Laurent Wauquiez

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Laurent Wauquiez
Laurent Wauquiez en 2013.
Laurent Wauquiez en 2013.
Fonctions
Président du conseil régional
d'Auvergne-Rhône-Alpes
En fonction depuis le
(1 an, 6 mois et 22 jours)
Élection
Prédécesseur Jean-Jack Queyranne (Rhône-Alpes)
René Souchon (Auvergne)
Député français

(5 ans)
Réélection 17 juin 2012
Circonscription 1re de la Haute-Loire
Législature XIVe
Prédécesseur Jean-Pierre Marcon
Successeur Isabelle Valentin

(3 ans et 14 jours)
Élection 4 juillet 2004
Circonscription 1re de la Haute-Loire
Législature XIIe
Prédécesseur Jacques Barrot
Successeur Jean-Pierre Marcon
Vice-président délégué puis
premier vice-président
des Républicains
En fonction depuis le
(1 an, 7 mois et 11 jours)
Avec Isabelle Le Callennec (2015-)
Président Nicolas Sarkozy
(2015-2016)
Prédécesseur Nathalie Kosciusko-Morizet
Président des Républicains
(intérim)

(3 mois et 6 jours)
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur Vacant
Secrétaire général de l'UMP puis
des Républicains

(1 an et 10 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Prédécesseur Luc Chatel
Successeur Éric Woerth
Ministre de l'Enseignement supérieur
et de la Recherche

(10 mois et 11 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Valérie Pécresse
Successeur Geneviève Fioraso
Ministre chargé des Affaires européennes

(7 mois et 15 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Pierre Lellouche
Successeur Jean Leonetti
Maire du Puy-en-Velay

(7 ans, 10 mois et 15 jours)
Prédécesseur Arlette Arnaud-Landau
Successeur Michel Chapuis
Secrétaire d'État chargé de l'Emploi

(2 ans, 7 mois et 26 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Gérard Larcher
Successeur Xavier Bertrand
Porte-parole du gouvernement

(9 mois)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Christine Albanel
Successeur Luc Chatel
Biographie
Nom de naissance Laurent Marie Wauquiez
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Lyon (France)
Nationalité Française
Parti politique UMP puis LR
Diplômé de ENS Ulm
IEP de Paris
ENA
Profession Maître des requêtes
au Conseil d'État
Religion Catholicisme

Laurent Wauquiez, né le à Lyon, est un homme politique français, membre du parti Les Républicains.

Devenu député en 2004 en remplacement de Jacques Barrot, il est nommé secrétaire d'État auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement après les élections législatives de 2007, puis secrétaire d'État chargé de l'Emploi après les élections municipales de 2008, à la suite desquelles il est élu maire du Puy-en-Velay. En 2010, il devient ministre chargé des Affaires européennes, avant d'être nommé ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en 2011.

À nouveau député de la Haute-Loire depuis 2012, il est secrétaire général de l’UMP de 2014 à 2015 et vice-président des Républicains depuis 2015. Il est élu président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes en 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

Il est issu d'une famille d'industriels installée dans la région de Tourcoing, créateurs d'une tannerie en 1895, reconvertie en chantier naval en 1965 à la suite du déclin de l'industrie du textile[1]. Il est le fils de Philippe Wauquiez, ancien directeur d'Indosuez Scandinavie[2] et gérant d'une société de conseil en investissement, et d’Éliane Wauquiez-Motte, actuel maire du Chambon-sur-Lignon[3].

Après des études secondaires au collège Victor-Duruy[4] (Paris), au lycée Louis-le-Grand et au lycée Henri-IV[5] (Paris), il entre en 1994 à l'École normale supérieure. Il y poursuit des études d'histoire, soutient un mémoire de maîtrise sur Le Flambeau des “Mille et une nuits” et l'Orient des Lumières, 1704-1798, sous la direction du professeur Daniel Rivet[réf. souhaitée], avant d'être reçu, en 1997, premier à l'agrégation d'histoire[6],[7].

Diplômé en 1998 de l'Institut d'études politiques de Paris, titulaire d'un DEA de droit public obtenu l'année suivante, il choisit finalement l'École nationale d'administration (major de la promotion Mandela)[8].

Durant ses études, il affiche une sensibilité sociale-démocrate[9].

À 18 ans, il ajoute, à titre d'usage, le patronyme de sa mère au sien, étant connu sous le nom « Wauquiez-Motte », qu'il abandonnera en entrant en politique[10].

Vie privée et familiale[modifier | modifier le code]

Laurent Wauquiez est marié depuis 2001 à Charlotte Deregnaucourt, administratrice au Sénat. Ils ont un fils, Baptiste, et une fille prénommée Louise[11],[12],[13].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Repéré par Jacques Barrot, ministre des Affaires sociales de 1995 à 1997, il effectue un stage en juin 1997 durant lequel il se voit confier l'organisation du jeu télévisé Intervilles à Yssingeaux. Jacques Barrot le prend ensuite comme suppléant lors des élections législatives de 2002[14].

Au début des années 2000, il séjourne plusieurs mois en Égypte et travaille à l’ambassade de France au Caire. Il affirme avoir parallèlement donné des cours de français au sein de l'association de sœur Emmanuelle[15]. Le journal Le Monde émet des doutes quant à la véracité de cet épisode[16],[17], tout comme l’Association Sœur Emmanuelle qui lui reprochera en outre d'exploiter « l’image d’une des personnalités préférées des Français pour donner du crédit à ses propos »[18].

À sa sortie de l'ENA en mars 2001 comme major de promotion[19], il effectue une mission en Corse, puis intègre le Conseil d'État : il est nommé auditeur en 2001, puis rapporteur près la commission spéciale de cassation des pensions la même année, maître des requêtes en 2004.[réf. nécessaire]

En tant qu'auditeur au Conseil d'État, il est en 2003 un des trois rapporteurs des travaux de la commission de réflexion sur l'application du principe de laïcité dans la République, dirigée par Bernard Stasi.

2004-2007 : député de la Haute-Loire[modifier | modifier le code]

En juillet 2004, après la nomination de Jacques Barrot au poste de commissaire européen et la démission de son mandat, il brigue sa succession à l'élection partielle qui suit. Il est élu, à 29 ans et avec 62,38 % des voix, député UMP de la 1re circonscription de la Haute-Loire, près de là où sa mère possède une résidence secondaire. Il devient le benjamin de l'Assemblée nationale française[20].

Le ministre de l'Éducation nationale d'alors, François Fillon, lui commande un rapport visant à proposer une réforme du système d'attribution des bourses d'études scolaires « afin de relancer l'ascenseur social ». Il propose la création d'aides et la généralisation des bourses[21].

