Maisons-Laffitte

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Maisons-Laffitte
Château de Maisons-Laffitte
Château de Maisons-Laffitte
Blason de Maisons-Laffitte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Maisons-Laffitte
(chef-lieu)
Intercommunalité Maisons-Mesnil
Maire
Mandat
Jacques Myard
2014-2020
Code postal 78600
Code commune 78358
Démographie
Gentilé Mansonniens
Population
municipale
23 125 hab. (2011)
Densité 3 426 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 49″ N 2° 08′ 44″ E / 48.9469444444, 2.1455555555648° 56′ 49″ Nord 2° 08′ 44″ Est / 48.9469444444, 2.14555555556  
Altitude 38 m (min. : 22 m) (max. : 57 m)
Superficie 6,75 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.maisons-laffitte.fr

Maisons-Laffitte est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France, situé à 10 km environ au nord-est de Saint-Germain-en-Laye et à 18 km environ au nord-ouest de Paris.

Ses habitants sont appelés les Mansonniens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Maisons-Laffitte se situe en bordure de Seine, sur la rive gauche du fleuve, et jouxte à l'ouest la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Le territoire communal englobe également une partie d'une île de la Seine, l'île de la Commune.

La commune est limitrophe des communes de Saint-Germain-en-Laye à l'ouest et au nord - ainsi que d'environ 800 mètres frontaliers d'Achères - et du Mesnil-le-Roi au sud. À l'est, elle est séparée par la Seine de Sartrouville et Cormeilles-en-Parisis.

Elle est desservie par la route départementale D308 qui relie Paris à Poissy et par une gare sur la ligne ferroviaire Paris-Saint-Lazare-Rouen depuis 1843 sur laquelle circulent également les RER A et les lignes J et L du réseau Transilien. La ligne de bus no 262 la relie à la place de Belgique et au T2 qui passe par la Défense et va jusqu'à la Porte de Versailles. Par ailleurs, un bus de nuit, N152, passant à une fréquence d'environ 60 minutes (à la date du 27 juin 2010), relie la ville à la gare de Paris Saint-Lazare.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Maisons-Laffitte

Les armes de Maisons-Laffitte se blasonnent ainsi :

d'azur aux trois roses d'argent, au chef d'or chargé de trois roses de gueules.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée in Mansionibus au début du IXe siècle[1].

Il s'agit d'une formation toponymique précoce du Moyen Âge (absence d'article défini), basée sur le gallo-roman MASIONE, au sens médiéval (dans les noms de lieux) de « maison importante », voire « château »[2], mot qui a donné le français maison, attesté dès le Xe siècle au sens de « bâtiment servant de logis, d'habitation, de demeure »[3]. Le terme gallo-roman est issu du latin ma(n)sionem, accusatif de mansio « séjour, lieu de séjour, habitation, demeure, auberge »[4].

Appelé Maisons-sur-Seine jusqu'en 1882, le déterminant complémentaire -Lafitte s'est substitué à -sur-Seine officiellement après l'urbanisation du parc du château par le banquier Jacques Laffitte (1767-1844)[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Maisons-Lafitte, 1862, par Charles-François Daubigny

Les origines[modifier | modifier le code]

« En décembre 2001, les fouilles archéologiques menées dans le quartier de l'Entrée de Maisons, à l'emplacement de la nouvelle Résidence Hôtelière, ont permis de mettre au jour des débris de poteries gallo-romaines datant des IIe et IIIe siècles siècles : cette découverte atteste pour la première fois des origines gallo-romaines de Mansionis. »

La première mention du village date de 820 environ, dans le polyptyque d'Irminon. Ce document, rédigé à l'instigation de l'abbé Irminon, était destiné à recenser les biens de l'abbaye parisienne de Saint-Germain-des-Prés, fondée en 543 par Childebert Ier, fils de Clovis. Mais des incertitudes demeurent à savoir si le Mansionis Villa du polyptyque correspond bien à Maisons-Laffitte. L'inventaire mentionne des cultures céréalières et des vignes. Malgré la présence du fleuve, il semble bien que le village n'ait jamais connu d'activités liées à la pêche. Le village s'est longtemps appelé « Maisons-sur–Seine »[6].

