Fourqueux

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Fourqueux
Hôtel de ville
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Le Pecq
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Daniel Level
2014-2020
Code postal 78112
Code commune 78251
Démographie
Gentilé Foulqueusiens
Population
municipale
4 095 hab. (2011)
Densité 1 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 15″ N 2° 03′ 58″ E / 48.8875, 2.066148° 53′ 15″ Nord 2° 03′ 58″ Est / 48.8875, 2.0661  
Altitude Min. 67 m – Max. 176 m
Superficie 3,67 km2
Localisation

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Fourqueux

Fourqueux est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Foulqueusiens ou, plus communément, les Fourqueusiens plus tard.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Fourqueux est située à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Paris. Les communes limitrophes de Fourqueux sont Saint-Germain-en-Laye au nord-est, Mareil-Marly à l'est, L'Étang-la-Ville au sud-est, Saint-Nom-la-Bretèche au sud-ouest, et Chambourcy à l'ouest. Son territoire est limité au sud et à l’ouest par la Forêt de Marly ; 193 hectares de la forêt appartiennent à la commune. La commune abrite le Golf de Fourqueux qui comptabilise 63 hectares de terrain, soit un tiers du territoire communal[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes filicosus[2], Filcusas au IXe siècle[2], Fulcosa et Fulcosium au XIIe siècle, Forquensa au XIVe siècle, puis Fourqueusa [Quand ?], Fourques et Fourqueus [Quand ?], Fourqueux au XVIe siècle[3].

Fourqueux est issu de Filicosus, déjà altéré en Filcusas au IXe siècle, le latin disait filis pour fougère. Un terrain où croissent des fougères est signalé à l'aide du suffixe -osus[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Habité à l'époque néolithique, le territoire occupé aujourd'hui par la commune de Fourqueux était fréquenté à l'époque mérovingienne, comme en témoigne le baptistère toujours visible dans la cave de la Villa Collin.

Au VIIe siècle, la reine Clotilde y finance une chapelle, qui deviendra, au XIIe siècle, l'église Sainte-Croix, ainsi baptisée en raison des restes de la « Vraie Croix » que Saint Louis aurait rachetés en 1238.

En 811, le nom de la localité est mentionné dans le testament de Charlemagne, qui cite également ses vignes.

Il semble qu'au Moyen Âge, ce territoire comprenait essentiellement des taillis et des forêts couvertes de fougères (filcusas), qui lui ont donné son nom[3]. Au XIe siècle, l'Abbaye de Joyenval, qui cultive des terres attenantes, décide d'essarter la forêt pour ouvrir des routes vers les localités des environs. Quelques colons s'établissent sur le terrain, qui devient alors Fulcosium, puis Fulcosa au XIIe siècle. Le seigneur Barthélemy de Fulcosa et ses descendants y exerçaient alors la haute, moyenne et basse justice.

L'église date du XIIIe siècle et XIVe siècle.

Territoire de chasse, Fourqueux devient progressivement une terre agricole.

En 1539, Étienne de Montmirail, qui a hérité de la seigneurie, la vend à Pierre Séguier (1504-1580), président du parlement de Paris. Son petit-fils Pierre Séguier, devenu garde des Sceaux du cardinal de Richelieu, cède le domaine au roi Louis XIII le 22 juin 1633. Le roi en fait don à son médecin, Charles Bouvard. Ses descendants, les Bouvard de Fourqueux garderont le domaine jusqu'à la Révolution, peu après la mort de Michel Bouvard de Fourqueux. Leurs cercueils sont conservés dans la cave voûtée de l'église de Fourqueux.

Le dernier seigneur de Fourqueux fut le comte de Monteynard, qui vendit le château en 1841. Le bâtiment fut alors détruit, et ses matériaux vendus.

En villégiature dans la région, Victor Hugo découvre Fourqueux, et décide, en 1836, de louer pour sa famille une maison rue de Saint-Nom, propriété de la famille Marret. Sa fille Léopoldine fit sa communion à l'église Sainte-Croix du village. D'autres personnalités de l'époque sont venus rendre visite à Hugo, comme Alexandre Dumas.

Après la guerre de 1914-18, le peintre Henri Marret s'installe définitivement dans la maison familiale, et aménage son atelier dans le parc. La chanteuse Chantal Goya et son mari Jean-Jacques Debout y habiteront également par la suite.

Dans les années 1980-1990, un boom immobilier, surtout dû à la présence du Lycée International, fait étendre la commune, et crée ce qui est aujourd'hui le quartier des Terres Fleuries. Logiquement, c'est le principal lieu d'habitation des expatriés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1937 1944 Henri Marret   Artiste peintre
1990 2008 Jean-Paul Binard DVD  
2008 en cours Daniel Level UMP  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La ville participe au Concours des villes et villages fleuris et possède une fleur en 2007[4].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 095 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
462 416 431 367 352 329 337 320 349
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
336 336 360 359 338 350 343 368 365
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
351 369 350 345 490 653 672 603 782
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
840 966 2 029 2 307 4 053 4 161 4 217 4 204 4 085
2011 - - - - - - - -
4 095 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,3 %, 15 à 29 ans = 16 %, 30 à 44 ans = 16,3 %, 45 à 59 ans = 25,4 %, plus de 60 ans = 18 %) ;
  • 51,2 % de femmes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 15,9 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 27,6 %, plus de 60 ans = 17,1 %).
Pyramide des âges à Fourqueux en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,5 
4,0 
75 à 89 ans
3,9 
14,0 
60 à 74 ans
12,7 
25,4 
45 à 59 ans
27,6 
16,3 
30 à 44 ans
18,9 
16,0 
15 à 29 ans
15,9 
24,3 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Sports[modifier | modifier le code]

Un grand nombre des expatriés sont inscrits dans les associations sportives de la ville. Ils représentent 30 % de l'effectif du club de foot, qui a connu de nombreux succès sportifs lors de la saison 2010-2011.

Enfin, le stade de football Claude Bocard est souvent utilisé afin d'héberger les manifestations culturelles du Lycée International se déroulant à l'extérieur (à l'exception notable du « Lycée en Fête »).

De plus, un stade héberge également les rencontres sportives liées aux échanges franco-allemands (jumelage Fourqueux-Schwelm).

Économie[modifier | modifier le code]

La ville de Fourqueux compte une dizaine de commerces, répartis sur deux sites, la place de la Grille et, au cœur du vieux Fourqueux, la place Victor Hugo. Fourqueux possède également un petit Business Park hébergeant une dizaine de sociétés, notamment le siège social de « Oxybul éveil et jeux ».

Fourqueux est une ville essentiellement résidentielle, et reste économiquement très dépendante de Saint-Germain-en-Laye, et, surtout, de Paris.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Croix
  • La Villa Collin, qui contient encore de très belles pièces et œuvres d'art, fut réalisée en 1892 par Joseph Auguste Émile Vaudremer pour l'horloger Armand Collin  ; elle est classée monument historique.
  • La maison de Victor Hugo : la demeure qui abrita la famille Hugo fut rachetée par le peintre Henri Marret, dont certaines œuvres sont encore à Fourqueux. Cette demeure est riche de souvenirs, en raison des artistes qui s'y sont succédé.
  • L'église Sainte-Croix : la première église en bois datait du VIIe siècle. Elle fut détruite, et une nouvelle fut construite au XIIe siècle, classée depuis monument historique.
  • La bibliothèque.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Fourqueux

Les armes de Fourqueux se blasonnent ainsi :

d'azur à trois fasces accompagnées en chef d'un croissant et en pointe de trois étoiles, le tout d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]