Antonin Artaud

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Antonin Artaud

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Nom de naissance Antoine Marie Joseph Paul Artaud
Activités Théoricien du théâtre, essayiste, écrivain, poète
Naissance 4 septembre 1896
Marseille, France
Décès 4 mars 1948 (à 51 ans)
Ivry-sur-Seine, France
Langue d'écriture français
Mouvement a fréquenté les surréalistes, fonde le théâtre de la cruauté
Genres théâtre, essai, littérature, dessin, poésie
Distinctions Prix Sainte-Beuve 1948

Œuvres principales

Antonin Artaud, né Antoine Marie Joseph Paul Artaud, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 4 septembre 1896 et mort à Ivry-sur-Seine le 4 mars 1948, est un théoricien du théâtre, un acteur, écrivain, essayiste, dessinateur et poète français.

Inventeur du concept de « théâtre de la cruauté » dans Le Théâtre et son double, Artaud aura tenté de transformer de fond en comble la littérature, le théâtre et le cinéma. Par la poésie, la mise en scène, la drogue, les pèlerinages, le dessin et la radio, chacune de ces activités a été un outil entre ses mains, « un moyen pour atteindre un peu de la réalité qui le fuit »[1]. Il combattra par de constantes injections de médications les maux de tête chroniques qui le taraudent depuis son adolescence. Cette omniprésence de la douleur influera sur ses relations comme sur sa création. Il sera interné en asile pendant près de neuf ans, subissant de fréquentes séries d'électrochocs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Antonin Artaud est issu d'une famille bourgeoise aisée. Son père, Antoine-Roi Artaud, capitaine au long cours, et sa mère, Euphrasie Nalpas, sont cousins germains : ses deux grand mères sont sœurs, toutes deux nées à Smyrne (Izmir) en Turquie. L'une, Catherine Chilé, a été élevée à Marseille, où elle a épousé Marius Artaud, l'autre, Mariette Chilé, a grandi à Smyrne, où elle a épousé Louis Nalpas. Qui plus est, le frère de sa mère, John Nalpas, rencontre la sœur de son père, Louise Artaud lors du mariage de leurs frères et sœurs, et se marient aussi. John et Louise s'installent à Marseille, les familles sont très proches, les enfants forment une tribu soudée. Il connaît à Marseille une petite enfance choyée dont il garde des souvenirs de tendresse, de chaleur.

Cette enfance est cependant perturbée par des troubles nerveux que l'on attribue à une heredo syphilis, syphilis héréditaire. Il subira vingt ans de traitements à base d'arsenic, de bismuth et de mercure[2]. Seuls les séjours dans la patrie de sa mère, avec sa grand-mère, le soulagent. La douleur physique ne le quitte plus malgré des séjours répétés en maison de santé, sauf lorsqu'il prendra du laudanum pour la sédation de ses douleurs physiques et d'angoisse.

À huit ans, il perd une petite sœur âgée de huit mois. Ce premier contact avec la mort l'affecte profondément. À dix ans, il manque de se noyer. Il gardera de cet accident la phobie de l'eau. Son éducation religieuse chez les pères maristes lui apportera une forte connaissance de la théologie catholique que l'on retrouve dans l'esthétique de son œuvre. Il manifeste un goût pour le grec, le latin et l'histoire ancienne. À quatorze ans, il découvre Charles Baudelaire. Adolescent, il terrorise ses cousins et cousines en écrivant et jouant des petits spectacles pour les soirées familiales.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

En 1920, Artaud arrive à Paris et se met à écrire. Son premier recueil est refusé en 1923 par Jacques Rivière, directeur de la NRF, et une correspondance commence entre eux. Artaud lui explique que son écriture est une lutte contre la pensée qui l'abandonne, le néant qui l'envahit. Rivière publie la correspondance dans la NRF.

En 1923, il publie, à compte d'auteur et sous le pseudonyme d'Eno Dailor, le premier numéro de la revue Bilboquet, une feuille composée d'une introduction et de deux poèmes : « Toutes les revues sont les esclaves d'une manière de penser, et, par le fait, elles méprisent la pensée. […] Nous paraîtrons quand nous aurons quelque chose à dire. »[3].

En 1924, André Breton confie au poète la direction de la Centrale du bureau des recherches surréalistes. Au cours de cette période, il écrit des scénarios de films et des poèmes en prose, et plusieurs textes sont publiés dans La Révolution surréaliste, l'organe du groupe surréaliste.

C'est dans le numéro 3 de la Révolution surréaliste (15 avril 1925) que culmine l'ascendant d'Artaud sur la revue et le groupe surréaliste : les Lettres aux Recteurs des Universités européennes, au Pape, au Dalaï-Lama, aux écoles du Bouddha, aux médecins chefs des Asiles de Fous sont largement l’œuvre du presque trentenaire Artaud (c'est aussi dans ce numéro que l'on trouve cet aphorisme d'Antonin Artaud placé en exergue avec deux autres (l'un d'André Masson, l'autre de Louis Aragon) : « Nous avons moins besoin d'adeptes actifs que d'adeptes bouleversés ». On retrouvera encore par la suite des textes d'Artaud dans la revue (par exemple, "L'enclume des forces" dans le numéro 7, également publié dans le recueil L'Art et la Mort (1926). Mais le lien avec le collectif ira en s'amenuisant jusqu'à la rupture liée à l'adhésion des surréalistes au communisme. Le 10 décembre 1926, au cours d'une réunion du groupe, l'adhésion au Parti communiste français est envisagée. Artaud refuse et quitte le groupe, pensant que la révolution doit être essentiellement spirituelle, non politique.

Artaud et le théâtre[modifier | modifier le code]

Du Théâtre de l'Œuvre au Théâtre Jarry[modifier | modifier le code]

La citation ci-dessous est extraite d'un article (« L'Évolution du décor ») paru dans la revue Comedia du 19 avril 1924, dans lequel Artaud expose autant qu'il annonce sa vision du théâtre tel qu'il devra être et tel qu'il entend la réaliser. Mais soutiens et moyens lui feront constamment défaut, l'empêchant de mettre en œuvre sa conception d'un « théâtre total ».

En 1920, il rencontre Lugné-Poë, directeur du Théâtre de l'Œuvre, connu pour son entêtement à représenter les œuvres d'auteurs peu connus comme Maurice Maeterlinck, Alfred Jarry, Oscar Wilde, Henrik Ibsen, à rebours du théâtre sclérosé depuis le Second Empire (vaudeville bourgeois, mélodrame des chaumières, tragédie d'antiquités...). Engagé, Artaud révèle de grandes capacités d'acteur (« Beau comme une vague, émouvant comme une catastrophe... »)[4] et d'homme à tout faire : il crée les décors et les costumes pour La vie est un songe de Calderón de la Barca.

Max Jacob lui suggère d'aller voir Charles Dullin qui vient de créer le Théâtre de l'Atelier et reprend les rénovations entreprises par Jacques Copeau en 1913 (« invention » du metteur en scène, « re »-création de LA troupe de théâtre, refus de l'emploi, décor au strict service de la dramaturgie) que la Première Guerre mondiale a interrompues. « On a l'impression en écoutant l'enseignement de Dullin qu'on retrouve de vieux secrets et toute une mystique oubliée de la mise en scène »[5]. Il rencontre chez Dullin une comédienne d'origine roumaine, Génica Athanasiou, qui va partager sa vie de 1922 à 1927.