L'histoire de Maisons-Laffitte se précise vers le XIe siècle. C'est à partir de cette période qu'il est possible de dresser une généalogie des seigneurs de Maisons. Le premier châtelain fut certainement Nivard de Septeuil. Son fils Geoffroy Ier accorda à l'abbaye de Saint-Wandrille le libre passage devant le port de Maisons vers 1060-1066. Il donna également vers 1087 l'église de Maisons à l'abbaye de Coulombs (proche de Nogent-le-Roi), avec des terres, des vignes, des dîmes et une part du péage.

Le village d'alors était réuni autour de l'église, à son emplacement actuel, entourée du cimetière, du presbytère, de l'ancien prieuré (où se trouve le Centre Ianchelevici) et le château situé alors vers les parterres ouest de nos jardins. De là, les maisons s'élevaient autour de la rue principale, devenue l'actuelle rue du Mesnil.

Le fief de Maisons-Laffitte reste aux mains des descendants de Nivard de Septeuil (familles de Gaucourt puis de Poissy), jusqu'à ce qu'il tombe en quenouille, aux mains de deux nièces de Jean II de Gaucourt. La famille d'Avesne conserva ses terres, qui passèrent rapidement à la famille de Marseille. Les Fouilleuse cédèrent leur bien dès 1460 à Jean IV de Longueil, juge au Parlement de Paris. L'unité de la seigneurie sera retrouvée en 1602, lorsque Jean VIII de Longueil rachète la part des Marseille.

Le 27 mai et le 24 juin 1944, le pont ferroviaire reliant Maisons-Laffitte à Sartrouville est bombardé à plusieurs reprises par les alliés[7],[8].

Les temps modernes : château, princes et village[modifier | modifier le code]

Les Longueil[modifier | modifier le code]

Le réunificateur de la seigneurie, Jean VIII de Longueil, meurt en 1629. Lui succède son fils René, qui sera Président au Parlement de Paris et Surintendant des Finances en 1650-1651. Le château est construit à sa demande par François Mansart, oncle de Jules Hardouin-Mansart qui bâtira Versailles quelques années plus tard... Ce nouveau bâtiment vient prendre la place des précédentes constructions édifiées par les deux lignées de seigneurs de Maisons. Le château sera grand, pour recevoir le Roi lors des chasses en forêt de Saint-Germain. C'est pour cette raison que l'entrée du monument est dos à la Seine, précédée par une large avenue venant de la forêt. La construction commence aux alentours de 1642, pour s'achever vers 1650.

L'alimentation en eau est assurée par le moulin placé sur le petit bras de Seine de l'île de la Commune, dont on peut encore voir les piles à proximité du palais omnisports Pierre-Duprés. Cette machine hydraulique, pourvue de deux roues à aubes, servait pour moudre le grain et pour pomper l'eau de Seine et l'envoyer jusqu'à un réservoir situé près de l'église. Victime d'un incendie en 1859, le moulin est détruit en 1887.

La terre de Maisons-sur-Seine fut érigée en marquisat en 1658.

Le parc du château, à la mesure de l'édifice, est clos en 1659, de par l'autorisation donnée par lettres patentes de Louis XIV au marquis de Longueil. Le marquis procède alors à de nombreux échanges de parcelles avec les habitants de Maisons afin d'agrandir son parc et d'en faire un ensemble homogène : les avenues Longueil et de Saint-Germain par exemple sont dessinées à cette période.

Louis XIV y logea en 1671 le jour de la mort de Philippe François de France, duc d'Anjou.

Les premières allées du Parc, les avenues Albine et Églé, sont contemporaines du château. Les autres allées seront créées au cours du XVIIIe siècle. Une carte de 1740 le montre tel que nous le connaissons. C'est également au XVIIIe siècle que les parcelles entre le château et la Seine sont aménagées : fossés comblés, plantations de rangées d'arbres...

