Philibert Delorme

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Philibert Delorme
Image illustrative de l'article Philibert Delorme
Présentation
Naissance vers 1510
Lyon
Décès 8 janvier 1570
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Mouvement(s) Renaissance

Philibert de l'Orme, également connu sous son nom de Delorme (né à Lyon, vers 1510 - décédé à Paris, le 8 janvier 1570) est un architecte français de la Renaissance[1],[2],[3],[4],[5],[6].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît dans une famille de maître-maçons. De 1533 à 1536, il séjourne à Rome où il étudie les monuments antiques. En Italie, et est attiré à Paris en 1537 par le cardinal Jean du Bellay (ambassadeur de France à Rome), qui le fait connaître à la cour de François Ier et de Henri II.

Château de Saint-Maur fin XVIè siècle

Il réalise pour ce dernier le Château de Saint-Maur dont il ne reste rien et qui était un manifeste de la Renaissance française. C’était un quadrilatère inspiré des villas italiennes qui a été plus ou moins achevé en 1544. Ce château suscite l’intérêt et Delorme attire l’attention du roi. Delorme multiplie les chantiers, et, de 1545 à 1557, tous les chantiers importants l'ont vu passer ou ont été dirigés par lui.

Il est comblé de faveurs et reçoit même la commende de plusieurs abbayes qui lui procurent de confortables revenus. Parmi elles, l'Abbaye Saint-Serge d'Angers dont il portera le plus ordinairement le titre d'abbé dans les derniers temps de sa vie. Il rencontre, par l'intermédiaire de son frère Jean Delorme (contrôleur général des Bâtiments de France), l'architecte angevin de la Renaissance Jean Delespine.


Philibert Delorme donne pour Henri II les plans des châteaux d'Anet et de Meudon, et plus tard, pour Catherine de Médicis, ceux du palais des Tuileries, dont il est nommé gouverneur. En 1557 cependant, il tombe en disgrâce, accusé de malversations. Il passe le reste de son existence à rédiger des traités théoriques et entame la rédaction d'une somme de l’architecture. Il a publié un Traité complet de l'art de bâtir, suivi des Nouvelles inventions pour bien bâtir et à petits frais, Paris, 1561. Le premier tome de sa somme d'architecture est publié en 1567. Delorme n’ira pas au-delà.

Exemple de toit en carène

Enthousiaste de l'architecture antique, Philibert Delorme s'efforce de l'adapter au climat et aux mœurs de la France de la Renaissance. Il est le premier à porter le titre d'« architecte du roi » sous Henri II. Selon A. Jouanna il a fait « passer l'architecte du statut d'ouvrier à celui d'artiste ». Delorme rompt avec la tradition des maîtres maçons constructeurs des cathédrales qui ont tout appris sur les chantiers. Il incarne la figure de l’architecte porteur de la Renaissance, porteur d’une culture savante.

Il s'est aussi distingué comme inventeur vers 1550 de la technique de construction des toits de carène, dite également charpente « à petits bois », technique largement répandue dans plusieurs régions françaises, par exemple en Lozère autour de Mende. Il est aussi l'initiateur de l'assemblage de bois pour fabriquer de grandes pièces de bois, poutres en lamellé. Plus tard, cette technique aboutira à la charpente lamellé-collé.

Réalisations[modifier | modifier le code]

croquis de la galerie de l’hôtel Bullioud

Ses écrits[modifier | modifier le code]

  • Les Nouvelles Inventions pour bien bastir et a petits frais [1] (1561) ;
  • Le Premier Tome de l'Architecture [2] (1567) et [3] (1576) ;
  • Site "Architectura" du CESR [4].

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Potié Philibert de l'Orme 1998
  2. Jean-Marie Perouse de Montclos Philibert De l'Orme, architecte du roi 1514-1570 (2000)
  3. Pierre Mardaga Architecture de Philibert de l'Orme: Oeuvre entière contenant onze livres (1995)
  4. Archives Royales de Chenonceau. Lettres et Devis de P. de l'Orme 2010
  5. Anthony Blunt Philibert de l'Orme. Traduit de l'anglais par Jean Le Regrattier. Traduction revue par l'auteur.
  6. Giuseppe Fallacara Concetta Cavallini Le nouvelles inventions di Philibert de l'Orme 2009
  • Boudon, Françoise, Blécon, Jean, Philibert Delorme et le château royal de Saint-Léger-en-Yvelines, Éditions Picard, Paris, 1985 ;
  • Potié, Philippe, Philibert de l'Orme. Figures de la pensée constructive, Parenthèses, Marseille, 1996 ;
  • Pérouse de Montclos, Jean-Marie, Philibert De l'Orme, Mengès, Paris, 2000
  • Pauwels, Yves, Aux marges de la règle. Essai sur les ordres d’architecture à la Renaissance. Wavre,Mardaga, 2008     
  • Pauwels, Yves, L'architecture au temps de la Pléiade, Monfort, Paris, 2002.
  • Pauwels, Yves, L’architecture et le livre en France à la Renaissance : « une magnifique décadence » ?, Paris, Classiques Garnier, coll. « Arts de la Renaissance », 2013

Bâtiments portants son nom[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Philibert Delorme » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)