En 1923, il quitte Dullin pour la compagnie de Georges et Ludmilla Pitoëff installée à la Comédie des Champs-Élysées. Puis avec Roger Vitrac, Robert Aron et l'aide matérielle du Dr René Allendy, psychiatre et psychanalyste, qui le soigne, il fonde le Théâtre Alfred Jarry en 1927, et définit une conception nouvelle de l'art dramatique dans le manifeste publié aussitôt : « Si nous faisons du théâtre ce n'est pas pour jouer des pièces mais pour arriver à ce que tout ce qu'il y a d'obscur dans l'esprit, d'enfoui, d'irrévélé se manifeste en une sorte de projection matérielle. »[réf. incomplète] (1926).

Le Théâtre Alfred Jarry présentera quatre séries de spectacles : Les Mystères de l'amour de Vitrac, Ventre brûlé ou la Mère folle d'Artaud et Gigogne de Max Robur (pseudonyme de Robert Aron), Le Songe d'August Strindberg perturbé par les surréalistes (juin 1927), le troisième acte du Partage de midi de Paul Claudel joué contre la volonté de l'auteur qu'Artaud qualifie publiquement d'« infâme traître ». Il s'ensuit une brouille avec Jean Paulhan et la reconsidération des surréalistes (janvier 1928). Victor ou les enfants au pouvoir de Vitrac sera la dernière représentation (décembre 1928).

Le théâtre de la cruauté[modifier | modifier le code]

Quelques mois plus tard, Roger Vitrac quitte le Théâtre Alfred Jarry et confie la mise en scène de sa pièce Le Coup de Trafalgar à Marcel Herrand. Artaud accuse Vitrac de trahison : « Entre le surréalisme gratuit mais poétique des Mystères de l'amour et la satire explicite d'une pièce de boulevard ordinaire, Roger Vitrac n'a pas su choisir ; et sa pièce sent le parisianisme, l'actualité, le boulevard. [...] La pièce porte la peine d'appartenir à un système et à un monde condamné, et elle doit disparaître avec ce monde »[réf. nécessaire].

Mais Artaud, qui mène de front ses activités littéraires, cinématographiques et théâtrales, a déjà la tête ailleurs. En 1931, il assiste à un spectacle du Théâtre Balinais présenté dans le cadre de l'Exposition coloniale et fait part à Louis Jouvet de la forte impression ressentie : « ... de la quasi inutilité de la parole qui n'est plus le véhicule mais le point de suture de la pensée, [...] de la nécessité pour le théâtre de chercher à représenter quelques-uns des côtés étranges des constructions de l'inconscient, [...] tout cela est comblé, satisfait, représenté, et au-delà par les surprenantes réalisations du Théâtre Balinais qui est un beau camouflet au Théâtre tel que nous le concevons »[réf. nécessaire].

Poursuivant sa quête d'un théâtre du rêve et du grotesque, du risque et de la mise en danger, Artaud écrit successivement deux manifestes du Théâtre de la Cruauté : « Sans un élément de cruauté à la base de tout spectacle, le théâtre n'est pas possible. Dans l'état de dégénérescence où nous sommes c'est par la peau qu'on fera rentrer la métaphysique dans les esprits. » (1932).
Sa première réalisation, Les Cenci, jouée dans des décors et des costumes de Balthus, est un échec. Par son refus de la passivité du public, Artaud voulait le placer dans un « bain constant de lumière, d'images, de mouvement et de bruits »[réf. nécessaire], comme la diffusion par haut-parleurs du bourdon de la cathédrale d'Amiens. Il cherchait à créer chez le spectateur un état d'hallucination et de peur, à le « confronter à une action, mais sans conséquences pratiques »[réf. nécessaire] ; l'image d'un crime étant, pour l'esprit, « infiniment plus redoutable que ce même crime réalisé »[réf. nécessaire]. La pièce est retirée de l'affiche après 17 représentations (1935).

Le 6 avril 1938, paraît un recueil de textes sous le titre Le Théâtre et son double dont Le Théâtre et la peste, texte d'une conférence littéralement incarnée, plus que prononcée, Artaud jouant les dernières convulsions d'un pestiféré devant une assistance atterrée puis hilare[6].

Artaud et le cinéma[modifier | modifier le code]

À la question « Quel genre de films aimez-vous ? » posée par le cinéaste René Clair[7], Antonin Artaud répond : « J'aime le cinéma. J'aime n'importe quel genre de films. Mais tous les genres de films sont encore à créer. Je crois que le cinéma ne peut admettre qu'un certain genre de films : celui seul où tous les moyens d'action sensuelle du cinéma auront été utilisés. »

Déçu par le théâtre qui ne lui propose que de petits rôles, Artaud espère du cinéma une carrière d'une autre envergure. « Au cinéma l'acteur n'est qu'un signe vivant. Il est à lui seul toute la scène, la pensée de l'auteur. »[8] Il s'adresse alors à son cousin Louis Nalpas, directeur artistique de la Société des Cinéromans, qui lui obtient un rôle dans Surcouf, le roi des corsaires de Luitz-Morat et dans Fait divers, un court-métrage de Claude Autant-Lara, tourné en mars 1924, dans lequel il interprète « Monsieur 2 », l'amant étranglé au ralenti par le mari.

Toujours par l'intermédiaire de son cousin, Artaud rencontre Abel Gance avec qui il sympathise au grand étonnement de l'entourage du cinéaste réputé d'accès difficile. Pour son film Napoléon en préparation, Abel Gance lui promet le rôle de Marat[9].

René Clair : « Quel genre de films aimeriez-vous voir créé ? »

Artaud : « Je réclame des films fantasmagoriques, des films poétiques, au sens dense, philosophique du mot, des films psychiques. Ce qui n'exclut ni la psychologie, ni l'amour, ni le déballage d'aucun des sentiments de l'homme. Mais des films où soit opérée une trituration, une remalaxation des choses du cœur et de l'esprit afin de leur conférer la vertu cinématographique qui est à chercher. »

Artaud commence à écrire des scénarios dans lesquels il essaie de « rejoindre le cinéma avec la réalité intime du cerveau ». Ainsi Dix-huit secondes propose de dérouler sur l'écran les images qui défilent dans l'esprit d'un homme, frappé d'une « maladie bizarre », durant les dix-huit secondes précédant son suicide.

À la fin de l'année 1927, apprenant la préparation du film La Chute de la maison Usher de Jean Epstein, Artaud propose à Abel Gance de jouer le rôle de Roderick Usher : « Je n'ai pas beaucoup de prétentions au monde mais j'ai celle de comprendre Edgar Poe et d'être moi-même un type dans le genre de Maître Usher. Si je n'ai pas ce personnage dans la peau, personne ne l'a. Je le réalise physiquement et psychiquement. Ma vie est celle d'Usher et de sa sinistre masure. J'ai la pestilence dans l'âme de mes nerfs et j'en souffre »[réf. nécessaire]. Après quelques essais, Artaud ne sera pas retenu pour cause de « suracuité de son interprétation »[réf. nécessaire].