En 2005, il soutient le traité de Rome soumis à référendum. Dix ans plus tard, il indique avoir changé d'avis en ayant « vu les ravages provoqués par l'idéologie de la concurrence »[9].

Il est membre de la promotion 2006 des « Young Leaders » de la French-American Foundation[22].

À l'automne 2005, il rejoint Nicolas Sarkozy et il est nommé secrétaire national auprès du secrétaire général délégué de l'Union pour un mouvement populaire, Brice Hortefeux, dont il est un proche, notamment en raison de leur implantation politique commune en région Auvergne. À la rentrée 2006, il sort un livre Un Huron à l'Assemblée nationale. Il y raconte son parcours de jeune député et entend dénoncer les absurdités de la vie politique française. C'est le début de sa notoriété médiatique.

2007-2008 : porte-parole du gouvernement[modifier | modifier le code]

En , il est de nouveau candidat dans la Haute-Loire et est réélu député. Le , à 32 ans, il est nommé secrétaire d'État, porte-parole du second gouvernement Fillon en remplacement de Christine Albanel, avec l'intention revendiquée de moderniser la communication gouvernementale et de « rester un citoyen comme les autres ». Il construit dès lors une communication institutionnelle marquée par un caractère informel, dont participent les retransmissions télévisuelles de la conférence du Conseil des ministres.

Lors des élections municipales de 2008, il se présente dans la ville du Puy-en-Velay, dirigée par la gauche depuis 2001, et la liste qu'il dirige est élue. Dès sa prise de fonction le 14 mars[23], il énonce ses priorités[24].

2008-2010 : secrétaire d'État chargé de l'Emploi[modifier | modifier le code]

Laurent Wauquiez en 2010.

Le , à la faveur d'un remaniement qui fait suite aux municipales, il est nommé secrétaire d'État chargé de l'Emploi auprès de Christine Lagarde, ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi. Ses premiers chantiers sont alors la réforme de l'assurance chômage, le nouveau service public de l'emploi, le plan pour l'emploi des seniors et la réforme de la formation professionnelle. Ces chantiers consistent à mettre en œuvre les engagements de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 :

  • la création d’un Service public de l'emploi : en janvier 2009 est créé Pôle emploi, issu de la fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC ;
  • l’agrément en 2008 d’une nouvelle convention d’assurance chômage, qui permet à 100 000 personnes supplémentaires de bénéficier d’une indemnisation[25] ;
  • la réforme de la formation professionnelle : la loi du 24 novembre 2009[26] permet d’orienter les moyens de la formation vers ceux qui en ont le plus besoin, en faisant de l'alternance « le pilier de la politique de formation en France »[27] (avec l’objectif annoncé d’« un jeune sur cinq » formé en alternance d’ici 2015) ;
  • l’offre raisonnable d’emploi, qui veille à un juste équilibre des droits et devoirs des demandeurs d’emploi[28] : un projet de loi adopté en août 2008 par l’Assemblée[29].

En 2008, il crée son propre parti politique, Nouvel oxygène. Cette formation attire l'attention sur elle en juillet 2010, lorsque les médias font état d'une rencontre ayant eu lieu à Londres, le 28 juin 2010, et au cours de laquelle Laurent Wauquiez aurait sollicité des fonds pour son micro-parti auprès d'investisseurs français[30].

Laurent Wauquiez devient conseiller politique de l'UMP en mars 2009. Il est dès lors chargé, avec Nathalie Kosciusko-Morizet, de la préparation du projet UMP pour 2012[31]. À la fin de l'année 2010, il est remplacé par Bruno Le Maire, après l'arrivée de Jean-François Copé à la tête du parti.

En 2010, Laurent Wauquiez lance « La Droite sociale »[32], un club de réflexion qui rassemble une cinquantaine de parlementaires et qui a pour double ambition de faire entendre la sensibilité sociale au sein de la droite et de remettre les classes moyennes au centre des politiques publiques. Trois pistes seront évoquées au lancement de ce club de réflexion : la mise à disposition de bourses pour ces classes dans l'enseignement supérieur, l’amélioration de l'accès au foncier et la remise en question des niches fiscales[33].

2010-2011 : ministre chargé des Affaires européennes[modifier | modifier le code]

Le , il devient ministre auprès de la ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et européennes, Michèle Alliot-Marie, chargé des Affaires européennes, dans le cadre de la formation du gouvernement Fillon III, ainsi que le nouveau benjamin du gouvernement.

Le , sur BFM TV il dénonce les « dérives de l'assistanat » qu'il considère être « le cancer de la société française ». Il annonce que le collectif parlementaire « La Droite sociale » a l'intention de déposer trois propositions de loi pour l'instauration de cinq heures de « service social » par semaine pour les allocataires du revenu de solidarité active (RSA), le plafonnement du cumul des minima sociaux à 75 % du montant du SMIC et d'une durée minimum de cinq ans pour que les étrangers puissent prétendre à ce revenu[34]. Ces propositions, qui divisent la majorité présidentielle et lui valent un recadrage de la part de François Fillon et de Nicolas Sarkozy, qui lui reprochent d'être intervenu hors de son domaine ministériel, sont finalement reprises en partie par l'UMP lors d'une convention sur la justice sociale[35]. Au cours de la campagne pour l'élection présidentielle de 2012, en particulier après le score important réalisé par l'extrême droite lors du premier tour de cette élection, ces thèmes, inspirés notamment par le conseiller Patrick Buisson, sont repris par Nicolas Sarkozy[36].

2011-2012 : ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche[modifier | modifier le code]

Laurent Wauquiez en visite à l'IEMN de Villeneuve-d'Ascq, en 2012.

À la suite de la désignation de la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI) le , et du remaniement ministériel qui s'ensuit, il est nommé ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Il succède à Valérie Pécresse.

Il a plaidé pour un « protectionnisme moderne » au niveau européen, consistant par exemple à n'ouvrir les marchés publics européens que sous condition de réciprocité, et à appliquer des mesures antidumping contre les pays ne remplissant pas des critères suffisants en matière sociale et environnementale[37]. Ces positions ont rencontré l'hostilité du secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé[38][réf. insuffisante].

Il détaille, dans ses interventions, le positionnement politique de son club de réflexion, Droite sociale, en proposant par exemple de « réserver une partie des logements sociaux à ceux qui travaillent »[39].

En 2012, il s'engage sur le dossier Lejaby d'Yssingeaux (Haute-Loire)[40]. Il annonce le 27 janvier la reprise du site par un maroquinier originaire d'Yssingeaux, qui dirige une entreprise en Auvergne.