Pour ce qui est du village, il s'organise entre l'église et la place publique dite « Le Champ », autour de laquelle s'ordonnent les bâtiments communs : pressoir, école, maison commune. Cette place porte aujourd'hui l'école primaire du Prieuré, rue du Mesnil. De nombreux noms de rues renvoient à cette période de l'histoire agricole du village : Chemin Vert, Derrière les Clos, Bois-Bonnet, Bois-Prieurs pour les lieux-dits les plus proches du centre du village. Mais nous pouvons également citer les rues du Renard, des Plantes, du Gros Murger (amoncellement de pierres retirées des champs), des Cordonnières (déformation de « cardonnières », provenant de chardon)...

Le centre du village se ramifiait autour de petites sentes tortueuses, que l'on peut imaginer en se promenant dans la ruelle du Château, impasse de la Huchette ou bien passage du Tripot.

Le curé Chalines entreprend en 1759 de dénombrer la population, il compte alors 822 âmes. Parmi elles, une majorité de familles vivent de la vigne, qui occupe alors 40 % des terres cultivées. Comptons aussi des artisans : bâtiment, travail du cuir, du bois, du fer ; deux pêcheurs, un boucher, un boulanger, un meunier... Sans oublier neuf servantes, le maître d'école, un « chirurgien » (médecin), un huissier, un grand valet de pied du Roi dont la famille habite Maisons, le capitaine et le concierge du château, trois gardes de la forêt, deux gardes suisses, un soldat et le bedeau de la paroisse.

Parmi les descendants de René de Longueil, figure Jean-René (1700-1731) qui reçoit savants et écrivains au château, parmi lesquels Voltaire. Celui-ci raconte dans sa correspondance l'incendie qui endommage le bâtiment en 1724, alors qu'il le quittait après y avoir été soigné de la petite vérole. Le marquis Jean-René de Longueil s'intéresse de près aux sciences, et en plus de sa charge héréditaire de président du Parlement, il sera également nommé président de l'académie des Sciences. Il meurt sans descendance.

Le domaine passe aux mains d'une cousine, la marquise de Seiglière, née de Belleforière ; puis à son petit-fils le marquis Armand de Soyécourt. À court d'argent, celui-ci cherche à vendre Maisons. En commençant par le Roi, pour plaire à Madame de Pompadour en 1747, puis à Madame du Barry en 1770. Mais Louis XV ne se laisse pas engager dans ces opérations et Soyécourt finit par vendre Maisons en 1777 au comte d'Artois, frère de Louis XVI et futur Charles X de France, qui en compléta les embellissements.

Comtes et maréchaux[modifier | modifier le code]

Le prince confie à François-Joseph Bélanger, architecte, le soin de procéder aux améliorations, restaurations et aménagements qu'il souhaite : construction d'une orangerie, remise en état des écuries et du moulin, restructuration des cuisines... Le comte d'Artois amène également à Maisons son « écurie anglaise », qui lui permet de développer sa passion des courses de chevaux, origine de l'implantation du sport hippique à Maisons-Laffitte.

Mais l'édifice continue de menacer ruine en plusieurs endroits, et, les caisses vides, les travaux sont arrêtés. Le dernier passage du comte d'Artois à Maisons date de 1784. Il tente même de le revendre au roi son frère, qui lui aussi doit faire face à la pénurie de liquidités dans le trésor royal. La Révolution vient finalement mettre un terme à ces tergiversations. Artois fuit en Angleterre, et le domaine est mis sous séquestre en 1792.

Mis en vente en 1797, l'ensemble est attribué à Jean Lanchère (1727-1805), fournisseur aux armées, pour la somme de 853 853 francs[9]. Intéressé par les profits qu'il peut faire des bâtiments, Lanchère détruit certains pavillons, vend des sculptures... pour finalement revendre le tout en 1804 au Maréchal Lannes, pour la somme de 450 000 francs.

Peu attiré par les fastes de la cour de Napoléon Ier, le maréchal préfère venir à Maisons entre deux campagnes militaires. Le château bénéficie alors de nouveaux travaux d'embellissement et une bergerie est installée dans les jardins.