La même année, Artaud justifie auprès des surréalistes sa participation au tournage du film de Léon Poirier, Verdun, visions d'histoire, au motif que ce « n'est pas un film patriotique, fait pour l'exaltation des plus ignobles vertus civiques, mais un film de gauche pour inspirer l'horreur de la guerre aux masses conscientes et organisées. Je ne compose plus avec l'existence. Je méprise plus encore le bien que le mal. L'héroïsme me fait chier, la moralité me fait chier »[réf. nécessaire].

De la dizaine de scénarios écrits et proposés, un seul sera tourné : La Coquille et le Clergyman par Germaine Dulac. Extrait du scénario :

« Du fin fond de sa bouche entr'ouverte, de l'entre-deux de ses cils se dégagent comme des fumées miroitantes qui toutes se ramassent dans un coin de l'écran, formant comme un décor de ville, ou des paysages extrêmement lumineux. La tête finit par disparaitre entièrement et des maisons, des paysages, des villes se poursuivent, se nouant et se dénouant, forment dans une sorte de firmament inouï de célestes lagunes, des grottes aux stalactites incandescentes et sous ces grottes, entre ces nuées, au milieu de ces lagunes on voit la silhouette du navire qui passe et repasse noir sur le fond blanc des villes, blanc sur ces décors de visions qui tournent soudainement au noir.[réf. nécessaire] »

Engagé en même temps par Carl Theodor Dreyer pour son film La Passion de Jeanne d'Arc, Artaud délaisse le rôle du clergyman qui lui était dévolu et ne suit que par intermittence la réalisation de La Coquille. Le soir de la première projection au Studio des Ursulines, le 9 février 1928, les surréalistes venus en groupe à la séance manifestent bruyamment leur désapprobation[10].

Dès lors, la magie du cinéma n'existe plus pour lui. Il poursuit malgré tout une carrière d'acteur, pour subvenir à ses besoins. L'avènement du parlant le détourne de cette « machine à l'œil buté » à laquelle il oppose « un théâtre de sang qui à chaque représentation aura fait gagner corporellement quelque chose[réf. nécessaire]. »

En 1933, dans un article « La Vieillesse précoce du cinéma », il en écrit l'éloge funèbre :

« Le monde cinématographique est un monde mort, illusoire et tronçonné. Le monde du cinéma est un monde clos, sans relation avec l'existence. »

En 1935, il apparaît deux ultimes fois dans Lucrèce Borgia d'Abel Gance et dans Kœnigsmark de Maurice Tourneur.

Antonin Artaud aura tourné dans plus d'une vingtaine de films, sans jamais avoir obtenu le moindre premier rôle ni même un second rôle d'importance.

Séjours en hôpital psychiatrique[modifier | modifier le code]

La chapelle Paraire à Rodez (avril 2008), dernier vestige de l'asile d'aliénés où Artaud a été interné de février 1943 à mai 1946. Elle abrite aujourd'hui un « espace Antonin Artaud ».

En 1936, Artaud part pour le Mexique et se rend à cheval chez les Tarahumaras pour être initié aux rites du soleil et du peyotl.

Il se rend à Bruxelles en vue de fiançailles avec Cécile Schramm. Lors d'une conférence avec son futur beau-père, directeur des tramways de Bruxelles, il fait ce que les psychiatres appellent un barrage et se met à déclamer brutalement sur les effets de la masturbation chez les pères jésuites. Rupture des fiançailles[11].

Le 23 septembre 1937, Antonin Artaud est arrêté à Dublin pour vagabondage et trouble de l'ordre public. Le 29, il est embarqué de force sur un paquebot américain faisant escale au Havre. Dès son arrivée, le lendemain, Artaud est remis directement aux autorités françaises qui le conduisent à l'Hôpital général, entravé dans une camisole de force. On le place dans le service des aliénés. Jugé violent, dangereux pour lui-même et pour les autres et souffrant d'hallucinations et d'idées de persécution[12], il est transféré sous placement d'office à l'hôpital psychiatrique Les Quatre-Mares de Sotteville-les-Rouen. Artaud racontera plus tard qu'à bord du bateau, on a voulu l'assassiner[13].

Ce n'est qu'en décembre que sa mère, avec l'aide de Jean Paulhan, apprendra l'endroit de son internement, et après trois mois de démarches, elle obtient le transfert, le 1er avril 1938[14], au centre psychiatrique Sainte-Anne à Paris.

Artaud refuse toute visite y compris de sa famille. Selon Roger Blin[réf. incomplète], Jacques Lacan[15] l'aurait déclaré « définitivement fixé, perdu pour la littérature ». Le certificat de quinzaine du 15 avril indique : « Prétentions littéraires peut-être justifiées dans la limite où le délire peut servir d'inspiration. À maintenir. »[16]

Le 22 février 1939, Artaud est transféré à l'hôpital de Ville-Évrard (près de Neuilly-sur-Marne, Seine-Saint-Denis). Le certificat de transfert porte l'indication « graphorrhée »[17]. À la demande de la mère d'Artaud, qui a entendu parler d'un nouveau traitement à l'électricité, Artaud est présenté au Docteur Rondepierre. Un essai de traitement à l'électrochoc tourne court. Les malades connaissent effectivement alors de graves carences alimentaires qui peuvent rendre difficile l'application de ce traitement[18].

En novembre 1942, Robert Desnos prend contact avec le docteur Gaston Ferdière, ami de longue date des surréalistes et médecin-chef de l'hôpital psychiatrique de Rodez (Aveyron), situé en zone « non-occupée » où la pénurie alimentaire semble moins sévère. Mais les hôpitaux psychiatriques subissent les mêmes, sinon de pires, restrictions que l'ensemble de la population[19]. Les démarches aboutissent et Artaud est transféré le 22 janvier 1943. Il y subira alors cinquante-huit électrochocs[20],[21],[22].

Dernières années[modifier | modifier le code]

Les amis d'Artaud, Arthur Adamov, Marthe Robert et Jean Paulhan, obtiennent qu'il sorte de l'asile de Rodez, le 26 mai 1946. En septembre 1946, il écrit L'Adresse au Dalaï Lama et L'Adresse au Pape à l'auberge du Sans-Souci à Sainte-Maxime (Var)[23]. Il y termine aussi Le Retour d'Artaud le Momo et corrige des textes de 1925 pour les faire figurer dans ses œuvres complètes. Il retourne à Paris où il vivra encore deux ans.

Le 13 janvier 1947, le Théâtre du Vieux-Colombier est assailli par neuf cents personnes du tout-Paris littéraire et artistique, d'André Gide à André Breton. Dans un silence d'outre-tombe, de 21 heures à minuit, « Artaud le Momo » ressuscite.

« Jamais encore Antonin Artaud m'avait paru plus admirable. De son être matériel rien ne subsistait que d'expressif : sa silhouette dégingandée, son visage consumé par la flamme intérieure, ses mains de qui se noie »

— André Gide[24]

Durant cette période, il est hébergé dans une clinique d'Ivry-sur-Seine, mais est libre de ses mouvements. Il y écrit sur plus de quatre cents cahiers d'écolier, et dessine des autoportraits et des portraits de ses amis à la mine de plomb et craies de couleurs. En novembre 1947, il enregistre pour la radio Pour en finir avec le Jugement de Dieu avec la participation de Maria Casarès, Paule Thévenin et Roger Blin. Programmé pour le 1er février 1948, la diffusion en est interdite par le directeur de la Radiodiffusion française. À la suite de diverses réactions suscitées par son interdiction, sa diffusion est proposée à un public restreint composé de journalistes, d'artistes et d'écrivains.

