Catholicisme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Catholiques)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de la religion des catholiques. Pour les notions d'Église catholique et de catholicité, voir l'article Église catholique. Pour les Églises qui la constituent, voir Composition de l'Église catholique
Catholicisme
Église catholique
La Basilique Saint-Pierre.
La Basilique Saint-Pierre.

Type Religion
Membre(s) Baptisés en communion avec le pape et les évêques
Effectifs 1,214 milliard de catholiques (fin 2011)
Pape François
Dirigeant(s) Évêques
Site web http://www.vatican.va/phome_fr.htm (version française)

Le catholicisme est une confession chrétienne en même temps qu'il est une aspiration à l'unité de la foi, de l'Église catholique et par delà, de toute l'humanité dans le Christ. Le terme catholicisme est apparu à la fin du XVIe siècle, à la suite de la naissance des confessions protestantes, pour désigner la religion des chrétiens reconnaissant l'autorité du pape et des évêques[1]. D'un autre côté, l'adjectif « catholique » dont dérive le terme « catholicisme », renvoie aux origines même du christianisme. Ainsi, si l'usage du terme a une histoire qui remonte au XVIe siècle, c'est dans l'affirmation de la continuité d'une tradition bimillénaire de recherche d'unité et de « catholicité » que se situe aujourd'hui le catholicisme[2].

Le catholicisme renvoie a ce qui est appelé, sans uniformité, « Église », « Église catholique » ou « Église catholique romaine ». Dans le catholicisme l'Église se conçoit comme une institution à la fois humaine et divine : « société parfaite en dépit de l'imperfection de ses membres[3] », elle est l'ensemble des baptisés, elle est une communion d'Églises locales ou particulières, elle est aussi une institution et un clergé organisés de façon hiérarchique.

Dans le catholicisme, la vie chrétienne est marquée par les sacrements : le baptême, la confirmation, l'eucharistie, la réconciliation, le mariage, l'onction des malades, et, pour les diacres, les prêtres et les évêques, l'ordination. Le catholicisme peut être vécu selon divers état de vie : laïc, consacré, ordonné, et dans une grande diversité de courants et d'organisations. Les catholiques peuvent être de rites latin ou orientaux. Ils sont, dans leur très grande majorité (environ 98 ou 99 %), de rite latin.

L'Église catholique considère que tout baptisé dans l'Église catholique est catholique, mais elle ne définit pas de critères d'appartenance au catholicisme comme pourrait le faire un sociologue voulant déterminer ce qui caractérise l'adhésion objective à une religion particulière. Selon l'Annuaire pontifical 2013, il y avait environ 1,214 milliard de baptisés dans l'Église catholique fin 2011[4] tandis que fin 2010, ils étaient environ 1,196 milliard de baptisés dans cette Église. Ce qui fait une augmentation de 1,5 % des catholiques entre fin 2010 et fin 2011 [5]. Ceci voudrait dire qu'à la fin 2013, il y a eu 1,251 milliard de catholiques si on part du taux moyen de 1,5 % de croissance de l'Église catholique par an. Ces baptisés ont des pratiques, des convictions et des engagements religieux extrêmement variables, « un décalage croissant apparaît dans toutes les enquêtes d'opinion entre les croyances ou les prescriptions de l'Église et celles des populations qui se disent catholiques[6] ».

Le catholicisme est aujourd'hui présent dans presque tous les pays du monde, principalement en Europe, en Amérique et en Afrique, beaucoup moins en Asie et dans le monde arabo-musulman. Il enregistre un déclin dans les pays occidentaux et une forte progression en Afrique et en Asie. La croissance du nombre de catholiques dans le monde est légèrement inférieure à celle de la population mondiale. En 1978, le monde compte environ 18 % de catholiques contre 17 % [7] en 2004[6] et 17,5 % en 2011[8].

Sommaire

Définitions[modifier | modifier le code]

Les termes « catholique » et « catholicisme »[modifier | modifier le code]

Article connexe : Église catholique.

L'adjectif « catholique » dont dérive le nom catholicisme, vient du grec καθολικος (catholicos) qui signifie « universel ». Dès les premiers siècles de notre ère, il apparaît sous la plume de différents auteurs chrétiens qui l'emploient pour clarifier ce qu'est une communauté locale en communion avec l’« Église universelle »[9], face à l'émergence de diverses sectes chrétiennes aux christologies spécifiques. Ainsi, au début du IIe siècle, Ignace d'Antioche dénonce les divisions entre chrétiens : « Là où paraît l'évêque, que là soit, la communauté, de même que là où est le Christ Jésus, là est l’Église universelle (katholikê ekklêsia) »[10]. Quelques décennies plus tard, Tertullien s'oppose aux dissidences des christianismes hétérodoxes de Marcion ou aux gnostiques, inaugurant la littérature chrétienne en langue latine qui ne dispose cependant pas encore du vocabulaire ajusté pour rendre ce que signifie l'expression grecque de «καθολικη εκκλησια» (katholikê ekklêsia).