Après sa mort en 1809 à la bataille d'Essling, son épouse, la duchesse de Montebello, reçoit parfois l'Empereur. C'est d'ailleurs ce dernier qui ordonne en 1810 la construction du 1er pont entre Sartrouville et Maisons. En 1813, la duchesse reçoit de même l'impératrice Marie-Louise, dont elle est dame d'honneur depuis trois ans. Cinq ans plus tard, elle se défait du domaine de Maisons pour la somme d'un million cinquante mille francs, au profit de Jacques Laffitte.

La naissance de la ville et du parc[modifier | modifier le code]

Jacques Laffitte naît le 24 octobre 1767 à Bayonne. Fils de charpentier, il se rend à Paris pour tenter sa chance et entre en 1788 dans le monde de la banque et y connaît une ascension rapide. Le 24 avril 1814, il devient, dans des conditions difficiles, gouverneur de la Banque de France. Pendant les Cent-Jours (1815), il avance des sommes considérables à l'État et à la ville de Paris pour répondre aux exigences de l'occupant.

Adversaire de Charles X (l'ancien propriétaire du château, entre 1777 et 1789, alors qu'il était comte d'Artois), Jacques Laffitte accueille à Maisons de nombreux membres de l'opposition politique. C'est donc logiquement qu'il exerce une influence décisive lors de la Révolution de 1830.

Le 3 août de la même année, la Chambre des Députés le choisit d'ailleurs comme président. Après l'ascension au trône de Louis-Philippe Ier, il est nommé président du Conseil et ministre des Finances du Roi. Débordé par l'agitation politique, il laisse la place le 13 mars 1831, et sort à peu près ruiné de l'aventure. À la suite de ces événements, il décide donc de morceler le domaine de Maisons pour réaliser une fructueuse opération immobilière. En 1833, les écuries et d'autres dépendances sont détruites afin de fournir des matériaux de construction pour les acheteurs des lots du Parc. Le 16 février 1834 est déposé devant notaire le cahier des charges de ce lotissement, dont une copie est, encore aujourd'hui, remise à chaque acquéreur dans le Parc. L'idée de ce cahier des charges est de poser les principes de construction de cette « ville à la campagne ».

Pour assurer la desserte des propriétés, Jacques Laffitte est amené à ouvrir de nouvelles voies dans le Parc. Partant des épines dorsales déjà existantes (avenues Églé, Albine...), il trace des figures géométriques. Il dessine aussi une croix de la Légion d'Honneur autour de la place Napoléon et du Cercle de la Gloire, d'où partent des avenues qui porteront les noms des batailles de l'Empereur.

la gare de Maisons-Laffitte, vers 1905.
La ville était également desservie par les tramways des TMEP qui la reliait à Porte Maillot.

En 1838, alors qu'une centaine de maisons sont d'ores et déjà édifiées, paraît un album de gravures « Vues pittoresques de Maisons-Laffitte », recueil quasiment publicitaire. Il montre plusieurs exemples de maisons dans le Parc. La grande majorité sont de modestes édifices correspondant à l'idéal social d'accession à la propriété pour les classes moyennes, que Laffitte et ses associés ont souhaité dans les premières années de l'opération.

Le développement de la Colonie sera bientôt favorisé par l'arrivée du chemin de fer, et le Parc devient davantage résidentiel, et se parera de maisons plus cossues.

Jacques Laffitte meurt le 26 mai 1844, emporté à Paris par une maladie pulmonaire. Le conseil municipal de Maisons-Laffitte fait célébrer un office funèbre en l'église de la ville. Le domaine passe aux mains de sa fille Albine, qui procède dès 1846 à une vente aux enchères des lots restants et qui finira par vendre le domaine en 1850, y compris les 33 hectares comprenant le château.

