Carrières-sur-Seine

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Carrières-sur-Seine
Mairie de Carrières-sur-Seine, vue de la rue Gabriel Péri.
Mairie de Carrières-sur-Seine, vue de la rue Gabriel Péri.
Blason de Carrières-sur-Seine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Houilles
Intercommunalité Communauté de communes de la Boucle de Seine
Maire
Mandat
Arnaud de Bourrousse
2014-2020
Code postal 78420
Code commune 78124
Démographie
Gentilé Carrillons
Population
municipale
15 441 hab. (2011)
Densité 3 076 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 32″ N 2° 10′ 44″ E / 48.9088888889, 2.1788888888948° 54′ 32″ Nord 2° 10′ 44″ Est / 48.9088888889, 2.17888888889  
Altitude 52 m (min. : 23 m) (max. : 58 m)
Superficie 5,02 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.carrieres-sur-seine.fr/

Carrières-sur-Seine est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, située à sept kilomètres environ à l'est de Saint-Germain-en-Laye.

Ses habitants sont appelés les Carrillons.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de Carrières-sur-Seine dans les Yvelines.

Situation[modifier | modifier le code]

Carrières-sur-Seine est située au bord de la Seine, à 8 km à l'ouest de la Porte Maillot à Paris, à 7 km à l'est de Saint-Germain-en-Laye, la sous-préfecture, et à 15 km au nord de Versailles, la préfecture.

Les communes limitrophes sont :

Carrières-sur-Seine possède la particularité d'être limitrophe à la fois du département des Hauts-de-Seine et de celui du Val-d'Oise.

Géologie[modifier | modifier le code]

Une coupe géologique dans le plateau de la boucle de Seine où se situe Carrières-sur-Seine montre des couches superposées :

  • des marnes et caillasses en surface,
  • du calcaire grossier en dessous, qui a été largement exploité,
  • ensuite de l'argile plastique en une couche qui passe sous le lit de la Seine et se prolonge en direction du mont Valérien.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune appartient au bassin versant de la Seine. Le bras de Marly coule du nord-est au sud-est à l'intérieur du territoire de la commune, entre l'île de Chatou et la boucle de la Seine où se situe la majeure partie du territoire. En amont la Seine coule entre Bezons et Nanterre, en aval entre Chatou et Rueil.

L'alimentation en eau de la ville provient de la nappe phréatique captée par quatre usines à Croissy-sur-Seine et au Pecq[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Carrières-sur-Seine, comme toutes les communes d'Île-de-France, est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales plus éloignées de Paris.

Transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Malgré la présence sur son territoire de trois ponts franchissant la Seine (pont du RER A, pont de la ligne de Saint-Lazare et pont de l'autoroute A14), la ville ne possède pas de pont de circulation ordinaire. Pour franchir la Seine et accéder à La Défense ou Paris, il faut franchir soit le pont de Chatou, vers le sud, où passe la route nationale 186, soit franchir le pont de Bezons où passe la route départementale D392.

En conséquence, les axes routiers principaux de la commune, les routes départementales D311 (Bezons - Saint-Germain-en Laye) et D321 (Carrières - Chatou puis Croissy-sur-Seine) sont des axes de desserte locale ramenant vers les axes principaux.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par la gare de Houilles - Carrières-sur-Seine dont elle est copropriétaire[2]. Celle-ci est traversée par la ligne A du RER et par la ligne Saint-Lazare du Transilien (lignes J et L).

La desserte en bus de Carrières-sur-Seine est assurée par la ligne 363 de la RATP ainsi que les lignes 3A, 3B, 3C, 10 et 19 du réseau « Bus en Seine » (hors dimanches et jours fériés)[3].

