Forêt de Saint-Germain-en-Laye

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Forêt de Saint-Germain-en-Laye
Croix de Noailles, au centre de la forêt.
Croix de Noailles, au centre de la forêt.
Localisation
Coordonnées 48° 56′ 11″ N 2° 05′ 16″ E / 48.9363889, 2.087777848° 56′ 11″ Nord 2° 05′ 16″ Est / 48.9363889, 2.0877778  [1]
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Géographie
Superficie 3 533 ha
Altitudes mini. 28 m — maxi. 80 m
Compléments
Protection ZNIEFF
Statut Forêt domaniale
Administration Office national des forêts
Essences Chêne rouvre, hêtre européen, pin sylvestre, charme

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Forêt de Saint-Germain-en-Laye

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Forêt de Saint-Germain-en-Laye
Plan de la forest de Laye et de la garenne du Vézinet par Nicolas de Fer, en 1705.

La forêt de Saint-Germain-en-Laye est une forêt domaniale de 3 500 hectares qui occupe une boucle de la Seine à vingt kilomètres environ à l'ouest de Paris. Cette ancienne forêt de chasses royale se trouve en totalité dans le territoire de la commune de Saint-Germain-en-Laye et est limitrophe des communes de Maisons-Laffitte, Le Mesnil-le-Roi, Achères et Poissy. Peuplée essentiellement de chênes rouvres (53 %) et de hêtres (18 %), c'est une forêt désormais entourée par des zones urbanisées et très morcelée par des voies de communication : routes importantes, autoroute A14 en partie enterrée, voies ferrées (y compris l'ancien triage d'Achères). Cette forêt accueille chaque été une importante fête foraine, la fête des Loges.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette forêt (forêt de Laye) est une relique de l'antique forêt d'Yveline. Elle fit très tôt partie du domaine royal et terrain de chasse pour les rois qui résidaient au château de Saint-Germain-en-Laye. Henri IV, puis Louis XIII y vinrent souvent pratiquer la chasse à courre. Louis XIV également, qui agrandit le domaine et fit aménager, sur une partie de la forêt, par Le Nôtre le parterre devant le château (en 1663), puis la Grande Terrasse qui domine la Seine en 1673. Il fit également clôturer la forêt d'un haut mur (qui sera terminé sous Napoléon) pour éviter les incursions du gibier dans les cultures avoisinantes. En 1682, le roi soleil abandonna définitivement Saint-Germain pour Versailles. Cette tradition cynégétique de la forêt reprendra sous l'Empire, puis à la Restauration sous Charles X. Napoléon III fit acheter des terres au sud, dites « plaine de la jonction » pour réunir la forêt de Saint-Germain avec celle de Marly, pour permettre le passage du grand gibier. L'arrivée du chemin de fer à Saint-Germain en 1835, puis plus tard le développement de l'automobile, vont augmenter la fréquentation de la forêt qui devient un véritable bois urbain.

Depuis le milieu du XIXe siècle, la forêt a été fortement écornée, perdant près de 800 hectares.

  • En 1811 furent construits au cœur de la forêt les bâtiments de la Maison d'éducation de la Légion d'honneur.
  • En 1856, Napoléon III fit implanter un champ de tir sur 25 ha.
  • En 1871, l'armée y installe un camp militaire qui s'étendra jusqu'à occuper 60 ha supplémentaires. Actuellement le « camp des Loges » occupe une cinquantaine d'hectares.
  • En 1889, la ville de Paris acquiert 430 ha au nord du massif (Achères) pour l'épandage des eaux d'égout. C'est le site actuel de la plus grande station d'épuration en région parisienne.
  • En 1882, c'est l'installation du triage d'Achères, et d'un dépôt de locomotives, en pleine forêt. Celle-ci était déjà traversée par plusieurs lignes, dont celle qui relie Paris à Rouen via Poissy. La ligne dite de grande ceinture est l'objet d'un projet de réactivation, avec réouverture de la gare de Saint-Germain-en-Laye - Grande-Ceinture. Cette gare est ouverte depuis décembre 2004 en direction du sud ; la section vers Poissy est toujours fermée.
  • D'autres installations eurent lieu par la suite : cimetières de Saint-Germain et d'Achères, installations sportives (on trouve dans la forêt le stade d'entraînement du club de football du Paris Saint-Germain).
  • Le dernier épisode qui souleva force polémique fut la traversée du massif par l'autoroute A14 La Défense-Orgeval, mise en service en 1996. Il fut décidé sur intervention de François Mitterrand de l'enterrer sur 1 500 m (tranchée couverte) et de supprimer l'échangeur destiné à desservir la ville de Saint-Germain pour ne pas augmenter la circulation automobile dans la forêt. L'autoroute passe par un tunnel de 1 855 mètres sous la Terrasse et la forêt au nord de la ville.

Monuments[modifier | modifier le code]

À l'extrémité nord de la terrasse, le château du Val, œuvre de Jules Hardouin-Mansart, construit pour le roi Louis XIV au XVIIe siècle, abrite une résidence de famille de la société d'entraide des membres de la Légion d'honneur[2].

Le pavillon de la Muette, ancien rendez-vous de chasse, est situé dans le nord de la forêt. Il a été construit par l'architecte Ange-Jacques Gabriel pour le roi Louis XV en 1775 sur les ruines d'un ancien château de François Ier. Le pavillon de la Croix de Noailles, ancien rendez-vous de chasse, est également classé monument historique. Il abrite un restaurant italien.

Le couvent des Loges, fondé en 1644 par Anne d'Autriche sur l'emplacement de l'ancien ermitage de saint Fiacre, se trouve au milieu de la forêt. Le site abrite depuis 1811 la maison d'éducation de la Légion d'honneur. Les bâtiments ont été totalement reconstruits au XIXe siècle.

La forêt a été progressivement close à partir du XVIIIe siècle par un mur continu destiné à limiter le braconnage, interrompu par une dizaine de portes monumentales qui étaient fermées la nuit. On peut encore voir dans la commune la porte de Chambourcy et celle des Pétrons.

Fréquentation[modifier | modifier le code]

La forêt de Saint-Germain-en-Laye reçoit entre 1,8 et 3,2 millions de visiteurs annuels (chiffres 1998-1999), ce qui la place au septième rang des forêts d'Île-de-France en termes de fréquentation[3].

Prostitution[modifier | modifier le code]

La forêt est un lieu de prostitution de la région parisienne[4].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Barreau, Forêt domaniale Saint-Germain-en-Laye, Alan Sutton, 2004, 127 p. (ISBN 2-84910-090-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]