Garde républicaine (France)

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Garde républicaine
Période -Présent
Pays Drapeau de la France France
Branche Gendarmerie nationale
Type Garde
Rôle Cavalerie, Infanterie, Orchestre et chœur
Effectif 2 859 personnes
Fait partie de Ministère de l'Intérieur
Composée de 1er régiment d'infanterie
2nd régiment d'infanterie
Régiment de cavalerie
Orchestre de la Garde républicaine
Chœur de l'armée française
Garnison Île-de-France
Ancienne dénomination Guet royal (1254-1666)
Garde de Paris (1666-1789)
Garde de l'Assemblée nationale (1789-1791)
Garde municipale de Paris (1802-1813)
Gendarmerie impériale de Paris (1813-1814)
Garde royale de Paris (1814-1815)
Garde impériale de Paris (1815)
Surnom Les Perroquets

(autrefois les Parisiens)

Couleurs Rouge et Vert
Marche Défilé de la Garde républicaine (Gustave Wettge)
Inscriptions
sur l’emblème
Dantzig 1807
Friedland 1807
Alcoléa 1808
Burgos 1812
Décorations Croix de chevalier de la Légion d'honneur Legion Honneur Chevalier ribbon.svg
Croix de guerre des TOE Croix de Guerre des Theatres d'Operations Exterieurs ribbon.svg

La Garde républicaine est une subdivision de la gendarmerie nationale qui assure des missions d'honneur et de sécurité au profit des plus hautes autorités de l'Etat ainsi que des missions de sécurité au profit du public. Elle concourt également au rayonnement culturel de la France avec ses formations musicales et ses formations spéciales. Enfin, elle exécute des missions d’assistance, de formation et de coopération, tant en France qu’à l’étranger.

Subordonnée à la Région de gendarmerie d'Île-de-France, elle est composée en 2013 de 2 859 hommes et femmes, militaires et civils[1] (contre 3 200 dans les années 2000), sur un total de 105 000 personnels pour l'ensemble de la gendarmerie. Elle est constituée d'un régiment de cavalerie, de deux régiments d'infanterie et de formations musicales qui comprennent notamment l'orchestre de la garde et le chœur de l'armée française. Depuis 2010, elle est commandée par le général de division Philippe Schneider.

Intrinsèquement liée à Paris, elle n'abandonne qu'en 1978 le nom de « Garde républicaine de Paris », acquis en 1870. Les gardes portent sur leur uniforme un écusson aux armoiries de la ville.

Le siège de l'État-Major de la garde Républicaine se trouve au quartier des Célestins dans le 4e arrondissement de Paris.

Officier du régiment de cavalerie de la garde républicaine
Membres du 2e Régiment d'infanterie de la Garde républicaine pendant le défilé du 14 juillet 2007 (sur les Champs-Élysées, Paris)

Histoire[modifier | modifier le code]

La Garde républicaine est l'héritière de tous les corps qui ont assuré, depuis les premiers rois francs, les honneurs et la protection des hautes autorités de l'État et de la Ville de Paris[2] :

Paris est dotée du guet royal créé par Saint-Louis. Celui-ci devient la « garde de Paris » en 1750. Dès le 13 juillet 1789, celle-ci choisit de trahir le Roi et de servir l’Assemblée nationale. Elle est dissoute en 1791, et Paris n’a plus de garde spécifique : la police y est désormais assurée par huit divisions de Gendarmerie (Gendarmerie nationale parisienne) jusqu’en 1793, puis par une légion de police jusqu’en 1796. Ensuite, les patrouilles et la garde des bâtiments publics sont assurées uniquement par la Garde nationale.

La Garde républicaine se rattache plus directement à la Garde municipale de Paris, créée le 12 vendémiaire an XI (4 octobre 1802) par Napoléon Bonaparte. Celle-ci s'est distinguée dans de grandes batailles, dont Dantzig et Friedland en 1807, Alcolea en 1808 et Burgos en 1812.

En 1813, elle est dissoute à la suite de la tentative de coup d'État du général Malet et remplacée par la Gendarmerie impériale de Paris puis, sous la Restauration, par la Garde royale de Paris puis la Gendarmerie royale de Paris. En 1830, elle est recréée, puis de nouveau supprimée après la Révolution de 1848 au profit de l'éphémère Garde civique.

