François Gérard

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Baron Gérard

Description de l'image  Antoine-Jean Gros - Portrait de Francois Pascal Simon Gerard 1790.jpg.
Nom de naissance François Pascal Simon Gérard
Naissance 1770
Rome
Décès 1837
Paris
Nationalité Drapeau de France France
Activité(s) Peintre
Maître Augustin Pajou, Jacques-Louis David
Mouvement artistique Néo-classicisme
Œuvres réputées Bélisaire, L'Amour et Psyché, L'Entrée d'Henri IV
Influencé par Nicolas_Guy Brenet, Jacques Louis David, Thomas Lawrence
Récompenses Second prix au Prix de Rome de 1789

François Pascal Simon, baron Gérard, né à Rome le 4 mai 1770 et mort à Paris le 11 janvier 1837, est un peintre d’histoire, portraitiste et illustrateur néo-classique français.

Elève de Jacques-Louis David, il fut l'un des principaux peintres du Premier Empire et de la Restauration. Peintre de cour sous Napoléon Ier, puis Premier peintre des rois Louis XVIII et Charles X, Gérard bénéficia d'une grande renommée, non seulement française, mais aussi européenne. Surnommé "le peintre des rois, le roi des peintres", le peintre fut en effet le portraitiste de toutes les familles souveraines européennes. Son Salon, un des plus réputés de son temps, accueilli les plus grandes personnalités.

Sommaire

Biographie [modifier]

On ne peut comprendre la sensibilité de la peinture de Gérard, que si on se penche, d’abord, sur les événements de sa vie. C'était, comme son nom l'indique, un Gérard, c'est pourquoi il a eu toujours éprouvé de grandes difficultés durant ses études, heureusement pour lui, son seul et immense talent dans les arts manuels compensait son manque d'intelligence flagrant.

Événements familiaux [modifier]

Fils de Jean Simon Gérard, intendant du cardinal François-Joachim de Pierre de Bernis, et de l’Italienne Cléria Mattei, il passa les dix premières années de sa vie à Rome. Il y montra déjà un talent manifeste pour le dessin.

En 1780, son père, revenu à Paris avec sa femme et ses trois fils, passa au service du ministre de la maison du roi qui fit admettre le jeune François à la Pension du Roi : établissement pour jeunes artistes talentueux. Deux ans plus tard il devint élève de Pajou, sculpteur, puis de Brenet, artiste peintre, et pour finir, de David en 1786 (voir le § suivant : "Le peintre"). En 1789, il obtint le second prix de Rome, derrière Girodet : son ami de jeunesse. En 1790, il se représenta au concours, mais la mort de son père survenue pendant la durée de l’épreuve ne lui permit pas d’achever son travail.

Très attaché à sa mère de santé fragile, dont il était à 20 ans le seul soutien, il abandonna le concours et partit pour Rome avec sa famille[1]. Ils n’y séjournèrent que six mois, pour éviter l’inscription sur la liste des émigrés et préserver leur modeste patrimoine.

Ce fut alors une époque douloureuse en plein cœur de la révolution. En 1793, «  il perdit sa mère qu’il n’avait jamais quittée et qu’il aimait tendrement. […] Il dut pourvoir à l’éducation de ses deux frères et d’une jeune tante, sœur de sa mère, [Marguerite Mattei] qu’il avait ramenée d’Italie, et qu’il épousa en 1795. »[2]

Sans ressources, pendant trois ans, il exécuta des dessins remarquables pour les frères Didot. Il obtint aussi un logement et un atelier au Louvre (avant son mariage en 1795). David le protégea pendant cette période trouble.

Au sortir de la Révolution, le succès vint rapidement, principalement grâce à ses portraits, et sa réputation fut alors établie ; à partir de 1800, les familles régnantes, les dignitaires « tinrent à honneur d’être peints par lui. »[3] Toute sa vie alors fut consacrée à sa peinture, et son œuvre fut considérable.

Vers 1835, sa santé chancelante se détériora rapidement ; fragilisé, il s’éteignit à Paris, d’une maladie qui l’emporta en quelques jours, au début de 1837, à l’âge de 67 ans. Ses dernières pensées et prières furent pour sa mère et l’Italie de son enfance. Sa sépulture se trouve au cimetière Montparnasse.

