Saint-Léger-en-Yvelines

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Saint-Léger-en-Yvelines
Mairie
Mairie
Blason de Saint-Léger-en-Yvelines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Rambouillet
Intercommunalité Communauté de Communes Plaines et Forêts d'Yveline
Maire
Mandat
Jean-Pierre Ghibaudo
2014-2020
Code postal 78610
Code commune 78562
Démographie
Gentilé Léodégariens
Population
municipale
1 491 hab. (2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 15″ N 1° 46′ 01″ E / 48.7208, 1.7669 ()48° 43′ 15″ Nord 1° 46′ 01″ Est / 48.7208, 1.7669 ()  
Altitude Min. 112 m – Max. 186 m
Superficie 34,52 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-leger-en-yvelines.fr

Saint-Léger-en-Yvelines est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Santus Leodegarius, Saint Ligier[1].

Marat-des-Bois sous la révolution française"Santus Leodegarius, Saint Ligier[2].

Le nom de Saint-Léger-en-Yvelines serait, selon certains historiens, lié au martyr de saint Léger, évêque d'Autun, assassiné en 678, qui aurait été noyé dans un étang de la forêt d'Yveline par son ennemi, Ébroïn, maire du palais de Neustrie et de Bourgogne[3].
Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Marat-des-Bois[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Saint-Léger-en-Yvelines dans les Yvelines
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Léger-en-Yvelines se trouve dans le centre des Yvelines, au cœur du massif forestier de Rambouillet, à 11 kilomètres au nord-ouest de Rambouillet, chef-lieu d'arrondissement et à 37 kilomètres au sud-ouest de Versailles, la préfecture du département.

Le territoire communal est essentiellement rural, à 94 %. L'espace rural est couvert en quasi-totalité par la forêt, à l'exception de quelques clairières dédiée aux cultures, notamment au sud du village. À ces espaces s'ajoutent 126 hectares d'espaces verts, dont le domaine du château du Planet, dans l'ouest de la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les principaux cours d'eau sont la Vesgre, petite rivière de 45 kilomètres de long, affluent de l'Eure, qui prend sa source dans la commune des Bréviaires et s'écoule vers l'ouest, traversant le site du village[5], le ruisseau des Ponts-Quentins, émissaire des étangs de Hollande qui coule en direction de l'ouest dans la partie nord de la commune et se jette dans la Vesgre à Gambais[6], la Guyonne, ruisseau de 11,3 kilomètres, affluent de la Mauldre, qui naît dans le nord de la commune et s'écoule vers le nord-est[7].

La commune compte également plusieurs étangs de petite dimension, dont l'étang rompu.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Les Mesnuls au nord-est, Les Bréviaires à l'est, Poigny-la-Forêt au sud, La Boissière-École au sud-ouest, Condé-sur-Vesgre à l'ouest-sud-ouest, Gambaiseuil au nord-ouest, Grosrouvre au nord-nord-ouest et Montfort-l'Amaury au nord.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route départementale 936 qui mène à Condé-sur-Vesgre vers le nord-ouest et à Rambouillet vers le sud. La route départementale 138 mène à Montfort-l'Amaury vers le nord, la route départementale 111 qui débute au droit de cette RD 138 au nord du village mène à Gambaiseuil vers le nord-ouest et la route départementale 61 conduit aux Bréviaires vers le sud-est.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare SNCF la plus proche est la gare du Perray

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 01 de la société de transport Transdev Rambouillet.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Léger-en-Yvelines

Les armes de Saint-Léger-en-Yvelines se blasonnent ainsi :

De gueules au chêne d'argent, au chef cousu de France moderne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Léger-en-Yvelines est habité depuis l'époque préhistorique. En atteste particulièrement la Pierre Ardoue, vestige d'un dolmen de l'époque Néolithique, située à environ 2 km au nord-ouest du village. De plus les néfliers qui poussent autour du village démontreraient que les hommes, à cette époque, se nourrissaient de leurs fruits.

À l'époque gaullo-romaine, Saint-Léger, compris dans la vaste forêt d'Yveline, se trouvait au cœur du territoire des Carnutes qui s'étendait entre la Seine et la Loire. De nombreux objets ont été découverts, les fondations d'un forum romain repéré par avion et deux voies romaines se croisent au sud du village.