En juin 1848 est créée la Garde républicaine de Paris, qui comprend un régiment d'infanterie et un régiment de cavalerie. Cette Garde, par décret de Louis-Napoléon Bonaparte, est intégrée dans la Gendarmerie le 1er février 1849. Elle reçoit ses insignes le 14 juillet 1880. Elle prend part à la Première Guerre mondiale et voit son drapeau et son étendard décorés de la croix de chevalier de la Légion d'honneur. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est rattachée à la préfecture de police et prend le nom de Garde de Paris. Une partie de ses effectifs se rallie au général de Gaulle et la Garde participe aux combats aux côtés des FFI lors de la libération de Paris, la médaille de la libération lui est décernée.

En 1952, la Garde est rebaptisée Légion de la garde républicaine de Paris. Elle prend part à la guerre d'Indochine, ce qui lui vaut la Croix de guerre des TOE.

En 1978, la Garde prend sa dénomination actuelle de « Garde républicaine ». 1978 voit également la création du 2e régiment d'infanterie[3]. Le président Giscard d'Estaing remet ses nouveaux insignes à la garde le 11 novembre 1979. Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, déclare en octobre 2002 : « la Garde républicaine a une popularité qui dépasse les frontières », elle contribue « au rayonnement des armées françaises et de la France. »

En février 2013, la Cour des comptes demande un rapport sur la réduction éventuelle des moyens accordés à la Garde républicaine car les "missions de la Garde répondent davantage à des objectifs de prestige qu'à des besoins de sécurité" tout en constatant que les services d'honneur ne représentent que 7,5% des activités de la Garde.[1] Selon la Cour, le "coût" annuel de la Garde républicaine s'élèverait à 280 millions d'euros[4].

Missions[modifier | modifier le code]

Cérémonie du 11 novembre 2008

Les missions de la Garde républicaine entrent dans trois catégories[5] :

  • Les missions d’honneur : assurer le protocole militaire de l’Etat
  • Les missions de sécurité :
    • Assurer la sécurité des palais nationaux
    • Contribuer à la sécurité publique générale
  • Les missions culturelles, de formation et de coopération : contribuer au rayonnement de la France

Les missions d’honneur ou de prestige sont celles qui attirent le plus l’attention du public mais en fait, 80% des missions de la Garde républicaine sont des missions de sécurité[6].

Les missions d'honneur[modifier | modifier le code]

Les honneurs sont rendus par le régiment de cavalerie et les deux régiments d'infanterie. Les escortes sont assurées par le régiment de cavalerie et par l'escadron motocycliste.

Des détachements du régiment de cavalerie renforcent les deux régiments d'infanterie dans leurs missions d'honneur et de sécurité dans les palais de l'État. Les hôtes prestigieux sont accueillis sur le perron de l'Élysée ou de Matignon (ou dans d'autres lieux) par des cavaliers à pied, la mission des régiments d'infanterie étant de rendre les honneurs et de veiller à la sécurité de ces palais ainsi qu'à celle des autorités. Certains services d'honneurs (haies d'honneur) sont rendus lors de visites officielles dans les musées ou l'opéra ou lors de la descente des académiciens sous la coupole de l'Académie française.

Lors de visites officielles ou de travail, le protocole[7] exige de la Garde républicaine que les honneurs soient rendus par 10 cavaliers à pied sur le perron de l'Élysée et trois sections à 18 sous-officiers tandis qu'un orchestre de 18 musiciens de cuivres et tambours joue dans la Cour d'honneur ; lors de visites d'État, le protocole est renforcé par la présence du Commandant militaire du Palais ou de son adjoint et deux cavaliers à cheval devant l'entrée principale[8].

Les missions de sécurité[modifier | modifier le code]

Garde républicain gardant le palais de l'Élysée, en tunique noire, fourragère et shako à plumet rouge.

Missions de sécurité des régiments d'infanterie[modifier | modifier le code]

  • Sécurité des palais nationaux : La mission principale est la sécurité des instances gouvernementales (Président, Premier Ministre, ministères, Assemblée nationale et Sénat). Dans l'enceinte de la résidence présidentielle, les gardes républicains passent sous le commandement direct du Bureau militaire de l'Élysée. La relève de la garde des sentinelles dans les guérites autour du Palais de l'Élysée, où les gardes républicains sont en principe les seuls autorisés à porter une arme, a lieu toutes les heures[8].