2012-2015 : retour à la députation et ascension à l'UMP[modifier | modifier le code]

Après avoir renoncé à ses indemnités d'ancien ministre[41], il est réélu député lors du deuxième tour des élections législatives de 2012 avec 63,95 % des voix face au candidat socialiste dissident. Lors du congrès de l’UMP de novembre 2012, qui voit s'organiser l’élection d’un président pour le parti, il figure sur le ticket de François Fillon pour occuper le poste de vice-président. Ce dernier est néanmoins battu par Jean-François Copé et le poste est attribué au député Luc Chatel. Néanmoins, après la contestation du scrutin et la crise qui s’ensuit au sein du parti, un accord est trouvé en janvier 2013 ; Laurent Wauquiez devient alors vice-président de l’UMP et Luc Chatel vice-président délégué[42]. Six nouveaux vice-présidents (trois pro-Copé ; trois pro-Fillon) sont également nommés. Son mouvement, la Droite sociale, recueille 21,69 % des voix des adhérents UMP.

En 2013, il a joué sur le plan politique et notamment au sein du parlement, un rôle de premier plan pour s'opposer au projet de loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels[43],[44],[45], déclarant après le vote de la loi « qu’il ne procèderait pas à un mariage homosexuel »[46] et qu’il « faut revenir totalement sur la loi instaurant le mariage pour tous »[47].

Dans son ouvrage Europe : il faut tout changer sorti en 2014 peu avant les élections européennes, il prône la sortie de Schengen et une Europe resserrée à six membres, proposition condamnée par le président de l’UMP Jean-François Copé[48],[49].

En 2014, la liste qu'il conduit au Puy-en-Velay l'emporte dès le premier tour, avec 69,78 % des voix, ce qui lui permet d'être réélu maire.

Après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP fin 2014, il devient secrétaire général de l'UMP, no 3 du parti. Il apparait alors en profond désaccord avec Nathalie Kosciusko-Morizet, la no 2 du parti[50].

Après avoir critiqué le bilan du quinquennat[51] et la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012[52], Laurent Wauquiez fait finalement le choix de soutenir l'ancien président dans sa prise du parti en 2014[53] et dans sa probable candidature à la primaire de 2016[54]. Ces revirements de stratégie isolent le secrétaire général de l'UMP au sein de son parti, où il est surnommé « Tueur », « Judas », « narcissique obsessionnel » ou « Laval au petit pied »[55]. Chantal Jouanno, chef de file de l'UDI en Île-de-France et soutien de Valérie Pécresse lors de l'élection régionale de 2015, a plusieurs fois répété qu'elle aurait refusé de faire campagne pour Laurent Wauquiez[56]. En mai 2015, il est condamné par la cour d’appel de Versailles à 500 € d’amende et 4 500 € de frais d’avocat et dommages et intérêts pour diffamation envers l’ancien maire PS de Clamart Philippe Kaltenbach[57].

Le 2 juin 2015, il est nommé secrétaire général du nouveau mouvement Les Républicains[58]. Le 15 décembre, il remplace Nathalie Kosciusko-Morizet comme vice-président de Les Républicains[59].

Depuis 2016 : président de région et cadre des Républicains[modifier | modifier le code]

Le , il est désigné candidat de l'UMP pour l'élection régionale de décembre 2015 en Auvergne-Rhône-Alpes. Il est préféré à l'ancien commissaire européen Michel Barnier[60]. La liste qu'il conduit l'emporte au second tour en triangulaire avec 40,61 % des voix, contre la liste de gauche menée par Jean-Jack Queyranne et celle du Front national de Christophe Boudot[61]. Il devient peu de temps après vice-président des Républicains et numéro deux du parti, remplaçant Nathalie Kosciusko-Morizet.

Le , Laurent Wauquiez est élu président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, par 113 voix sur 204 suffrages exprimés. Quinze vice-présidents sont ensuite élus ; alors que les vice-présidences aux droits des femmes et à la lutte contre les discriminations sont supprimées, une nouvelle est créée sur la « sécurité, partenariats internationaux, chasse et pêche » (les deux dernières n'étant pas des compétences régionales), confiée à Philippe Meunier[62]. Quant à celle de «  la solidarité avec l’Auvergne », elle est interprétée comme une marque de mépris pour la ruralité[63] alors que le département - rural - de l'Ardèche est le seul à ne pas être représenté à l'exécutif[62]. Enfin, bien que paritaire, cet exécutif est composé d'hommes de la 1re à la 8e place, et de femmes de la 9e à la dernière[62].

À l'issue du conseil municipal du , il cède sa place de maire du Puy-en-Velay à son adjoint aux finances, Michel Chapuis[64].

Rapidement, Laurent Wauquiez lance un audit devant permettre de « clarifier » et de « juger en toute transparence » le train de vie des élus précédents (conformément à ses accusations de campagne) et proclame qu'« il faut revenir à quelque chose qui soit intègre et honnête » et « nettoyer les écuries » après une « gestion criminelle »[65],[66]. Il annonce 28 millions d'euros d'économies (sur la durée du mandat) en réduisant le nombre de vice-présidents, de membres de cabinet et de téléphones[66]. Puis 300 millions d'économies de fonctionnement sont annoncés, en même temps qu'un plan d'investissement de quatre milliards[65]. En septembre suivant, il met en vente 28 véhicules de la région pour « donner l'exemple et faire des économies », avec à terme la baisse d'un tiers du parc automobile[67], et dénonce les élus précédents, « de[s] roitelets locaux qui dépensaient beaucoup l’argent des autres »[68] ; les véhicules vendus comprenaient surtout des véhicules de service[67]. Après avoir annoncé son refus de « subventionner les Indiens d’Amazonie et la démocratie participative en Afrique », il fait diminuer les subventions versées aux ONG de 11 millions par an à 5,4 millions d'euros[69]. En septembre 2016, il fait baisser de 30 % le budget de l'environnement de la région[70] et retire de la région plusieurs parcs naturels régionaux[71].

Il donne à ses nouvelles fonctions régionales une dimension nationale et « se pose en concurrent de l'État »[72] : il déclare ainsi qu'« en Auvergne Rhône-Alpes, on ne se laissera pas imposer un plan [contre le chômage] venu de Paris, ce n'est pas une région lambda, c'est la plus dynamique de France »[73]. Il attribue trois millions d'euros sur trois ans aux fédérations de chasseurs[70] avec obligation pour celles-ci de lui transmettre leurs fichiers adhérents[74]. Dans un contexte terroriste, lors d'une visite à Moirans le 21 janvier, il annonce vouloir équiper les 322 lycées d'Auvergne-Rhône-Alpes de portiques de sécurité (de 20 à 32 M€)[75]. Laurent Wauquiez est le seul président de région à boycotter le 2 février 2016 une réunion à Matignon sur la formation des chômeurs, refusant de « participer à une mascarade » et de cautionner l'« assistanat ». Il annonce également qu'il refuserait « des sommes [deux milliards d'euros] destinées à cautionner un plan qui ne consiste qu'à mentir à des demandeurs d'emploi »[76]. « Ce séminaire est un numéro de claquettes suivi d'un déjeuner à l’Élysée avec de belles nappes blanches et du bon vin »[73], même s'il envoie ensuite le premier vice-président de la région, Étienne Blanc, le représenter. Lorsque le gouvernement annonce sa volonté de répartir les migrants de Calais en France, Laurent Wauquiez tonne contre l'accueil des migrants et met à disposition des maires de sa région les moyens de la région pour les aider à s'opposer[77].

