La Celle-Saint-Cloud
| La Celle-Saint-Cloud | ||
Hôtel de ville |
||
Blason |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Yvelines | |
| Arrondissement | Saint-Germain-en-Laye | |
| Canton | La Celle-Saint-Cloud (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Coteaux de Seine | |
| Maire Mandat |
Olivier Delaporte 2008-2014 |
|
| Code postal | 78170 | |
| Code commune | 78126 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Cellois | |
| Population municipale |
20 971 hab. (2010) | |
| Densité | 3 603 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 75 m – Max. 176 m | |
| Superficie | 5,82 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
La Celle-Saint-Cloud est une ville française située à 12 km de Paris (Porte d'Auteuil) dans le département des Yvelines et dans la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Cellois ou Celloclodoaldiens. Le terme officiel est Cellois.
Sommaire |
Géographie[modifier]
La commune de La Celle-Saint-Cloud se trouve principalement sur les versants est et ouest du vallon de la Drionne, et déborde largement sur le plateau de Versailles en son sud. Elle se trouve à environ huit kilomètres au sud-est de Saint-Germain-en-Laye et à six kilomètres au nord de Versailles, à la limite du département des Hauts-de-Seine (Rueil-Malmaison et Vaucresson).
La commune est limitrophe de Rueil-Malmaison au nord-est, de Vaucresson au sud-est, du Chesnay au sud, de Rocquencourt au sud-ouest, de Louveciennes à l'ouest et de Bougival au nord-ouest.
Le territoire est largement urbanisé avec de grands ensembles d'immeubles, comme la résidence « Élysée 2 », dans l'est (construite en 1963, elle compte 1 128 appartements et 353 chambres de service), le quartier Beauregard dans le sud et de nombreux lotissements pavillonnaires. Elle conserve cependant, surtout au sud et à l'ouest, de grands espaces boisés, dont une petite partie de la forêt de Fausses-Reposes.
Héraldique[modifier]
|
Les armes de La Celle-Saint-Cloud se blasonnent ainsi : d'azur au cor de chasse d'or enfermant une fleur de lys du même, au chef d'argent chargé de trois têtes d'aigle arrachées de sable. |
Toponymie[modifier]
La commune a porté, au cours de son histoire, les noms de :
- La Celle-sur-Seine,
- Cella Villaris,
- Celle Fratum,
- La Celle-lez-Charlevanne,
- La Celle près de devenir Bougival avant et au XVIIe siècle,
- La Selle pour la commune.[réf. nécessaire]
- Pendant la Révolution, elle s’appela brièvement La Celle-les-Bruyères[1].
Histoire[modifier]
« La Celle » était connue en 697, car on trouve dans le nécrologie de St Germain des Prés, que l'abbé Vandremar donna à l'abbaye le village Cella fratrum.
Le territoire de la commune fut à partir du VIIe siècle la propriété de l 'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés.
La Celle était fort considérable sous Charlemagne.
En 846, les Normands après avoir brûlé Charlevanne, attaquèrent la Celle qui était fortifiée et close de murs. L'église resta debout seule.
L’église est antérieure à l'époque de Charles le Chauve.
En 1683, Jean-Baptiste Colbert acheta pour le roi, aux moines de St Germain des Prés la terre et la seigneurie pour être rattachée au Domaine de Versailles et agrandir le terrain de la Chasse Royale.
L'expansion démographique de la commune s'est produite principalement pendant les Trente Glorieuses dans les domaines des Châteaux.
On y voyait les châteaux Pescatore, Beauregard, le parc des Bruyères, le Vert Butard (pavillon de chasse).
Accords de La Celle-Saint-Cloud[modifier]
Signés du 2 au 6 novembre 1955 entre Antoine Pinay, président du conseil des ministres français et Mohammed V, sultan du Maroc, ces accords mirent fin à l'exil de Mohammed V (depuis 1953) et permirent son retour au pouvoir (il avait été remplacé sur le trône par son oncle, Mohammed Ibn Arafa). Les accords mirent aussi en place le processus de transition vers l'indépendance du Maroc, officialisée en 1956 avec la fin des protectorats français et espagnol.
Démographie[modifier]
Évolution démographique[modifier]
En 2010, la commune comptait 20 971 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges[modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,9 %, 15 à 29 ans = 16,4 %, 30 à 44 ans = 20,8 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 18,5 %) ;
- 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 17,5 %, 15 à 29 ans = 14,9 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 25,2 %).
Économie[modifier]
Les principaux foyers concentrant la population sont (par ordre chronologique de construction) :
- Domaine Saint-François d'Assise (construit en 1953)
- Petit Beauregard (1954)
- Domaine de Bel-Ébat (1955)
- Beauregard 1re et 2e tranche (1957 et 1968)
- Élysée I et II (1962 et 1966)
- Résidence de l’Étang sec (1963)
- Résidence et village de Bois-Fontaine (1965)
- La Caravelle (1972)
- Résidence Lamartine (1977)
- La Grande-Terre (1988)
Pas moins de quatre centres commerciaux émaillent le territoire communal, à savoir Élysée 2, le plus important en superficie et le plus ancien (1965), qui s'appelle désormais Élysée-village, puis ceux de Beauregard, de La Caravelle et de la Châtaigneraie.