Des équipes d'observateurs contre-tireurs (OCT) participent également à la protection des hautes personnalités à l'intérieur comme à l'extérieur de ces sites.

  • Renforts de sécurité dans les ambassades : Dans certaines circonstances, des détachements de gardes sont envoyés en renfort dans les ambassades (exemple Libye en 2012). Ces renforts complètent l’affectation normale de gardes et de gendarmes pour assurer la sécurité de ces sites.
  • Sécurité publique générale : La garde républicaine est susceptible de renforcer la gendarmerie mobile en cas de troubles graves et ses unités s’entraînent régulièrement dans ce but au Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) à Saint-Astier. De plus, les sept pelotons d’interventions de la Garde républicaine (ou PIGR) sont disponibles 24h/24 et 7 jours sur 7 tout au long de l’année. Les palais nationaux constituent la priorité des PIGR mais ceux-ci sont régulièrement amenés à intervenir en renfort de la gendarmerie départementale ou, plus ponctuellement, au maintien de l'ordre. Ils sont également engagés outre-mer (Opération Harpie en Guyane) et ils sont intervenus lors du tremblement de terre à Haïti en 2010.

Missions de sécurité de l’escadron motocycliste[modifier | modifier le code]

Membres de l'escadron motocycliste

Missions de sécurité du régiment de cavalerie[modifier | modifier le code]

Gardes républicains à cheval patrouillant dans la Cour carrée du palais du Louvre

En sus des escortes, le régiment de cavalerie assure les missions suivantes :

  • patrouilles à cheval dans Paris et les massifs forestiers du bassin parisien mais également autour du château de Chambord et en Nouvelle Calédonie. Le régiment s’appuie sur une dizaine de poste permanents dans le bois de Boulogne, le bois de Vincennes et les forêts de Chambord, Senlis, Saint Nom La Bretèche, L’isle-Adam, Fontainebleau, Rambouillet, Saint-Chéron et Chantilly. Des patrouilles quotidiennes sont également assurées dans les rues de Paris. Enfin, à la demande de certaines municipalités, certains gardes assurent des patrouilles à cheval de juin à septembre.
  • Surveillance des sites et aires de stationnement pendant les grands sommets (G8, G20…)
  • Mise en œuvre de dix-huit postes à cheval saisonniers pendant la période estivale (souvent répartis sur le littoral).
  • Services d’ordre lors de certaines manifestations sportives (Parc des Princes ou Stade de France)
  • Sécurité des parcs ostréicoles en Normandie
  • Surveillance des vendanges en Champagne (et lutte contre le travail clandestin)

Le régiment de cavalerie effectue plus de 10 000 patrouilles par an et remplit près de 80 missions nécessitant la projection au moins d'une escouade, soit l'équivalent de six cavaliers et de leurs montures.

De plus, chacun des trois escadrons du régiment de cavalerie maintient en alerte à tour de rôle un peloton d’intervention à cheval (PIC) de 24 cavaliers susceptibles d’être déployés sur l’ensemble du territoire lorsque le cheval apporte une plus-value recherche de personnes en milieu forestier, surveillance de zones difficiles d’accès, sécurité de grands rassemblements ou de secteurs touristiques

Enfin, quelques gardes sont affectés à des missions plus spécifiques :

  • Valise diplomatique entre le ministère des Affaires étrangères et les aéroports.
  • Surveillance du concours de l'École polytechnique[9]

Les missions culturelles, de formation ou de coopération[modifier | modifier le code]

Equipe de démonstration de sécurité publique (EDSP)

La Garde républicaine met en œuvre ses formations spéciales (voir ci-dessous) lors de manifestations en France et à l’étranger. Elle dispose notamment de deux formations musicales de haut niveau : L’Orchestre symphonique et le Chœur de l’Armée française.

Par ailleurs, la garde contribue également aux missions dites de rayonnement de la France par la coopération internationale. En effet, elle met ses compétences équestres ou motocyclistes à la disposition de nombreux pays étrangers (sur la base d’accords bilatéraux) pour la formation de cavaliers ou la création d’unités complètes [10].

Le régiment de cavalerie assure également des missions de formation au bénéfice de communes françaises souhaitant bénéficier de son expertise équestre pour leur police municipale.

