La Celle-Saint-Cloud

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La Celle-Saint-Cloud
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Blason de La Celle-Saint-Cloud
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton La Celle-Saint-Cloud (chef-lieu)
Intercommunalité Versailles Grand Parc
Maire
Mandat
Olivier Delaporte (UMP)
2014-2020
Code postal 78170
Code commune 78126
Démographie
Gentilé Cellois ou Celloclodoaldien
Population
municipale
21 132 hab. (2012)
Densité 3 631 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 28″ N 2° 08′ 04″ E / 48.8411, 2.134448° 50′ 28″ Nord 2° 08′ 04″ Est / 48.8411, 2.1344  
Altitude Min. 75 m – Max. 176 m
Superficie 5,82 km2
Localisation

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La Celle-Saint-Cloud

La Celle-Saint-Cloud est une ville française située à 12 km de Paris (Porte d'Auteuil) dans le département des Yvelines et dans la région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Cellois ou Celloclodoaldiens. Le terme officiel est Cellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de La Celle-Saint-Cloud dans les Yvelines

La commune de La Celle-Saint-Cloud se trouve principalement sur les versants est et ouest du vallon de la Drionne, et déborde largement sur le plateau de Versailles en son sud. Elle se trouve à environ huit kilomètres au sud-est de Saint-Germain-en-Laye et à six kilomètres au nord de Versailles, à la limite du département des Hauts-de-Seine (Rueil-Malmaison et Vaucresson).

La commune est limitrophe de Rueil-Malmaison au nord-est, de Vaucresson au sud-est, du Chesnay au sud, de Rocquencourt au sud-ouest, de Louveciennes à l'ouest et de Bougival au nord-ouest.

Le territoire est largement urbanisé avec de grands ensembles d'immeubles, comme la résidence « Élysée 2 », dans l'est (construite en 1963, elle compte 1 128 appartements et 353 chambres de service), le quartier Beauregard dans le sud et de nombreux lotissements pavillonnaires. Elle conserve cependant, surtout au sud et à l'ouest, de grands espaces boisés, dont une petite partie de la forêt de Fausses-Reposes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Celle-Saint-Cloud

Les armes de La Celle-Saint-Cloud se blasonnent ainsi :

d'azur au cor de chasse d'or enfermant une fleur de lys du même, au chef d'argent chargé de trois têtes d'aigle arrachées de sable.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cella (petit temple rond, chapelle, petite salle ronde d'un sanctuaire).

La commune a porté, au cours de son histoire, les noms de :

Les "celles" sont d'abord des cellules d'ermites, lesquelles deviennent souvent de petits monastères[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

« La Celle » était connue en 697, car on trouve dans le nécrologie de St Germain des Prés, que l'abbé Vandremar donna à l'abbaye le village Cella fratrum.

Le territoire de la commune fut à partir du VIIe siècle la propriété de l 'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés.

La Celle était fort considérable sous Charlemagne.

En 846, les Normands après avoir brûlé Charlevanne, attaquèrent la Celle qui était fortifiée et close de murs. L'église resta debout seule.

L’église est antérieure à l'époque de Charles le Chauve.

En 1683, Jean-Baptiste Colbert acheta pour le roi, aux moines de St Germain des Prés la terre et la seigneurie pour être rattachée au Domaine de Versailles et agrandir le terrain de la Chasse Royale.

L'expansion démographique de la commune s'est produite principalement pendant les Trente Glorieuses dans les domaines des Châteaux.

On y voyait les châteaux Pescatore, Beauregard, le parc des Bruyères, le Vert Butard (pavillon de chasse).

Accords de La Celle-Saint-Cloud[modifier | modifier le code]

Signés du 2 au 1955 entre Antoine Pinay, président du conseil des ministres français et Mohammed V, sultan du Maroc, ces accords mirent fin à l'exil de Mohammed V (depuis 1953) et permirent son retour au pouvoir (il avait été remplacé sur le trône par son oncle, Mohammed Ben Arafa). Les accords mirent aussi en place le processus de transition vers l'indépendance du Maroc, officialisée en 1956 avec la fin des protectorats français et espagnol.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 21 132 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
361 329 363 340 361 365 388 416 433
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
460 592 616 560 663 892 821 867 910
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
963 1 029 1 093 1 167 1 534 1 782 2 043 2 863 5 018
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
20 284 24 687 25 696 23 326 22 834 21 527 21 202 21 181 21 132
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,9 %, 15 à 29 ans = 16,4 %, 30 à 44 ans = 20,8 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 18,5 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 17,5 %, 15 à 29 ans = 14,9 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 25,2 %).
Pyramide des âges à La Celle-Saint-Cloud en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,8 
6,7 
75 à 89 ans
10,9 
11,4 
60 à 74 ans
13,5 
20,5 
45 à 59 ans
21,0 
20,8 
30 à 44 ans
21,2 
16,4 
15 à 29 ans
14,9 
23,9 
0 à 14 ans
17,5 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

Les principaux foyers concentrant la population sont (par ordre chronologique de construction) :

