Marie-Amélie de Bourbon-Siciles
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Marie-Amélie de Naples et de Sicile
Marie Amélie de Bourbon, reine des Français et ses deux fils cadets, par Louis Hersent (1835).
Titres
9 août 1830 — 24 février 1848
(17 ans, 6 mois et 15 jours)
| Prédécesseur | Marie-Thérèse de France (reine de France et de Navarre) Marie-Louise d'Autriche (impératrice des Français) |
|---|---|
| Successeur | Eugénie de Montijo (impératrice des Français) |
25 novembre 1809 — 9 août 1830
(20 ans, 8 mois et 14 jours)
| Prédécesseur | Marie-Adélaïde de Bourbon |
|---|---|
| Successeur | Hélène de Mecklembourg-Schwerin |
| Titulature | Princesse de Naples et de Sicile |
|---|---|
| Dynastie | Maison de Bourbon-Siciles |
| Naissance | 26 avril 1782 Caserte (Sicile) |
| Décès | 24 mars 1866 (à 83 ans) Claremont House (Royaume-Uni) |
| Père | Ferdinand Ier des Deux-Siciles |
| Mère | Marie-Caroline d’Autriche |
| Conjoint | Louis-Philippe Ier |
| Enfants | Voir descendance |
| Sépulture | Chapelle royale de Dreux |
| Religion | Catholicisme romain |
Marie Amélie Thérèse de Bourbon, princesse de Naples et de Sicile est une princesse napolitaine et sicilienne née à Caserte (royaume de Sicile péninsulaire) le 26 avril 1782 et morte à Claremont (Royaume-Uni) le 24 mars 1866.
Issue de la branche des Bourbons de Sicile, la princesse Marie-Amélie est membre de la branche aînée des Bourbon. Elle devient, en se mariant en 1809,au premier prince du sang Louis-Philippe II d’Orléans , un membre de la branche cadette. D'abord duchesse d’Orléans, elles devient la seconde reine des Français quand son époux accéde au trône des Français en 1830 sous le nom de Louis-Philippe Ier.
Sommaire |
Biographie[modifier]
Famille[modifier]
Marie-Amélie de Bourbon-Siciles est la sixième fille du roi Ferdinand Ier des Deux-Siciles (1751-1825) et de la reine Marie-Caroline (1752-1814), elle-même sœur ainée de la reine de France Marie-Antoinette.
Marie-Amélie est donc la nièce par alliance de Louis XVI, la cousine de ses enfants Louis XVII et Madame Royale, mais aussi la tante de l'impératrice des Français Marie-Louise ainsi que de la duchesse de Berry.
Mariage et descendance[modifier]
Le 25 novembre 1809, à Palerme, elle épouse Louis Philippe d'Orléans (1773-1850), ci-devant duc de Chartres, fils aîné du défunt Philippe Égalité et de Louise Marie Adélaïde de Bourbon (fille du Duc de Penthièvre, ce dernier fils du Comte de Toulouse, bâtard du roi Louis XIV de France et de sa maîtresse Françoise Athénaïs de Rochechouart).
Ils auront dix enfants :
- Ferdinand-Philippe (1810-1842 accident de voiture), prince du sang, duc de Chartres, deviendra prince royal et duc d'Orléans épouse en 1837 Hélène de Mecklembourg-Schwerin ;
- Louise-Marie (1812-1850), princesse du sang, deviendra princesse Louise d'Orléans, épouse en 1832 Léopold Ier, roi des Belges (1790-1865) ;
- Marie (1813-1839), princesse du sang, deviendra princesse Marie d'Orléans épouse en 1837 le duc Alexandre de Wurtemberg (1804-1881);
- Louis (1814-1896), prince du sang, duc de Nemours ; épouse en 1840 Victoria de saxe-Cobourg-Kohary (1822-1857)
- Françoise (1816-1818), princesse du sang ;
- Clémentine (1817-1907), princesse du sang, deviendra princesse Clémentine d'Orléans ; épouse en 1843 Auguste de Saxe-Cobourg-Gotha-Kohary, prince de Saxe Cobourg Gotha et duc en Saxe ;
- François (1818-1900), prince du sang, prince de Joinville ; épouse en 1843 Françoise de Brésil
- Charles (1820-1828), prince du sang, duc de Penthièvre ;
- Henri (1822-1897), prince du sang, duc d'Aumale ; épouse en 1844 Marie-Caroline de Bourbon-Siciles-Salerne
- Antoine (1824-1890), prince du sang, duc de Montpensier, deviendra infant d'Espagne, épouse en 1846 Marie-Ferdinande d'Espagne, sœur de la reine Isabelle II.