À noter toutefois deux types de missions que la Garde n’assure plus – même si elles continuent à être citées régulièrement :

  • La mise à disposition (location) de gardes républicains pour les soirées mondaines privées ; possibilité supprimée par Valéry Giscard d'Estaing.
  • le transport d’organes destinés à la transplantation – qui a été assuré pendant quelques années par l’escadron motocycliste.

Le régiment de cavalerie[modifier | modifier le code]

Le régiment de cavalerie de la Garde républicaine attendant d'ouvrir le défilé des troupes montées, défilé du 14 juillet 2008 (sur les Champs-Élysées, Paris)

Le régiment de cavalerie comprend 480 militaires et civils, dont à peu près 10 % de femmes. Il s'agit de la plus grande formation montée au monde et de la dernière unité à cheval de l'armée française. Elle est jumelée depuis 1989 avec le Reggimento di carabinieri a cavallo italien et depuis 1998 avec le Household Cavalry Mounted Regiment britannique et la Garde rouge sénégalaise.

Le régiment se compose :

Membres du régiment de la cavalerie, le 14 juillet 2009, « sabre au clair » (tiré hors du fourreau).

Il possède environ 470 chevaux (hongres ou juments), dont plus de 90 % de race selle Français, le reste appartenant à d'autres stud-book étrangers ou trotteurs français, tous répartis par robes : les cuivres de la fanfare et le 1er escadron sont montés en alezans, le 2e escadron en bais et le 3e escadron en bais bruns. Seuls les deux timbaliers et les trois chevaux de l'étendard sont gris.

Les chevaux sont sélectionnés avec un soin particulier : ils doivent mesurer 1,65m minimum, être de robe franche, avoir de bons aplombs et être agréables à l'œil. Chics, porteurs sans trop de sang. À l'âge de trois ans, ils intègrent le centre d'instruction équestre de Saint-Germain-en-Laye, où ils sont préparés pendant deux ans. Cette période, appelée "débourrage", n'est cependant pas un entraînement à proprement parler. L'apprentissage militaire commence vraiment au sein du régiment de Cavalerie, comme au quartier des Célestins, près de Bastille, qui accueille environ 184 chevaux. Chaque année, la Garde réforme une cinquantaine de chevaux (10 %).

Le régiment possède une section de sportifs de haut niveau, à laquelle appartenait notamment jusqu'en 2010 Hubert Perring, champion de France de dressage en 2005, membre de l'équipe de France pour les Jeux équestres mondiaux de 2006. Le régiment de cavalerie a permis à deux cavaliers de participer aux Jeux olympiques de dressage (Barcelone en 1992 avec Serge Cornut sur Olifant et Pékin en 2008 avec Hubert Perring sur Diabolo Saint Maurice).

Le premier régiment d'infanterie[modifier | modifier le code]

1er régiment d'infanterie défilant le 14 juillet 2008

Le 1er régiment d'infanterie, qui est actuellement commandé par le colonel Éric Huguet, est constitué de six unités dont trois compagnies de sécurité et d'honneur basées à la caserne Rathelot à Nanterre. Il est chargé de la sécurité intérieure des résidences de la République française et de l'exécution des missions d'honneur au profit de la présidence de la République. Il rend également les honneurs lors de cérémonies présidées par le Premier ministre, les présidents des assemblées, le ministre de la Défense. Il peut également être appelé à participer au maintien de l’ordre dans la capitale.

D’un effectif de près de 900 gardes républicains (gendarmes), le 1er régiment d'infanterie comprend :

Maisons-Laffitte (Yvelines) est sa ville marraine depuis le 28 mai 2003.

Le deuxième régiment d'infanterie[modifier | modifier le code]

Gardes républicains devant l'assemblée nationale Paris

Le 2e régiment d’infanterie de la garde républicaine assure des missions de protection des institutions parlementaires et de plusieurs palais nationaux ainsi que des missions d’honneur au profit des plus hautes autorités de l'État.

Placé sous réquisition permanente des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, c'est la seule force armée habilitée à pénétrer dans les enceintes parlementaires.

La sécurité et la protection des institutions constituent l’essentiel de ses missions.

Les honneurs militaires sont régulièrement rendus aux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat mais aussi à l’Hôtel Matignon, au Quai d'Orsay, aux autorités gouvernementales étrangères reçues par le Premier ministre ou le ministre des affaires étrangères.

