Gérard de Nerval

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Gérard de Nerval

Description de cette image, également commentée ci-après

Gérard de Nerval, par Nadar.

Nom de naissance Gérard Labrunie
Activités poète, romancier, nouvelliste, dramaturge
Naissance
Paris, Drapeau de l'Empire français Empire français
Décès (à 46 ans)
Paris, Flag of France.svg Empire français
Langue d'écriture français
Mouvement romantisme

Œuvres principales

Gérard de Nerval, pseudonyme de Gérard Labrunie, est un écrivain et un poète français, né le à Paris, ville où il est mort le . Il est essentiellement connu pour ses poèmes et ses nouvelles, notamment son ouvrage Les Filles du feu, recueil de nouvelles (la plus célèbre étant Sylvie) et de sonnets (Les Chimères) publié en 1854.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse de Gérard de Nerval[modifier | modifier le code]

Fils d'Étienne Labrunie, médecin militaire, et de Marie-Antoinette Laurent fille d'un marchand linger de la rue Coquillière, Gérard de Nerval naît le 22 mai 1808, vers 20 heures[1], à Paris, au 96 rue Saint-Martin (actuellement le no 168). Baptisé le 23 à Saint-Merri, il est confié quelques mois plus tard à une nourrice de Loisy[2], près de Mortefontaine. Nommé le 8 juin suivant médecin militaire adjoint à la Grande Armée, le docteur Labrunie est rapidement promu médecin et attaché, le 22 décembre, au service de l'armée du Rhin[2]. Le 29 novembre 1810, sa mère meurt à Głogów, en Silésie alors qu’elle accompagnait son mari. De 1808 à 1814, Gérard est élevé par son grand-oncle maternel, Antoine Boucher, à Mortefontaine, dans la campagne du Valois, à Saint-Germain-en-Laye et à Paris. Au printemps 1814, le docteur Labrunie retrouve la vie civile et s'installe avec son fils à Paris, au 72, rue Saint-Martin[3]. Gérard reviendra régulièrement dans ces lieux évoqués dans nombre de ses nouvelles.

En 1822, il entre au collège Charlemagne, où il a pour condisciple Théophile Gautier[3]. C'est en classe de première (année scolaire 1823-1824) qu'il compose son premier recueil resté manuscrit de cent quarante pages : Poésies et Poèmes par Gérard L. 1824 qu'il donne plus tard à Arsène Houssaye en 1852 a figuré à l'exposition Gérard de Nerval à la Maison de Balzac à Paris en 1981-82[4]. Il a déjà écrit, sous le nom de Gérard L. un panégyrique de Napoléon Ier : Napoléon ou la France guerrière, élégies nationales, publié chez Ladvocat et réédité en 1827 par Touquet[5]. L'année suivante, il écrit deux Épîtres à Monsieur Duponchel caché sous le pseudonyme de Beuglant[2]. Dès juillet 1826, il se lance dans la satire à la suite du scandale de l'Académie française qui a préféré Charles Brifaut à Alphonse de Lamartine[2]. Il compose alors une Complainte sur l'immortalité de Monsieur Briffaut (orthographe de l'auteur), puis une pièce dans le même esprit : L'Académie ou les membres introuvables, ce qui lui valut d'être recalé au concours de l'Académie en 1828[6].

Le 28 novembre 1827, le Journal de la Librairie annonce la parution de ses traductions de Faust en volume in-32 qui porte le titre : Faust, tragédie de Goethe, traduite par Gérard (1828)[7].

Premiers pas vers le succès[modifier | modifier le code]

Le 1er mai 1829, pour faire plaisir à son père, Gérard accepte d'être stagiaire dans une étude de notaire. Mais il pratique le métier mollement. Il a autre chose à faire. En bon soldat du romantisme, il est convoqué par Victor Hugo pour faire partie de la claque de soutien à Hernani, mission dont Gérard s'acquitte volontiers (voir Bataille d'Hernani).