La famille Laffitte, après le lotissement du Parc, sera à l'origine de plusieurs autres changements. Le neveu de Jacques, Charles, est un des promoteurs de la construction du chemin de fer Paris-Rouen entre 1841 et 1843. Il participe aussi à la création du réseau d'adduction d'eau de la commune à partir de 1859. Personnalité parisienne, Charles Laffitte, grand amateur de sport hippique, est un des membres fondateurs du Jockey-Club, au sein duquel sera créée la Société d'Encouragement. Il possédait dans le Parc la propriété « Le Val-Fleuri » où se situe actuellement la salle Malesherbes, quoique la propriété était alors beaucoup plus vaste. Il fut conseiller municipal jusqu'à sa mort en 1875.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1787 mars 1790 Jacques Dallemagne    
mars 1790 mars 1791 Charles-François Bertin    
mars 1791 mars 1792 Charles-Antoine Delliard    
mars 1792 mars 1794 Tirveillot    
mars 1794 mars 1800 Charles Delliard    
mars 1800 mars 1805 Charles-Auguste Warnet    
mars 1805 mars 1808 Philippe-Jean Baudouin    
mars 1808 mars 1813 Jean-Louis Warnet    
mars 1813 mars 1813 Jean-Baptiste Ameline    
mars 1813 mars 1815 Julien Levallois    
mars 1815 mars 1825 Brunot de la Haye    
mars 1825 mars 1827 Intérim des Maires    
mars 1827 mars 1829 Chevalier Cordier de Saint-Elne    
mars 1829 mars 1847 Charles Messager    
mars 1847 mars 1851 Louis Masson    
mars 1851 mars 1863 Louis Gautier    
mars 1863 mars 1870 Denis Duverny    
mars 1871 mars 1876 Henry Cammas    
mars 1876 mars 1881 Jean-Julien Dallier    
mars 1881 mars 1882 Charles Lourdel    
mars 1882 mars 1884 Marius Trussy    
mars 1884 mars 1888 Jean-Julien Dallier    
mars 1888 mars 1895 Marius Trussy    
mars 1895 mars 1895 Philippe Favrot    
mars 1895 mars 1896 Louis Granet    
mars 1896 mars 1900 Léon Appert    
mars 1900 mars 1902 Marius Trussy    
mars 1902 mars 1935 Denis Duverny    
mars 1935 mars 1940 Alexandre Bugnot    
mars 1940 mars 1940 Monsieur Desmarets    
mars 1940 mars 1941 Fernand Barbet   Président Délégation Spéciale
mars 1941 mars 1944 Charles Cosson    
mars 1944 mars 1944 Gilbert Durif   Président du Comité Local Libération
mars 1944 mars 1945 Armand Martin   Président Délégation Spéciale
mars 1945 mars 1959 Charles de Baudre    
mars 1959 mars 1965 Pierre Huilliet    
mars 1965 mars 1989 Pierre Dupres    
mars 1989 en cours Jacques Myard UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 23 125 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
799 711 733 826 916 1 087 1 422 1 405 1 560
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 752 2 175 2 720 3 330 3 247 3 725 4 380 4 744 5 622
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 730 8 149 9 674 10 571 12 026 13 573 13 040 13 074 15 481
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
19 132 24 223 23 504 22 595 22 173 21 856 22 566 23 125 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,9 %, 15 à 29 ans = 15,1 %, 30 à 44 ans = 24,5 %, 45 à 59 ans = 18 %, plus de 60 ans = 20,5 %) ;
  • 52,5 % de femmes (0 à 14 ans = 18,8 %, 15 à 29 ans = 14,1 %, 30 à 44 ans = 23 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 25,7 %).
Pyramide des âges à Maisons-Laffitte en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
7,0 
75 à 89 ans
9,9 
13,0 
60 à 74 ans
14,2 
18,0 
45 à 59 ans
18,4 
24,5 
30 à 44 ans
23,0 
15,1 
15 à 29 ans
14,1 
21,9 
0 à 14 ans
18,8 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

La ligne droite de l'Hippodrome de Maisons-Laffitte

Maisons-Laffitte est surnommée « cité du cheval », grâce à son importante activité équestre. Elle possède l'hippodrome incluant la plus grande ligne droite d'Europe (2 200 m), ainsi qu'un parc relié à la forêt où l'on croise souvent des cavaliers. La piste circulaire nommée « Cercle de la Gloire » est le rendez-vous des pur-sang allant à l'entraînement.