Selon Bruno Le Maire, « Laurent Wauquiez règne par la terreur »[78]. Des élus d'opposition déplorent conjointement une gestion « autocrate », un « monarque napoléonien », mais également du « clientélisme » avec des subventions à sa commune et au syndicat UNI[79],[80]. Il est également accusé de gérer la région par courriels depuis Paris[68].

Il soutient Nicolas Sarkozy pour le premier tour de la primaire présidentielle des Républicains de 2016[81]. Il devient président des Républicains par intérim le 23 août 2016, à la suite de la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy à la primaire[82]. Lors du second tour, il soutient François Fillon[83].

Anticipant l'entrée en application de la loi sur le non-cumul des mandats, il renonce à son siège de député en n'étant pas candidat aux élections législatives de 2017[84].

Idées et prises de position[modifier | modifier le code]

Pour le politologue Gaël Brustier, Laurent Wauquiez a choisi de se placer à la droite du principal parti de la droite française, et de « constituer un corpus idéologique susceptible de le positionner au carrefour de toutes les droites, compatible avec tous les courants de l'UMP mais également avec l'UDI et susceptible d'engager un dialogue avec le Front national, notamment avec la députée du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen » - en opposition, donc, à la ligne incarnée par Nathalie Kosciusko-Morizet dans son propre parti[85]. Il confie également apprécier la parole directe et l'absence de tabous de Donald Trump, sans en faire cependant un modèle[86]. Luc Chatel considère qu'« il a zéro conviction mais il bosse énormément, ce qui le rend d'autant plus dangereux. »[79]

D'après Fabien Escalona, enseignant à Sciences-Po Grenoble, Laurent Wauquiez tente de « fusionner, dans les idées et dans les urnes, d'un côté la droite en tant que famille politique préservant classiquement les intérêts des « possédants », et d'un autre côté la droite de la famille nationaliste, en large partie orpheline puisque représentée uniquement sous une forme « ultra » par le FN »[87]. Laurent Wauquiez s'est en effet plusieurs fois élevé contre la « tiédeur » de son propre parti ; en visant le trio Juppé-Fillon-Raffarin, jugé trop centriste[88], ou les « réformettes » de Nicolas Sarkozy durant son quinquennat, ajoutant que la crise ne pouvait « servir d’alibi pour des réformes à moitié faites »[89].

Économie, finances et budget[modifier | modifier le code]

D'après Gaël Brustier, Laurent Wauquiez incarne une droite qui « n'hésite pas à se réapproprier le thème de la régulation économique, à faire profession d'interventionnisme étatique, à contester le consensus européen sur les questions économiques, qu'il s'agisse de la politique budgétaire, du droit de la concurrence ou du libre-échange »[85]. Sur l'Euro, la position de Laurent Wauquiez connaît quelques fluctuations au cours des années. En 2011, il assure que « l'euro a été une protection dans la crise [de 2008] », ajoutant qu' « on ne peut confondre la maladie européenne (les déficits et la mauvaise gestion), avec l'euro, qui est le médicament ». En 2014, il tient des positions ouvertement eurosceptiques et fustige « la politique monétaire qui fait peser sur l'Europe tout entière le spectre de la déflation et ruine la compétitivité de nos entreprises »[90].

Laurent Wauquiez regretta que la droite, entre 2007 et 2012, n'ait pas abrogé la loi des 35 heures[89].

Travail et affaires sociales[modifier | modifier le code]

Laurent Wauquiez juge le modèle social-démocrate « obsolète, car aujourd'hui profondément injuste », qui « promeut le tout-gratuit au détriment de ceux qui travaillent »[91]. En 2011, Laurent Wauquiez s'emporte contre ce qu'il nomme « les dérives de l'assistanat », les qualifiant de « cancer de la société française ». Pour les contrer, il propose alors de plafonner l'ensemble des minima sociaux à 75 % du smic et d'obliger les bénéficiaires du RSA à effectuer cinq heures hebdomadaires de travaux de « service social ». Alors que certains, comme Atlantico, saluent l'audace du ministre[92], plusieurs médias comme Le Monde ou Rue89 rapportent ces propositions en en pointant les inexactitudes ainsi que les risques provoqués par ces mesures, et rappellent que les travaux de « services sociaux » proposés par le ministre sont déjà le plus souvent des postes en contrat[93],[94]. Cette position ne fut pas suivie par François Fillon et Roselyne Bachelot[95]. La même année, il prône l'instauration de jours de carence lors d'un arrêt maladie et y voit « une question de principe » et de « responsabilisation », précisant que « si jamais, quand vous tombez malade, cela n'a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n'est pas très responsabilisant. Du coup, on a un peu l'impression que la sécurité sociale est quelque chose sur lequel on peut tirer sans qu'il y ait un impact ». Il ajoute que lorsqu'un travailleur « est en arrêt maladie, il faut qu'il se rende compte : tout ça, ça coûte à la sécurité sociale »[96]. En 2014, il fustige « l'immigration du social — ceux qui viennent toucher nos prestations sociales — qui a remplacé l'immigration du travail »[97].

Europe[modifier | modifier le code]

La position de Laurent Wauquiez sur l'Europe a fluctué au cours des années.

En 2011, alors ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquiez fustige dans Le Monde « la crispation égoïste d'une Europe forteresse », ajoutant que « la France gagne quand elle est sur des positions résolument proeuropéennes », évoquant ainsi son soutien à l'intégration de la Croatie dans l'Union Européenne[90].

En 2014, il publie une tribune avec Henri Guaino dont le titre s'intitule "Europe : il est temps de tout changer" (peu de temps après avoir signé un essai nommé "Europe : il faut tout changer"). Déplorant le biais déflationniste dans l'Union européenne, Laurent Wauquiez se déclare favorable à un retour à une Europe des Six, en en excluant le Luxembourg (qu'il décrit comme pays « très artificiel » doublé d'un « paradis fiscal »)[98], et avec une monnaie unique - se heurtant, dans son propre parti, à Alain Juppé et à Jean-Pierre Raffarin[85]. Wauquiez explique que « les fédéralistes naïfs sont aujourd'hui les pires ennemis de l'avenir européen » et écrit que « l'élargissement sans fin [de l'Union Européenne], ça ne peut plus durer ». Invité à préciser ses idées, il déclare que l'élargissement de l'Union européenne a été une erreur majeure, qui a affaibli sa cohésion : « À la fin des années 1980, nous avions le choix entre deux voies, soit l'élargissement, soit l'approfondissement de l'Europe. Nous avons fait le choix de l'élargissement en faisant entrer dans un même ensemble des pays beaucoup trop différents »[98]. Il s'y déclare également contre l'espace Schengen, le décrivant comme « l'archétype d'une politique communautaire qui ne fonctionne pas », tout incapable qu'il est, selon lui, de réguler l'immigration légale comme illégale.