« J'approuve Guilly quand il trouve scandaleuse l'émission d'Antonin Artaud et je me réjouis de ce scandale. Ne nous répétait-on pas sur tous les tons que dans l'état de décadence où nous sommes, rien ne saurait plus scandaliser ? Qu'un poète par sa seule voix y parvienne, redonne un certain crédit aux mots »

— Maurice Nadeau[réf. nécessaire]

Le texte fera l'objet d'une publication posthume en avril 1948[25] La même année, Artaud publie Van Gogh le suicidé de la société, où il affirme que le peintre n'était pas fou et s'en prend violemment aux psychiatres.

Atteint d'un cancer du rectum diagnostiqué trop tard, Antonin Artaud meurt le matin du 4 mars 1948, probablement victime d'une surdose accidentelle d'hydrate de chloral, produit dont il connaissait mal l'usage. On l'a retrouvé recroquevillé au pied de son lit. Artaud était convenu avec les éditions Gallimard de la publication de ses œuvres complètes, tâche qui fut menée pendant près de quarante ans par Paule Thévenin. Sur l'un de ses cahiers de brouillon, on a pu lire ses dernières phrases :

« De continuer à / faire de moi / cet envoûté éternel / etc. etc.[réf. incomplète] »

Il est enterré au cimetière Saint-Pierre à Marseille.

Hypnotisé par sa propre misère, où il a vu celle de l'humanité entière, Artaud a rejeté avec violence les refuges de la foi et de l'art. Il a voulu incarner ce mal, en vivre la totale passion, pour trouver, au cœur du néant, l'extase. Cri de la chair souffrante et de l'esprit aliéné en un homme qui se veut tel, voilà le témoignage de ce précurseur du théâtre de l'absurde (Eugène Ionesco et Samuel Beckett) et de la cérémonie (Michel de Ghelderode, Jean Genet).

Esthétique et pensée[modifier | modifier le code]

Surréalisme et anti-surréalisme[modifier | modifier le code]

L'esthétique d'Artaud se construit constamment en rapport au surréalisme, d'abord en s'en inspirant, puis en le rejetant (notamment sous la forme que lui donne André Breton).

André Breton, dans son premier Manifeste du surréalisme (1924), mentionne Artaud en passant, sans lui accorder une importance particulière[26]. Le second Manifeste (1930) arrive après la rupture d'Artaud avec les surréalistes, et Breton lui adresse une critique sévère, quoiqu'esthétiquement peu développée (ses griefs sont surtout d'ordre personnel). Il dénonce notamment le fait que l'« idéal en tant qu'homme de théâtre » d'« organiser des spectacles qui pussent rivaliser en beauté avec les rafles de police » était « naturellement celui de M. Artaud »[27].

Ce jugement qui paraissait irrévocable est corrigé par André Breton après l'hospitalisation d'Artaud : dans l'Avertissement pour la réédition du second manifeste (1946), Breton dit n'avoir plus aucun tort à compter à Desnos et Artaud, à cause des « événements »[28] (Desnos est mort en camp de concentration depuis, et Artaud passe plusieurs mois en psychiatrie à subir des électrochocs). Pure politesse peut-être ; reste que Breton, dans des entretiens publiés en 1952, reconnaît à Artaud une profonde influence sur la démarche surréaliste. Il dit également de lui qu'il était « en plus grand conflit que nous tous avec la vie »[29].

Pour Jean-Pierre Le Goff, la démarche surréaliste est essentiellement ambivalente, « marquée à ses deux pôles par les figures d'André Breton et Antonin Artaud »[30]. Ces deux visions du surréalisme sont comme opposées et complémentaires à la fois. Breton cherchait essentiellement la beauté et l'émerveillement dans la vie, il souhaitait dompter au moyen de l'art « l'altérité inquiétante » de l'inconscient, centrant sa pensée sur la « dynamique positive de l'Eros » aboutissant à la révolution.

Artaud rompt avec cette vision de la poésie et de la vie, expliquant dans son texte « À la grande nuit ou le bluff surréaliste » qu'« ils [les surréalistes] aiment autant la vie que je la méprise »[31]. La rage d'exister d'Artaud n'est pas caractérisée par la capacité de s'émerveiller, mais au contraire par la souffrance et l'angoisse incurables. Cela se ressent dans son esthétique littéraire : Artaud déclare dans Le Pèse-nerfs que « toute l'écriture est de la cochonnerie »[32]. Artaud s'éloigne ainsi irrémédiablement de tout platonisme en art[33].