Occupation du territoire[modifier | modifier le code]

Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 50,70 % 257,61
Espace urbain ouvert 15,19 % 72,20
Espace rural 34,11 % 173,34
Image du parc de la mairie de Carrières-sur-Seine
Parc de la mairie de Carrières-sur-Seine, aussi appelé les jardins de Mademoiselle de La Vallière

Du fait de son relatif isolement, la commune présente, au regard de ses voisines, un faible taux d'urbanisation et de nombreux espaces ruraux cultivés ou en jachère[4]. Pour la partie rurale, la surface des cultures constitue la part principale(98 ha), à laquelle vient s'ajouter celles de la Seine (33 ha), complétée par diverses surfaces rurales (40 ha). L'espace urbain construit se répartit en habitats individuels (125 ha), collectifs (30 ha), équipements (37 ha), transports (23 ha, comprenant l'autoroute A14 qui traverse la commune), activités (37 ha) et enfin chantiers (5 ha). Dans la partie urbaine non construite est incluse l'île fleurie qui est séparée du reste de la commune par le bras de Seine le plus large.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Quadraria à l'époque romaine, Carrières-Saint-Denis en 1137[5], Carrières-sur-Seine au début du XXe siècle.

Le hameau prit le nom de « Carrières-Saint-Denis » en raison des multiples carrières de calcaire qui y furent exploitées jusqu'au XIXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Plaque à la mémoire de l'abbé Suger.

Le site de Carrières-sur-Seine est nommé Quadraria à l'époque romaine et il est d'occupation ancienne.

Il a certainement été victime de l'incursion des Vikings qui ont remonté la Seine jusqu'à Paris en 845.

Mais c'est en 1137 que le hameau fut officiellement fondé par Suger, abbé de Saint-Denis au XIIe siècle, pour accroître les terres et les revenus de l'Abbaye. Le parchemin sur lequel figure l'acte qui donne à l'Office du trésorier de Saint-Denis la Prévôté de Berneval-en-Caux ainsi que le village de « Carrières-Saint-Denis » est conservé aux Archives nationales[5]. Ainsi, comme trésorier de l'office claustral, Étienne est le premier seigneur du village, puis Christian lui succède deux ans plus tard.

Située sur les flancs de la vallée de la Seine, Carrières-Saint-Denis offrait de bonnes terres d'alluvions, très fertiles, ainsi qu'une pierre calcaire de bonne qualité : le liais. Le hameau prit d'ailleurs le nom de « Carrières-Saint-Denis » en raison des multiples carrières de calcaire qui y furent exploitées jusqu'au XIXe siècle.

De 1250 date l'édification de la grange dîmeresse.

Philippe le Bel et Philippe de Valois y avaient un manoir.

Le moulin est mentionné dans les registres de l'abbaye de Saint-Denis en 1425 pour la première fois, même si sa construction est bien antérieure.

En 1453, à la fin de la guerre de Cent Ans, le village compte trente feux ou maisons. En 1470, seuls huit feux sont signalés. Il est probable que bien des habitants venus chercher refuge autour de l'abbaye sont retournés dans leur région d'origine.

Toujours sous la tutelle de l'Abbaye de Saint-Denis, le village gagna cependant en autonomie vis-à-vis de ses voisines comme Houilles ou Montesson et vit son territoire affirmé par les procès-verbaux de 1479, 1633 et 1728.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Carrières-Saint-Denis fut lieu de chasse des rois Henri II et Henri IV. Le plus ancien registre paroissial conservé date de juillet 1618 et l'état civil mentionne des noms de famille encore traditionnellement connus : Bresnu, Ballagny, Dreux, Louet, Sarazin, Daubin, Nicolle, …

En 1629 le pont de Chatou est achevé sur toute sa longueur et offre une alternative au bac pour traverser le Seine, moyennant un péage. Par contre un droit est perçu pour le passage sous le pont, ce qui déplaît fortement aux mariniers de Carrières-Saint-Denis qui commercent très régulièrement entre Le Pecq et Paris. Il brûla trois ans plus tard et à nouveau sous la Fronde des Princes, vingt ans plus tard. Pendant les Frondes, Carrières-Saint-Denis subit des pillages et les horreurs de la guerre comme tout le Nord-Ouest de Paris. Au XVIIIe siècle, Carrières-Saint-Denis est le lieu supposé de résidence de Louise de la Vallière, favorite de Louis XIV, d'après une tradition orale persistante.