1830 est l'année des deux révolutions : la révolution romantique à laquelle Gérard participe, et la révolution politique, celle des Trois Glorieuses à laquelle il ne participe qu'en badaud. La politique ne l'intéresse pas. Les barricades lui ont cependant inspiré un poème-fleuve : Le peuple, son nom, sa gloire, sa force, sa voix, sa vertu, son repos publié en août 1830 dans le Mercure de France du XIXe siècle[8]. Il publie encore un pamphlet : Nos adieux à la Chambre des Députés de l'an 1830 ou, Allez-vous-en vieux mandataires, par le Père Gérard, patriote de 1789, ancien décoré de la prise de la Bastille (…) et En avant, marche! publiés dans Le Cabinet de lecture le 4 mars 1831[9].

Gérard a surtout deux importants projets : une anthologie de la poésie allemande et une anthologie de la poésie française, deux ouvrages pour lesquels il lui faut une abondante documentation à laquelle il accède grâce à Alexandre Dumas et Pierre-Sébastien Laurentie qui lui font obtenir une carte d'emprunt, ce qui lui évite de perdre du temps en bibliothèque[10].

Gérard de Nerval - L'autre.jpg

La première anthologie porte le titre de Poésies allemandes, Klopstock, Schiller et Bürger, Goethe, précédée d'une notice sur les poètes allemands par M. Gérard. L'œuvre est accueillie avec moins d'enthousiasme que Faust , dont le compositeur Hector Berlioz s’est inspiré pour son opéra la Damnation de Faust.

La seconde anthologie est un Choix de poésie de Ronsard, Joachim du Bellay, Jean-Antoine de Baïf, Guillaume du Bartas, Jean-Baptiste Chassignet, précédé d'une introduction par M. Gérard.

Ces deux ouvrages ne rencontrent pas un succès éclatant. Mais à l'automne 1830, le Cénacle mis en place par Sainte-Beuve pour assurer le triomphe de Victor Hugo et qui rassemble les écrivains reconnus : Alfred de Vigny, Alfred de Musset, Charles Nodier, Alexandre Dumas, Honoré de Balzac. Les réunions ont lieu rue Notre-Dame-des-Champs, soit chez Hugo, soit chez le peintre Eugène Devéria, frère d'Achille Devéria, mais ce cénacle commence à se disperser. Apparaît un nouveau cénacle : le Petit-Cénacle, dont l'animateur est le sculpteur Jean Bernard Duseigneur qui reçoit dans son atelier, installé dans une boutique de marchand de légumes[11], où il retrouve Pétrus Borel et Célestin Nanteuil avant de publier La Main de gloire en septembre[3].

Mais c'est surtout à ce moment-là que Nerval a envie d'écrire des pièces de théâtre à la manière d'Hugo. Deux de ses œuvres reçoivent un très bon accueil au théâtre de l'Odéon : Le Prince des sots et Lara ou l'expiation. Toutes n'ont pas le même succès mais Gérard ajoute un nom d'auteur à son prénom.

Il devient Gérard de Nerval, pseudonyme adopté en souvenir d'un lieu-dit, le clos de Nerval près de Loisy[12], à cheval sur la commune de Mortefontaine.

Premières folies, premières expériences[modifier | modifier le code]

Une des caractéristiques du Petit-Cénacle est la propension de ses membres au chahut, à la boisson, aux farces, aux jeux de mot et au bousin ou bouzingo (barouf)[13]. C'est d'ailleurs à la suite d'une de ces manifestations du groupe que les agents du guet interviennent et arrêtent trois ou quatre Jeunes-France dont Nerval fait partie avec Théophile Gautier. Enfermé à la prison de Sainte-Pélagie, Nerval écrit un petit poème aussitôt publié dans Le Cabinet de lecture du 4 septembre 1831. De nouveau dans la nuit du 2 février 1832, les Jeunes-France sont arrêtés, pris pour des conspirateurs, et cette fois leur peine est plus longue[14],[15].