Pour évoquer comment a évolué le regard posé par Artaud plus spécialement sur Breton, on peut dire que d'une part, André Breton est "l'Ange Gabriel" pour A. Artaud au moment où ce dernier écrit les "Nouvelles révélations de l'être" (1937) et décroche des opiacés avant de partir en état de transe surréaliste en voyage en Irlande, et on retrouve l'ange Gabriel dans les lettres qu'il adresse à Breton depuis l'Irlande où Artaud réalise les révélations écrites peu avant. Mais Breton est aussi celui dont Artaud dira (à son ami Jacques Prevel), pendant la fin de sa vie, à Paris : "si vous remuiez la poésie d'André Breton avecc un crochet de chiffonnier, vous y trouveriez des vers" (in En compagnie d'Antonin Artaud, de J. Prevel).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Œuvres complètes, vingt-six tomes publiés (en 28 volumes) aux Éditions Gallimard, coll. Blanche, 1956-1994
  • Tric Trac du Ciel, illustré de gravures sur bois par Élie Lascaux, Paris, Simon, 1923
  • L'Ombilic des limbes, Gallimard, NRF, Paris, 1925
  • Correspondance avec Jacques Rivière, N.R.F., Paris, 1927
  • L'Ombilic des limbes + Le Pèse-Nerfs et textes surréalistes Coll. Poésie, Gallimard, 1968
  • Le Pèse-nerfs, Leibovitz, Paris, 1925
  • La Coquille et le Clergyman, scénario
  • L'Art et la Mort, Denoël, Paris, 1929
  • Le Moine (de Lewis), raconté par Antonin Artaud. Traduction et adaptation, Denoël & Steele, Paris, 1931
  • Le Théâtre de la cruauté (manifeste), N.R.F., Paris 1932
  • Héliogabale ou l'Anarchiste couronné, Denoël & Steele, Paris, 1934
  • Héliogabale ou l'Anarchiste couronné, Coll. L'Imaginaire/Gallimard, 1978 (présentation J-M. G. Le Clézio).
  • Les Nouvelles Révélations de l'être, Denoël, Paris, 1937
  • Le Théâtre et son double, Gallimard, Paris, 1938- coll. Idées Gallimard, 1964, rééd. 1972 ; rééd. Folio/essais (no 14), 1985
  • Révolte Contre La Poésie, Éditions du Pirate, Paris, MXXVIM Rodez, 1943
  • D'un voyage au pays des Tarahumaras, Éditions de la revue Fontaine, Paris, 1945
  • Les Tarahumaras, coll. Idées, Gallimard, 1974 ; rééd. Folio/Essais, 1987
  • L'Arve et l'Aume, accompagné de 24 lettres inédites à Marc Barbezat, L'Arbalète, 1989
  • Lettres de Rodez : Lettres à Henri Parisot, G.L.M., 1946
  • supplément aux Lettres de Rodez, suivi de Coleridge le traite, G.L.M., 1949
  • Van Gogh, le suicidé de la société, K éditeur, Paris, 1947
  • Artaud le Mômo, Bordas, Paris, 1947
  • Ci-gît, précédé de la Culture indienne, K éditeur, Paris, 1947
  • Pour en finir avec le jugement de Dieu, K éditeur, Paris, 1948
  • Les Cenci, in Œuvres complètes, Gallimard, 1964
  • Lettres à Jean-Louis Barrault Préface de Paul Arnold - notes d'André Frank, Coll. "Documents de la revue théâtrale, Bordas Éditeur, 1952
  • Lettres à Génica Athanassiou, Coll. Le point du jour, 1969
  • Lettres à Anie Besnard, Le Nouveau Commerce, 1977
  • Messages révolutionnaires (textes mexicains), Coll. Idées, Gallimard, 1979
  • Van Gogh, le suicidé de la société, Gallimard, l'Imaginaire, Paris, 2001
  • Je crache sur le Christ inné - être Christ n'est pas être Jésus-Christ Abstème & Bobance Éditeurs, 2001
  • 50 Dessins pour assassiner la magie, Gallimard, Paris, 2004
  • Artaud Œuvres, choix de textes par Évelyne Grossman, Gallimard, Quarto, Paris, 2004
  • Suppôts et suppliciations, présentation d'Évelyne Grossman, Coll. Poésie/Gallimard, 2006
  • Cahier d'Ivry, janvier 1948, fac-similé, Gallimard, Paris, 2006
  • Nouveaux Écrits de Rodez, Lettres au docteur Ferdière et autres textes inédits, Préface de G. Ferdière, Coll. L'Imaginaire/Gallimard, 1994; rééd. en tirage limité à l'occasion des trente ans de la collection l'Imaginaire, accompagnés d'un CD rassemblant des documents rares (témoignages d'André Breton et du Dr Gaston Ferdière) L'Imaginaire/Gallimard, 2006
  • Histoire vécue d'Artaud-Mômo, Fata Morgana, 2009 - Texte des trois cahiers apportés par Antonin Artaud au Théâtre du Vieux Colombier le 13 janvier 1947.
  • Les Cenci, édition de Michel Corvin, Gallimard, Folio théâtre, Paris, 2011
  • Cahiers d'Ivry - février 1947-mars 1948 - Édition Évelyne Grossman, Gallimard, Paris, 2011 - tome I (cahiers 233 à 309) tome II (cahiers 310 à 406)

Documents sonores[modifier | modifier le code]

Filmographie comme acteur[modifier | modifier le code]

Sur Antonin Artaud[modifier | modifier le code]

