Marc Le Fur

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Marc Le Fur
Illustration.
Marc Le Fur en 2015.
Fonctions
Vice-président de l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(3 ans, 6 mois et 19 jours)
Président François de Rugy
Richard Ferrand
Législature XVe (Cinquième République)
Prédécesseur Danielle Brulebois

(4 ans, 11 mois et 24 jours)
Président Claude Bartolone
Législature XIVe
Successeur Danielle Brulebois
Député français
En fonction depuis le
(18 ans, 10 mois et 24 jours)
Réélection
17 juin 2007
20 juin 2012
18 juin 2017
Circonscription 3e des Côtes-d'Armor
Législature XIIe, XIIIe, XIVe et XVe
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Didier Chouat

(4 ans et 19 jours)
Élection
Circonscription 3e des Côtes-d'Armor
Législature Xe
Groupe politique RPR
Prédécesseur Didier Chouat
Successeur Didier Chouat
Conseiller régional de Bretagne[1]
En fonction depuis le
(5 ans, 4 mois et 25 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Jean-Yves Le Drian

(6 ans et 13 jours)
Élection 15 mars 1998
Président Josselin de Rohan
3e vice-président de l'Assemblée nationale

(4 ans, 11 mois et 23 jours)
Président Bernard Accoyer
Législature XIIIe
Conseiller général des Côtes-d'Armor

(14 ans et 4 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection
Circonscription Canton de Quintin
Président Claudy Lebreton
Prédécesseur Emmanuel Le Jean
Successeur Canton supprimé
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Dakar (AOF)
Nationalité Française
Parti politique RPR
UMP
LR
Diplômé de IEP de Paris
École nationale d'administration
Profession Haut fonctionnaire

Marc Le Fur, né le à Dakar (Sénégal), est un homme politique français.

Député des Côtes-d'Armor entre 1993 et 1997, et depuis 2002, il est membre du parti Les Républicains. Vice-président de l'Assemblée nationale de à et depuis [2], il est président du groupe droite et centre du conseil régional de Bretagne depuis .

Parcours universitaire et professionnel[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1978, il sort de l’École nationale d'administration en 1983 (promotion Solidarité 1983) et intègre le corps préfectoral, en qualité de sous-préfet, directeur de cabinet du préfet des Côtes-du-Nord. Un an plus tard, il devient directeur de cabinet du préfet de la Région Picardie à Amiens, avant d'intégrer le cabinet d'Édouard Balladur, Ministre de l'économie et des finances, entre 1986 et 1988. En 1988, il quitte Bercy et rejoint le ministère de l'intérieur, où il travaille à l'Inspection générale de l'administration. En 1990, il rentre dans la fonction publique territoriale, au poste de directeur général des services du conseil général des Deux-Sèvres, où il participera à la mise en œuvre des lois de décentralisation.

Il est élu député des Côtes d'Armor de 1993 à 1997.

Après avoir été battu aux élections législatives de 1997, il devient Auditeur à la 51e promotion de l’Institut des hautes études de la Défense nationale puis rejoint l’Institut des hautes études de sécurité intérieure, qui regroupe des spécialistes de la sécurité, et s'occupe des dossiers de coopération internationale.

Il est réélu député des Côtes d'Armor en 2002.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Marc Le Fur s'engage dans l'action politique en Bretagne après avoir été Directeur de cabinet du Préfet des Côtes d'Armor, dès 1984. Aux côtés de Bertrand Cousin, ancien député des Côtes-d'Armor, il anime le Club 89[3] du Département.

En 1993, il est élu député de la troisième circonscription des Côtes-d'Armor. Il se fait alors connaître comme l'un des spécialistes des questions agricoles à l'Assemblée nationale. En 1994, il est battu lors des élections cantonales dans le canton de Quintin. En 1997, à l'issue de la dissolution de l'Assemblée nationale, il perd son siège de député.

En 1998, il est élu Conseiller régional de Bretagne sur la liste menée par Josselin de Rohan. En 2001, il se présente de nouveau aux élections cantonales dans le canton de Quintin et est élu. Il ne quittera son siège qu'en 2015 pour se présenter à la tête de la liste de la droite et du centre aux élections régionales en Bretagne.