Nerval ne sort de prison que pour apprendre une mauvaise nouvelle : le 2 avril 1832, une épidémie de choléra vient d'éclater. Son père lui demande de le seconder et Gérard ne peut qu'accepter[16]. Il se fait médecin en 1832, mais lors de la deuxième épidémie, en 1849, Gérard (qui signe alors de Nerval), se réfugie chez Alexandre Dumas où il rencontre Franz Liszt. Puis il part en voyage pour la Suisse.

À son retour, en 1833, Nestor Roqueplan lui ouvre les colonnes de son journal : La Charte de 1830. Mais déjà un autre ami (Édouard Georges) lui propose d'écrire avec lui un roman-feuilleton, dont l'action se déroulerait dans la Bretagne des chouans. Le vif succès remporté en 1829 par Les Chouans de Balzac fait hésiter Nerval[17]. Pourtant, l'envie de visiter la région de Vitré l'emporte et il en revient avec un récit : L'Auberge de Vitré qu'il exploitera plus tard dans le prologue de son roman Le Marquis de Fayolle, roman édité après la mort de Nerval en 1856 par Édouard Gorges, qui l'a remanié et achevé[18].

Il fut membre de la goguette des Joyeux et de la goguette des Bergers de Syracuse[19].

L'écrivain[modifier | modifier le code]

En janvier 1834, à la mort de son grand-père maternel, il hérite d'environ 30 000 francs. Parti à l'automne dans le Midi de la France, il passe la frontière, à l'insu de son père, et visite Florence, Rome puis Naples. En 1835, il s’installe impasse du Doyenné chez le peintre Camille Rogier, où tout un groupe de romantiques se retrouve, et fonde en mai le Monde dramatique, revue luxueuse qui lui fait dilapider son héritage et que, lourdement endetté, il doit finalement vendre en 1836. Faisant alors ses débuts dans le journalisme, il part en voyage en Belgique avec Gautier, de juillet à septembre. En décembre, il signe pour la première fois « Gérard de Nerval » dans Le Figaro[3].

Le 31 octobre 1837 est créé à l'Opéra-Comique Piquillo sur une musique de Monpou ; Dumas signe seul le livret, malgré la collaboration de Nerval ; l’actrice Jenny Colon tient le premier rôle[3]. Nerval se serait épris de cette actrice qui ne le lui aurait pas rendu. Il fréquente alors le salon de Madame Boscary de Villeplaine, où une rivalité amoureuse l'oppose au financier William Hope pour la conquête de l'actrice[20].

Selon certains exégètes, il aurait voué un culte idolâtre à Jenny Colon, même après la mort de celle-ci, et elle serait la figure de la Mère perdue, mais aussi de la Femme idéale où se mêlent, dans un syncrétisme caractéristique de sa pensée, Marie, Isis, la reine de Saba, ce qui fait débat parmi les spécialistes de Nerval[21]. Durant l'été 1838, il voyage en Allemagne avec Dumas pour préparer Léo Burckart, pièce retardée par la censure. Après la première de L'Alchimiste, écrite en collaboration avec Dumas, le 10 avril 1839, Léo Burckart est finalement créé au théâtre de la Porte-Saint-Martin le 16 avril. Dans le même temps, il publie Le Fort de Bitche (25-28 juin) dans Le Messager et Les Deux rendez-vous (15-17 août) – qui deviendra plus tard Corilla – dans La Presse. Puis, en novembre, il part pour Vienne, où il rencontre la pianiste Marie Pleyel à l'Ambassade de France[3].

De retour en France en mars 1840, il remplace Gautier, alors en Espagne, pour le feuilleton dramatique de La Presse. après une troisième édition de Faust, augmentée d'une préface, et de fragments du Second Faust en juillet, il part en octobre en Belgique. Le 15 décembre a lieu la première de Piquillo à Bruxelles, où il revoit Jenny Colon et Marie Pleyel[3].