Le rond-point de l'Etang sec.
Carte postale ancienne.
  • Domaine Saint-François d'Assise (construit en 1953)
  • Petit Beauregard (1954)
  • Domaine de Bel-Ébat (1955)
  • Beauregard 1re et 2e tranche (1957 et 1968)
  • Élysée I et II (1962 et 1966)
  • Résidence de l’Étang sec (1963)
  • Résidence et village de Bois-Fontaine (1965)
  • La Caravelle (1972)
  • Résidence Lamartine (1977)
  • La Grande-Terre (1988)

Pas moins de quatre centres commerciaux émaillent le territoire communal, à savoir Élysée 2, le plus important en superficie et le plus ancien (1965), qui s'appelle désormais Élysée-village, puis ceux de Beauregard, de La Caravelle et de la Châtaigneraie.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est traversée dans sa partie sud par l'A13 (autoroute de Normandie), avec deux échangeurs le premier (no 6) à la limite de Rocquencourt (direction province) et le deuxième à la limite de Vaucresson (direction Paris). Elle est également desservie par plusieurs axes routiers importants : la route départementale 307 prolongée jusqu'à Saint-Cloud à l'est et Mareil-sur-Mauldre à l'ouest, en délimitation sud de la commune et d'orientation est-ouest, la route nationale 186 (Versailles - Saint-Germain-en-Laye) en délimitation ouest du territoire et d'orientation nord-sud et la route départementale 321 qui travers la commune en axe nord-sud (Croissy-sur-Seine à Versailles).Le chantier d'élargissement de l'A13 provoque encore des embouteillages, à la limite entre La Celle Saint-Cloud et Le Chesnay. Il s'agit de travaux sur les ouvrages d'art qui font passer l'autoroute au-dessus des routes départementales 321 et 307. Le sous-sol de la commune est traversé par l'autoroute A86 entièrement en souterrain de Rueil à Vaucresson. La construction de ce tunnel s'est achevé en 2007 et son ouverture à la circulation, initialement prévue au printemps 2008, a été reportée au mois de juin 2009.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La desserte ferroviaire est assurée par la gare de La Celle-Saint-Cloud, située dans le quartier de la Châtaigneraie, sur la ligne Paris-Saint-Lazare - Saint-Nom-la-Bretèche.
La gare de Bougival se trouve également sur le territoire communal de La Celle-Saint-Cloud.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 27, 28, 29, 30, 460 et 503 de l'établissement Transdev de Nanterre, par les lignes H, H Express et Nuit 1 du réseau de bus Phébus, par la ligne 426 du réseau de bus RATP, par la ligne 17 du réseau de bus Bus en Seine, par la ligne 54 de l'établissement Transdev de Montesson La Boucle, par la ligne 71 de l'établissement Transdev d'Ecquevilly et par la ligne 111 de la société de transport Hourtoule.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2002, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ »[8].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La droite est fortement ancrée à La Celle St-Cloud, arrivant toujours en tête au premier tour des trois dernières élections. Lors des dernières municipales, la liste union de la droite du maire sortant Olivier Delaporte a gagné dès le premier tour avec 53,92% des suffrages exprimés.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

  • 2014-20.. Olivier Delaporte
  • 2008-2014 Olivier Delaporte
  • 2001-2008 Olivier Delaporte
  • 1998-2001 Olivier Delaporte
  • 1995-1998 François Pasquier
  • 1981-1995 Jean-Louis Gasquet
  • 1959-1981 Lucien-René Duchesne
  • 1945-1959 André René Guibert
  • 1944-1945 André Lamotte
  • 1941-1944 Paul Lecolier
  • 1940-1941 Henri Jacquemot
  • 1925-1940 Jean Maurice Adam
  • 1919-1925 M. Briault
  • 1912-1919 Gustave Mesureur
  • 1904-1912 Edmond Blanc
  • 1894-1904 Eugène Charles Étienne Siry
  • 1890-1894 Edmond Blanc
  • 1888-1890 Léon Gustave Bertault
  • 1884-1888 Théodore Enot
  • 1852-1855 Jean-Pierre Pescatore
  • 1840-1852 Jean-Charles Bellan
  • 1826-1840 François Nicolas Couturier
  • 1798-1826 Louis François Louesse
  • 1795-1796 Jean-Marie Sageret
  • 1793-1795 Nicolas Maugé
  • 1792-1793 Henri Jean Tailleur
  • 1791-1792 Jean-Louis Lefèvre
  • 1790-1791 Nicolas Maugé

Culture[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre-Saint-Paul avant 1910
Château de la Châtaigneraie

La ville participe au Concours des villes et villages fleuris et possède trois fleurs en 2007[9].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le bois du Tournebride[modifier | modifier le code]

Le bois du Tournebride dont l'entrée se fait au lieu-dit du Fer à cheval, à l'angle de l'avenue Camille-Normand (qui passe derrière la mairie de Bougival) et de l'avenue des Combattants (qui mène de l'hôtel de ville au quartier de la Jonchère), présente de superbes variétés d'arbres et surtout des châtaigniers ancestraux qui ont mérité le label d'« arbres remarquables » décerné par l'association A.R.B.R.E.S. : voir l'article sur les Châtaigniers de Tournebride.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Le Bas, La Celle-Saint-Cloud, Marly-le-Roy : Yvelines, Lieux Dits Editions,‎ 1987 (ISBN 978-2905913241)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]