plans, cœur agricole et horticole devenu largement résidentiel, et Carros-ville, pôle urbain.

Économie[modifier | modifier le code]

La zone industrielle est la plus importante du département[6]. Dans les années 1960, l'idée d'une zone industrielle est impulsée par la Jeune Chambre Économique et par les industriels ne pouvant plus se développer sur la ville de Nice.

Aujourd'hui, elle s'étend sur une superficie de 188 hectares. Les 550 entreprises implantées sur le site[7] comptent pas moins de 7 500 salariés et réalisent un chiffre d'affaires de 1 milliard d'euros[8]. Parmi les sociétés de renom implantées sur la zone industrielle figurent, entre autres : Arkopharma, CARI, Eiffage Travaux Publics, Elis, Fly, Fraikin, GEFCO, Ineo, La Poste, Malongo, Miko, Primagaz, Rica Lewis, Schneider Electric, Ubaldi, Virbac, Véolia Environnement, Garnéro (carrosserie industrielle)...

Depuis juin 2013, s'y déroule le projet Nice Grid, expérimentation d'un réseau électrique intelligent.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Carros Blason D’azur aux trois tours d’argent rangées en fasce, celle du milieu plus haute que les deux autres, surmontées de deux carreaux d’or posés en losange et rangés en chef.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Carros a été récompensée par le label « Ville Internet @ »[9].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
14 mai 1871 1878 Jean-Baptiste Magloire Martin    
janvier 1878 1900 Emmanuel Clergue    
mai 1900 1921 Hipollyte Isnard    
décembre 1921 mai 1945 Dr Fernand Barbary    
6 mai 1945 mars 1971 Laurent Spinelli PCF  
14 mars 1971 juin 1995 Pierre Jaboulet PS Conseiller général du canton de Carros

(1985-1988)

Depuis le 18 juin 1995[10] en cours Antoine Damiani PS Conseiller général du canton de Carros depuis 2008

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 462 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
404 567 616 748 778 811 819 776 854
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
818 634 656 606 534 525 512 536 560
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
443 453 453 390 384 403 509 563 662
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
761 963 4 197 8 457 10 747 10 710 11 379 11 462 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le patrimoine de Carros est particulièrement riche[13].

Le vieux château[modifier | modifier le code]

Le château

Le vieux château entièrement réhabilité abrite le centre international d'art contemporain[14]. Au sommet du village, dominant la vallée du var, le château de Carros s'élève sur un site qui offre une vue qui va de la mer aux montagnes. Élevé durant le Moyen Âge, les premiers témoignages écrits attestent sa présence dès le début du XIIe siècle. Son premier occupant est le seigneur Rostaing de Carros. Bien qu'il ait subi des destructions successives, dont de nombreuses au XVIIe siècle, il a tout de même gardé sa stature médiévale, et entre autres choses, on peut observer sur sa façade est, l'alignement des corbeaux, ou encore, ses contreforts. Le bâtiment a échappé aux destructions de la période révolutionnaire et, après que les seigneurs aient pris la fuite, il sera divisé et vendu à neuf propriétaires différents. Encore entretenu au XIXe siècle, le début du XXe siècle verra sa dégradation. Mais aujourd'hui en grande partie acquis par la commune, il a été rénové et cette grande structure médiévale.

La chapelle des Selves

La chapelle des Selves[modifier | modifier le code]

Dans l'actuel quartier des Plans de Carros, se dresse la chapelle des Selves. Selon les dernières investigations archéologiques c'est sur un site d'abord occupé durant l'antiquité romaine qu'au Moyen Âge aux alentours de l'an 1000, la première église est construite. Ce premier édifice sera reconstruit avant 1100 suite à sa dégradation. Un second bâtiment est élevé durant la première moitié du XVIe siècle et c'est de cette période que datent la majorité des éléments de la structure visible aujourd'hui. Ainsi, avec sa première élévation datée du Xe siècle ou XIe siècle, cette construction représente peut-être un des plus anciens centre religieux des Alpes-Maritimes, témoignage du premier réseau paroissial de la région.