La rue de la Vieille-Lanterne où Nerval fut trouvé pendu

À la suite d'une première crise de folie le 23 février 1841, il est soigné chez Mme Marie de Sainte-Colombe, qui tient la « maison de correction Sainte-Colombe », créée en 1785 au 4-6 rue de Picpus. Le 1er mars, Jules Janin publie un article nécrologique dans Les Débats. Après une seconde crise, le 21 mars, il est interné dans la clinique du docteur Blanche, à Montmartre, de mars à novembre[3].

Le 22 décembre 1842, Nerval part pour l'Orient, passant successivement par Alexandrie, Le Caire, Beyrouth, Constantinople, Malte et Naples. De retour à Paris dans les derniers mois de 1843, il publie ses premiers articles relatifs à son voyage en 1844. En septembre et octobre, il part avec Arsène Houssaye, directeur de L'Artiste, en Belgique et aux Pays-Bas. De juin à septembre 1845, il remplace Gautier, alors en Algérie, dans La Presse[3].

Son Voyage en Orient paraît en 1851. Il affirme dans une lettre au docteur Blanche datée du 22 octobre 1853, avoir été initié aux mystères druzes lors de son passage en Syrie, où il aurait atteint le grade de « refit », l’un des plus élevés de cette confrérie. Toute son œuvre est fortement teintée d’ésotérisme et de symbole, notamment alchimique. Alors qu’on l'accusait d’être impie, il s'exclama : « Moi, pas de religion ? J’en ai dix-sept… au moins. »

Entre 1844 et 1847, Nerval voyage en Belgique, aux Pays-Bas, à Londres… et rédige des reportages et impressions de voyages. En même temps, il travaille comme nouvelliste et auteur de livrets d’opéra ainsi que comme traducteur des poèmes de son ami Heinrich Heine (recueil imprimé en 1848). Nerval vit ses dernières années dans la détresse matérielle et morale. C'est à cette période qu'il écrira ses principaux chefs-d’œuvre, réalisés pour se purger de ses émotions sur les conseils du docteur Blanche pour la première, pour la dimension cathartique du rêve et contre l'avis du docteur Blanche pour la seconde : Les Filles du feu, Aurélia ou le rêve et la vie (1853-1854).

Au bas d'un portrait photographique de lui, Gérard de Nerval écrivit : « Je suis l'autre. »

Le 26 janvier 1855, on le retrouva pendu aux barreaux d'une grille qui fermait un égout de la rue de la Vieille-Lanterne (voie aujourd'hui disparue, qui était parallèle au quai de Gesvres et aboutissait place du Châtelet, le lieu de son suicide se trouverait probablement à l'emplacement du théâtre de la Ville), pour « délier son âme dans la rue la plus noire qu’il pût trouver[22] », selon la formule de Baudelaire. Ses amis émirent l'hypothèse d'un assassinat perpétré par des rôdeurs, au cours d'une de ses promenades habituelles dans des lieux mal famés, mais le suicide est la thèse généralement reconnue[réf. souhaitée]. Toutefois le doute subsiste car il fut retrouvé avec son chapeau sur la tête alors qu'il aurait normalement dû tomber du fait de l'agitation provoquée par la strangulation.

On retrouva une lettre dans laquelle il demandait 300 francs, somme qui, selon lui, aurait suffi pour survivre durant l'hiver. La cérémonie funéraire eut lieu à la cathédrale Notre-Dame de Paris, cérémonie religieuse qui lui fut accordée malgré son suicide présumé du fait de son état mental. Théophile Gautier et Arsène Houssaye payèrent pour lui une concession au cimetière du Père-Lachaise.

Gérard de Nerval vu par Apollinaire[modifier | modifier le code]

Apollinaire dans La vie anecdotique raconte[23] :

Estimant peu ce qui se fait rapidement, il mettait sa prose par petites tranches de dix lignes au plus sur des bandes de papier reliées entre elles par des pains à cacheter. Un manuscrit d’un volume représentait ainsi cinq ou six cents parcelles, mais il n’y avait pas un mot qui ne fût excellent.