Les déclarations de Wauquiez sont loin de faire l'unanimité à l'UMP, et Jacques Barrot, présenté comme le père en politique de Laurent Wauquiez, déplorera par la suite : « L’Union européenne mérite mieux que ce livre inspiré par je ne sais quel populisme en cours aujourd’hui. On y trouve tous les ingrédients qui nous renvoient au siècle dernier avec un protectionnisme qui a montré ses limites en attisant la peur de l’autre »[99].

Société[modifier | modifier le code]

Ouverture du mariage aux couples homosexuels[modifier | modifier le code]

Laurent Wauquiez s'est opposé à la loi relative à l'ouverture du mariage aux couples homosexuels, s'affichant régulièrement au côté de La Manif pour tous en 2013[100]. En janvier 2013, il demande, à l'Assemblée Nationale, une "motion référendaire" visant à organiser un référendum sur ce texte (le président de la commission des Lois, Jean-Jacques Urvoas, lui rappelle à cette occasion qu'il est pourtant lui-même l'auteur d'un ouvrage de droit constitutionnel dans lequel est précisé qu'un référendum ne saurait porter sur les sujets de société)[101]. Le même mois, Laurent Wauquiez dénonce l'attitude de Vincent Peillon, alors ministre de l'Éducation nationale, après que ce dernier a écrit aux recteurs en les appelant « à la plus grande vigilance » concernant le débat sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels dans les établissements catholiques, afin d'éviter « des phénomènes de rejet et de stigmatisation homophobes ». Wauquiez dénonce alors « une grande manipulation politique qui cherche à culpabiliser les chrétiens et à faire croire que l’opposition au mariage homo et à l’adoption est le fait d’une minorité », voyant dans la proposition de loi une « réforme du rejet, du mépris et de la haine envers les religions »[102].

Lors d'un débat avec Jean-Luc Romero, il déclare, avant de se dédire et d'orienter la discussion vers l'adoption par des couples gays, que l'homosexualité est contraire à ses valeurs[103]. Laurent Wauquiez déclarait, quelques mois après la signature du texte, être favorable à l'abrogation de la loi[104]. En 2013, un mois après que le Conseil constitutionnel a exclu toute notion de « clause de conscience » des maires, Laurent Wauquiez, au nom de ses convictions personnelles, déclare qu’il ne procédera lui-même à aucun mariage gay dans sa mairie du Puy-en-Velay[105].

S'il est proche des milieux catholiques hostiles à la loi, le journal Le Monde, à l'occasion d'un portrait qui lui est consacré, rapporte les liens que Laurent Wauquiez a tenté de tisser avec la communauté gay en assistant à plusieurs soirées organisées par le banquier Emmanuel Goldstein, « où se retrouve deux fois par an, autour d’un buffet au champagne, l’élite homosexuelle de la capitale »[106].

Laurent Wauquiez est opposé à la GPA et la PMA[107]. Il est également un farouche opposant à ce que plusieurs milieux, politiques ou religieux, nomment alors la théorie du genre - la pertinence et l'emploi de cette expression restant sujet à débat. Lors de la nomination de Najat Vallaud-Belkacem au poste de ministre de l'éducation nationale, Laurent Wauquiez la qualifie d’« ultra pro-gender », pointant « une provocation contre les familles »[108].

En 2015, il inspire à Nicolas Sarkozy l’idée de nommer comme secrétaire nationale de l’UMP Madeleine de Jessey, issue des Veilleurs et de Sens commun[100].

Laïcité[modifier | modifier le code]

Laurent Wauquiez s'est déclaré pour « une laïcité intransigeante », « y compris vis-à-vis de l'islam »[91], ajoutant quelque temps après les attentats contre la rédaction de Charlie Hebdo que « tous ceux qui vivent sur notre territoire doivent se soumettre aux principes de la République : la laïcité, l'égalité homme-femme, la liberté d'expression, le respect de nos traditions et de l'autorité de l'État »[109].

En 2011, à l'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy au Puy-en-Velay, Laurent Wauquiez déclare que le peuple français doit « assumer ses racines chrétiennes sans rejeter les autres religions ». Se déclarant alors « défenseur de la droite sociale », il appelle à un débat sur la laïcité (alors proposé par le chef de l'État) « sans caricature, sans excès et œuvrer pour un islam ouvert »[110]. Quelques jours plus tard, il déclare qu' « il n'y a pas de débat à avoir sur l'islam, il est évident que l'islam est conciliable avec la République. Il n'y a pas de place, non plus, pour un débat sur la laïcité, car la laïcité n'est pas en débat, c'est le socle du contrat républicain. Il y a, en revanche, un vrai débat à avoir sur l'intégration »[111]. En 2015, il déclare qu'il y a « des problèmes de conciliation de l’islam avec la République et avec notre mode de vie. Ces problèmes ne sont pas insurmontables : je ne fais pas partie de ceux qui considèrent que l’islam n’est pas compatible avec la République. Il ne faut ni rejeter l’islam en bloc ni être aveugle face aux intégristes qui veulent tester la France. (...) Mais ce qui me gène, c’est lorsque pour traiter ces problèmes avec l’islam on veut se donner bonne conscience en tapant avec la même uniformité sur toutes les religions en même temps »[112].

Le Monde rapporte ses critiques, datant de septembre 2011, contre l’épiscopat français et son apologie de la franc-maçonnerie que le journal juge comme signe d'un certain opportunisme propre à Wauquiez[106]. En 2012, il remet, en tant que ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, les insignes de commandeur de l'ordre national du Mérite, au délégué général de l'enseignement catholique, Fernand Girard. Son discours, dans lequel il encourage l'enseignement catholique à « ne pas perdre son âme » et dans lequel il rappelle que la droite les avait toujours mieux traités que la gauche, suscite quelques réactions au sein de la gauche[113].

En 2015, il apporte son soutien à la décision du maire de Chalon-sur-Saône de supprimer les menus de substitution (sans porc) dans les cantines scolaires de sa ville, précisant que « l'école de la République et le meilleur accueil, c'est qu'on s'adapte à la République »[114]. Laurent Wauquiez s'est également prononcé pour la création d'un « pacte de laïcité », afin d' « interdire tout signe religieux ostentatoire dans les établissements publics »[115]. Interrogé peu de temps après sur RMC, il affirme son opposition à l'idée d'avoir, dans sa commune, des « ouvertures de piscine différenciées le matin », évoquant ensuite « les problématiques de port de signes religieux lors des sorties scolaires »[116].