Le camp des Ligures[modifier | modifier le code]

Le camp des Ligures dans les collines carossoises appelé ainsi car les Ligures y vivaient.

Le vieux moulin Briquet[modifier | modifier le code]

Le nom communément attribué à l'édifice, à savoir moulin Briquet, provient du nom de son constructeur, Pierre Briquet qui vivait au milieu du XIXe siècle. En ruines ou restaurés, la région connaît surtout des moulins à eau et ce moulin à vent, est une exception rare. Construit au milieu du XIXe siècle sur un site venté véritable belvédère au-dessus de la vallée du Var, son but était d'éviter à la population carrossoise d'avoir à porter son grain à moudre jusqu'aux autres communes. Une preuve explicite que le moulin à vent ait bien fonctionné fait toujours défaut, mais les maintes mentions historiques d'un moulin à vent, qualifié même de « terminé » sur un document cadastral de 1856, conservé aux archives communales, forment un ensemble d'éléments convergents qui amènent a penser que le bâtiment aurait bien été en état de fonctionner. Si aujourd'hui il n'a plus ses ailes, le bâtiment reste toutefois dans un état remarquable.

Le clocher-tour[modifier | modifier le code]

L'édifice appelé aujourd'hui clocher tour, selon les derniers travaux, est la survivance de l'église Notre Dame de Cola que l'on connaît dans les textes dès le XVIe siècle et qui a été détruite vers le milieu du XVIIe siècle. Cette église a été édifiée sur un bâtiment original élevé certainement entre la seconde moitié du XIe siècle et le début du XIIe siècle. Le clocher-tour date de cette période. L'église sera le siège de la paroisse de Carros jusqu'en 1673, date à laquelle la fonction est transférée au château. Dans l'angle nord-ouest de l'édifice on peut noter la présence d'une pierre romaine où figure une inscription, réutilisée à l'envers.

Les oratoires[modifier | modifier le code]

Quatre oratoires jalonnent le territoire de Carros. Implantés stratégiquement aux carrefours, ils devaient participer au repos méditatif des voyageurs à l'époque où les hameaux n'avaient pas les moyens de s'offrir leur propre chapelle.

Les pénitents blancs[modifier | modifier le code]

Cette inscription, située sur une pierre de réemploi, se trouve sur la façade d'un bâtiment du village appelé chapelle des Pénitents blancs ou encore chapelle Saint-Christophe. Relativement détériorée, la pierre a de plus, malheureusement été percée par un collier de fixation lors de la pose d'une canalisation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal,‎ 1978, reprint 1991 (ISBN 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Carros : Page 239
  • Collectif, Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. I : Cantons de Carros à Levens, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France »,‎ janvier 2000, 504 p. (ISBN 2-84234-071-X)
    Canton de Carros – Carros, pp. 269 à 274

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la direction régionale de l’environnement (DIREN) et Inventaire et protections réglementaires de l'environnement de la commune
  2. Article de Webtimemedias
  3. Selon le site de la Communauté urbaine
  4. Le patrimoine architectural et mobilier de Carros sur le site du ministère français de la Culture (base architecture et patrimoine), photographies de Jean Marx, Henri Geist, archives de la médiathèque de l'architecture et du patrimoine, et service de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région PACA
  5. « Notice no PM06000159 », base Palissy, ministère français de la Culture sculpture, plaque funéraire, classé au titre objet le 05 décembre 1911
  6. http://www.ecovallee-plaineduvar.fr/les-enjeux/economie-et-emploi/eco-vallee-une-terre-d-entreprises/l-industrie
  7. « Plan de la zone industrielle de Carros », sur Développement économique des territoires (consulté le 15 février 2010)
  8. Zone industrielle sur le site de la mairie
  9. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  10. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. Le patrimoine de Carros
  14. Site du CIAC.