Gouvernement Manuel Valls (2)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour le premier gouvernement Manuel Valls, voir Gouvernement Manuel Valls (1).
Gouvernement Manuel Valls II
Ve République

Président François Hollande
Premier ministre Manuel Valls
Législature XIVe législature
Formation
Fin
Durée 2 ans, 103 jours
Composition initiale
Parti(s) Avant le 11 février 2016 :
PS - PRG
Après le 11 février 2016 :
PS - PRG -
Ministres 18
Secrétaires d'État 20
Femmes 19
Hommes 19
Moyenne d'âge 53 ans
Représentation
Assemblée nationale Avant le 11 février 2016
305 / 577
Assemblée nationale Après le 11 février 2016
323 / 577

Le deuxième gouvernement Manuel Valls est le trente-huitième gouvernement de la Ve République française. Il s’agit du quatrième gouvernement nommé par le président de la République François Hollande.

Contexte[modifier | modifier le code]

Lors de la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse, le , Arnaud Montebourg, alors ministre de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique, s'exprime contre la politique économique du gouvernement et, en particulier, les choix budgétaires et la « réduction à marche forcée des déficits » dans la zone euro[1],[2],[3]. Il est soutenu par Benoît Hamon[4]. Ils suivent ainsi les pas de Delphine Batho qui, en , s'était élevée contre les restrictions budgétaires de son ministère, et de Cécile Duflot et Pascal Canfin, qui, en , avaient fait le procès de la rigueur[5]. Le Premier ministre, Manuel Valls, estime qu'une « ligne jaune a été franchie » et, le , il présente au président de la République François Hollande la démission de son gouvernement[6],[7], de préférence à un simple remaniement ministériel[8] et provoquant une importante surprise politique[9].

Le chef de l’État demande au Premier ministre de « constituer une équipe en cohérence avec les orientations qu'il a lui-même définies pour [le] pays »[6]. Les deux ministres qualifiés par les médias de « frondeurs » sont rejoints par Aurélie Filippetti qui fait connaître son refus de participer au nouveau gouvernement[10]. Si le Parti radical de gauche (PRG) annonce son intention de se maintenir au gouvernement, les écologistes d'Europe Écologie Les Verts (EELV) refusent[11], de même certains proches de Martine Aubry, comme François Lamy[12]. La formation du gouvernement s'effectue en 36 heures alors que l'agenda du président de la République est consacré aux cérémonies de commémoration du 70e anniversaire de la Libération[13].

Pour autant, une frange de parlementaires socialistes, surnommés les « Frondeurs », s'opposent à la politique économique et sociale de ce gouvernement.

Composition initiale[modifier | modifier le code]

Le Premier ministre est nommé par le décret du , publié au Journal officiel le [14]. La composition du gouvernement est annoncée le , selon l'usage, par le secrétaire général de l'Élysée, Jean-Pierre Jouyet ; elle est publiée au Journal officiel le [15].

Le gouvernement, outre le Premier ministre, est composé de 16 ministres : 8 femmes et 8 hommes, et de 17 secrétaires d'État : 8 femmes et 9 hommes[16]. Conforme au principe de parité, d'une moyenne d'âge de 53 ans, il comprend 30 membres du Parti socialiste pour trois PRG et une Divers gauche[17]. Douze ministres conservent les fonctions qu'ils avaient dans le précédent gouvernement. Arnaud Montebourg est remplacé par le haut fonctionnaire Emmanuel Macron, son ministère perdant le « Redressement productif » au profit de l'Industrie. Benoît Hamon est remplacé par Najat Vallaud-Belkacem, elle-même l'étant par Patrick Kanner assisté de Myriam El Khomri nommée à la Politique de la ville. Le portefeuille des Droits des femmes revient à la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine et à sa nouvelle secrétaire d'État Pascale Boistard. Le ministère de la Culture et de la Communication dirigé jusqu'alors par Aurélie Filippetti est confié à Fleur Pellerin, elle même remplacée par Thomas Thévenoud au Commerce extérieur, au Tourisme et aux Français de l'étranger. Enfin Alain Vidalies, ancien ministre des Relations avec le Parlement des gouvernements Jean-Marc Ayrault. remplace Frédéric Cuvillier aux Transports.