Transports et voies de communications[modifier]
Réseau routier[modifier]
La commune est traversée dans sa partie sud par l'A13 (autoroute de Normandie), avec deux échangeurs le premier (no 6) à la limite de Rocquencourt (direction province) et le deuxième à la limite de Vaucresson (direction Paris). Elle est également desservie par plusieurs axes routiers importants : la route départementale 307 prolongée jusqu'à Saint-Cloud à l'est et Mareil-sur-Mauldre à l'ouest, en délimitation sud de la commune et d'orientation est-ouest, la route nationale 186 (Versailles - Saint-Germain-en-Laye) en délimitation ouest du territoire et d'orientation nord-sud et la route départementale 321 qui travers la commune en axe nord-sud (Croissy-sur-Seine à Versailles).Le chantier d'élargissement de l'A13 provoque encore des embouteillages, à la limite entre La Celle Saint-Cloud et Le Chesnay. Il s'agit de travaux sur les ouvrages d'art qui font passer l'autoroute au-dessus des routes départementales 321 et 307. Le sous-sol de la commune est traversé par l'autoroute A86 entièrement en souterrain de Rueil à Vaucresson. La construction de ce tunnel s'est achevé en 2007 et son ouverture à la circulation, initialement prévue au printemps 2008, a été reportée au mois de juin 2009.
Desserte ferroviaire[modifier]
La desserte ferroviaire est assurée par la gare de La Celle-Saint-Cloud, située dans le quartier de la Châtaigneraie, sur la ligne Paris-Saint-Lazare - Saint-Nom-la-Bretèche.
La gare de Bougival se trouve également sur le territoire communal de La Celle-Saint-Cloud.
Bus[modifier]
La commune est desservie par la ligne 111 de la société de transport Hourtoule. De plus, elle fait partie du Réseau de bus Traverciel exploité par la société Veolia Transport[5]. Enfin, elle est aussi desservie par la ligne H et H express(Réseau de bus Phébus) ainsi que par le bus 7 (Véolia Transport)[6].
Administration[modifier]
En 2002, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ »[7].
Les maires de la Celle-Saint-Cloud[modifier]
| Période | Identité | Parti |
|---|---|---|
| 1995-1998 | François Pasquier | |
| 1981-1995 | Jean-Louis Gasquet | |
| 1959-1981 | Lucien-René Duchesne | |
| 1945-1959 | André René Guibert | |
| 1944-1945 | André Lamotte | |
| 1941-1944 | Paul Lecolier | |
| 1940-1941 | Henri Jacquemot | |
| 1925-1940 | Jean Maurice Adam | |
| 1919-1925 | M. Briault | |
| 1912-1919 | Gustave Mesureur | |
| 1904-1912 | Edmond Blanc | |
| 1894-1904 | Eugène Charles Étienne Siry | |
| 1890-1894 | Edmond Blanc | |
| 1888-1890 | Gustave Bertault | |
| 1884-1888 | Théodore Enot | |
| 1852-1855 | Jean-Pierre Pescatore | |
| 1840-1852 | Jean-Charles Bellan | |
| 1826-1840 | François Nicolas Couturier | |
| 1798-1826 | Louis François Louesse | |
| 1795-1796 | Jean-Marie Sageret | |
| 1793-1795 | Nicolas Maugé | |
| 1792-1793 | Henri Jean Tailleur | |
| 1791-1792 | Jean-Louis Lefèvre | |
| 1790-1791 | Nicolas Maugé |
Culture[modifier]
La ville participe au Concours des villes et villages fleuris et possède trois fleurs en 2007[8].
Patrimoine architectural[modifier]
- Église Saint-Pierre-Saint-Paul, construction du XVIIIe siècle avec un clocher latéral en forme de tour carrée surmontée d'une flèche en ardoise à huit pans
- Château de la Celle, bâtiment du XVIIIe siècle, propriété du ministère des Affaires étrangères, classé monument historique en 1978
- Château de la Châtaigneraie, construit par Edmond Blanc à la fin du XIXe siècle, actuel château du domaine de Saint-François-d'Assise
- Pavillon du Butard situé dans la forêt de Fausses-Reposes ; il s'agit d'un ancien pavillon de chasse construit en 1750 par l'architecte Gabriel pour le roi Louis XV, actuellement propriété de l'Office national des forêts, classé monument historique en 1927
- Château de Beauregard (du XVIIe siècle, entièrement reconstruit et agrandi par Miss Howard à partir de 1852), détruit en 1956 et dont il reste l'imposant fronton néo-classique au centre de la place du Comte de Bendern.
- Église Notre-Dame de Beauregard et son presbytère original avec cloître, édifiés entre 1964 et 1968.
Le bois du Tournebride[modifier]
Le bois du Tournebride dont l'entrée se fait au lieu-dit du Fer à cheval, à l'angle de l'avenue Camille-Normand (qui passe derrière la mairie de Bougival) et de l'avenue des Combattants (qui mène de l'hôtel de ville au quartier de la Jonchère), présente de superbes variétés d'arbres et surtout des châtaigniers ancestraux qui ont mérité le label d'« arbres remarquables » décerné par l'association A.R.B.R.E.S. : voir l'article sur les Châtaigniers de Tournebride.