Un édit de juin 1787 érigea la paroisse de Carrières-Saint-Denis en municipalité et finalement, la loi du 10 juin 1791 prescrivant l'aliénation des biens communaux de l'Église, acheva de séparer le village de l'Abbaye de Saint-Denis. Pour la première fois, Carrières-Saint-Denis prit le nom de Carrières-sur-Seine (elle n'acquit définitivement ce nom qu'au début du XXe siècle).

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La commune connut jusqu'aux années 1960 une croissance assez lente de sa population, à l'inverse de Chatou ou de Houilles. La raison principale est qu'elle est située hors des voies d'accès vers Paris, et donc à l'écart des courants principaux d'urbanisation. Si ce retard à l'urbanisation se comble très rapidement aujourd'hui, la ville offre encore en son centre historique une atmosphère campagnarde de vieux village qui en fait un lieu assez unique à petite distance de la capitale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1890 1913 Gabriel Gally   Conseiller général
1970 1977 Pierre-Alexandre Bourson Républicains indépendants député de 1973 à 1981
1977 1983 Marcel Saussard PS  
1983 2001 Pierre-Alexandre Bourson UDF député de 1973 à 1981
2001 2008 Françoise Brondani UMP  
2008 en cours Arnaud de Bourrousse Divers droite  

Jumelages[modifier | modifier le code]

La décision de jumeler Carrières-sur-Seine avec la ville allemande de Grünstadt (Rhénanie-Palatinat) a été prise le 5 décembre 1973 et officialisée en 1974. Les cérémonies officielles à Grünstadt se sont tenues en octobre 1974[6]. Un « comité de jumelage » dont le siège est en mairie se charge de l'animation et organise les échanges culturels et scolaires.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2006, la ville fait partie de la Communauté de communes de la Boucle de Seine.

Elle fait partie de plusieurs syndicats intercommunaux[7]:

  • Le Syndicat intercommunal pour le gaz et l'électricité en Ile-de-France (SIGEIF).
  • Le Syndicat Intercommunal pour le Traitement des Résidus Urbains de la Boucle de Seine (SITRU)[8].
  • Le Syndicat Intercommunal "SIVOM des Coteaux de Seine".
  • Le Syndicat Intercommunal à Vocation Multiple de la Boucle.
  • Le Syndicat Mixte d'aménagement de gestion et d'entretien des berges de la Seine et de l'Oise (SMSO)[9].
  • Le Syndicat Intercommunal des Lycées du district scolaire de Sartrouville (SILS).
  • Le SIVOM de Saint Germain-en-Laye : exclusivement pour la section fourrière.
  • Le Syndicat d'Assainissement de la Boucle de la Seine (SABS).
  • Le SIVOM de Houilles / Carrières-sur-Seine.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 15 441 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 186 903 914 946 1 052 1 053 1 057 1 059 1 112
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 157 1 219 1 281 1 193 1 193 1 366 1 364 1 371 1 469
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 661 2 015 2 267 2 756 4 052 5 466 5 319 5 098 6 034
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 458 11 713 11 733 11 399 11 469 12 050 15 450 15 441 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (12,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,8 %, 15 à 29 ans = 18,8 %, 30 à 44 ans = 25,9 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 11,3 %) ;
  • 51,3 % de femmes (0 à 14 ans = 22,5 %, 15 à 29 ans = 19,9 %, 30 à 44 ans = 26,2 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 13 %).
Pyramide des âges à Carrières-sur-Seine en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,6 
2,8 
75 à 89 ans
4,1 
8,4 
60 à 74 ans
8,3 
19,2 
45 à 59 ans
18,4 
25,9 
30 à 44 ans
26,2 
18,8 
15 à 29 ans
19,9 
24,8 
0 à 14 ans
22,5 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Quatre groupes scolaires rassemblent chacun une école maternelle et une école élémentaire : groupe Maurice Berteaux, groupe Alouettes / Prévert, groupe Victor Hugo / Parc, groupe Plants de Catelaine.