Premier ministre[modifier | modifier le code]

Ministres[modifier | modifier le code]

Ministère Titulaire
Ministre des Affaires étrangères et du Développement international Laurent Fabius
Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie Ségolène Royal
Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Najat Vallaud-Belkacem
Garde des sceaux, ministre de la Justice Christiane Taubira
Ministre des Finances et des Comptes publics Michel Sapin
Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian
Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes Marisol Touraine
Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social François Rebsamen
Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve
Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, porte-parole du Gouvernement Stéphane Le Foll
Ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique Emmanuel Macron
Ministère du Logement, de l'Égalité des territoires et de la Ruralité Sylvia Pinel
Ministère de la Décentralisation et de la Fonction publique Marylise Lebranchu
Ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin
Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports Patrick Kanner
Ministre des Outre-mer George Pau-Langevin

Secrétaires d'État auprès d'un ministre[modifier | modifier le code]

  • Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement : Jean-Marie Le Guen ;
  • Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de l'État et de la Simplification : Thierry Mandon ;
  • Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargé des Affaires européennes : Harlem Désir ;
  • Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargée du Développement et de la Francophonie : Annick Girardin ;
  • Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargée du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger : Thomas Thévenoud ;
  • Secrétaire d'État auprès de la ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche : Alain Vidalies ;
  • Secrétaire d'État auprès de la ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche : Geneviève Fioraso ;
  • Secrétaire d'État auprès du ministre des Finances et des Comptes publics, chargé du Budget : Christian Eckert ;
  • Secrétaire d'État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire : Kader Arif ;
  • Secrétaire d'État auprès de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l'Autonomie : Laurence Rossignol ;
  • Secrétaire d'État auprès de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion : Ségolène Neuville ;
  • Secrétaire d'État auprès de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, chargée des Droits des femmes : Pascale Boistard ;
  • Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation et de l'Économie sociale et solidaire : Carole Delga ;
  • Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, chargée du Numérique : Axelle Lemaire ;
  • Secrétaire d'État auprès de la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, chargé de la Réforme territoriale : André Vallini ;
  • Secrétaire d'État auprès du Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, chargée de la Politique de la ville : Myriam El Khomri ;
  • Secrétaire d'État auprès du Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, chargé des Sports : Thierry Braillard

.

Modifications[modifier | modifier le code]

Après sa nomination, le gouvernement a été modifié à 10 reprises.

Ajustement du 4 septembre 2014[modifier | modifier le code]

Thomas Thévenoud, secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger, démissionne le , à la suite de problèmes avec le fisc. Il est remplacé par Matthias Fekl, député du Lot-et-Garonne[18].

Ajustement du 21 novembre 2014[modifier | modifier le code]

Kader Arif, secrétaire d'État chargé des Anciens combattants, démissionne le , à la suite d'une enquête portant sur des attributions de marchés publics. Il est remplacé par Jean-Marc Todeschini, sénateur de la Moselle.

Démission du 5 mars 2015[modifier | modifier le code]

Geneviève Fioraso, secrétaire d'État chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, démissionne le pour des raisons de santé. Sa ministre de tutelle, Najat Vallaud-Belkacem, reprend ses attributions.

Ajustement du 17 juin 2015[modifier | modifier le code]

Thierry Mandon est nommé secrétaire d'État chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Il est remplacé par Clotilde Valter au secrétariat d'État à la Réforme de l'État et à la Simplification. Martine Pinville est nommée secrétaire d'État chargée du Commerce et de l'Artisanat en remplacement de Carole Delga qui souhaite quitter le gouvernement pour mener la campagne des régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Enfin Laurence Rossignol, secrétaire d'État chargé de la Famille, des Personnes âgées et de l'Autonomie devient secrétaire d'État chargé de la Famille, de l'Enfance, des Personnes agés et de l'Autonomie.

Ajustement du 2 septembre 2015[modifier | modifier le code]

François Rebsamen, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, annonce sa démission lors du Conseil des ministres du , à la suite de son élection comme maire de Dijon le 10 août. Il est remplacé par Myriam El Khomri, dont les fonctions de secrétaire d'État à la Politique de la ville sont reprises par son ancien ministre de tutelle, Patrick Kanner.