Éléments bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Antonin Artaud illustré par Louis Joos, La renaissance du Livre éditeur, 2006.
  • Artaud en revues, sous la direction d'Olivier Penot-Lacassagne, Bibliothèque Mélusine - l'Âge d'Homme - 2005
  • Natacha Allet, Le gouffre insondable de la face, Édition La Dogana, Suisse 2005.
  • Christian Bobin, L'homme du désastre, Éditions Fata Morgana, 1986.
  • Danièle André-Carraz L'expérience intérieure d'Antonin Artaud, Librairie Saint-Germain-des-près, 1973.
  • Dr J.L. Armand-Laroche, Antonin Artaud et son double, Éditions Pierre Fanlac, Périgueux, 1964.
  • Alice Becker-Ho et Gérard Rondeau, Antonin Artaud à Ville-Evrard, pendant la durée d'une nuit blanche, Le temps qu'il fait éditeur, mai 2003.
  • André Benedetto, Deux ponts, trois arbres et quatre hommes du sud, Dessins originaux d'Ernest Pignon-Ernest, éditions Jacques Brémond, 2002. p. 19-26
  • Docteur André Bonneton, Le Naufrage prophétique d'Antonin Artaud, Lefebvre Éditeur, Paris 1962.
  • Catherine Bouthors-Paillart, Antonin Artaud, l'énonciation ou l'épreuve de la cruauté, Préface de Julia Kristeva, Édition Droz, 1997.
  • Françoise Bonardel, Antonin Artaud ou la fidélité à l'infini, Balland, 1987.
  • Monique Borie, Antonin Artaud, le théâtre et le retour aux sources, Gallimard, 1989.
  • Jean-Louis Brau, Antonin Artaud, biographie, La Table Ronde, 1971.
  • Pierre Bruno, Antonin Artaud, Réalité et poésie, Editions l'Harmattan, 1999.
  • Docteur Pierre Bugard, Le comédien et son double, "Théâtre et psychose, Antonin Artaud", pp. 159–182, Stock, 1970.
  • Christiane Burucoa, Antonin Artaud ou la difficulté d'être, Entretiens, n° 9, pp. 19–25, 1957.
  • Michel Camus, Antonin Artaud, une autre langue du corps, éd. Opales, 1996.
  • Jean-Philippe Cazier, Antonin Artaud in Aux sources de la pensée de Gilles Deleuze, Éditions Sils Maria/Vrin, 2005.
  • Serge Chamchinov, Antonin Artaud : Kabhar Enti – Kathar Esti, Wolfenbüttel, 2007.
  • Georges Charbonnier, Essai sur Antonin Artaud, coll. Poètes d'aujourd'hui, Seghers, 1959.
  • Jacques Chazaud, « À propos du passage d'A. Artaud à Ville-Evrard, l'état actuel du dossier, avec des inédits », Évolution psychiatrique, no 52, 4, 1987, p. 937-947.
  • Jean-François Chevrier, Artaud et la peinture, Cahiers critiques de la littérature, no 1, p. 24-50, septembre 1976.
  • Docteur A. Collomp, Antonin Artaud : de la maladie à l'oeuvre, faculté de médecine, Paris, 1963.
  • Ludovic Cortade, Antonin Artaud, la virtualité incarnée, Édition l'Harmattan, juin 2000.
  • Julia F. Costich Antonin Artaud, Twayne Publishers, Boston, 1978.
  • Laurent Danchin et André Roumieux, Artaud et l'asile, 2 tomes, Nouvelles Éditions Séguier, 1996.
  • Gilles Deleuze, Logique du sens, Minuit, 1969.
  • Raphaël Denys, Le Testament d'Artaud, Gallimard, L'Infini, 2005.
  • Jacques Derrida, « La parole soufflée », in L'écriture et la différence, Seuil, 1967.
  • Jacques Derrida, « Le théâtre de la cruauté et la clôture de la représentation », in L'écriture et la différence, Seuil, 1967.
  • Jacques Derrida, Artaud le Moma, Galilée, 2002.
  • Laurent Dubreuil, De l'attrait à la possession, collection savoir : lettres - Hermann éditeurs des sciences et des arts, 2003
  • Camille Dumoulié, Nietzsche et Artaud, P.U.F, avril 1992
  • Camille Dumoulié, Antonin Artaud, Éditions du Seuil, septembre 1996
  • Camille Dumoulié, Les Théâtres de la cruauté, Éditions Desjonquères, mai 2000
  • Camille Dumoulié, Artaud, la vie, Éditions Desjonquères, mars 2003.
  • Gérard Durozoi, Artaud, l'aliénation et la folie coll. Thèmes et textes, Larousse, 1972
  • Jean-Pierre Faye, Artaud vu par Blin, Les lettres françaises, janvier 1965
  • Jean-Pierre Faye, Le récit hunique, Seuil, 1967
  • Michel Foucault, Histoire de la folie, Plon, 1961 ; rééd. 10/18, 1964 et 1972.
  • Benjamin Fondane, Lettre ouverte à Antonin Artaud sur le Théâtre Alfred Jarry (présentation Michel Carassou), Europe no 667-668 (spécial Artaud), p. 84-93, 1984.
  • Docteur Roger Gentis, Le discours de la folie, Le Monde du 13 octobre 1972.
  • Docteur Roger Gentis, Eloge de l'hystérie, Quinzaine littéraire, 16 octobre 1975.
  • Thierry Galibert, Le poète et la modernité, Édition l'Harmattan, 1998
  • Thierry Galibert, Antonin Artaud, écrivain du sud, EDISUD, 2002.
  • Thierry Galibert, La bestalité, éditions Sulliver, 2008.
  • André Gide, "feuillet d'automne, évocation de la conférence d'Artaud au Vieux Colombier, Mercure de france, 1949.
  • Jean-Christophe Goddard, Mysticisme et folie, Desclée de Brouwer, éditeur, 2002
  • Jacques Garelli, Artaud et la question du lieu, Essai sur le théâtre et la poésie d'Artaud, José Corti, 1982.
  • Claire Goll, La poursuite du vent (avec la collaboration d'Otto Hahn), Olivier Orban, pp. 142-143 et 265-266, 1976.
  • Évelyne Grossman, Le corps de l'informe, textes réunis et présentés par Évelyne Grossman, Textuel n° 42 Paris 7 - Denis Diderot - revue de l'UFR, 2002.
  • Évelyne Grossman, Artaud, l'aliéné authentique, Farrago / Léo Scheer, Tours, 2003.
  • Évelyne Grossman, « Chronologie » dans Artaud Œuvres, Gallimard, Quarto, Paris, 2004.
  • Évelyne Grossman, Antonin Artaud. Un insurgé du corps, Découvertes Gallimard, 2006.
  • Otto Hahn, Portrait d'Antonin Artaud, Le soleil Noir, 1968.
  • Simon Harel, Vies et morts d’Antonin Artaud : le séjour à Rodez, Longueuil, Éditions du Préambule, coll. « L’Univers des discours », 1990.
  • Simon Harel, L’écriture réparatrice. Le défaut autobiographique : Leiris, Crevel, Artaud, Montréal, XYZ, coll. « Théorie et littérature », 1994.
  • Jacques Henric, Une profondeur matérielle, Critique, pp.616-625, 1970.
  • Jacques Henric, Artaud travaillé par la Chine, (Cerisy, 1972), Artaud, 10/18, pp. 215-261, 1973.
  • Daniel Joski, Artaud, éditions Universitaires, collection classiques du XXème siècle, 1970.
  • Pierre-Jean Jouve, Les Cenci d'Antonin Artaud, N.R.F., 1935.
  • Alfred Kern, Le bonheur fragile, Gallimard, 1960.
  • Richard Kitaeff, Artaud, la tension et le rêve, Spectacle du Monde, pp. 82-85, janvier 2007.
  • Julia Kristeva, Le sujet en procès, (cerisy, 1972), Artaud, 10/18, 1973.
  • Roger Laporte, Quinze Variations sur un thème biographique, Antonin Artaud ou la pensée au supplice, Flammarion, 1975.
  • Mireille Larrouy Artaud et le théâtre- 1920-1935, quinze ans de bonheur", préface de Jack Lang, l'Œuvre vive - CDDP Aveyron, 1997.
  • Jacques Latrémolière, J'ai parlé de Dieu avec Antonin Artaud, La tour de feu, no 112, p. 75-106, décembre 1971.
  • Jacques Latrémolière, Accidents & incidents observés au cours de 1200 électrochocs, thèse de médecine de Toulouse 1944 no 12, numérisée par la Bibliothèque Interuniversitaire de Santé dans Medic@ avec l'aimable autorisation des ayants droit [1]
  • J.-M. G. Le Clézio L'envoûté, Les cahiers du chemin no 19, p. 51-67, 1973.
  • J.-M. G. Le Clézio Le rêve mexicain, Europe, no 667-668, p. 110-120, (numéro spécial Artaud), 1984
  • Jean-Jacques Levêque, Artaud, Henri Veyrier, 1985.
  • Sylvère Lotringer Fous d'Artaud, Sens et Tonka, éditeurs, 2003.
  • Jean-François Lyotard des dispositifs pulsionnels, 10/18, p. 99-100, 1973
  • Thomas Maeder, Antonin Artaud, biographie, Édition Plon, 1978
  • Alain Marc, « La Cruauté et le cri », « Le Cri Artaud », in Écrire le cri, Sade, Bataille, Maïakovski…, préface de Pierre Bourgeade, l’Écarlate, 2000.
  • Serge Margel, Aliénation Antonin Artaud, les généalogies hybrides, éditions Galilée, novembre 2008.
  • Claude Mauriac, L'alittérature contemporaine éditions Albin Michel, 1958 - p. 33-47 consacrées à Antonin Artaud.
  • Florence de Mèredieu, Antonin Artaud, Portraits et Gris-gris, Paris, Blusson, 1984, nouvelle édition augmentée, 2008.
  • Florence de Mèredieu, Antonin Artaud, Voyages, Paris, Blusson, 1992.
  • Florence de Mèredieu, Antonin Artaud, de l'ange, Paris, Blusson, 1992.