Les effectifs scolaires augmentent chaque année et ont atteint 1 843 enfants pour l'année scolaire 2008/2009.

Sur le territoire de la commune se trouvent aussi le collège des Amandiers et le lycée d'enseignement général "Les Pierres Vives". Le bassin d'éducation dans lequel se trouve la commune au regard de la sectorisation est celui de Poissy/Sartrouville.

Le collège des Amandiers, ouvert depuis la rentrée 1992, bénéficie d'un stade et d'un complexe sportif ainsi que de 5 900 m2 de cour, préau et espaces verts. À la rentrée 2014, il compte 692 élèves repartis en 26 classes pour un corps enseignant de 45 professeurs.

Le lycée "Les Pierres Vives" est situé à proximité de la cité du Petit Bois. Son nom est inspiré à la fois par l'importance de la pierre dans l'histoire de Carrières-sur-Seine et par la phrase de Rabelais « je ne bâtis que pierres vives ce sont hommes ». Ouvert à la rentrée 1990, il comptait 1 119 élèves à la rentrée 2009.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Ateliers des artistes[modifier | modifier le code]

Depuis 2011 les artistes et les artisans locaux de Carrières-sur-Seine et de Houilles[14] ouvrent les portes de leurs ateliers et exposent leur métier et leur savoir faire.

Vide grenier[modifier | modifier le code]

Traditionnellement liée à la Saint Jean-Baptiste (église de la ville), le vide-grenier accueille les chineurs un dimanche du mois de juin dans le parc de la Mairie et les rues du centre-ville.

Fin d'année[modifier | modifier le code]

La grande fête de fin d'année de la ville a lieu le dernier samedi de juin. Dans le parc de la Mairie et sur les bords de seine : animations l'après-midi, pique-nique guinguette, feu d'artifice tiré depuis une péniche amarée sur l'île Fleurie.

Forum de la ville et des associations[modifier | modifier le code]

Le premier dimanche de septembre, c'est le grand rendez-vous de l'année organisé par la Ville avec la participation active des associations culturelles et sportives carrillonnes. Dans le parc de la Mairie, les associations et services de la ville sont exposés avec de nombreuses démonstrations spectaculaires.

Village bio[modifier | modifier le code]

Organisé par l'association Vivre Bio en Boucle de Seine et la Ville en début d'année scolaire, dans le parc de la Mairie, le village bio est une occasion annuelle de découvrir de nouveaux modes de consommation.

Soirées du comité des fêtes[modifier | modifier le code]

Le comité des fêtes[15] organise plusieurs soirées au cours de l'année : Cabaret Jazz, Thés dansants, ...

Fééries de Noël[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, les Féeries de Noël se déroulent le 1er week-end de décembre. Un défilé aux lampions avec des chars construits par les accueils de loisirs, l'illumination d'un quartier de la ville, vin et chocolat chauds servis par les parents d'élèves des écoles de la ville.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'US Carrières-sur-Seine regroupe une vingtaine de sections (badminton, football, tennis, etc.) qui représentent près de 2 400 adhérents[16].

La ville possède une équipe de rugby à XV, le Rugby Olympique Club de Houilles - Carrières-sur-Seine[17]. Un golf de neuf trous se trouve dans l'île fleurie[18]. Un club d'échecs renommé fort de 70 adhérents officie sur la commune depuis plus de 20 ans.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Eglise Saint Jean-Baptiste à Carrières-sur-Seine

Carrières-sur-Seine fait partie du diocèse de Versailles et possède deux lieux de culte catholique :

  • L'église Saint-Jean-Baptiste, située dans le centre historique
  • L'église Notre-Dame-du-Réveil-Matin, située à la limite de Houilles dans le quartier du petit Bois.