Comme le premier régiment, il peut également être appelé à participer au maintien de l’ordre dans la capitale.

Avec un effectif de près de mille trois cents personnes, il se compose de :

  • quatre compagnies de sécurité et d'honneur (CSH), qui comprennent chacune trois sections et un peloton d'intervention;
  • la compagnie de sécurité de l'Hôtel de Matignon (CSHM);
  • la compagnie de sécurité des palais nationaux (CSPN);
  • un peloton de gendarmes adjoints[11].

Le 2e régiment d'infanterie de la garde républicaine, est actuellement commandé par le Colonel Monchotte, qui a succédé au Colonel Wronski, dont l'état-major se situe à la caserne Kellermann dans le 13e arrondissement de Paris.

Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) est sa ville marraine depuis le 6 mai 2000.

Les formations spéciales de la Garde républicaine[modifier | modifier le code]

Les Formations musicales[modifier | modifier le code]

Regroupées sous le Commandement des Orchestres et du Chœur de l’Armée française (COCAF), on y trouve les formations suivantes :

L’Orchestre de la Garde républicaine[modifier | modifier le code]

Orchestre de la garde républicaine
Musique de la Garde

Fondée en 1848, par Jean-Georges Paulus, cette formation peut se décomposer en sous-ensembles

  • l'Orchestre d'harmonie (80 musiciens)
  • l'Orchestre à cordes (40 musiciens), également susceptible de se présenter dans des configurations à 24 ou 12 archets, ou en quatuor à cordes
  • L’orchestre symphonique (regroupant 80 musiciens prélevés dans les deux formations ci-dessus)

Le Chœur de l'Armée Française[modifier | modifier le code]

Composé de 46 chanteurs, il forme un chœur d’hommes professionnel unique en France et intervient régulièrement lors de cérémonies officielles. Son répertoire s’étend de la chanson populaire aux plus grandes œuvres lyriques. Il est dirigé depuis 2007 par le commandant Aurore Tillac[12].

Les autres formations musicales de la Garde républicaine sont :

La musique de la Garde[modifier | modifier le code]

Rattachée au 1er régiment d’infanterie, cette formation se décompose en :

  • La Musique d’harmonie
  • La Batterie fanfare
  • La Fanfare napoléonienne

Son pupitre des tambours interprète la totalité des appels qui rythmaient autrefois la vie des armées.

La fanfare du régiment de cavalerie[modifier | modifier le code]

La Fanfare de Cavalerie

Créée en 1848 ; elle comprend alors douze trompettes. Ses effectifs sont aujourd'hui composés d'un officier trompette-major, de deux timbaliers, 21 trompettes d'ordonnance, 5 trompettes basses, 4 trompettes contre-basses et 5 trompettes cors. Les trompettes sont montées sur des chevaux alezans ; ceux des timbaliers de robe grise sont un arabo-boulonnais et un pur sang x percheron, soit des croisements capables de supporter les 25 kg des timbales.

Les timbales furent offertes en 1937 par la ligue hippique de l'Île-de-France.

Les personnels de la fanfare sont des musiciens de formation, qui apprennent à monter à cheval au centre d'instruction de Saint-Germain-en-Laye. La fanfare du régiment de cavalerie est la seule formation européenne à défiler au trot.

Les trompes de chasse[modifier | modifier le code]

Associés à la « Maison du Roy » (voir ci-dessous), les douze sonneurs interprètent des airs de vènerie mais également des fanfares de circonstance et des fantaisies.

En 1966, le Colonel POIRIER, commandant le régiment de cavalerie de la Garde Républicaine intègre des trompes de chasse dans la représentation de la maison du Roy pour la grande parade de la gendarmerie. Cette parade avait été créée pour se produire à MONTRÉAL dans le cadre de l’Exposition universelle. C’est le début de l’apparition de la trompe de chasse à la garde républicaine. Depuis, elle fait partie intégrante des formations spéciales de la garde républicaine, intégrée à la maison du Roy et se produisant également seule lors de différentes manifestations officielles et musicales, dans l’hexagone ainsi que dans le monde entier, participant ainsi au maintient du patrimoine musical de la trompe. Cette formation interprète les fanfares dites de circonstance, comme des fantaisies comportant des valses et autres mouvements de danse. Les concerts accompagnés par d’autres instruments (piano, orgue, orchestre de chambre de la garde républicaine) ou bien associée à la fanfare de cavalerie attestent de la qualité musicale et de la préparation du personnel.