Écologie-environnement[modifier | modifier le code]

En réformant le plan de développement de l’agriculture bio de la région Auvergne Rhône-Alpes en novembre 2016, il confie la gouvernance aux chambres d’agriculture. Délaissant ainsi les associations liées au développement de la filière bio, notamment celles liées à l'agriculture paysanne.

Parallèlement, il diminue drastiquement les aides aux associations de protection de la nature confiant ce rôle aux associations de chasse[117],[118],[119],[120],[121].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 2014, Laurent Wauquiez déplore l’hommage gouvernemental aux victimes algériennes du massacre de Sétif, perpétré en 1945, expliquant que la France est « le seul pays à passer son temps à s’excuser de son histoire »[106].

Culture[modifier | modifier le code]

En décembre 2015, Laurent Wauquiez déclare vouloir « fermer les formations fantaisistes comme celles des métiers du cirque et des marionnettistes »[122], provoquant la réaction consternée des organismes visés : FFEC (Fédération française des écoles de cirque), Latitude marionnette, SCC (Syndicat des cirques et compagnies de Création), Territoires de cirque, THEMAA (Association nationale des Théâtres de marionnettes et des Arts associés)[123].

Justice et sécurité[modifier | modifier le code]

En avril 2015, il provoque de nombreuses et vives réactions politiques, y compris dans son propre camp[124],[125], en affirmant que le meurtre de la petite Chloé à Calais par un délinquant récidiviste sorti de prison avant d’avoir exécuté la totalité de sa peine est à mettre sur le compte de la politique pénale menée par Christiane Taubira, Garde des Sceaux depuis 2012, politique qualifiée de « folie ». Sur Twitter, il écrit le 16 avril que « le drame de Calais confirme la politique de désarmement pénal de Christiane Taubira et une Europe trop faible devant la justice »[126]. Dans les faits, les affirmations de Laurent Wauquiez sont erronées à deux égards. D’une part, la loi ayant permis la remise en liberté du tueur de la fillette a été votée en 2004 (Loi « Perben II » du 9 mars 2004 portant sur l’adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité). La faveur à l'aménagement des peines favorisée par cette loi a d'ailleurs été amplifiée par la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009. D’autre part, le tueur a été libéré en mars 2014, alors que la « loi Taubira » relative à l’individualisation des peines et renforçant l’efficacité des sanctions pénales n’a été votée qu’au mois d’août 2014. Il a par la suite reconnu son erreur, tout en continuant à dénoncer ce qu'il qualifie de « désarmement pénal de la France »[127].

Laurent Wauquiez a plusieurs fois prétendu avoir personnellement arrêté des délinquants dans sa commune du Puy-en-Velay[128].

Invité, en 2015, à s'exprimer sur « la terreur islamiste », Laurent Wauquiez déclare que le jihad doit être « un voyage sans retour » et déclare vouloir s'opposer au retour des jihadistes partis en Syrie ou en Irak, même s'ils sont de nationalité française (« Pour les binationaux, mais aussi pour les nationaux, quitte à revenir sur certains accords internationaux », précise-t-il). Il se déclare également favorable à une déchéance de nationalité « pour ceux qui ont participé ou été complices d'actes terroristes ». Il souhaite également des peines incompressibles pour toute complicité d'actes terroristes, avec des perpétuités réelles. Il souhaite également la création de quartiers spéciaux « et sans doute aussi des centres de rétention spécialisés » afin de contrer le prosélytisme de prédicateurs et d’« individus déjà fanatisés »[109].

À la suite des attentats du 13 novembre 2015, Laurent Wauquiez déclare souhaiter l'internement de toutes les personnes fichées comme pouvant commettre des actes terroristes[129].

Après l'attentat de Nice, lors du vote prolongeant l'état d'urgence, le 20 juillet 2016, Laurent Wauquiez défend de nouveau l'emprisonnement des suspects de terrorisme, et reproche au gouvernement de respecter la Constitution et de la Convention européenne des droits de l'homme [130] ; il déclare : « Nous, nous disons : « il n'y a pas de liberté pour les ennemis de la République »[130]. Manuel Valls déplore une stratégie médiatique « opportuniste[131] » éloignée de « la droite républicaine » et affirme son attachement à l'État de droit et son refus d'une nouvelle loi des suspects[130]. Confirmant dans une interview vouloir modifier la Constitution pour que l'État de droit ne restreigne pas la lutte anti-terroriste, Laurent Wauquiez indique que pour la gauche « la culture de l'impuissance a succédé à la culture du laxisme », et il réclame la démission de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve pour n'avoir pu empêcher les attentats[132] ; il est souligné par la presse que c'est la première fois qu'un élu autre que du Front national réclame leur départ[133].

Front national[modifier | modifier le code]

En 2011, Laurent Wauquiez déclare que Marine Le Pen « n'est pas une personnalité républicaine ». En cas de duel FN-gauche, il appelle à voter pour le candidat opposé au Front national (Nicolas Sarkozy, à la même époque, décide de ne pas appeler à voter à gauche en cas de second tour FN-gauche)[111]. En 2015, il déclare qu'il voterait blanc lors du duel gauche-FN au second tour de la législative partielle dans le Doubs[134], précisant que l'on « ne combat pas le FN par des consignes de vote »[135]. Une de ses formules pour justifier son choix (« Est-ce que de Gaulle appelait à voter Guy Mollet ? J’aimerais bien que chacun réfléchisse à ça ») lui vaudra quelques critiques car Guy Mollet s'était rallié au général de Gaulle et a été ministre d’État de juin 1958 à janvier 1959[136],[137]. En mai 2017, il déclare dans Valeurs actuelles : « Ma position n'a jamais varié : pas d'alliance avec la gauche et le FN. Une seule boussole : les valeurs de la droite et du centre. »[138].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Raphaël Hadas-Lebel (avec la collaboration de Laurent Wauquiez-Motte), Les 101 mots de la démocratie française, Paris, Odile Jacob, 2002 (ISBN 2-7381-1156-4)
  • « La khâgne pour mémoire : notre fin de siècle » (avec Stéphane Israël et Rémy Rioux), Printemps d'histoire. La Khâgne et le Métier d'historien, Paris, Perrin, 2004 (ISBN 2-2620-2263-1)
  • « Retour aux Suds » (préface), Un Jardin sur l'Oronte, Marseille, Transbordeurs, 2005
  • Un Huron à l'Assemblée nationale : petit manuel à l'attention de ceux qui veulent secouer la politique, Paris, Privé éditions, 2006 (ISBN 2-3507-6027-8)
  • Les Conditions de vie étudiante : comment relancer l'ascenseur social. Rapport au Premier ministre, Paris, La Documentation française, 2007 (ISBN 2110066539)
  • Nouvelle politique, Nouvelle communication ?, Commentaire, no 120, hiver 2007-2008
  • Florent Machabert, L'esthète des lenteurs - Plaidoyer pour une France du milieu, préface de Laurent Wauquiez, Paris, Lettres du Monde éditeur, 2008 (ISBN 2730102175)
  • La droite sociale au miroir de la crise, Commentaire, no 129, printemps 2010
  • La lutte des classes moyennes, documents, Odile Jacob, novembre 2011 (ISBN 978-2738127020)
  • La Haute-Loire de ses origines à nos jours (en collaboration, préface d’Emmanuel Le Roy Ladurie), Le Puy-en-Velay, Éditions Jeanne d'Arc, 2011 (ISBN 978-2-36262-008-9)
  • Europe : il faut tout changer, Paris, Odile Jacob, avril 2014 (ISBN 2738130992)