Économie[modifier | modifier le code]

Activités et emploi[modifier | modifier le code]

Alors qu'il était le plus élevé des Yvelines en 2006, à 19,74 %, le taux de la taxe professionnelle a baissé pour atteindre 16,15 % en 2009. La taxe professionnelle est gérée par la communauté de communes de la Boucle de la Seine (CCBS) avec comme objectif une uniformisation à 13,75 % en 2011.

Zones économiques[modifier | modifier le code]

Trois zones économiques regroupent l'essentiel de l'activité industrielle et tertiaire de la commune[19] :

  • la zone économique des Amandiers est la plus ancienne. Créée en 1988, elle regroupe plus de 50 entreprises pour une surface de locaux de 65 000 m². Ainsi, 464 salariés y sont employés dans les secteurs de l'électronique, l'environnement, les services aux congrès et salons professionnels, la métallurgie, l'imprimerie-édition, la location de linge et le BTP ;
  • non loin de là la zone économique du Colombier est située à la limite d'une autre zone économique sur la commune de Bezons. Créée en 1995, sa surface de 105 000 m² de locaux abrite 42 entreprises. Ceci représente 582 emplois dans les secteurs de la logistique, du négoce, de la menuiserie, du BTP et de l'aéronautique ;
  • enfin la zone économique Eiffel située aux abords de Montesson, est de création plus récente avec les sièges sociaux de JVC et Minolta. À côté de ces deux entreprises principales, le parc Gustave Eiffel accueille des PME/PMI dans des locaux créés ces dernières années.

Aux secteurs d'activité déjà mentionnés, s'ajoute celui des agences de communication, spécialisées dans le numérique, internet ou encore l'événementiel.

Commerce[modifier | modifier le code]

Historiquement les commerces et artisans du village étaient situés tout au long de la rue principale (rue Gabriel Péri). Lors du développement accéléré de la commune dans les années 1990-2000, un nouveau pôle commerçant a été créé boulevard Carnot, près de la halle de même nom et de la poste. Plus récemment encore, un centre commercial avec parking souterrain a vu le jour dans les nouveaux quartiers construits entre le boulevard Carnot et l'autoroute A14 en souterrain.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le terrain et le climat sont très favorables à la culture maraîchère. À ces facteurs naturels s'ajoute le fait que les espaces agricoles sont longtemps restés isolés des voies de communication principales de la boucle de Seine. Des terrains à proximité des berges de Seine, en zone inondable, et une zone dans la plaine de Montesson ont été incluses dans le Périmètre Régional d'Intervention Foncière (PRIF) destiné à préserver 165 ha de terres agricoles dans la boucle[20].

Les 23% de surface agricole sur le territoire de la commune, soit 120 ha, sont exploités par 8 exploitants (en 2008).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Le conservatoire municipal de musique et de danse Jean-Philippe Rameau, conçu par l'architecte Dominique Deshoulières, a été inauguré en novembre 2000. Sur une superficie de 1 056 m², il bénéficie d'équipements remarquables pour un conservatoire municipal et présente une architecture résolument moderne. Il offre sept salles de cours individuelles, six salles collectives et un auditorium de 167 m² qui possède une acoustique pour musique de chambre. Ce bâtiment peut accueillir jusqu'à 700 élèves. Bernard Gabel, créateur de l'école de musique, en a été le directeur jusqu'en 2009[21].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Les vestiges de l'abbaye

Moyen Âge :

Il reste une partie de la Grange aux dîmes, datant du XIIe siècle et aujourd'hui classée monument historique, ainsi que quelques maisons troglodytes.

Par ailleurs, on découvrit, en 1838, lors de travaux effectués dans l'église Saint-Jean-Baptiste, un retable sculpté du second quart du XIIe siècle[22]. Ce retable, en pierre calcaire présente trois scènes : l'Annonciation, la Vierge en majesté, le Baptême du Christ. Unique en son genre par son style (témoignant du passage du roman au gothique, traces de polychromie…), il est aujourd'hui conservé au Musée du Louvre à Paris[23]. Une copie de l'original est visible dans l'église Saint Jean Baptiste.