Tout le monde a lu sa charmante nouvelle intitulée Sylvie. Lorsqu’il était en train de la faire, il alla passer huit jours à Chantilly uniquement pour y étudier un coucher de soleil dont il avait besoin.

Un jour, dans le jardin du Palais-Royal, on vit Gérard traînant un homard vivant au bout d’un ruban bleu. L’histoire circula dans Paris et comme ses amis s’étonnaient, il répondit :

En quoi un homard est-il plus ridicule qu’un chien, qu’un chat, qu’une gazelle, qu’un lion ou toute autre bête dont on se fait suivre ? J’ai le goût des homards, qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer, n’aboient pas…

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Napoléon et la France guerrière, élégies nationales (1826)
  • Napoléon et Talma, élégies nationales nouvelles (1826)
  • L'Académie ou les membres introuvables (1826), comédie satirique en vers
  • Le Peuple (1830), ode
  • Nos adieux à la Chambre des Députés ou « allez-vous-en, vieux mandataires » (1831)
  • Odelettes (1834), dont: Une allée du Luxembourg
  • Les Chimères (1854)

Contes, nouvelles et récits[modifier | modifier le code]

La tombe de Nerval au Père-Lachaise.

Romans[modifier | modifier le code]

Nerval a écrit deux romans :

  • Le Prince des sots, tiré de la pièce du même titre de Nerval, fut publié par Louis Ulbach en 1888, mais sous une forme très altérée. Le véritable texte de Nerval fut publié en 1962 par Jean Richer. Ce roman, fort méconnu, porte sur le règne de Charles VI le Fol.
  • Le Marquis de Fayolle, paru en feuilleton en 1849 dans Le Temps[26], fut laissé inachevé par son auteur, et fut achevé par Édouard Gorges et publié en 1856[27]. L'action porte sur la Révolution en Bretagne. On peut trouver la version authentique de Nerval dans la collection de la Pléiade.

Théâtre[modifier | modifier le code]

N'ont été publiées au XIXe siècle que sept pièces personnelles de Nerval. Les titres, voire le texte, d'autres pièces non publiées, nous sont également parvenus.

Les deux plus anciens titres sont parus sous la forme de plaquettes :

  • Monsieur Dentscourt ou Le Cuisinier d'un grand homme (1826).
  • L'Académie ou Les Membres introuvables (1826).

Les trois titres suivants sont issus de la collaboration entre Alexandre Dumas père et Nerval :

  • Piquillo (1837), drame signé par Dumas.
  • L'Alchimiste (1839), drame signé par Dumas. C'est surtout le début de la pièce qui porte la marque de Nerval.
  • Léo Burckart (1839), drame signé par Nerval.

Nerval publia ensuite :

  • Les Monténégrins (1849), drame, en collaboration avec E. Alboize. Musique de Limnander. Il existe une première version, différente, sous forme de manuscrit, de cette pièce, qui date de 1848.
  • L'Imagier de Harlem (1852), drame relatif aux premiers temps de l'imprimerie, avec Méry et B. Lopez.

Il subsiste des fragments ou des indications, sous forme de manuscrit, des pièces suivantes (toutes ces pièces n'ont pas été forcément achevées) :

  • Nicolas Flamel (1830).
  • Faust (années 1830).
  • Lara ou L'Expiation, même pièce que La Dame de Carouge (1831).
  • Le Prince des sots, dont il subsiste un fragment : Guy le Rouge.
  • Louis de France.
  • Le Magnétiseur (1840).
  • Les Trois ouvriers de Nuremberg (1840).
  • De Paris à Pékin (1848).
  • Pruneau de Tours (1850).
  • La Main de gloire (1850).
  • La Forêt-Noire ou La Margrave (vers 1850).
  • La Mort de Rousseau (1850).
  • La Fille de l'enfer, Aurore ou Francesco Colonna (1853).
  • La Polygamie est un cas pendable (1853).
  • Corilla" a été intégré dans "Les Filles du feu.
  • Panorama.
  • Dolbreuse, même pièce que Le Citoyen marquis.