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans le roman de politique-fiction de Michel Wieviorka, Le séisme. Marine Le Pen présidente (2016), où cette dernière gagne l'élection présidentielle de 2017, il devient ministre de la Mémoire historique et des Anciens combattants[139].

Dans un autre roman de politique fiction du journaliste Geoffrey Lejeune, Une élection ordinaire (2016), où Éric Zemmour devient président de la République en 2017, il devient ministre des Affaires étrangères.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Interview du 13 novembre 2008, La Voix du Nord, 13 novembre 2008, [lire en ligne]
  2. The Bankers' almanac and year book, Volume 1, 1989
  3. Voir sur le site de la ville.
  4. « Wauquiez : plus populo que moi, tu meurs ! », sur marianne.net
  5. où il rencontre Marie de Gandt, future « plume » de Nicolas Sarkozy, voir Chloé Aeberhardt, « Marie de Gandt. Je te plumerai… », sur Libération, .
  6. François Wenz-Dumas, « Laurent Wauquiez. Retour à la fac. », Libération,‎ (lire en ligne).
  7. « Agrégation externe 1997 », L'Agrégation, Société des Agrégés de l'Université, no 369,‎ , p. 113.
  8. [1]
  9. a et b David Le Bailly, « Laurent Wauquiez : l'irrésistible ascension d'un opportuniste », L'Obs, no 2667,‎ , p. 45 (lire en ligne)
  10. http://www.20minutes.fr/politique/1495475-20141205-ump-sept-choses-surprenantes-laurent-wauquiez, dernier paragraphe
  11. http://www.planet.fr/politique-laurent-et-charlotte-wauquiez-cinq-choses-que-vous-ne-savez-peut-etre-pas-sur-eux.906127.29334.html
  12. http://www.liberation.fr/portrait/2005/06/06/trentenaire-de-la-guerre_522477
  13. http://www.linternaute.com/actualite/politique/1030176-les-maris-et-femmes-des-politiques/1164959-j-zimet-c-deregnaucourt
  14. Dominique Perrin, « Laurent Wauquiez et Jacques Barrot, le plus bel exemple de tutorat ! », Challenges, 25 novembre 2008.
  15. « Laurent Wauquiez, le catholique engagé », La Vie,‎ (lire en ligne)
  16. « Quand il revient en Haute-Loire, il est conseiller d’Etat : Ladreit lui avait recommandé l’inspection des finances, mais le jeune énarque a préféré ce corps dont on s’échappe plus facilement. Stage à l’ambassade de France au Caire, où il raconte « se mettre » à l’arabe (littéraire), commence un mémoire sur « l’Orient des lumières » et ne jure que par l’islamologue Louis Massignon. Il en revient auréolé de sa plus belle légende : l’amitié de Sœur Emmanuelle. « Avec elle, j’ai passé plusieurs mois en Égypte, raconte-t-il à la presse dès qu’il le peut. Je m’étais engagé dans un quartier du Caire, le Moqattam. Quand sœur Emmanuelle me voyait, elle me regardait droit dans les yeux et me disait : “Mon petit Laurent, qu’as-tu fait de bon depuis que je t’ai vu ?” » Problème : personne, sauf lui, ne se souvient de ces rencontres entre la fondatrice des Chiffonniers du Caire et le stagiaire de l’ENA. À chaque nouvel article, ses camarades du Palais-Royal scotchent, moqueurs, les détails de sa geste égyptienne sur les colonnes de la salle Parodi. Est-ce la peur de se voir un jour passé au crible du fact-checking, ce cauchemar des approximatifs ? En décembre 2007, le tout frais porte-parole de Nicolas Sarkozy se rend dans une maison de retraite du Var où la religieuse, intubée, à moitié-consciente, attend sa mort : il ne sera pas dit qu’ils ne se sont pas rencontrés. »
    « Laurent Wauquiez, le « bad boy » de la droite » sur lemonde.fr du 21 mai 2015.
  17. « Les petits arrangements de Laurent Wauquiez avec sa propre histoire » sur lelab.europe1.fr du 21 mai 2015.
  18. L’association Sœur Emmanuelle corrige les propos de Laurent Wauquiez sur la-croix.com du 28 septembre 2016
  19. « Extrait de la fiche de M. Laurent WAUQUIEZ », sur LesBiographies.com, (consulté le 17 juillet 2014)
  20. « Laurent Wauquiez », sur site de la chaîne LCI, 24 juin 2009.
  21. [PDF]Rapport Wauquiez.
  22. (en) « Past Classes », sur French American Foundation,
  23. « Wauquiez élu maire du Puy-en-Velay », sur Le Figaro, .
  24. * Rétablissement des finances de la ville.
    • Mise en œuvre du contournement du Puy-en-Velay par la construction du viaduc de Taulhac ; voir « Contournement du Puy : Le viaduc de Taulhac va prendre forme », Haute-Loire Info, avril 2010, [lire en ligne].
    • Construction d'un « centre aqualudique » ; voir « Le Puy-en-Velay : la piscine sort de terre », 43 Chrono, 3 septembre 2010, [lire en ligne].
  25. « Les nouvelles règles d'indemnisation des chômeurs entrent en vigueur le 1er avril », Le Monde, 1er avril 2009.
  26. « Loi du 24 novembre 2009 relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie », Village Justice, 8 décembre 2009.
  27. « Laurent Wauquiez installe trois ateliers de l'alternance pour donner suite aux conclusions du rapport Proglio », AEF, 10 décembre 2009.
  28. « Offre raisonnable d’emploi : “Je n’ai pas voulu aller dans le flicage”, assure Wauquiez », Libération, 11 juin 2008.
  29. « L'Assemblée adopte l'“offre raisonnable d'emploi” », Le Figaro, 18 juillet 2008.
  30. Lepoint.fr et Agence, article « Wauquiez reconnaît avoir sollicité un financement à la City », 16 juillet 2010.
  31. « “La valeur travail reste au cœur de nos convictions” », Le Figaro, 30 août 2010.
  32. « Wauquiez lance le club "la droite sociale", en visant les classes moyennes », L'Express, 19 avril 2010, [lire en ligne].
  33. « La droite redécouvre sa fibre sociale », L'Express, 20 avril 2010, [lire en ligne].
  34. (fr) « Wauquiez souhaite conditionner le RSA à des heures de "service social" », lemonde.fr,