  • Commune résidentielle :

Le parc de Maisons-Laffitte couvre 60 % de la commune et environ 40 % des Mansonniens y vivent. C'est un domaine privé ouvert au public. Il est classé à l'inventaire des sites au ministère de la Culture.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune de Maisons-Laffitte est desservie par le RER A ainsi que par le Transilien Ligne L. La Gare de Maisons-Laffitte est également desservie par un réseau de bus urbain exploité par Veolia Transport (Lignes 2, 6, 12) ainsi que par la ligne de bus RATP 262 et la nuit par la ligne de bus Noctilien N152.

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Les vestiges du vieux moulin sur le petit bras de la Seine.
  • Château de Maisons-Laffitte (1643)
  • Contemporains du chateau, plusieurs pavillons egalement de Francois Mansart : deux a l'entree du parc, encadrant les 2 portes monumentales de celui ci, autrefois fermees par une grille. Deux autres un peu plus loin, tres remanies, dans le prolongement de l'avenue Albine . Un cinquieme aux Caves du Nord, avenue Egle, a une autre extremite du parc.
  • Une "vieille eglise" des XIe et XVIe siecles, desafectee vers 1875, aujourd'hui centre d'exposition. Une ancienne fontaine du village à côté, aussi contemporaine du chateau.
  • Un prieure benedictin du XVe siecle, dont survit la structure exterieure avec deux tours

poivirieres dans la rue du meme nom, tres remanie apres avoir longtemps servi d'ecole du village.

  • Vestiges du vieux moulin sur le petit bras de la Seine. Il a été construit vraisemblablement par François Mansart à la demande de René de Longueil pour alimenter son futur Château de Maisons en 1634. Il a été détruit en 1885, il reste de nos jours que les trois culées en maçonnerie sur lesquelles reposait le moulin. L'édifice est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1974[14].
  • Villas remarquables
    • Au 30 avenue Pascal. "Le Pavillon Doulton" réalisé par la compagnie de poterie anglaise Royal Doulton pour l'Exposition universelle de 1878. Après l'exposition, la façade été remontée dans le parc de Maisons-Laffitte et une maison a été bâtie à l’arrière[15].
    • Au 35 avenue Belleforière. Villa sur jardin de 1923 réalisée par les architectes Henri Lecoeur (1867-1951) et Jodart pour M. et Mme Laureys. Elle est aujourd'hui scindée en appartements et le jardin loti est occupé par plusieurs immeubles.
    • Au 2 avenue du Général-Leclerc. "La Villa Florentine" construite en 1905 par l'architecte André Granet (1881-1974) pour M. Trussy. La décoration est de M. Ledoux.

Galerie[modifier | modifier le code]

Villes jumelées[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • CFA Horticulture et métiers du cheval

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Dhers, Maisons-Laffitte depuis ses origines, Mairie de Maisons-Laffitte,‎ 1989, 84 p..
  • Georges Poisson, De Maisons-sur-Seine à Maisons-Laffitte, Association de suavegarde et de mise en valeur du parc de Maisons-Laffitte,‎ 1990, 137 p. (ISBN 2-900009-00-6).
  • Sophie Cueille, Maisons-Laffitte - parc, paysage et villégiature 1630 - 1930, Association pour le patrimoine d'Île-de-France, coll. « Cahiers du patrimoine »,‎ 1999, 238 p. (ISBN 2-84910-631-0[à vérifier : isbn invalide]).
  • Jacques Barreau, Maisons-Laffitte - Cité du cheval, Alan Sutton, coll. « Provinces Mosaïques »,‎ 2007, 159 p. (ISBN 2-84910-631-0[à vérifier : isbn invalide]).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 425b
  2. ibidem.
  3. Site du CNRTL : étymologie de maison [1]
  4. ibidem
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  6. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti.
  7. http://www.xn--armes-dsa.com/bombardement-sartrouville-24-juin-1944.htm
  8. http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article982
  9. Procès verbal d'adjudication délivré par maître Jouvencel, receveur des domaines nationaux à Versailles, le 26 pluviose an six
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. « Évolution et structure de la population à Maisons-Laffitte en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 mai 2011)
  13. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 mai 2011)
  14. Base Mérimée IA00064725
  15. Conseil régional d'Île-de-France : Patrimoine et Inventaire