François Bonvin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bonvin.

François Bonvin

Description de cette image, également commentée ci-après

François Bonvin, Autoportrait (1847),
Barnard Castle, Bowes Museum.

Naissance 22 novembre 1817
Vaugirard
Décès 19 décembre 1887
Saint-Germain-en-Laye (Yvelines)
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Artiste peintre
Graveur
Formation Académie Suisse
Mouvement artistique Réalisme
Influencé par Gustave Courbet
Pieter de Hooch
Chardin.
Récompenses Chevalier de la Légion d'honneur


François Bonvin, né le 22 novembre 1817 à Vaugirard et mort le 19 décembre 1887 à Saint-Germain-en-Laye, est un peintre et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bonvin connaît une enfance malheureuse et sans fortune. Il apprend le dessin aux cours gratuits de l'école municipale de dessin de Paris. Pour gagner sa vie, il devient compositeur d'imprimerie puis employé à la Préfecture de police. Il profite de son temps libre pour courir les musées dont le Louvre, où il étudie les maîtres flamands et hollandais. Il étudie le soir à l'atelier des Gobelins et à l'Académie Suisse.

À partir de 1848, il se spécialise dans la peinture de paysage. Il envoie trois tableaux au Salon de 1849 qui lui valent une médaille de troisième classe. Ce succès qui lui apporte une commande officielle le décide à se consacrer uniquement à la peinture. Ses toiles sont bien accueillies au Salon et par le public. Il participe au Salon des Refusés avec Gustave Courbet qu'il compte parmi ses amis. Il effectue de nombreux voyages en Flandres et en Hollande, terre de ses peintres préférés.

Son frère, Léon Bonvin jeune, également peintre et dessinateur, se suicida dans le bois de Meudon, en février 1866, de désespoir devant sa misère et ses difficultés à vendre ses dessins[1]. Ce suicide est décrit dans La rue de Jules Vallès.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1870. Membre de la commission fédérale de la Fédération des artistes, fondée le 13 avril 1871 à l'appel du sculpteurHippolyte Moulin, du peintre Gustave Courbet et d'Eugène Pottier, dessinateur sur tissu, il rejoint ce mouvement avec près de 400 artistes réunis dans le grand amphithéâtre de l'École de médecine de Paris pour adopter un programme révolutionnaire. Il est élu à bulletin secret, par 290 membres, réunis à cette occasion au Louvre quelques jours plus tard pour faire partie de la commission fédérale qui comptera 47 membres et dont Courbet sera le président. La Commune leur déléguant la gestion des affaires artistiques du pays.

Il subit une opération en 1881 qui ne rétablit pourtant pas sa santé, et il perd la vue. Ses amis lui apportent leur soutien en organisant une exposition rétrospective en 1886 et une vente à son bénéfice en 1887.

Considéré comme l'un des meilleurs peintres de genre et de nature morte du XIXe siècle, sa description des milieux modestes dont il est issu est accueillie favorablement. François Bonvin est d'abord influencé par les artistes flamands comme Pieter de Hooch. Son style réaliste connaît par la suite des réminiscences de l'art de Chardin.

Galerie[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Autres pays[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1886, exposition rétrospective
  • 1887, une vente à son bénéfice est organisée par ses amis

Hommages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anisabelle Berès et Michel Arveiller (dir.), François Bonvin, 1817-1887, Galerie Berès, Paris, 1998, 192 p. (ISBN 2-902868-10-3) (catalogue d'exposition)
  • Gustave Geffroy, La vie artistique, volume 8, H. Floury, Paris, 1903, pp. 173-176

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Temps, 9 février 1866.
  2. « Les Forgerons », base Joconde, ministère français de la Culture
  3. « Nature morte », base Joconde, ministère français de la Culture
  4. « Le Réfectoire », base Joconde, ministère français de la Culture
  5. « Petite fille assise », base Joconde, ministère français de la Culture
  6. « Les Sonneurs de cor », base Joconde, ministère français de la Culture
  7. « Nature morte au violon », base Joconde, ministère français de la Culture
  8. « La Lecture », base Joconde, ministère français de la Culture
  9. « La lettre de recommandation », base Joconde, ministère français de la Culture
  10. « Le Lapin », base Joconde, ministère français de la Culture
  11. « Quatre Études de paysages », base Joconde, ministère français de la Culture
  12. « Nature morte », base Joconde, ministère français de la Culture
  13. « Ave Maria », base Joconde, ministère français de la Culture
  14. « La Fontaine en cuivre », base Joconde, ministère français de la Culture
  15. « La Nature morte au brie », base Joconde, ministère français de la Culture
  16. « La Nature morte au canard », base Joconde, ministère français de la Culture
  17. « La Nature morte au lièvre », base Joconde, ministère français de la Culture
  18. « Port-Marly », base Joconde, ministère français de la Culture
  19. « Le Verre d'eau », base Joconde, ministère français de la Culture
  20. « Le Guitariste », base Joconde, ministère français de la Culture
  21. « Les Souliers d'un réserviste », base Joconde, ministère français de la Culture
  22. « Femme à la tapisserie », base Joconde, ministère français de la Culture
  23. « La Cheminée », base Joconde, ministère français de la Culture