Le peintre [modifier]

Il fut d’abord élève d’Augustin Pajou, puis de David à l’école duquel Gérard tenta le « grand genre » : la peinture d’histoire ou d’allégorie. Sous le Révolution, il échappa, grâce à son maître David, à la conscription en se faisant nommer juré au Tribunal révolutionnaire, fonction que, simulant une infirmité, il exerça peu.

Comme Girodet, il illustra un temps des œuvres classiques. Ossian évoque les fantômes au son de la harpe sur les bords du Lora de 1801 conserve le caractère poétique d’une esquisse à la lumière irréelle.

Bien connues parce que nombreuses et appréciées, ses peintures de portraits peuvent être admirées pour leur virtuosité, grâce à l’étonnante galerie de réductions (appelées « esquisses ») gardées dans l’atelier à Versailles. Sens de la nature, symbole de la silhouette bien détachée dans l’espace, lumière légèrement vaporeuse, ces qualités évoquent Prud’hon et l’école anglaise

Sous l’Empire il devint le portraitiste de la cour : Madame de Visconti, comtesse Regnaud de Saint-Jean d'Angély (Laure de Bonneuil). Il a le goût de la matière brillante, de la lumière claire et des glacis : dans son tableau Madame Récamier (1805) que l’on peut comparer au tableau de David de 1800, sobre, sur fond uni et avec tenue simple sur un divan à l’antique. Ici la robe est plus élaborée avec une évocation en fond de paysage, masqué par une tenture.

En 1808, il réalise un portrait de l’Empereur, tableau très célèbre.

Quelques tableaux d’histoire :

  • Austerlitz, au traitement presque classique de la bataille dans la tradition du XVIIIe siècle - il dut soumettre son esquisse à l'empereur.
  • Entrée d’Henri IV à Paris. Ce tableau de 1817 qui eut un grand succès, est une commande des Bourbons qui veulent prouver leur légitimité, suite à l’expédition napoléonienne, par leur rattachement par le sang à Henri IV.

Le 5 avril 1811 il est nommé professeur de l'École des Beaux-Arts de Paris en remplacement de Jean-Simon Berthélemy et sera remplacé par Michel Martin Drolling en 1837[4]. Il fut reçu membre de l'Académie des beaux-arts en 1812. Il fut longtemps attaché au Louvre, et créé baron en 1819[5]. Il est nommé Premier peintre du roi en 1817, fonction qu'il exercera sous les règnes de Louis XVIII et de Charles X. Son Oeuvre, son Salon, ses relations, en font l'un des personnages les plus influents des milieux intellectuels et artistiques de l'époque.

Œuvres [modifier]

(liste non exhaustive)

Dessins, aquarelles [modifier]

Peintures [modifier]