  • Florence de Mèredieu, Sur l'électrochoc, le cas Antonin Artaud, Paris, Blusson, 1996.
  • Florence de Mèredieu, C'était Antonin Artaud, Biographie, Fayard, 2006.
  • Florence de Mèredieu, La Chine d'Antonin Artaud / Le Japon d'Antonin Artaud, Paris, Blusson, 2006.
  • Florence de Mèredieu, L'Affaire Artaud, journal ethnographique, Paris, Fayard, 2009.
  • Florence de Mèredieu, Antonin Artaud dans la guerre. De Verdun à Hitler. L'hygiène mentale, Paris, Blusson, 2013.
  • Florence de Mèredieu, Vincent Van Gogh Antonin Artaud Ciné-roman Ciné-peinture, Paris, Blusson, 2014.
  • Alain Milon, L'écriture de soi : ce lointain intérieur. Autour de l'hospitalité littéraire d'A. Artaud, La Versanne, Encre Marine, 2005.
  • Pierre Minet, La défaite, éd. Allia, Paris, 1995.
  • Alain Milon, La Fêlure du cri : violence et écriture, Paris, Les Belles Lettres, Coll. Encre marine, 2010.
  • Anaïs Nin, Je suis le plus malade des surréalistes – Nouvelle où Antonin Artaud apparaît sous les traits du personnage Pierre, dans La Cloche de verre.
  • Anaïs Nin, Journal (tome I : 1931-1934), Stock, 1969.
  • Christian Nicaise, Antonin Artaud : Les Livres, Rouen, L'Instant perpétuel, 2003.
  • Olivier Penot-Lacassagne, Antonin Artaud 1 - modernités d'Antonin Artaud, Éditions Minard, 2001.
  • Serge Pey, Le secret du nom, La main et le couteau, Éditions Parole d'Aube, 1995.
  • Olivier Penot-Lacassagne, Vies et morts d'Antonin Artaud, Christian Pirot éditeur, 2007.
  • Roger Planchon, D'Artaud à Racine, (entretien J. Mambrino), Études, p. 217-234, 1977.
  • Marcelin Pleynet, La marière pense, (Cerisy, 1972), Artaud 10/18, 1973
  • Renaud de Portzamparc, la folie d'Artaud, l'Harmattan, Paris, juin 2011.
  • Robert Poulet, La lanterne magique, Nouvelles éditions Debresse, p. 256, 1956.
  • Jacques Prevel, En compagnie d'Antonin Artaud, suivi de Poèmes, Flammarion, 1994.
  • Jean-Michel Rey, La naissance de la poésie, Antonin Artaud, éditions Métailié, Paris 1991.
  • Jacques Robert, Mon après-guerre, (mémoires, t. II), Julliard, p. 287-290, 1969.
  • Jacob Rogozinski, Guérir la vie, la passion d'Antonin Artaud, éditions du Cerf, Paris février 2011.
  • Elisabeth Roudinesco et Henri Deluy, La psychanalyse mère et chienne, 10/18, 1979.
  • Claude Roy, Le Théâtre de la cruauté en Europe, N.R.F., mai 1965.
  • Armand Salacrou, Dans la salle des pas perdus, (t.I : C'était écrit), Gallimard, 1974.
  • Jean-Paul Sartre, Un théâtre de situations, Coll. Idées/Gallimard, p. 169-194, 1973.
  • Guy Scarpetta, Brecht et Artaud, La Nouvelle Critique, p. 60-68, 1969.
  • Guy Scarpetta, La dialectique change de matière, (Cerisy, 1972), Artaud, 10/18, 1973.
  • Guy Scarpetta, La multiplication, (sur Suppôts et Suppliciations), Art Press no 18, p. 9-11, 1978.
  • Guy Scarpetta, Artaud et saint Patrick, Tel Quel, no 81 p. 66-85, 1979.
  • Cécile Schramme, souvenirs familiers sur Antonin Artaud, présentation d'Henri Matarasso, Éditions Messidor, 1980.
  • Pierre Seghers, Anthologie des poètes maudits du XXème siècle, Belfond, p. 29-43, 1985.
  • Philippe Sollers, L'Ecriture et l'expérience des limites, Points Seuil, p. 88-104, 1971.
  • Philippe Sollers, L'Etat Artaud, (colloque de Cerisy 1972), Artaud 10/18, 1973.
  • Philippe Sollers, La Révélation, magazine littéraire no 206, avril 1984 (numéro spécial Artaud), p. 18/
  • Susan Sontag, A la rencontre d'Artaud, Christian Bourgois éditeur, 1976.
  • Paule Thévenin, Antonin Artaud, ce désespéré qui vous parle, éditions du Seuil, 1993, Prix France Culture.
  • Paule Thévenin, Antonin Artaud, fin de l'ère chrétienne, texte inachevé, Éditions Lignes-Léo Scheer, 2006.
  • Tzvetan Todorov, Poétique de la prose, Seuil, coll. Poétique : "L'Art selon Artaud", p. 212-224, 1971.
  • Anne Tomiche, "L'intraduisible dont je suis fait". Artaud et les avant-gardes européennes, Paris, Editions le Manuscrit, 2012.
  • Emmanuel Venet, Ferdière, psychiatre d'Antonin Artaud, Édition Verdier, 2006.
  • Jean-Pierre Verheggen, Artaud Rimbur, La Différence, 1990.
  • Francine Vidieu-Larrère, lecture de l'Imaginaire des œuvres dernières d'Antonin Artaud, Bibliothèque des lettres modernes minard, Caen, 2001.
  • Jean Vilar, De la tradition théâtrale, L'Arche, p. 89-92, "l'oeuvre dramatique. Artaud", 1963.
  • Odette et Alain Virmaux, Antonin Artaud et le théâtre, coll. L'Archipel, Seghers, 1970 ; rééd. 10/18, 1977.
  • Odette et Alain Virmaux, Artaud vivant, Nouvelles éditions Oswald, 1980.
  • Odette et Alain Virmaux, Artaud : un bilan critique, coll. Textes et critique, Pierre Belfond, 1979. Prix Mottart.
  • Odette et Alain Virmaux, Antonin Artaud - Qui êtes-vous ?, éditions La Manufacture, 1985. Édition augmentée en 1986 de la cassette de l'enregistrement Pour en finir avec le jugement de dieu.
  • Odette et Alain Virmaux, Les Surréalistes et le cinéma, Seghers, 1976, rééd. Ramsay-Poche-Cinéma, 1988.
  • Kenneth White, Le monde d'Antonin Artaud, éditions complexe, 1989.
  • Edouard Zarifian, Les Jardiniers de la folie, Odile Jacob, 1988.
  • Obliques / Artaud, Roger Borderie et Jean-Jacques Pauvert, 1986, textes de Michel Sicard, Michel Camus, Jérôme Peignot, Guy Rosolato, Jean Domeneghini, Jérôme Prieur, Jean Cocteau, Françoise Buisson, Marc Fumaroli, Jean Thibaudeau, Odette et Alain Virmaux, Alain Jouffroy, Jean-Michel Heimonet, Jean-Paul Morel, Pierre Courtens, Jacques Sojcher, Georges-Arthur Goldschmidt, Charles Bachat, Ronald Hayman, Jacques Prevel, Bruno Chabert, Claude Reichler, Florence de Meredieu, Daniel Giraud, Antonin Artaud.
  • Revue La Tour de Feu No 136, "Antonin Artaud : la santé des poètes", édition revue et complétée, direction, Pierre Boujut, décembre 1977, 250 pages, diffusé par les éditions José Corti, avec notamment d'importantes mises au point, entre autres, la publication de lettres inédites d'Artaud, présentée et commentée par la sœur du poète, madame Marie-Ange Malaussena-Artaud, ainsi que d'interventions des docteurs Ferdière et Latrémolière, Jean-Louis Barrault, etc.
  • Planète Plus, Antonin Artaud - ouvrage collectif réalisé sous la direction de Marc de Smedt - témoignages et entretiens - 1971
  • Revue du Rouergue- no 45 - Antonin Artaud et Ilarie Voronca à Rodez, deux poètes venus d'ailleurs Denis-Paul Bouloc, Publication du Conseil Général de l'Aveyron, 1996.
  • Revue Europe no 873-874 - Antonin Artaud, janvier-février 2002.
  • Revue Europe no 873-874 - Antonin Artaud, janvier-février 2002 / nouvelle édition augmentée 2008.
  • Les cahiers de Prisme tome 9 Antonin Artaud : création contre psychose - revue des laboratoires Sandoz, 1995.
  • Les cahiers de Marottes et Violons d'Ingres no 41 (nouvelle série) - revue réservée au corps médical, décembre-janvier 1957 - p. 71-78 : "Le momo", souvenirs sur Antonin Artaud par le Docteur Jean Verdier.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Le désordre à vingt-ans, réalisateur Jacques Baratier, film de 1967 comportant une séquence Artaud avec interview d'Arthur Adamov, Roger Blin, Alain Vian, etc.
  • Artaud cité : Atrocité, réalisateur André S. Labarthe, 47 min, 2000, production A.M.I.P. / France 3, collection « Un siècle d'écrivains »
  • En compagnie d'Antonin Artaud, réalisateur Gérard Mordillat, 1993, scénario d'après Jacques Prevel par G. Mordillat et Jérôme Prieur, Arte éditions
  • La Véritable Histoire d'Artaud le Mômo, réalisateurs Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, 2 h 50 min, 1993, Arte éditions
  • Tumulte aux Ursulines, réalisateurs Alexandre Deschamps, Nicolas Droin et Laurent Navarri, 15 min, 2007, entretien Alain Virmaux et Prosper Hillairet au Studio des Ursulines
  • Matricule 262 602, réalisateurs Nicolas Droin et Alexandre Deschamps, 40 min, 2009, entretien d'Alain Virmaux et André Roumieux dans l’hôpital de Ville-Évrard.
  • Artaud aux Iles d'Aran, réalisateur Rossa Mullin, Poolen Production Ltd 2009
  • The door ajar, réalisateur Paddy Jolley, Ireland - 89 min, 2011, Lst assembly