Les Formations Spéciales de la cavalerie[modifier | modifier le code]

Solo de dressage
Carrousel des lances
La Maison du Roy
Reprise des tandems

Le régiment de cavalerie présente deux démonstrations et quatre reprises :

  • L’équipe de démonstration de sécurité publique (EDSP) présente les savoir-faire techniques de la Garde dans le domaine de la sécurité publique (incluant les exercices nécessaires pour accoutumer les chevaux à tous les types d’environnement rencontrés dans ses missions).
  • Le Solo de dressage : Présentation d’un travail d’équitation traditionnelle reposant sur l’adhésion du cheval à la volonté du cavalier. Ce travail vise à « développer la force et la souplesse de l’animal tout en respectant son harmonie musculaire »
  • Le carrousel des lances: exécuté par trente-deux cavaliers sous les ordres d’un lieutenant et accompagnés par la fanfare de cavalerie. Dans la tradition de la chevalerie, les carrousels étaient des parades qui manifestaient la gloire militaire ainsi que la maîtrise et le courage des cavaliers.
  • La Maison du Roy : Créée par le roi Charles VII, la « Maison militaire du Roy » rassemblait plusieurs milliers d’hommes et formait l’élite des armées royales. Elle était chargée de la protection du souverain et, en temps de guerre, elle était présente sur tous les champs de bataille. Enfin elle avait également le rôle de former les officiers. Cette évocation de la Maison du Roy sous Louis XV, en costumes d’époque et accompagnée par les hautbois, les tambours et les trompes de chasse, présente les principaux exercices de dressage du cheval selon les règles de l’Ecole française du XVIIIe siècle.
  • La reprise des tandems : Reprise exécutée par huit cavaliers qui font évoluer seize chevaux au moyen de longues rênes. Ces tandems, composés d’un cheval de tête – ou cheval de flèche – et d’un cheval monté – ou porteur - effectuent des figures aux trois allures (marche, trop, gallop) et en musique.
  • La reprise des douze : Évolution de douze cavaliers sous les ordres d’un sous-officier, maître de manège. L’accent est mis sur les évolutions symétriques et les alignements rigoureux en vue d’obtenir un spectacle plaisant et harmonieux.

Les Formations Spéciales de l’infanterie[modifier | modifier le code]

Quadrille des baïonnettes
Les grenadiers de l'Empereur
Equipe d'acrobatie

Les régiments d’infanterie présentent quatre formations :

  • Le quadrille des baïonnettes : Démonstration d’ordre serré exécutée en musique par trente six fantassins du 1er régiment d’infanterie sous les ordres d’un lieutenant.
  • Les grenadiers de l’Empereur : Evocation par le 2eme régiment d’infanterie de la bataille de Friedland avec manœuvres d’époque, cadencées au rythme du tambour.
  • Le carrousel motocycliste : Inspiré par les carrousels équestres, ce carrousel est exécuté par seize membres de l’escadron motocycliste. Ces manœuvres demandent beaucoup de précision et une synchronisation parfaite.
  • L’équipe d’acrobatie : Présentation d’évolutions non conventionnelles et très spectaculaires par les membres de l’escadron motocycliste.

Les ateliers de tradition[modifier | modifier le code]

Ateliers de traditions: maréchaux-ferrants

La Garde républicaine comporte ses propres maîtres artisans, qui perpétuent les métiers anciens nécessaires à l'entretien des équipements de ses cavaliers et fantassins[13].

Les selliers sont chargés d'entretenir les selles et les harnachements d'arme. Les plus anciens de ces équipements datent de la Première Guerre mondiale et sont toujours utilisés.

La Garde républicaine confectionne également ses coiffes de tradition et ses casques de cavalerie (du modèle des cuirassiers du Premier Empire. Chaque casque comporte 80 pièces d’acier ou de laiton, qui sont rivetées ou soudées sur place. La crinière est toujours en crin naturel).

Les armuriers veillent à l'entretien des 1300 sabres de modèle 1822, 1845 et 1923 en service dans les unités. Ils sont également capables de réaliser les poignées en bois de hêtre, recouvertes de cuir et de laiton torsadé.