Jumelages[modifier]
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Saint Clodoald (VIe siècle), petit-fils du roi Clovis, ermite sur les coteaux de la Celle Saint-Cloud.
- La marquise de Pompadour, propriétaire du château de la Celle (1748-1750).
- Charles-Gilbert Morel de Vindé (1759-1842), Pair de France, propriétaire du château de la Celle et bienfaiteur de la commune (1804-1842).
- Anastasie de Circourt (1808-1863) salonnière et épistolière française d’origine russe ayant construit la villa des Bruyères (toujours visible).
- L'Impératrice Eugénie (1826-1920) qui y possédait un domaine privé (55 ha.) de 1860 à 1888 qu'elle revendit à Edmond Blanc.
- Marie Belloc Lowndes (1868-1947) écrivaine très connue en Angleterre. Un de ses romans décrit sa jeunesse passée à La Celle. Enterrée au cimetière communal.
- Hilaire Belloc (1870-1953) né à la Celle, frère de Marie Belloc, célèbre écrivain et naturalisé anglais.
- Lucien-René Duchesne (1908-1984) maire de la Celle Saint-Cloud (1959-1981).
- Jean-Louis Gasquet né en 1923 à Monte-Carlo, maire de la Celle Saint-Cloud (1981-1995).
- Philippe Loiseleur des Longchamps Deville (Dakar, 1923 - Toulouse, 2003), citoyen de la Celle Saint-Cloud de 1967 à 1984, historien, premier historiographe de la Celle Saint-Cloud en 1979.
- Roland Guillaumel,né à Plémet en 1926, sculpteur, Prix de Rome demeurant sur la commune.
- Elizabeth Ann Haryett dite Miss Howard (1823-1865), comtesse et châtelaine de Beauregard, maitresse et soutien financier de Louis-Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III).
- Maurice-Arnold de Forest (1879-1968), Comte de Bendern (titre du Liechtenstein), hérita du baron Maurice de Hirsch le château de Beauregard dont il fut le dernier châtelain (1896-1950).
- Jean-Pierre Pescatore (1793-1855) Industriel et banquier d'origine luxembourgeoise, propriétaire du Petit Château, philanthrope.
- Edmond Blanc (1856-1920) célèbre éleveur de chevaux de course, maire de la Celle Saint-Cloud, constructeur du château de Saint François d'Assise.
- Paul Poiret (1878-1944) célèbre couturier, loua le Pavillon du Butard et y donna de somptueuses fêtes.
- Gustave Mesureur (1847-1925) homme politique et maire de la Celle Saint-Cloud (1912-1919).
- Mohammed V du Maroc (1909-1961) sultan puis Roi du Maroc, signa en novembre 1955 au château de la Celle avec Antoine Pinay, président du Conseil des ministres français, les accords qui permirent son retour au pouvoir et l'indépendance du Maroc.
- Haroun Tazieff (1914-1998), a longtemps eu une résidence à la Celle Saint-Cloud (Domaine Saint François d'Assise).
- Georges de Caunes(1919-2004), journaliste, a aussi résidé au Domaine Saint François d'Assise.
- Ludivine Sagnier (née en 1979 à La Celle-Saint-Cloud), actrice française[9].
- Pierre Marion (1921-2010), haut fonctionnaire, ancien directeur de la direction générale de la sécurité extérieure. Il résidait à La Celle Saint Cloud[10].
- Alain Bashung (1947-2009), a habité La Celle Saint Cloud[11].
- Stéphane Delajoux, neurochirurgien[12].
- Michel Rocard, homme politique.
- Claude Makelele, footballeur[13].
- Bams, chanteuse, a grandi à La Celle-Saint-Cloud[14].
- Julie Depardieu, actrice, a étudié au lycée Corneille[15].
- Alain Baraton, jardinier en chef au Château de Versailles, chroniqueur hebdomadaire sur France Inter depuis 2004, est né à La Celle-Saint-Cloud en 1957[16].
Galerie[modifier]
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Antoine Le Bas, La Celle-Saint-Cloud, Marly-le-Roy : Yvelines, Lieux Dits Editions, 1987 (ISBN 978-2905913241)
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à La Celle-Saint-Cloud en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 2 mai 2011
- Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 2 mai 2011
- fiches horaires Véolia Transport
- Les transports à La Celle Saint Cloud
- Palmarès des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
- Palmarès du Concours des villes et villages fleuris dans les Yvelines
- Biographie de Ludivine Sagnier
- Décès de Pierre Marion, premier patron des services secrets de l'ère Mitterrand
- "Les photos de Bashung, on les choisissait ensemble chez lui, à La Celle-Saint-Cloud"
- Delajoux, petite biographie
- Noémie Lenoir : Makelele veut faire taire la rumeur
- Aimez-vous Bams ?
- "Je suis allée au Lycée avec Julie Depardieu"
- « Jardinier des ondes », Sud Ouest, 15 novembre 2010.