Des titres suivants, évoqués à certains moments par Nerval, il ne reste rien, et certains n'ont probablement jamais été écrits :

  • Tartuffe chez Molière.
  • La Mort de Brusquet.
  • Beppo.
  • L'Abbate.
  • L'Étudiant Anselme.
  • L'Homme de nuit.
  • Fouquet.
  • La Fiancée d'Abydos (ou de Corinthe).
  • Première coquetterie d'étudiant.
  • Les Walkyries.
  • une imitation d'une tragédie de Racine.
  • La Reine de Saba, dont Nerval reprit l'histoire dans Le Voyage en Orient.

Nerval a également écrit les adaptations suivantes :

  • Han d'Islande (années 1830), d'après le roman de Victor Hugo. Publié en 1939 et republié par les éditions Kimé en 2007.
  • Jodelet ou L'Héritier ridicule, d'après Scarron, publié par les éditions Kimé en 2002.
  • Le Nouveau genre ou Le Café d'un théâtre, d'après Moratin, fut achevé par Arthus Fleury et publié en 1860. Il existe une autre pièce assez voisine de ce titre, et inachevée, "Erreur de nom", qui a été publiée en 1962.
  • Le Chariot d'enfant, en collaboration avec Méry, d'après l'Indien Soudraka, fut publié en 1850.
  • Misanthropie et repentir, d'après Kotzebue, fut représenté après la mort de Nerval, en 1855.
  • Une Nuit blanche fut représentée une unique fois en 1850, puis interdit par le futur Napoléon III.

Traductions[modifier | modifier le code]

Pamphlet[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Petitfils, Nerval, biographie, p. 14.
  2. a, b, c et d Pierre Petitfils, Nerval, biographie, p. 15.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Voir les repères biographiques dans Corinne Hubner-Bayle, Gérard de Nerval. La marche à l'étoile, Éditions Champ Vallon, 2001, 252 pages, p. 238-241 (ISBN 2-87673-330-7).
  4. Pierre Petitfils, Nerval, biographie, p. 37.
  5. Pierre Petitfils, Nerval, biographie, p. 40.
  6. Pierre Petitfils, Nerval, biographie, p. 39.
  7. Jean Richer, Nerval par les témoins de sa vie, éditions Minard, 1970, texte 3, p. 73 (ISBN 0-320-05499-3).
  8. Édouard Peyrouzet, Gérard de Nerval inconnu, José Corti, 1965, p. 112.
  9. Pierre Petitfils, Nerval, biographie, p. 60.
  10. Huguette Brunet et Jean Ziegler, Sur Gérard de Nerval et la Bibliothèque Nationale, Presses universitaires de Namur, 1982, t. 4, p. 2-53.
  11. Pierre Petitfils, Nerval, biographie, p. 63.
  12. litterature-pour-tous.com.
  13. Édouard Peyrouzet, Gérard de Nerval inconnu, José Corti, 1965, p. 127.
  14. Jean Richer, éditions Minard, 1970, texte 4, p. 74.
  15. Philothée O'Neddy, Œuvres en prose, 1878.
  16. Ange-Pierre Leca, Et le choléra s'abattit sur Paris, 1832, Albin-Michel, 1998 (ISBN 2-226-01549-3).
  17. Édouard Peyrouzet, José Corti, 1965, p. 145.
  18. Francis Carco, Gérard de Nerval, Albin-Michel, 1953, p. 49.
  19. Gérard de Nerval décrit sa visite dans une goguette de Saint-Germain-en-Laye et parle de son passé de goguettier dans le chapitre III : Une société chantante de son récit autobiographique Promenades et souvenirs.
  20. Colling 1949, p. 220
  21. Par exemple, Christine Bomboir, Les Lettres d'amour de Nerval : mythe ou réalité ?, p. 93-94, considère que, si des souvenirs relatifs à Jenny Colon ont pu inspirer Nerval dans Sylvie ou les Petits châteaux de Bohême, voire dans Pandora, les « rapprochements ne résistent pas à l'examen » pour Aurélia. Pour elle, de même, ni Le Monde dramatique ni Piquillo n'ont été créés en hommage à Jenny Colon, et l'attribution à Jenny Colon des lettres d'amour de Nerval dépendent de « conjectures historiques » trop précaires.
  22. Charles Baudelaire, Edgar Poe, sa vie ses œuvres, 1856, chap. II.
  23. Encyclopedie de l'Agora, dossier Gérard de Nerval, Anecdotes.
  24. Publié dans Le Diable à Paris, Hetzel 1845. Réuni avec la Monographie de la presse parisienne d’Honoré de Balzac. Jean-Jacques Pauvert éditeur, 1965. p. 9-23.
  25. « Présentation des nuits d'octobre »
  26. Le Temps a paru du 1er mars au 12 décembre 1849.
  27. disponible sur Gallica