En 2002, Marc Le Fur est de nouveau élu député de la 3e circonscription des Côtes-d'Armor où il sera réélu en 2007 et 2012. En 2007 , Marc Le Fur est élu vice-président de l'Assemblée nationale, fonction qu'il occupe dès lors sans discontinuer, chaque année élu à l'unanimité.

À l'Assemblée nationale, Marc Le Fur est membre de la Commission des finances où il fut rapporteur spécial du budget de la police et de la gendarmerie de 2002 à 2007[4], puis du budget des préfectures au Ministère de l'Intérieur de 2007 à 2012. Il crée notamment le classement des préfectures. Depuis 2012, il est le rapporteur spécial du budget « pouvoirs publics » comprenant notamment le budget de l'Élysée.

En tant que vice-président de l'Assemblée nationale, il est président de la délégation de la recevabilité des propositions de loi[5].

Il s'investit dans plusieurs groupes d'études. Il est notamment :

  • Co-président du Groupe d'études des industries agro-alimentaires et de la filière agricole [6]
  • Vice-président des Groupes d'études Alimentation et santé, Assurances, Langues régionales, Maladies orphelines [5]
  • Secrétaire des Groupes d'études Chrétiens d'Orient, Développement de la méthanisation, Langue des signes, Politiques de la ruralité [5]

Il est également membre du groupe d'études sur la question du Tibet de Assemblée nationale[7].

En 2015, tête de liste de la droite et du centre pour les élections régionales en Bretagne, il essuie un échec. Sa liste obtient moins de 30 % et 18 sièges [8], soit deux de moins que lors de l'exercice précédent, contre 51 % à la liste de gauche et 19 % au FN, lequel entre au conseil régional.

Le , Marc Le Fur est réélu député de la 3e circonscription des Côtes d'Armor avec 54,32  % des voix. C'est le meilleur score qu'il ait jamais obtenu aux élections législatives[9]. Il demeure membre de la commission des Finances. En , il est élu vice-président de l'Assemblée nationale[10].

Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est élu le président du parti[11].

Activité législative[modifier | modifier le code]

Langues régionales[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur de l'amendement à l'origine de l'introduction des langues régionales dans la Constitution française dans l'article 75-1 de la Constitution.

Réunification de la Bretagne[modifier | modifier le code]

Le , avec huit autres députés, il fait voter un amendement (amendement no 3947, dit « amendement Le Fur ») à l'Assemblée nationale prévoyant de modifier le code général des collectivités territoriales en application de l’article 11 de la Constitution de la Cinquième République française. Cet amendement dispose qu'à la demande d’un cinquième des conseillers généraux, soutenu par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, un département pourra organiser un référendum pour changer de région administrative[12]. Le projet de loi organique et le projet de loi est adoptée par l’Assemblée nationale le [13].

Il serait donc désormais possible (après validation par le Sénat) d’organiser un référendum en Loire-Atlantique et dans les quatre autres départements bretons pour décider si, oui ou non, la Loire-Atlantique doit rejoindre la Bretagne. Ce choix ne sera plus bloqué par le vote négatif de la région Pays de la Loire. Avec ce texte, les députés ne préjugent pas du résultat mais donnent un cadre, une procédure permettant aux citoyens de s’exprimer.

Il est partisan du rattachement du département de la Loire-Atlantique à la région Bretagne, pour réunifier la Bretagne historique.[réf. souhaitée]

Ecotaxe[modifier | modifier le code]

En octobre et , il s'oppose à l'instauration de l'écotaxe sur les transports poids lourd par la route. Il participe notamment à la manifestation des bonnets rouges à Quimper le [14].

Questions sociétales[modifier | modifier le code]

Marc Le Fur et Christine Boutin lors de la « manif pour tous » en janvier 2013.