Dans la littérature latine, le grec καθολικος n'est pas traduit par son équivalent latin «universalis», mais se trouve directement translittéré en « catholicus ». Le mot acquiert une extrême importance dès lors qu'il est intégré dans le symbole de Nicée-Constantinople qui déclare : « Je crois en l'Église une, sainte, catholique et apostolique. » En latin, la carrière sémantique du terme « catholicus » reste déterminée par le fait qu'il s'agit d'un terme créé pour qualifier spécifiquement l'Église.

En français, où le terme « catholique » apparaît sous la forme «catoliche» au XIIIe siècle puis sous la forme «catolicque» dès le début du XIVe siècle[11] chez des auteurs comme Philippe de Mézières[12] avant de se fixer sous sa forme actuelle au tournant du XVIIe siècle[11]. Lors de la réforme protestante, le christianisme connait une nouvelle forme de diversité, celle des dénominations confessionnelles : des traités polémiques publiés vers 1570[13] font que le terme « catholique » identifie désormais une confession chrétienne parmi d'autres.

Le terme « catholicisme » apparaît lui à la fin du XVIe siècle dans un livre du polémiste catholique Pierre Charron publié en 1595[14]. Le Dictionnaire historique de la langue française[15] signale un emploi du terme remontant à 1598[16] à la suite de la naissance des confessions protestantes, pour désigner la religion des chrétiens en communion avec le pape et les évêques. C'est alors un synonyme rare de « catholicité » (pour « conforme à la doctrine catholique ») qui ne devient courant qu'à la suite de son usage durant la Révolution française pour désigner l'Église catholique[15].

Ambiguïtés et problèmes des dénominations[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Religion et Religion (histoire des idées).

Position du problème[modifier | modifier le code]

Les termes « catholicisme », « Église catholique romaine » ou « Église catholique » n'ont jamais fait l'objet d'une acception admise de façon homogène. La dénomination de la religion des catholiques a commencé à poser problème au XVIe siècle, époque où un pluralisme religieux est apparu en Europe. Ce qui s'appelle aujourd'hui « catholicisme » est dès lors perçu comme une réalité confessionnelle particulière faisant nombre avec les autres religions, confessions, ou Églises. Le paradoxe est que « catholique » signifie « universel », tandis que ce terme et ses dérivés commencent à être appliqués à cette réalité lorsque son universalité commence à être contestée.

Si la diversité confessionnelle a très tôt été considérée comme un fait positif parmi les protestants, le catholicisme n'en fait partie qu'à contre courant de ses principes. Ainsi selon Michel Despland « Le rejet romain de la théorie de la religion s'explique facilement. Parler de religion c'est utiliser un mot qui accepte l'article indéfini : c'est commencer à voir l'Église catholique comme une religion.[...] Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle la théologie catholique officielle laisse donc entièrement de côté la problématique de la religion devenue si visible au cours du XVIe siècle. Les catholiques français commencent à s'y intéresser de nouveau à partir de la deuxième moitié du XVIIe siècle[17] ». Par la suite c'est au prix de ne plus savoir comment rendre compte de leur aspiration à l'universalité de l'Église que les catholiques ont eux aussi fini par considérer assez largement avoir une religion parmi d'autres. Relevant ce problème, Étienne Fouilloux, dans le Dictionnaire des faits religieux, commence l'article « catholicisme » en écrivant : « Puisque l'adjectif catholique est synonyme d'universel, le catholicisme se réclame abusivement d'une catholicité à laquelle il aspire sans parvenir à l'atteindre malgré des efforts séculaires[18] ».

Auto-désignations[modifier | modifier le code]

Malgré l'usage qui s'est imposé de considérer l'Église catholique ou le catholicisme comme une dénomination confessionnelle, les textes de l'institution concernée ne donnent guère d'éléments qui permettrait d'affirmer qu'elle a telle ou telle désignation officielle. Dans les textes des évêques ou du pape, le terme le plus employé pour désigne l'Église des catholiques est celui « Église » sans autres précisions. Cependant, le mot « Église » n'y vise pas seulement une institution mais aussi un objet de foi. Dans la communication catholique tous publics (revues, sites Internet des diocèses, livres, etc.), lorsqu'il n'est pas tout simplement question de l'« Église », c'est l'expression « Église catholique » qui est généralement employée.