Ancien Régime :

De l'Ancien Régime, ont été conservés la mairie et son parc, lieu supposé de résidence de Mademoiselle de la Vallière. Des recherches approfondies dans de nombreux documents disponibles (registres paroissiaux, notariat, Archives Départementales et Nationales) n'ont cependant pas permis de le confirmer. Le parc, œuvre de Claude Desgots, petit-neveu de Le Nôtre, est classé monument historique. Il a cependant été très endommagé par la tempête de décembre 1999. La demeure de la Comtesse de Bussy, guillotinée à la Révolution en 1794, a été divisée en appartements et est assez endommagée. Elle est cependant visible rue de Bezons.

XIXe siècle et XXe siècle :

Carrières, proche de Chatou et Bougival, hauts-lieux de l'impressionnisme, a également inspiré les peintres : Claude Monet y a peint Carrières-Saint-Denis en 1872, Maurice de Vlaminck Le Village en 1905 et André Derain en fit un de ses sujets de prédilection. De même, le peintre cubiste Georges Braque peignit un Paysage de Carrières-Saint-Denis en 1909.

Peinture impressionniste[modifier | modifier le code]

En 2002, pour entretenir l'héritage culturel laissé par les Impressionnistes dans les Yvelines, Carrières-sur-Seine, avec huit autres communes riveraines de la Seine, Chatou, Croissy-sur-Seine, Bougival, Louveciennes, Marly-le-Roi, Le Port-Marly, Le Pecq et Noisy-le-Roi, crèe le label et la structure « Pays des Impressionnistes »[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Carrières-sur-Seine

Les armes de Carrières-sur-Seine se blasonnent ainsi :

de gueules aux trois têtus de carrier d'or rangés en phase, soutenus d'ondes d'argent mouvant de la pointe, au chef cousu d'azur chargé d'un clou de la Passion d'argent accosté de deux fleurs de lys aussi d'or.

Les tétus (marteaux de carrier) évoquent l'exploitation des carrières de pierre calcaire auxquelles la commune doit son nom, les ondes d'argent, la Seine qui borde le territoire communal à l'est, et le chef rappelle que le village fut longtemps sous la tutelle de l'abbaye de Saint-Denis.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.carrieres-sur-seine.fr//jsp/site/Portal.jsp?page_id=416
  2. http://www.carrieres-sur-seine.fr//jsp/site/Portal.jsp?page_id=47
  3. http://www.transdev-idf.com/horaire-ligne-03-bus_en_seine_019
  4. Mode d'occupation du sol en 2003, IAURIF
  5. a et b Louis Jouan, Histoire de Carrières-sur-Seine, Carrières-sur-Seine, 1978, p. 8-9.
  6. Historique du comité de jumelage, site municipal.
  7. Page dédiée aux syndicats intercommunaux sur le site de la mairie
  8. Site officiel du SITRU
  9. Liste des communes adhérentes, sur le site du SMSO
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. « Évolution et structure de la population à Carrières-sur-Seine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 mai 2011)
  13. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 mai 2011)
  14. http://portesouvertescollectif.over-blog.com/
  15. http://www.carrieres-sur-seine.fr/jsp/site/Portal.jsp?page_id=348
  16. Site officiel de l'Usc.
  17. Site officiel du club de rugby.
  18. Site officiel du golf de l'île fleurie.
  19. Site du développement économique de Carrières-sur-Seine (consulté en mars 2011).
  20. http://www.carrieres-sur-seine.fr//jsp/site/Portal.jsp?page_id=727
  21. Carrières Magazine no 38 mars-avril 2008 p. 9-13.
  22. http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/lannonciation-la-vierge-en-majeste-le-bapteme-du-christ
  23. Les premiers retables (XIIe-début du XVe siècle) [texte imprimé] : une mise en scène du sacré : exposition, Paris, Musée du Louvre (espace Richelieu, 10 avril-6 juillet 2009
  24. Clarisse Josselin, Le Pays des impressionnistes est né, Le Parisien, 27.02.2002.