Bûcheron

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Bûcheron
Image illustrative de l'article Bûcheron
Bûcheron débitant un petit tronc en bûches.

Appellation Bûcheron
Secteur d'activité Bois - Nature
Compétences requises Habileté manuelle
endurance
Niveau de formation Formation professionnelle initiale
Professions voisines menuisier - sylviculteur - garde-chasse
Code ROME (France) A1201

Un bûcheron est un professionnel de l'abattage (coupe) des arbres. Les agriculteurs exercent aussi souvent ce type d'activité pour tirer des forêts qu'ils gèrent un revenu et se chauffer. C'est l'un des métiers statistiquement les plus risqués quant aux accidents corporels.

Deux hommes abattant un gros arbre, Colombie-Britannique, vers 1895
« Le bûcheron de la forêt de La Londe », sculpture de Paul Richer réalisée en 1899, exposée au musée de Roubaix dit « La Piscine ».
Réfectoire des bûcherons, construit sur le chantier de coupe, États-Unis, 1937
Famille de Bûcherons en région parisienne en 1913 (forêt de Bondy).

Tâches[modifier | modifier le code]

  • Couper les arbres, les ébrancher, les énœuter, les rainer (pour le bois de mine) afin de produire des grumes, les branches sont débitées en bois de chauffage (bûches d'un mètre le plus souvent), ou d'industrie (minimum 1 mètre et plus pour le merrain, puis après selon le sciage ou le déroulage la longueur est variable).
  • Empiler ces bûches en piles régulières.
  • Brûler les rémanents (quand cela est permis) ou en faire des fagots. Il est souvent recommandé de conserver un certain pourcentage de bois mort au sol, pour contribuer à la conservation d'un humus de qualité.

Pour des raisons écologiques ou de coût, le débardage peut être exceptionnellement fait à cheval ou par câble.

Matériel et outillage[modifier | modifier le code]

Le matériel de base était, à l'époque, la hache et la scie. Aujourd'hui, dans la plupart des cas, il est largement remplacé par la tronçonneuse et/ou l'abatteuse. De même, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, les engins à moteurs (tracteurs et camions à chenilles, puis débardeurs et autres engins adaptés aux terrains difficiles) ont pris la place des chariots et des chevaux pour le débardage.

Dans certains cas, le bûcheron peut aussi être un élagueur ou élagueur doux (alors susceptible d'utiliser de petites scies à main, voire le sécateur).

Afin de travailler dans les meilleures conditions de confort et de sécurité, le bûcheron contemporain peut disposer de divers équipements:

  • casque anti-bruit et lunettes (contre les projections de sciures de bois)
  • vêtements et chaussures anti-coupure
  • harnais et cordage
  • griffes d'élagueur

Jargon de la profession[modifier | modifier le code]

Baraquer consiste à construire une baraque de bois située près des coupes.

Encrouer se dit d'un arbre qui en tombant s'embarrasse (se prend) dans les branches d'un autre.

L’entaille d'abattage permet à l'arbre de basculer et de donner la direction de chute. La charnière de diriger l'arbre dans la direction voulue. Elle doit faire environ entre 1/3 et 1/5e du diamètre de l'arbre. Son ouverture est comprise entre 30 et 45° maximum. Les deux traits doivent être bien jointifs et le fond de l'entaille perpendiculaire à la direction de chute.

Une grume est un tronc arbre ébranché mais non écorcé et transporté tel quel.

Le houppier est la cime de l'arbre.

Un pesso ou une pesse est un épicéa (commun) pour le bûcheron Savoyard ou Haut-Savoyard.

Le plafond est le trait oblique de l'entaille d'abattage.

Le plancher est le trait horizontal de l'entaille d'abattage.

Une vargne désigne le sapin (pectiné) en Savoie, Haute-Savoie.

Le coin désigne une pièce triangulaire de métal, à mettre dans une fente, afin d'y taper dessus et de fendre le bois.

Santé et travail[modifier | modifier le code]

Le métier de bûcheron est l'un des plus risqués, notamment en montagne, et ceci dès la période de formation. Ainsi, en 2003 en Suisse, 50 % des apprentis forestiers bûcherons avaient déclaré un accident du travail[1], ce qui a incité la Commission fédérale suisse pour la formation professionnelle (CFFP) et la Suva à initier un programme conjoint d'amélioration de la sécurité durant la formation, associant 281 formateurs, après une enquête identifiant les dangers et le comportement au travail et face aux dangers et risques, les contextes, les savoir et savoir-faire techniques des apprentis, les nécessités du métier ainsi que le degré de conscience du risque.

Ce métier se pratique dans la nature (et plus rarement en ville ou au bord de routes et canaux, où les élagueurs doux sont souvent appelés), mais parfois dans de difficiles conditions (froid, humidité, sols glissants).

Le bûcheron est également exposé à la fumée riche en suies et en huile des tronçonneuses, et parfois à la fumée des feux. Il est recommandé de ne pas être allergique aux pollens, aux piqûres d'insectes, aux fumées et à la poussière de bois.

Le bûcheron est soit salarié, soit entrepreneur indépendant payé à la tâche. Sa rémunération est très variable car elle est issue directement de la qualité et de la quantité du travail effectué, du type de coupe, de la qualité des bois.

Les bûcherons salariés ont un revenu peu motivant. Les entrepreneurs indépendants s'en sortent mieux, mais fournissent une somme de travail plus importante.

Imagerie populaire[modifier | modifier le code]

L'imagerie véhiculée par Lucky Luke et le cinéma américain et québécois veut que le bûcheron soit habillé d'une chemise à carreaux rouge, d'un pantalon en toile, et de chaussures de marche. Il est également souvent représenté avec une barbe.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Protection de la santé et sécurité au travail dans les entreprises forestières formatrices. Une amélioration est urgente », Wettmann O., Hartmann H., Moser U. (2007), in La Forêt vol. 60(10), p. 12-14.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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