Ajustement du 27 janvier 2016[modifier | modifier le code]

Christiane Taubira, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, annonce sa démission et est remplacée par Jean-Jacques Urvoas, député de la première circonscription du Finistère et président de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République[19].

Remaniement du 11 février 2016[modifier | modifier le code]

Le gouvernement est remanié par un décret du président de la République en date du 11 février 2016 publié au Journal officiel[20].

Le remaniement du gouvernement est annoncé par un communiqué de presse de l'Élysée[21] et sur Twitter.

Laurent Fabius quitte le Quai d'Orsay pour la présidence du Conseil constitutionnel. Il est remplacé par l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, est également écartée et est remplacée à la Fonction publique par Annick Girardin, jusqu'alors secrétaire d'État au Développement et à la Francophonie. Jean-Michel Baylet, président du parti radical de gauche, intègre le gouvernement en tant que ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales. Fleur Pellerin n'est pas non plus reconduite à son poste et est remplacée par la conseillère culture de François Hollande, Audrey Azoulay au ministère de la Culture et de la Communication. Enfin, Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l'Égalité des territoires et de la Ruralité, qui souhaitait partir du gouvernement pour se consacrer pleinement à la vice-présidence du Conseil régional de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, est remplacée au Logement et à l'Habitat durable par Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts[22]. Laurence Rossignol devient ministre de la Famille, de l'Enfance et des Droits des femmes.

Deux autres élus écologistes, ayant quitté ce parti, intègrent également le gouvernement : Jean-Vincent Placé devient secrétaire d’État à la réforme de l’État et à la Simplification et Barbara Pompili secrétaire d’État chargée de la Biodiversité. Jean-Vincent Placé remplace Clotilde Valter, qui change de portefeuille pour le secrétariat d'État chargée de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage. D'autres changements ont lieu au niveau des secrétaires d'État : Ericka Bareigts devient secrétaire d’État chargée de l’Égalité réelle et Juliette Méadel, alors porte-parole du PS, secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes, toutes deux rattachées auprès du Premier ministre ; André Vallini, jusque-là secrétaire d’État à la Réforme territoriale, passe au Développement et à la Francophonie, à la place d'Annick Girardin ; Pascale Boistard, jusque-là aux Droits des femmes, devient secrétaire d’État chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie, à la place de Laurence Rossignol ; Estelle Grelier devient quant à elle secrétaire d’État chargée des Collectivités territoriales auprès de Jean-Michel Baylet et Hélène Geoffroy, secrétaire d’État chargée de la Ville auprès de Patrick Kanner[22].

Ajustement du 3 mars 2016[modifier | modifier le code]

Le , le ministère de la Famille, de l'Enfance et des Droits des femmes est rebaptisé ministère des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, toujours dirigé par Laurence Rossignol[23].

Ajustement du 30 août 2016[modifier | modifier le code]

Le 30 août 2016, le ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique Emmanuel Macron démissionne pour se consacrer entièrement à son mouvement politique, En marche !. Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes Publics reprend le ministère détenu par Emmanuel Macron. Son poste est dénommé ministre de l'Économie et des Finances[24].

La ministre des Outre-mer George Pau-Langevin démissionne pour « raisons personnelles ». Ericka Bareigts, secrétaire d'État chargée de l'Égalité réelle, lui succède.

Ajustement du 1er septembre 2016[modifier | modifier le code]

À la suite de la démission, deux jours auparavant, d'Emmanuel Macron, Christophe Sirugue, député de la cinquième circonscription de Saône-et-Loire, est nommé secrétaire d'État chargé de l'Industrie, tandis qu'Axelle Lemaire, déjà secrétaire d'État chargée du Numérique, prend le titre de secrétaire d'État chargée du Numérique et de l'Innovation.