Enfin, le tailleur modéliste de la Garde confectionne les uniformes anciens revêtus par les fantassins et cavaliers lors d'évocations historiques, ce qui nécessite tout d’abord un important travail de recherche. La collection de la Garde républicaine compte actuellement 700 costumes couvrant l'époque de Saint-Louis, François Ier , Louis XV, la Révolution, le Ier Empire et la Restauration. Par ailleurs, les maréchaux-ferrants du régiment de cavalerie entretiennent et démontrent les savoir-faire anciens en matière de forgeage des fers et de ferrage des chevaux.

Les implantations[modifier | modifier le code]

Casernes et quartiers[modifier | modifier le code]

Pour des raisons qui tiennent autant à l’histoire qu’à leurs obligations professionnelles, les unités et personnels de la garde sont répartis dans un certain nombre d’emprises [14] dans Paris et sa banlieue. Ce sont :

  • Quartier des Célestins, 18, boulevard Henri-IV – 75004 Paris - État-major de la Garde et État-major du régiment de cavalerie.
  • Caserne Schomberg, (Paris)
  • Quartier Carnot (bois de Vincennes)
  • Quartier Goupil (Saint-Germain-en-Laye)
  • Quartier de Saint-Maurice (Saint-Maurice)
  • Quartier de Nogent (Fontenay-sous-Bois)
  • Caserne Babylone (Paris)
  • Caserne de la Banque (Paris)
  • Caserne Monge (Paris)
  • Caserne Nouvelle France (Paris)
  • Caserne Penthièvre (Paris)
  • Caserne Tournon (Paris)
  • Caserne Vérines (Paris)
  • Caserne Kellermann (Paris) - État-major du 2ème régiment d’infanterie
  • Caserne Rathelot (Nanterre) – État-major du 1er régiment d’infanterie
  • Caserne de Rose (Dugny)

Postes à cheval permanents[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La Garde républicaine dans le collimateur de la Cour des comptes », sur Le Point,‎ 7 mai 2013 (consulté le 7 mai 2013)
  2. Histoire de la Garde républicaine sur www.gendarmerie.interieur.gouv.fr
  3. En pratique, le régiment d'infanterie est scindé en deux à cette date.
  4. La Garde républicaine dans le collimateur de la Cour des comptes, AFP, 7 mai 2013
  5. Plaquette de présentation des missions de la garde républicaine.
  6. Source : service communications de la garde républicaine.
  7. Structure de l’administration centrale - Le Protocole
  8. a et b Patrice Duhamel, Jacques Santamaria, L'Élysée, coulisses et secrets d'un palais, Plon,‎ 2012, 395 p. (ISBN 2259216064)
  9. Service de communication de la garde républicaine.
  10. Selon le magasine Gend’info, le nombre de ces missions est en augmentation croissante (quatre en 2010, quatorze en 2011, vingt-huit en 2012 dont vingt pour le seul régiment de cavalerie).
  11. Gend'info - Mars 2013
  12. « Biographie du commandant Aurore Tillac », Garde républicaine, Gendarmerie nationale, Le chœur de l'armée française (lire en ligne)
  13. Source : site internet de la garde républicaine.
  14. Dans l’infanterie, on parle de casernes, dans la cavalerie, de quartiers.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J.-P. Bernier, La Garde républicaine, Hervas, 1999.
  • Philip Plisson, La Garde républicaine, éditions de la Martinière, 2007.
  • Lieutenant-Colonel Jean-Louis Salvador, La Cavalerie de La Garde Républicaine, Belin, 2007.
  • Capitaine Gabriel Cortès & Adjudant Frédéric Bregetzer, Équitation en tandem, Éditions SPE Barthelemy, 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Les unités qui l’ont précédée :
    • le guet royal (1254-1750, renommé guet royal de Paris en 1562)
    • garde de Paris sous l’Ancien Régime (1750-1789)
    • garde municipale de Paris sous l’Empire, dissoute en 1812 à la suite du coup d’État du général Malet
    • elle est recréée sous le nom de Garde de Paris (1813), qui perdure sous différents noms (garde royale de Paris en 1814, impériale en 1815 puis gendarmerie royale de Paris) jusqu’à sa dissolution en 1830
    • la garde municipale de Paris est recréée par la Monarchie de Juillet et sert à la répression des émeutes
    • la garde civique, qui a succédé à la garde républicaine de 1848.

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Liens externes[modifier | modifier le code]