Hommages[modifier | modifier le code]

Çui-là pour l'égaler faut s'lever tôt
J'veux parler d'Antonin Artaud
Ouais le génie ça démarre tôt
Mais y a des fois ça rend marteau
  • Une chanson du triple album Messina de Damien Saez lui rend hommage en 2012. Intitulée "Les Fils D'Artaud", la chanson évoque l'auteur au fil d'un vers.
À ces océans sans rivage
Aux enfants de Truffaut
A nous les fils d'Artaud
Aux amours sans chapelle
Aux nuits à bouffer ton fiel[35]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André S. Labarthe, entretien avec Évelyne Grossman dans "Europe" n° 873-874, 80e année, janvier-février 2002, page 235.
  2. Antonin Artaud, L'Homme et sa douleur, André Gassiot et Frédéric Raffaitin, du 12 février 2010 à 18 min.
  3. Évelyne Grossman, Chronologie d'Antonin Artaud, in Artaud Œuvres, Gallimard, Quarto, Paris, 2004, p. 43.
  4. Lettre de Simone Breton à Denise Naville du 3 octobre 1924 in Henri Béhar, André Breton, le grand indésirable, Fayard 2005.
  5. Lettre à Max Jacob.[réf. incomplète]
  6. Témoignage d'Anaïs Nin in Journal (1931-1934), Stock, 1969, pp. 208-209.
  7. Dans le cadre d'une enquête pour la revue Théâtre et Comoedia illustré de mars 1923.[réf. incomplète]
  8. Œuvres complètes, tome III, page 64.
  9. Une photo (d'Artaud en Marat), est reproduite dans Les Surréalistes de Philippe Audoin, Le Seuil, 1973, p. 54.
  10. André S. Labarthe donne crédit à Germaine Dulac, « une femme de métier », d'avoir été fidèle « à la lettre » au scénario, mais Artaud en attendait de la « vigueur », de « l'humour », du « jaillissement »..., entretien avec Évelyne Grossman dans "Europe", op. cité, page 232 et suivantes.
  11. Antonin Artaud, L'Homme et sa douleur, André Gassiot et Frédéric Raffaitin, à 51 min.
  12. « [Il] dit qu'on lui présente des mets empoisonnés, qu'on lui envoie des gaz dans sa cellule, qu'on lui met des chats sur la figure, voit des hommes noirs près de lui, se croit traqué par la Police, … », extrait du certificat du 13 octobre 1937, établi par le docteur R. avant le transfert aux Quatre-Mares, et reproduit dans Évelyne Grossman, op. cit., p. 847.
  13. Certificat du 16 octobre 1937, établi par le docteur U. de l'hôpital des Quatre-Mares, et reproduit dans Évelyne Grossman, op. cit., p. 847.
  14. Antonin Artaud, L'Homme et sa douleur, André Gassiot et Frédéric Raffaitin, à 55 min 21 s.
  15. Le docteur L. de Van Gogh, le suicidé de la société.
  16. Certificat du docteur N. de Sainte-Anne, reproduit dans Évelyne Grossman, op. cit., p. 847.
  17. Certificat de transfert du 22 février, établi par le docteur L. de Sainte-Anne, reproduit dans Évelyne Grossman, op. cit., p. 847.
  18. Florence de Mèredieu, Sur l'électrochoc, le cas Antonin Artaud, Blusson, Paris, 1996 ; C'était Antonin Artaud, Paris, Fayard, 2006 ; L'Affaire Artaud, Paris, Fayard 2009.
  19. Selon les propos de Patrick Coupechoux, auteur de Un monde de fous, dans l'émission Concordance des temps, diffusée sur France Culture le 30 juin 2007[réf. incomplète].
  20. Florence de Mèredieu, « Sur l'électrochoc, le cas Antonin Artaud », op. cit. ; André Roumieux, Artaud et l'Asile, Paris Séguier, 1996 ; Florence de Mèredieu, C'était Antonin Artaud, Fayard, 2009.
  21. Antonin Artaud, L'homme et sa douleur, André Gassiot et Frédéric Raffaitin, entretien avec son médecin, Gaston Ferdière à 1 h 4 min.
  22. Dans le documentaire Artaud cité : Atrocité d'André S. Labarthe, le commentaire parle de 58 électrochocs (à 26 min 7 s).
  23. Christian Arthaud et Eric L. Paul, La Côte d'Azur des écrivains, Edisud, 1999, p. 165.
  24. André Gide, dans Combat, 19 mars 1948, après la mort d’Artaud, cité dans : Antonin Artaud, Œuvres, édition établie, présentée et annotée par Évelyne Grossman, Quarto/Gallimard, 2004, p. 1191.
  25. L'œuvre sera diffusée, pour la première fois, sur France Culture en 1973 et éditée sous forme de CD par Sub Rosa puis André Dimanche.
  26. André Breton, Manifestes du surréalisme, Gallimard (Folio essais), 1973, p. 27.
  27. Id., p. 84.
  28. Id., p. 64.
  29. André Breton, Entretiens avec André Parinaud, 1952.
  30. Jean-Pierre Le Goff, Mai 68, l'héritage impossible, La Découverte, 2006, p. 347.
  31. Cité ibid.
  32. Cité id., p. 348.
  33. « Platon critique l'écriture comme corps. Artaud comme l'effacement du corps, du geste vivant qui n'a lieu qu'une fois. » (Jacques Derrida, L'écriture et la différence, Seuil (Points-Essais), 1967, pp. 363-364).
  34. http://www.paroles-musique.com/paroles-Serge_Gainsbourg-Hmm_Hmm_Hmm-lyrics,p12562
  35. http://www.parolesmania.com/paroles_damien_saez_9525/paroles_les_fils_dartaud_1602080.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]