Galerie[modifier | modifier le code]

Premier ministre[modifier | modifier le code]

Image Fonction Nom Parti
Manuel Valls Premier ministre Manuel Valls PS

Ministres[modifier | modifier le code]

Image Fonction Nom Parti
Jean-Marc Ayrault Ministre des Affaires étrangères et du Développement international Jean-Marc Ayrault PS
Ségolène Royal lors du Forum Libération de Grenoble, le 28 janvier 2012 Ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat Ségolène Royal PS
Najat Vallaud-Belkacem Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Najat Vallaud-Belkacem PS
Emmanuel Macron Ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique Emmanuel Macron
(jusqu'au )
SE
Michel Sapin au Forum Libération 2013 de Grenoble Michel Sapin
Ministre de l'Économie et des Finances
(à partir du )
PS
Marisol Touraine Ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine PS
Jean-Yves le Drian en février 2013 Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian PS
Jean-Jacques Urvoas Garde des Sceaux, ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas PS
Myriam El Khomri en septembre 2014 Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social Myriam El Khomri PS
Jean-Michel Baylet Ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales Jean-Michel Baylet PRG
Bernard Cazeneuve Ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve PS
Stéphane Le Foll en 2012 Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt
Porte-parole du gouvernement
Stéphane Le Foll PS
Emmanuelle Cosse Ministre du Logement et de l'Habitat durable Emmanuelle Cosse Parti écologiste[25]
Audrey Azoulay le 12 février 2016 Ministre de la Culture et de la Communication Audrey Azoulay Sans étiquette
Laurence Rossignol Ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes Laurence Rossignol PS
Annick Girardin Ministre de la Fonction publique Annick Girardin PRG
Patrick Kanner Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports Patrick Kanner PS
Ericka Bareigts Ministre des Outre-mer Ericka Bareigts PS

Secrétaires d'État[modifier | modifier le code]

Image Fonction Ministre de rattachement Nom Parti
Jean Marie Le Guen Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement[26] Premier ministre Jean-Marie Le Guen PS
Jean-Vincent Placé Secrétaire d'État chargé de la Réforme de l'État et de la Simplification Premier ministre Jean-Vincent Placé Parti écologiste
Juliette Méadel Secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes Premier ministre Juliette Méadel PS
Harlem Désir Secrétaire d'État chargé des Affaires européennes Ministre des Affaires étrangères et du Développement international Harlem Désir PS
Matthias Fekl en 2015 Secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger Ministre des Affaires étrangères et du Développement international Matthias Fekl PS
André Vallini Secrétaire d'État chargé du Développement et de la Francophonie Ministre des Affaires étrangères et du Développement international André Vallini PS
Alain Vidalies lors d'un débat sur les retraites à La Courneuve Secrétaire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche Ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, chargée des relations internationales sur le climat Alain Vidalies PS
Barbara pompili Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité Ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, chargée des relations internationales sur le climat Barbara Pompili Parti écologiste
Thierry Mandon Secrétaire d'État chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Thierry Mandon PS
Christian Eckert en 2014 Secrétaire d'État chargé du Budget Ministre de l'Économie et des Finances Christian Eckert PS
Christophe Sirugue.jpg Secrétaire d'État chargé de l'Industrie Ministre de l'Économie et des Finances Christophe Sirugue PS
Ségolène Neuville Secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion Ministre des Affaires sociales et de la Santé Ségolène Neuville PS
Pascale Boistard Secrétaire d'État chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie Ministre des Affaires sociales et de la Santé Pascale Boistard PS
Jean-Marc Todeschini en 2015 Secrétaire d'État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire Ministre de la Défense Jean-Marc Todeschini PS
Clotilde Valter 2015 Tour de France (2).jpg Secrétaire d'État chargée de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social Clotilde Valter PS
Estelle Grelier.jpg Secrétaire d'État chargée des Collectivités territoriales Ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales Estelle Grelier PS
Martine Pinville Secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation et de l'Économie sociale et solidaire Ministre de l'Économie et des Finances Martine Pinville PS
Axelle Lemaire par Claude Truong-Ngoc avril 2015.jpg Secrétaire d'État chargée du Numérique et de l'Innovation Ministre de l'Économie et des Finances Axelle Lemaire PS
Hélène Geoffroy Secrétaire d'État chargée de la Ville Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports Hélène Geoffroy PS
ThierryBraillard.jpg Secrétaire d'État chargé des Sports Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports Thierry Braillard PRG