Les textes officiels du Saint-Siège utilisent, selon le contexte, l'expression « Église catholique » ou bien parlent de « l'Église » tout court. Sur le rapport entre Église et Église catholique, la constitution conciliaire Lumen Gentium indique que : « l’unique Église du Christ, dont nous professons dans le symbole l’unité, la sainteté, la catholicité et l’apostolicité, cette Église que notre Sauveur, après sa résurrection, remit à Pierre pour qu’il en soit le pasteur [...]. Cette Église comme société constituée et organisée en ce monde, c’est dans l’Église catholique qu’elle subsiste, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques qui sont en communion avec lui, bien que des éléments nombreux de sanctification et de vérité se trouvent hors de sa sphère, éléments qui, appartenant proprement par le don de Dieu à l’Église du Christ, portent par eux-mêmes à l’unité catholique[19]. »

L'expression « Église catholique » apparaît aussi dans les documents liés au dialogue interreligieux, notamment dans Nostra Ætate, la déclaration du Concile Vatican II sur les rapports de l'Église avec les religions, ainsi que dans Unitatis Redintegratio, un décret de Paul VI sur l'œcuménisme. Voir aussi l'intitulé du Catéchisme de l'Église catholique. Dans le Code de droit canonique de 1983, 20 canons utilisent l'expression « Église catholique ».

Enfin, l'expression « Église catholique romaine » n'est jamais employée dans les textes officiels de l'Église, mais elle apparaît dans des textes d'auteurs protestants ou orthodoxes adressés aux catholiques dans le cadre du dialogue œcuménique et publiés sur le site du Vatican.

Désignations par le droit civil[modifier | modifier le code]

L’Encyclopedia Universalis indique que son appellation officielle est « Église catholique, apostolique et romaine »[20]. Cette désignation désuète vient du droit civil des États. Elle remonte à la fin du XVIe siècle lorsque le pouvoir a commencé à organiser légalement la nouvelle pluralité religieuse. Ainsi, en 1595, l'Édit de Nantes reconnaissait pour la première fois deux religions : « La Religion Catholique, Apostolique et Romaine » et la « Religion Prétendue Réformée », c'est-à-dire ce que l'on appelle aujourd'hui le protestantisme. Pour ce qui concerne la désignation de la religion des catholiques, les termes « catholique » et « apostolique » sont tirés du Credo de Nicée-Constantinople (où ils qualifient l'Église plutôt qu'une religion), termes auxquels sont adjoints l'adjectif « romaine ». Cette désignation officielle a plus tard disparu du droit des États à mesure que se sont mis en place les principes de séparation des Églises et de l'État. Ainsi, en France le maintien d'une telle désignation dans la loi serait aujourd'hui contraire au principe de la loi de 1905 selon lequel « l'État ne reconnait ni ne subventionne aucun culte ». C'est donc en vertu de la laïcité de l'État que l'« Église catholique, apostolique et romaine » n'a plus ce nom officiel que l'État lui avait donné quatre siècles plus tôt, et qu'aucune autre désignation ne le remplace. Le seul pays à avoir conservé cette ancienne désignation est l'Argentine, dont la constitution en vigueur stipule que « l'État soutient (sostienne) l'Église catholique, apostolique et romaine ».

Aujourd'hui, dans les pays laïcs et occidentaux, l'Église catholique doit son existence légale, non pas à une pratique révolue de reconnaissance officielle de religions par les États, mais à l'existence d'associations locales correspondant aux diocèses. Ces associations sont constituées selon les normes du droit des associations propre à chaque pays. Sur le plan de l’ecclésiologie catholique cette forme d'existence légale s'articule au principe selon lequel l'Église catholique dans son ensemble est une communion d'Églises catholiques appelées Églises particulières ou diocèses. En France les associations correspondant aux diocèses sont enregistrées sous le nom d’Association diocésaine mises en place depuis 1924. Leur statut est réglé par les lois de 1901 sur les associations et celle de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État. Outre les façons dont l'Église catholique a des modes d'existence légales dans les pays laïcs, nombre de ces États entretiennent des relations diplomatiques avec le Saint-Siège, c'est-à-dire avec le Pape personnellement et non pas avec l'Église ou l'Église catholique en tant que telle.

Inversement à ce qui se passe dans les pays laïcs, le « catholicisme » est reconnu comme une religion officielle dans certains États, ce qui peut avoir lieu de façon conflictuelle autant avec le siège romain qu'avec les catholiques du pays. C'est notamment le cas en Chine où le gouvernement a mis en place une Association patriotique catholique, à laquelle les responsables catholiques doivent théoriquement obligatoirement adhérer pour pouvoir exercer leur culte. Cependant cette façon dont l'Église catholique est officiellement reconnue et organisée en Chine n'est pas reconnue par l'Église catholique en communion avec Rome.