  • Portrait de la reine Louise de Prusse, vers 1795-1800
  • Portrait de Simon Chenard, 1797, musée d'Auxerre
  • Allégorie « Psyché et l’Amour », 1798, Paris, Musée du Louvre
  • Portrait de l’impératrice Joséphine à la Malmaison, 1799
  • Portrait de Désirée Clary, 1800
  • Allégorie 'Ossian invoque les Esprits, 1801
  • Madame Bonaparte dans son salon, 1801, Rueil-Malmaison, châteaux de Malmaison et Bois-Préau.
  • Portrait de Madame Tallien, 1804, Paris, Musée Carnavalet
  • Portrait de Marie Leczynska, comtesse Walewska puis comtesse d'Ornano, vers 1811-1812, Paris, musée de l'Armée
  • Portrait d’Antoine-François Fourcroy, 1808, Châteaux de Versailles et Trianon
  • Portrait buste de Napoléon Bonaparte, Premier Consul, 1803, Chantilly, Musée Condé
  • Portrait de Juliette Récamier assise, 1805, Paris, musée Carnavalet
  • Portrait de Caroline Murat entourée de ses enfants, Musée national du château de Fontainebleau
  • Portrait de Joachim Murat, roi de Naples, château de Versailles,
  • Représentation de l’Entrée d’Henry IV à Paris, musée du château de Versailles
  • Le Sacre de Charles X, vers 1825, Reims, Palais du Thau[6]
  • Portrait de Marie-Louise 1791 - 1847, archiduchesse d’Autriche, Impératrice des français et Napoléon-François 1811 - 1832, roi de Rome, musée national des châteaux de Versailles et du Trianon
  • Représentation de Napoléon à cheval à la Bataille d’Austerlitz, 1805, Château de Versailles, Galerie des Batailles
  • Esquisse du général Jean-Victor Moreau, musée de Versailles
  • Portrait de Talleyrand assis, 1806, château de Valencay
  • Portrait de Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, hst, s, dim, h:213 cm x l:147 cm œuvre originale exposée au Salon de 1808, provenance du Château de Bandevile, à Saint-Cyr-sous-Dourdan, après etyre passé en Pologne (Sagan), le Musée national de Varsovie en 1947 puis restitué à la sœur du Duc de Sagan: Hélène Violette de Talleyrand-Périgord, épouse du comte de Pourtalès, puis vendu par la Galerie Wildenstein au Metropolitan Museum of Art
  • Portait de Talleyrand, hst, s, dim, h:32 cm x l:24 cm, copie du précédent, propriété de l'Etat au Musée national du Château de Versailles
  • Allégorie Les trois âges de l’Homme, 1806, Chantilly, Musée Condé
  • Portrait de l’empereur Napoléon Ier en robe de sacre, vers 1806, Musée national allemand d’Histoire / possession royale de Suède/ plusieurs copies sur lithon (musée Rijk d’Amsterdam)
  • Portrait de Napoléon Ier, 1808
  • Portrait du tsar Alexandre Ier de Russie, 1814, Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne (Suisse)
  • Portrait d’Hortense de Beauharnais
  • Portrait de l'impératrice Joséphine
  • Portrait de Constance Ossolinska Lubienska, 1814, Paris, musée du Louvre
  • Portrait de la duchesse d'Orléans, 1817, musée Condé
  • Portrait de Louis-Philippe, 1823, musée du château de Versailles
  • Portrait de Tommaso Sgricci, 1824, Modène, Musée d’Art Médiéval et Moderne
  • Fresques allégoriques murales du Panthéon (Paris) : la Mort, la Patrie, la Gloire, la Justice, 1821 - 1827
  • Portrait d’Alphonse de Lamartine, 1831, musée du château de Versailles
  • Portrait de la Dame à la Harpe, collection particulière
  • Portrait du prince Eugène de Suède tenant sa fille par la main, Suède
  • Portrait de Jean-Nicolas Corvisart, musée de Versailles
  • Portrait d’Eugénie de Beauharnais
  • Portrait de la comtesse Regnault de Saint-Jean d’Angély, Paris, musée du Louvre
  • Achille jurant de venger la mort de Patrocle (laissé inachevé à la mort de l'artiste), Caen, musée des Beaux-Arts (détruit)

Gravures [modifier]

le succes l'attaque le repos le regret

Galerie [modifier]

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Salons [modifier]

Expositions [modifier]

Prix, récompenses [modifier]

Musées, monuments [modifier]

Élèves [modifier]

(liste non exhaustive)

Hommages [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
  • Charles Lenormant, François Gérard, peintre d'Histoire. Essai de biographie et de critique, Paris, 1847.
  • Henri Gérard, Œuvre du baron François Gérard, Paris, Vignières et Rapilly, 1852-1857, 3 vol.
  • Anonyme (Henry Gérard supposé), Lettres adressées au baron François Gérard..., Paris, Henry Gérard, 1886, 2de éd., 2 vol.
  • Adolphe Viollet-le-Duc, « Notice sur la vie et les œuvres de François Gérard », dans Correspondance de François Gérard, peintre d'histoire avec les artistes et les personnages célèbres de son temps publiée par M. Henri Gérard, son neveu, Paris, 1867.
  • Christophe Marcheteau de Quinçay, « Les fantômes du musée (II), Achille jurant de venger la mort de Patrocle du baron François Gérard (1770-1837) », Cahiers du musée des Beaux-Arts de Caen et des Amis des musées de Basse-Normandie, n° 2, Caen, 2012, p. 22-35.

Liens externes [modifier]

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Notes et références [modifier]

  1. Le voyage se fit avec M. Tortoni, frère de sa mère, qui était venu de Rome à Paris visiter sa mère. Voir pour références Café Tortoni de Paris.
  2. François Gérard n’eut pas d’enfants et son seul héritier fut son neveu, Henri Gérard. En 1870, alors député du Calvados, il fut autorisé à « relever » le titre de baron.
  3. Toutes les « citations » sont issues de "Lettres adressées au baron Gérard" de 1886 ; voir : Bibliographie.
  4. Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Ars (1794-1873), dans : Romantisme, 1996. no 93. p. 95-101.
  5. roglo.eu
  6. voir le tableau