Très en pointe dans le combat contre le mariage homosexuel[15], il attire plusieurs fois l'attention des médias[16], notamment lorsqu'il diffuse sur Twitter une photo, largement reprise par la presse, légendée « mariage gay, adoption, GPA, PMA : ce député décide du sort de nos enfants… exigeons un référendum » et montrant le député de la majorité Thomas Thévenoud (PS) — et non Guillaume Bachelay contrairement à ce qui était dit sur le tweet — jouant au scrabble en ligne sur sa tablette, pendant les débats de l'Assemblée nationale[17].

Il a été sanctionné par la conférence des présidents de l'Assemblée nationale après les violences commises le lors du débat ouvrant le droit au mariage des couples homosexuels[18].

Début 2013, il propose d'autoriser la célébration de mariages religieux sans qu'ils soient précédés de mariages civils[19].

En , il est un des quelques députés UMP à avoir signé[20] et voté[21] l'amendement demandant que l'interruption volontaire de grossesse ne soit plus un acte remboursé par la Sécurité sociale.

En avril 2021, il soumet avec 4 autres députés LR (Xavier Breton, Patrick Hetzel, Julien Ravier et Frédéric Reiss) 2300 amendements (trois quarts des amendements) à la proposition de loi sur la fin de vie défendue par le député Olivier Falorni, retardant les discussions en empêchant l'adoption du texte dans le temps imparti[22].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Père de cinq enfants d'un premier mariage[23], il est veuf à la suite du décès de son épouse Nathalie en 2009. Il se remarie le avec l'ambassadrice de France à Monaco Marine de Carné[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Président du groupe Les Républicains au conseil, successeur de Bernadette Malgorn.
  2. « Assemblée nationale : Danielle Brulebois perd sa vice-présidence au profit de Annie Genevard », francetvinfo.fr, 25 octobre 2017.
  3. « Club 89 (C89) - France Politique », sur www.france-politique.fr (consulté le 24 juillet 2015)
  4. [1]
  5. a b et c Assemblée Nationale, « M. Marc Le Fur - Côtes-d'Armor (3e circonscription) - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 24 juillet 2015)
  6. Assemblée Nationale, « Composition du groupe d'études : industries agro-alimentaires et filière agricole au 22 juin 2015 - 14ème législature - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 24 juillet 2015)
  7. Groupe d'études sur le problème du Tibet
  8. « Élections régionales 2015 » (consulté le 14 décembre 2015)
  9. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  10. Shahinez Benabed, « Marc Le Fur et Annie Genevard élus vice-présidents de l’Assemblée nationale », acteurspublics.com, (consulté le 9 novembre 2017)
  11. Ludovic Vigogne, « La liste des 136 parrains de Laurent Wauquiez », lopinion.fr, 11 octobre 2017.
  12. Amendement no 1 présenté par M. Le Fur, M. de Rugy, M. Grall, M. Lasbordes, M. Benoit, Mme Marguerite Lamour, M. Christian Ménard, M. Goulard et M. Priou
  13. Compte rendu intégral Première séance du mardi 10 janvier 2012, 3. Application de l’article 11 de la Constitution, Votes sur les deux projets
  14. « Bonnets rouges: Des vrais gens qui ne se sentent plus du tout entendus selon Marc Le Fur » (consulté le 24 juillet 2015)
  15. [2]
  16. huffingtonpost : affaire du gendarme et violences policieres & altercation à l'asemblée
  17. Le Figaro
  18. « Franceinfo - Actualités en temps réel et info en direct », sur Franceinfo (consulté le 6 août 2020).
  19. Des députés UMP proposent un mariage religieux sans mariage civil Le Point, 3 février 2013
  20. Amendement 224, site de l'Assemblée nationale
  21. Analyse du scrutin no 767, site de l'Assemblée nationale
  22. « Euthanasie : 3 000 amendements déposés, des députés LR misent sur l’obstruction », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 9 avril 2021)
  23. « Biographie de Marc Le Fur - Blog de Marc Le Fur », sur Blog de Marc Le Fur (consulté le 6 août 2020).
  24. « Marc Le Fur. Le député épouse l’ambassadrice de France à Monaco », letelegramme.fr, 9 août 2017.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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