Agenda[modifier | modifier le code]

  • État et collectivités territoriales
  • Économie
    • Amélioration de la compétitivité des entreprises et mise en œuvre du CICE (1er janvier 2013)
    • Augmentation du pouvoir d'achat des ménages
    • Innovation
    • Lois dites Macron 1 et 2 (entre autres libéralisation du transport collectif des bus)
  • Emploi et travail
    • Réduction du chômage
    • Circulaire dite Rebsamen généralisée depuis août 2015 (contrôle renforcé des demandeurs d'emplois, suite à des tests concluants dans 2 régions). Les demandeurs d'emplois doivent répondre à un questionnaire précis et fournir toutes les preuves de leurs recherches actives d'emploi à des conseillers externes ou du Pôle Emploi. Des contrôles sont effectués pour s'assurer que les demandeurs d'emplois justifient réellement de leurs recherches, notamment en prenant contact avec les entreprises.
    • Accompagner l'évolution du marché du travail (vers le numérique, les start-up, internet. L'économie numérique et internet sont aujourd'hui les secteurs qui sont en passe de générer de plus en plus d'emploi).
    • Loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels (loi n° 2016-1088 du 8 août 201) ou « Loi El Khomri ». La loi est adoptée en juillet 2016 en dernière lecture par le biais de l'article 49.3 à l'Assemblée nationale après être passée en première lecture par le biais de l'article 49.3 devant les députés, puis modifiée, puis passée au Sénat et modifiée par les sénateurs. Cette loi, modifiée, permet entre autres la création du compte personnel de formation, du Compte personnel d'activité, la protection du parcours professionnel sécurisé, la modification du dialogue social en entreprise en cas de blocage avec les syndicats, et donne la possibilité pour les entreprises de faire travailler leurs salariés jusqu'à 60 heures par semaine. Certains articles qui furent contestés permettent aux entreprises en difficulté économique de recourir plus facilement au licenciement et aux heures supplémentaires avec une rémunération majorée de 10 % . Des articles ont été retirés : taxation des CDD pour les entreprises qui y ont recours, et réforme de la rémunération des conseillers prud'homaux. Objectif affiché : baisse du chômage avant la fin de l'année 2016, en permettant aux entreprises de recourir plus facilement au licenciement en cas de difficulté et de leur redonner davantage de liberté, et de préserver pour les salariés licenciés un parcours professionnel sécurisé et de préserver leurs droits cumulés à l'indemnisation du chômage. Cette loi a fait couler beaucoup d'encre durant plusieurs mois avec nombre de manifestations de syndicats et d'étudiants (CGT, CFDT, UNEF, SUD, entre autres), blocages des routes et des raffineries et des dépôts de pétrole, et provoqué la colère d'une partie des députés de la majorité les députés frondeurs qui ont contesté fortement cette loi. La loi est finalement adoptée avec les modifications qui ont entre temps été apportées, au mois de juillet 2016. Notons que l'opposition Les Républicains a soutenu cette loi, avant que des modifications n'y soient apportées par la majorité.
  • Jeunesse et éducation
  • Agriculture et développement durable
  • Politique de la ville
  • Santé et affaires sociales
  • Mise en place de l'Etat d'urgence suite aux attentats de Paris du 13 novemble 2015 (prolongé en 2016)
  • Sécurité et lutte contre le terrorisme (loi renseignement votée suite aux attentats de 2015)
  • Lutte contre la radicalisation (mise en place de dispositifs, centres de déradicalisation)
  • Défense: participation militaire de la France au sein d'une coalition de pays dans la guerre contre l'Etat Islamique en Syrie
  • Mise en place des Réserves citoyennes dans la police nationale, la gendarmerie nationale et au sein de l'armée pour renforcer les troupes dans la surveillance des lieux publics (et notamment suite à l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice)

ONU et organismes internationaux[modifier | modifier le code]

Le 14 mars 2016, l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture dénonce une série de dérives violentes, de la part du gouvernement Valls, contre les manifestants, les migrants et les Roms[27].