Cité importante au Moyen Âge, elle dépasse même Montfort-l'Amaury. Rambouillet à cette époque n'existe pas encore. Au cœur de la forêt d'Yveline qui appartient jusqu'au VIIIe siècle aux Mérovingiens, puis aux Carolingiens, Saint-Léger, alors appelé Saint-Jean Baptiste, est récupéré pour le compte de la couronne par Hugues Capet en 987. Son fils, Robert le Pieux y fera par la suite construire un château pour domaine de chasse.

Citerne de la Muette

La citerne de la Muette, encore visible aujourd'hui, date aussi de cette époque. Fabriquée de pierre et de briques, elle alimentait le château en eau.

L'église et son clocher sont construits dans la foulée. Au XIe siècle, le village prend son nom définitif et c'est l'église qui s'appelle alors Saint-Jean Baptiste, nom qu'elle a gardé jusqu'aujourd'hui.

Au début du XIIIe siècle, le territoire est récupéré par la comtesse Béatrice de Montfort. Elle y fait bâtir une aumônerie de 1 200 lits. Sa fille ainée, Yolande, récupère la partie du territoire du conté de Montfort où se situe Saint-Léger. Anne de Bretagne rapporte la châtellenie à la couronne de France en épousant Louis XII en 1499 et leur fille Claude, par son mariage à François Ier, la réunit au domaine royal en 1514.

À partir du XVIe siècle, les maisons commencent à se regrouper autour de l'église. Henri II fait construire un nouveau château sur les fondations du précédent. À cette époque, l'élevage de chevaux est pratiqué depuis des siècles dans la région et les Haras Royaux naissent au château. En 1667, à la demande de Louis XIV, le château est rasé et reconstruit plus loin, sur les bords de la Vesgre. Les haras y sont transférés et y resteront jusqu'en 1715. Jusqu'à cette date, de nombreuses bêtes y étaient élevées et nécessitaient beaucoup de personnel. Les Haras Nationaux (notamment ceux des Bréviaires) en sont la descendance.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, la ville et les alentours se développent : construction de routes et de ponts, aménagements de la forêt à partir de 1844, installation d'une école en dehors de l'église en 1839 et d'une petite caserne de sapeurs-pompiers pour la protection de la forêt en 1876.

L'actuel hôtel de ville est construit en 1904.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Qualité
Début Fin
2001 en cours Jean-Pierre Ghibaudo
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 491 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
769 779 836 703 872 844 784 771 754
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
697 684 715 710 674 673 742 745 691
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
649 665 677 636 635 672 642 673 568
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
680 641 806 969 1 074 1 322 1 393 1 409 1 484
2011 - - - - - - - -
1 491 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,2 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 22,9 %, plus de 60 ans = 16,6 %) ;
  • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 22,6 %, 15 à 29 ans = 14,9 %, 30 à 44 ans = 25,3 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 17,1 %).
Pyramide des âges à Saint-Léger-en-Yvelines en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
3,7 
75 à 89 ans
4,5 
12,6 
60 à 74 ans
11,5 
22,9 
45 à 59 ans
20,0 
22,4 
30 à 44 ans
25,3 
13,9 
15 à 29 ans
14,9 
24,2 
0 à 14 ans
22,6 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat léodégarien est un climat tempéré de type océanique dégradé caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les variations locales — températures minimales plus basses, nombre de jours de gelées et de brouillard plus élevé et pluviométrie sensiblement plus haute — sont principalement dues à la proximité de la forêt et à l'éloignement de l'agglomération parisienne.

Les températures moyennes s'échelonnent entre 0 et 5 °C en hiver (janvier) et 14 et 25 °C en été (juillet). La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 700 mm par an. Les précipitations sont légèrement plus élevées en janvier, mai et décembre.

  • Nombre de jours de gelées : ± 60 jours
  • Nombre de jours de neige : ± 25 jours
  • Nombre de jours de brouillard : ± 45 jours
  • Ensoleillement annuel : 1 691 heures (Trappes)

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dolmen de la Pierre Ardoue.

Activités festives[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 241
  2. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 241
  3. Monique Bardy, La grande histoire des Yvelines, Édijac, p. 248.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. La Vesgre sur le site du SANDRE
  6. le ruisseau des Ponts-Quentins sur le site du SANDRE
  7. La Guyonne sur le site du SANDRE
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Saint-Léger-en-Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 avril 2011)
  10. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 avril 2011)
  11. Bulletin municipal de Saint-Léger-en-Yvelines, octobre 2005, p.6-9 [lire en ligne (page consultée le 12 mai 2008)].