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Corinne Bayle, Gérard de Nerval, la Marche à l’étoile, Paris, Champ Vallon, 2001.
  • Albert Béguin, Gérard de Nerval, Paris, José Corti, 1945, 136 pages.
  • Jacques Bony, Gabrielle Chamarat Malandain et Hisashi Mizumo, Gérard de Nerval et l’esthétique de la modernité, Actes du colloque de Cerisy 2008, Paris, Hermann, 2010, (ISBN 978-2-7056-6993-5).
  • Jean-Paul Bourre, Gérard de Nerval, Paris, Bartillat, 2001.
  • Léon Cellier, Nerval, Paris, Hatier, 1967, 255 pages.
  • Gabrielle Chamarat, Nerval ou l’Incendie du théâtre. Identité et littérature dans l’œuvre en prose de Gérard de Nerval, Paris, José Corti, 1986.
  • Gérard Cogez, Voyage en Orient de Gérard de Nerval, Paris, Gallimard, 2008, 250 pages.
  • Gérard Cogez, Gérard de Nerval, Paris, Gallimard, Folio-biographies, 2010, 350 pages.
  • Emmanuel Godo, Nerval ou la raison du rêve, éditions du Cerf, 2008, 190 pages.
  • Jean Guillaume:
    • Gérard de Nerval : Pandora, Secrétariat des publications, Facultés Universitaires, 1968, 177 pages.
    • Gérard de Nerval : Aurélia Prolégonèmes à une édition critique, Presses Universitaires de Namur, 1972.
  • Jean Guillaume, Claude Pichois, Gérard de Nerval : Chronologie de sa vie et de son œuvre, août 1850-juin 1852, Les Études nervaliennes et romantiques, Presses Universitaires de Namur, 1984.
  • Jean Guillaume, Jean-Louis Préat, Nerval, masques et visage, Les Études nervaliennes et romantiques, Presses Universitaires de Namur, 1988, 163 pages.
  • Lucien Mazenod, Les écrivains célèbres, tome III : le XIXe et le XXe siècles, Paris, 1951.
  • Pierre Petitfils, Nerval, biographie, Paris, Julliard, collection Les vivants, 1986, (ISBN 2-260-00484-9)
  • Jean Richer (dir.), Cahier Nerval, Éditions de l'herne, Cahiers de l'Herne, no 37, Paris, 1980, 434 p. (ISBN 9782851970374)]
  • Jean Richer :
    • Gérard de Nerval et les doctrines ésotériques, Paris, Le Griffon d’Or, 1947.
    • Gérard de Nerval, Paris, Seghers, 1950, 221 pages.
    • Gérard de Nerval, expérience vécue et création ésotérique, Paris, Guy Trédaniel, 1987, 397 pages.
  • Pacôme Thiellement, L'Homme électrique, Nerval et la vie, Musica Falsa, 2008, 192 pages.
  • Alfred Colling, La Prodigieuse Histoire de la Bourse,‎ 1949 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Œuvres en rapport[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]