En 1814, Louis Philippe d'Orléans reçoit le titre de duc d'Orléans, puis en 1830 devient roi des Français sous le nom de Louis-Philippe Ier, jusqu'en 1848. À l'annonce de cet avènement, la duchesse Marie-Amélie, membre de la branche aînée des Bourbon et profondément légitimiste, aurait dit en larmes, : « Quelle catastrophe ! ».
Toute sa vie, elle fut un exemple de dignité et de loyauté, d'amour pour son époux et ses enfants, tout en restant à l'écart des affaires politiques.
En 1840, Marie-Amélie donne son nom à la ville d'Amélie-les-Bains-Palalda, dans les Pyrénées-Orientales.
Voir aussi Liens de parenté entre Louis-Philippe Ier et la reine Marie-Amélie.
Après la révolution[modifier]
Après la révolution de 1848, elle s'exile avec son époux en Angleterre, à Claremont, dans le Surrey, sous le titre de courtoisie de « comtesse de Neuilly ».
Le peintre Ary Scheffer fit son portrait en deuil (1857) après la mort du roi Louis-Philippe(plusieurs versions : Musée Condé, Chantilly ; Musée de la Vie romantique, Paris ; Musée Louis-Philippe du château d'Eu et de sa belle-fille la duchesse de Nemours.
Elle survécut seize ans à son époux.
S'imposant par sa dignité mais aussi l'affection qu'elle leur portait; elle consacra sa vie à ses petits-enfants et arrière-petits-enfants notamment les petits princes Belges. C'est la reine Marie-Amélie qui demanda à son petit-fils, le futur Léopold II de Belgique, de prénommer sa fille aînée Louise en hommage à sa mère trop tôt disparue.
La reine pallia également l'absence prématurée de la princesse Royale décédée en 1858 et duchesse de Nemours décédée en 1857.
Ses petits-enfants contractèrent des unions selon leur rang dont certaines furent particulièrment brillantes : Charlotte de Belgique épousa en 1857 Maximilien d'Autriche, frère cadet de l'empereur François-Joseph. Soutenu par napoléon III, le couple se vit confié la couronne impériale du Mexique. Cette aventure tourna rapidement à la tragédie. Charlotte chercha en vain du soutien auprès des souverains européens et devint folle, Maximilien fut fusillé par les rebelles quelques mois après la mort de la reine Marie-Amélie.
Dans le même temps, si le jeune duc d'Orléans, prétendant à la couronne Française et son frère cadet, pouvant difficilement s'allier dans les maisons européennes, épousèrent des cousines issues de leur Maison. Le fils cadet du duc de Nemours, Gaston, comte d'Eu épousa en 1864 Isabelle de Bragance, princesse royale de Brésil, Philippe de Wurtemberg épousa une archiduchesse d'Autriche.
La reine Marie-Amélie mourut le 24 mars 1866 à l'âge de 84 ans suivie de peu par son petit-fils, le prince de Condé, profondément affecté par la mort de sa grand-mère.
Articles connexes[modifier]
- Le château d'Eu, qui fut la résidence d'été du roi Louis-Philippe et de la reine Marie-Amélie, en Normandie. Ce musée est consacré à la famille d'Orléans.
Liens externes[modifier]
- Le château d'Eu Musée Louis-Philippe site officiel du Musée Louis-Philippe du château d'Eu qui conserve de nombreux objets ayant trait à la famille d'Orléans
Voir aussi[modifier]
| Précédée par | Marie-Amélie de Naples et de Sicile | Suivie par | ||
|---|---|---|---|---|
| Marie-Thérèse de France comme « Reine de France » 1830 |
|
Eugénie de Montijo comme « Impératrice des Français » 1853 — 1871 |
||
Épouse du prétendant orléaniste au trône de France Marie-Isabelle de Montpensier |
||||
Succession légitimiste Marie-Thérèse de Modène |