Parti écologiste

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Parti écologiste
Image illustrative de l'article Parti écologiste
Logotype officiel.
Présentation
Président François de Rugy
Fondation
(Écologistes !)

(Parti écologiste)
Scission de Europe Écologie Les Verts
Fondateurs Jean-Vincent Placé
François de Rugy
Positionnement Centre gauche
Idéologie Écologie politique
Affiliation française Union des démocrates et des écologistes (jusqu'en )
Couleurs bleu et vert
Site web le-parti-ecologiste.fr
Présidents de groupe
Assemblée nationale Richard Ferrand (REM)
Représentation
Députés
3 / 577
Sénateurs
2 / 348
Députés européens
0 / 74
Maires de communes de plus de 30 000 habitants
1 / 264

Le Parti écologiste (abrégé en ), dénommé Écologistes ! jusqu'en , est un parti politique français écologiste de centre gauche créé le par le député François de Rugy et par le sénateur Jean-Vincent Placé, tous deux démissionnaires d'Europe Écologie Les Verts qu'ils accusent de « dérive gauchiste »[1].

Le parti intègre l'Union des démocrates et des écologistes le [2]. Cependant, le le président du parti annonce qu'il « ne se considère plus comme une composante de l'UDE », préférant travailler directement dans le cadre de la « Belle Alliance populaire » lancée par le Parti socialiste[3].

En 2017, lors de la XVe législature, ses députés siègent cependant au sein du groupe La République en Marche et François de Rugy est élu président de l'Assemblée nationale avec le soutien du groupe LREM.

Histoire[modifier | modifier le code]

Formation du parti[modifier | modifier le code]

Après la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle de 2012, EELV accepte d'entrer au gouvernement. En désaccord avec la ligne politique du président de la République, les deux ministres écologistes, Cécile Duflot et Pascal Canfin, quittent le gouvernement en et le parti entame un rapprochement avec le Front de gauche notamment par des alliances locales lors des élections départementales de 2015[4]. Cette stratégie crée des tensions au sein d'EELV puisque certains de ses dirigeants plaident pour un retour au gouvernement afin de peser à l'intérieur du dispositif[5].

Ces frictions entre l'aile gauche et l'aile droite du parti aboutissent au départ de François de Rugy et Jean-Vincent Placé, respectivement co-président du groupe écologiste à l'Assemblée et président du groupe écologiste au Sénat, fin . Le , ils créent avec Jean-Luc Bennahmias et Christophe Madrolle du Front démocrate, ainsi que, initialement, Génération écologie, qui prend ses distances avec l'UDE le suivant[6], un nouveau parti de centre gauche, l'Union des démocrates et écologistes le . Une convention du nouveau parti se tient en [1].

Emmanuelle Cosse annonce le qu'elle rejoint le parti et soutient son président, François de Rugy, pour la primaire de la Belle Alliance populaire[7].

En , le Parti écologiste quitte l'UDE en privilégiant la « Belle Alliance populaire »[8],[9].

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Le Parti écologiste se positionne comme un parti de centre gauche, réformiste et écologiste, favorable à un partenariat avec le Parti socialiste. Il ambitionne de regrouper les déçus de la ligne politique d'EELV ainsi que des personnalités du MoDem[1]. Ce mouvement s'appuie, par ailleurs, sur un réseau d'élus locaux : des élus régionaux, en premier lieu, mais aussi des élus municipaux (adjoints, conseillers municipaux).

Membres du gouvernement (2016-)[modifier | modifier le code]

Stratégie électorale[modifier | modifier le code]

Élections législatives de 2017[modifier | modifier le code]

À l'occasion des élections législatives de 2017, François de Rugy et Barbara Pompili reçoivent l'investiture de La République en marche ![10], alors que Véronique Massonneau et Christophe Cavard se portent candidats à un nouveau mandat avec l'investiture du Parti socialiste[11],[12]. Ces deux derniers sont éliminés dès le premier tour dans leurs circonscriptions respectives.

Élus[modifier | modifier le code]

Députés[modifier | modifier le code]

Anciens députés :

Sénateurs[modifier | modifier le code]

Maires[modifier | modifier le code]

Conseillers régionaux[modifier | modifier le code]

Lors de la création du parti, 28 conseillers régionaux rejoignent Écologistes !, notamment 16 en Île-de-France, qui créent un groupe autonome. Parmi eux, on retrouve Jean-Vincent Placé, Jean-Marc Brûlé, Stéphane Gatignon ou Robert Lion[16],[17]. Quatre dissidents de Champagne-Ardenne créent également un groupe autonome.

Après les régionales de 2015, le parti n'a plus qu'un élu : Jean-Vincent Placé, en Île-de-France.