Le 13 mai 2016, le Comité contre la torture de l’ONU fustige « l’usage excessif de la force par la police et la gendarmerie » sur ordre du gouvernement dans une série d’observations[27].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bastien Bonnefous, Nicolas Chapuis et Thomas Wieder, « Comment la décision de la démission du gouvernement a été prise », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  2. Mathilde Damgé et Olivier Faye, « Économie : ce qui oppose Montebourg et Hollande », sur le site du quotidien Le Monde, (consulté le 28 août 2014).
  3. Christophe Josset, « Remaniement: la folle journée d'Arnaud Montebourg », sur lexpress.fr (consulté le 25 août 2014).
  4. Jean-Michel Gradt, « Benoît Hamon : les déclarations qui pourraient lui coûter son poste », sur lesechos.fr, 25 août 2014. (consulté le 1er février 2016).
  5. Dominique Albertini, « La contestation de l'austérité au cœur de la crise politique », sur Libération.fr, (consulté le 3 février 2016).
  6. a et b Le Monde.fr avec AFP et Reuters, « François Hollande demande à Manuel Valls de constituer un nouveau gouvernement », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne).
  7. Décret du 25 août 2014 relatif à la cessation des fonctions du gouvernement, Journal officiel no 0196 du , p. 14337, texte 1.
  8. Mathilde Damgé, « Pourquoi une démission plutôt qu'un remaniement ? », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  9. Arnaud Dilloard, « Démission du gouvernement : le choix de Hollande et Valls est totalement atypique », sur leplus.nouvelobs.com, 26 août 2014. (consulté le 5 février 2016).
  10. « Aurélie Filippetti ne veut plus « avaler d'autres couleuvres », Le Monde, 26 août 2014.
  11. « Ceux qui ont refusé de rejoindre le gouvernement Valls 2 », Le Monde, 26 août 2014.
  12. Bastien Bonnefous, « François Lamy refuse d'entrer au gouvernement », sur le site du quotidien Le Monde, (consulté le 28 août 2014).
  13. Philippe Euzen et David Revault d'Allonnes, « De l'île de Sein à Paris, un président impassible et ruisselant dans la tempête », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  14. Décret du 25 août 2014 portant nomination du Premier ministre, Journal officiel no 0196 du , p. 14337, texte 2.
  15. Décret du 25 août 2014 relatif à la composition du gouvernement, Journal officiel no 197 du , p. 14385, texte 1.
  16. « Qui sont les ministres du gouvernement Valls II ? », Libération, 26 août 2014.
  17. « Radiographie du gouvernement Valls II », Libération, 26 août 2014.
  18. Nicolas Chapuis, « Thévenoud contraint à démissionner du gouvernement pour s'être soustrait au fisc », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  19. « La ministre de la Justice Christiane Taubira a démissionné », sur Le Figaro, (consulté le 27 janvier 2016).
  20. Décrets du 11 février 2016 relatifs à la composition du Gouvernement.
  21. Communiqué de l'Élysée du 11 février 2016.
  22. a et b « EN DIRECT. Remaniement : Cosse, Baylet et Ayrault, les nouveaux ministres », sur Le Point (consulté le 11 février 2016).
  23. « Décret du 3 mars 2016 modifiant les décrets du 11 février 2016 relatifs à la composition du Gouvernement », sur Légifrance, .
  24. « Composition du Gouvernement », sur www.elysee.fr (consulté le 30 août 2016)
  25. Entrée au gouvernement alors qu'elle était secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts, le mouvement refuse de soutenir le gouvernement et elle quitte sa direction. Annonçant sa « mise en congé » du parti, elle en est radiée quelques jours plus tard.
    Etienne Baldit, « EELV acte son divorce avec Emmanuelle Cosse », sur lelab.europe1.fr, (consulté le 23 février 2016).
  26. Jean-Marie Le Guen est le seul secrétaire d'État qui participe à tous les conseils des ministres, à la différence des autres secrétaires d'État qui y participent en principe que « pour les affaires relevant de leurs attributions ».
  27. a et b « Police : Le rappel à l’ordre de l’ONU », sur politis.fr, (consulté le 19 mai 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]