  35. (fr) «RSA: Copé reprend la proposition polémique de Wauquiez en l'édulcorant" », liberation.fr,
  36. (fr) «" », liberation.fr,
  37. Article du Figaro du 17 décembre 2011, citant un entretien dans Le Monde.
  38. L'Express, 29 décembre 2011.
  39. Le Figaro, 26 octobre 2011.
  40. « Un maroquinier d'Auvergne devrait reprendre l'usine Lejaby d'Yssingeaux », Le Monde,‎ .
  41. Europe 1, 18 mai 2012
  42. « Hortefeux, Ciotti, Morano… L’organigramme complet de la direction de l’UMP », in lemonde.fr, 15 janvier 2013.
  43. Mariton Wauquiez et Guaino, trois "anti" mariage pour tous, JDD 31 janvier 2013
  44. [2], Le Nouveau Obs Le Plus, 27 mai 2013
  45. Mariage gay : Wauquiez va déposer une motion au Parlement pour un référendum, Le Parisien, 6 janvier 2013
  46. Laurent Wauquiez sur le mariage homo: suicide médiatique ou stratégie politique ?, JOL Press 19 novembre 2013.
  47. Trente-cinq heures, mariage gay, wauquiez veut tout supprimer Libération, 18 août 2013
  48. Copé accuse Wauquiez d'avoir «des positionnements populistes», liberation.fr, 24 avril 2014
  49. « Européennes 2014 : pour Copé, Wauquiez a "des positionnements populistes" », lepoint.fr, 24 avril 2014.
  50. Sylvain Chazot, « Wauquiez fait mesurer son bureau par l'UMP pour s'assurer qu'il n'est pas plus petit que celui de NKM », Europe 1,‎ (lire en ligne). Le Lab d'Europe 1 rapporte une information dévoilée par Le Canard Enchaîné.
  51. « Wauquiez critique le bilan de la droite au pouvoir », myTF1News avec AFP, 14 août 2013.
  52. « Wauquiez : "Ne tombons pas dans le piège d'Hollande" », lefigaro.fr, 29 avril 2012.
  53. Maël Thierry, « Wauquiez soutient Sarkozy : le retour au bercail d'un ambitieux », nouvelobs.com, 11 septembre 2014.
  54. Geoffroy Clavel, « Primaire UMP: les candidats se bousculent, Dupont-Aignan décline », huffingtonpost.fr, 7 avril 2015.
  55. Ariane Chemin et Alexandre Lemarié, « Laurent Wauquiez, le “bad boy” de la droite », lemonde.fr, 21 mai 2015.
  56. Par exemple dans Ouest-France : « #DirectPolitique Volkswagen, Morano, Wauquiez : Jouanno sans détour », ouest-france.fr, 29 septembre 2015.
  57. « Laurent Wauquiez condamné pour avoir traité de “crapule” l’ex-maire de Clamart », Le Parisien, 30 mai 2015.
  58. Arthur Berdah, « NKM et Wauquiez confirmés dans le nouvel organigramme des Républicains », lefigaro.fr, 2 juin 2015.
  59. « NKM officiellement virée de la direction du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez promu », Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  60. « Régionales : privé de primaire en Ile-de-France, Guaino menace de quitter l'UMP », lefigaro.fr, 6 février 2015.
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  62. a, b et c « Ces trois polémiques qui ont suivi l'élection de Laurent Wauquiez à la présidence de Rhône-Alpes-Auvergne », Europe 1,‎ (lire en ligne).
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  64. Nathalie Courtial, « Laurent Wauquiez cède le fauteuil de maire du Puy-en-Velay à son adjoint aux finances », La Montagne,‎ (lire en ligne).
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  66. a et b « Laurent Wauquiez met le conseil régional «à la diète» », Le Progrès,‎ (lire en ligne).
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  70. a et b Philippe Cros, « Biodiversité aux chasseurs : « Nous avons rectifié le tir », assume la Région », La Montagne,‎ (lire en ligne).
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  74. Wauquiez en chasse, Le Canard enchaîné du 21 septembre 2016, p. 2. Cela représente 120 000 personnes
  75. Maïté Darnault, « Portiques dans les lycées et aberrations de Wauquiez », Libération,‎ (lire en ligne).
  76. Jean-Pierre Elkabbach, « Laurent Wauquiez ne "veut pas cautionner le plan pour l'emploi" de François Hollande », Europe 1,‎ (lire en ligne).
  77. Catherine Lagrange, « Wauquiez refuse les migrants dans sa région », Le Point,‎ (lire en ligne).
  78. Ludovic Vigogne, « http://www.lopinion.fr/edition/politique/laurent-wauquiez-bruno-maire-bad-boy-contre-techno-106337 », L'Opinion,‎ (lire en ligne).
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  80. Richard Schittly et Alexandre Lemarié, « Laurent Wauquiez, la méthode-choc en guise de rupture », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  81. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  82. d'après l'AFP, « Laurent Wauquiez, président par intérim des Républicains », Le Point,‎ (lire en ligne).
  83. « VIDEO. "Je voterai pour François Fillon", annonce Laurent Wauquiez », francetvinfo.fr, 21 novembre 2016.
  84. Tristan Quinault Maupoil et AFP, « Laurent Wauquiez ne se présentera pas aux législatives » sur Le Figaro, 19 mai 2017
  85. a, b et c UMP : ce que révèle l'irrésistible ascension de Laurent Wauquiez sur lefigaro.fr du 5 décembre 2014
  86. « Flippant ? Laurent Wauquiez veut s’inspirer de Donald Trump - », Lyon mag,‎ (lire en ligne)
  87. Laurent Wauquiez est-il le Montebourg de droite ? sur lefigaro.fr du 19 août 2014
  88. Wauquiez attend Sarkozy sur lejdd.fr du 16 août 2014
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  90. a et b Wauquiez, européen à géométrie variable sur lejdd.fr du 25 avril 2014
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  92. Les classes moyennes n'en peuvent plus de l'assistanat sur atlantico.fr du 10 mai 2011
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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