Avec l'arrivée d'Emmanuelle Cosse le , le parti a un second élu qui est aussi en Île-de-France.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le secrétariat national est ainsi constitué[18] :

  • Président : François de Rugy
  • Vice-présidents délégués :
    • Chargée du développement du mouvement : Marie-Pierre Bresson (adjointe à la maire de Lille)
    • Chargé de la coordination politique et des élections : Jean-Vincent Placé
  • Vice-présidents :
  • Membre associé, animateur du réseau : Christophe Cavard
  • Secrétaire général : Guillaume Vuilletet (ancien président du groupe UDE au conseil régional d'Île-de-France)
  • Secrétaire général adjoint à l'organisation : Gilles Sohm
  • Trésorière : Raphaëlle N'Daw
  • Secrétaire générale adjointe aux mobilisations citoyennes : Halima Menhoudj (adjointe au maire de Montreuil)
  • Secrétaires nationaux :
    • Structuration territoriale : Adriane Dubois-Decuzzi
    • Développement : Dominique Lévèque
    • Élections : Laure Lechatellier (ancienne conseillère régionale)
    • Élus / communication interne : Éric Loiselet[19] (conseiller régional)
    • Relations avec forces syndicales et politiques / relations internationales : Christophe Rossignol
    • Formation : Michel Yvernat
    • Argumentaires, opinion, études électorales : Éric Fallourd
    • Réseaux sociaux / expression extérieure : Julie Nouvion (ancienne conseillère régionale)
    • Relations avec les médias : Thibault Leclerc
    • Projet : Léo Cohen
    • Études : Serge Guérin
    • Pôle « pour une écologie concrète » : Pauline Delpech (conseillère municipale), Saadicka Harchi et Andrée Buchmann (anciennes conseillères régionales)
    • Pôle « pour la transition écologique de l'économie » : Stéphanie Nguyen, Mounir Belhamiti (conseiller municipal et communautaire) et Rosandre Valleray (conseillère municipale)
    • Pôle « pour une mondialisation régulée et une société apaisée » : Janine Maurice Bellay (ancienne conseillère régionale), Ali Méziane (ancien conseiller régional) et Patricia Andriot (ancienne vice-présidente de région)

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Laure Equy, « Les écolos sécessionnistes créent leur mouvement », liberation.fr, .
  2. « Comment le nouveau rassemblement de Placé, Rugy et Bennhamias s'organise », sur lejdd.fr, .
  3. « Même sortis d'EELV, les écologistes restent noyés dans leurs divisions », leparisien.fr, .
  4. « Jean-Luc Mélenchon se réjouit du rapprochement de Cécile Duflot dans Des parole et des actes », Le lab politique Europe 1, .
  5. « Le rapprochement entre Duflot et Mélenchon hérisse une partie des écolos », Mathilde Siraud pour Le Figaro, .
  6. « Génération Écologie n'ira pas à l'UDE », sur le site de Génération écologie, .
  7. « Emmanuelle Cosse rejoint le Parti écologiste et soutiendra François de Rugy à la primaire de la BAP », sur lelab.europe1.fr, (consulté le 23 juillet 2016).
  8. Laurent de Boissieu, « Union des Démocrates et des Écologistes (UDE) », sur france-politique.fr (consulté le 21 juillet 2017).
  9. AFP, « Même sortis d'EELV, les écologistes restent noyés dans leurs divisions », sur leparisien.fr, (consulté le 21 juillet 2017).
  10. « Qui sont les députés sortants investis par En marche ? », sur liberation.fr, .
  11. « Véronique Massonneau et En Marche! : c'est non ! », sur lanouvellerepublique.fr, .
  12. « Législatives : Le PS du Gard et la “responsabilité républicaine face au FN” », sur france3-regions.francetvinfo.fr, .
  13. « Nouvelle défection au sein d’Europe Ecologie-Les-Verts avec le départ de Véronique Massonneau », sur lemonde.fr, .
  14. « EELV : une nouvelle parlementaire quitte le parti », sur leparisien.fr, .
  15. « Le maire de Sevran Stéphane Gatignon quitte EELV », sur lefigaro.fr, .
  16. « Scission au sein du groupe écologiste à la région Île-de-France », sur lejdd.fr, (consulté le 29 septembre 2015).
  17. « Les élus », sur iledefrance.fr (consulté le 29 septembre 2015).
  18. « Le secrétariat national constitutif d'Écologistes ! est au travail », sur ecologistes-leparti.fr, .
  19. Sylvie Bassal, « La mort brutale d'Éric Loiselet, ancien conseiller régional EELV de Champagne-Ardenne », France Bleu,‎ (lire en ligne).

Lien externe[modifier | modifier le code]