Le catholicisme comme objet d'étude[modifier | modifier le code]

Le terme catholicisme s'employant aujourd'hui principalement pour désigner la religion des chrétiens en communion avec le pape et les évêques, il désigne une religion qui, selon ce qui peut se concevoir comme « une religion » en sociologie, peut être appréhendé comme « un ensemble de pratiques et de croyances ». Cependant, les études sociologiques ou des sciences des religions sur le catholicisme restent très rares, pour ainsi dire inexistantes si l'on compare avec ce qui se fait pour d'autres religions[21].

En 1974, alors qu'avec la déclaration Nostra Ætate l'Église catholique encourageait les catholiques à porter un regard plus positif sur diverses religions, Jean Daniélou, Jean Honoré et Paul Poupard avaient intitulé Le catholicisme un livre par lequel ils proposaient de décrire de façon objective « l'histoire, la pensée et la vie » de leur propre religion. Ils suivaient en cela le plan adopté dans la collection « Deux milliards de croyants » pour présenter les diverses « confessions, religions et croyances » principalement chrétiennes[22].

En 2003 Danièle Hervieu-Léger a publié Catholicisme, la fin d'un monde. En 2012, dans Catholicisme en tension elle déplorait que « trop peu de jeunes chercheurs, intéressé pourtant à la sociologie des faits religieux contemporains, s'engagent dans cet inépuisable champs de recherche. » Elle propose aussi un diagnostique de ce manque d'intérêt « Le sentiment de bizarrerie qu'inspire l'objet catholicisme - banal, vaguement familier, peuplé éventuellement de quelques références et souvenirs lointains, et, en même temps, étranger, exotique, ou plutôt saugrenu - explique sans doute pour une part, cette absence d'attrait[21]. »

Par contraste avec la sociologie, il existe de très nombreuses études historiques, littéraires, théologiques ou philosophiques sur le catholicisme ou l'Église catholique.

Le terme catholicisme peut aussi désigner la façon que l'on a de comprendre la doctrine catholique ou l'exposé systématique de la foi catholique[23]. C'est en ce sens que le terme est employé comme titre d'un essai de Henri de Lubac[24], ou bien comme titre du dictionnaire encyclopédique Catholicisme[25].

Si jusque dans les années 1980, il ne semblait guère douteux que l'on puisse décrire objectivement et scientifiquement une religion comme un objet qui s'offre tel quel à l'observation et aux mesures, il n'en va plus de même aujourd'hui. L'impossibilité qu'ont les chercheurs de s'accorder sur ce qu'est une religion[26], comme celle de décrire de façon exhaustive ce que serait le système de pensée d'une religion[27], ont été maintes fois relevées.

La considération pour ces difficultés théoriques a entraîné davantage de circonspection quant à la possibilité d'identifier et de décrire ce que serait essentiellement le catholicisme. Des études mettent ainsi davantage l'accent sur la diversité du phénomène que l'on tente d'appréhender sous ce nom[28], tandis que pour ce qui est de la description du catholicisme comme d'une doctrine ou d'un système de pensée, l'accent est mis sur le fait que l'on peut sans doute identifier des « accentuations[29] », caractéristiques ou « éléments constitutifs[30] » de la pensée catholique, mais pas décrire more geometrico un « système catholique » en sa totalité.

Théologie et doctrine[modifier | modifier le code]

L’Église catholique professe que Dieu se révèle :

par le témoignage donné par la personne de Jésus-Christ : « Je suis le chemin, la Vérité et la Vie » [31]
par l'inspiration du Saint-Esprit : « Quand deux ou trois se réunissent en mon nom, je suis au milieu d'eux »

La double source de la foi[modifier | modifier le code]

L’accès à cette révélation est également nourri par une double source: l’Écriture et la Tradition.

L'Église catholique s'appuie à la fois sur les Saintes Écritures et sur la tradition apostolique, « l'une et l'autre doivent être reçues et vénérées avec égal sentiment d'amour et de respect. »[32].
Le concile Vatican II réaffirme que la Tradition explique les Écritures : Les deux aspects sont intimement liés :

« La sainte Tradition et la Sainte Écriture constituent un unique dépôt sacré de la parole de Dieu, confié à l'Église ; [...] Il est donc clair que la sainte Tradition, la sainte Écriture et le magistère de l'Église, par une très sage disposition de Dieu, sont tellement reliés et solidaires entre eux qu'aucune de ces réalités ne subsiste sans les autres, et que toutes ensemble, chacune à sa façon, sous l'action du seul Esprit Saint, contribuent efficacement au salut des âmes. »

— Vatican II, Constitution dogmatique Dei Verbum sur la révélation divine, §10, [1].

Les Écritures[modifier | modifier le code]

Elles constituent la tradition première et comprennent les textes et récits de :

  1. la première Alliance (l'Ancien Testament) réunissant des textes religieux juifs antérieurs à Jésus-Christ. Soit la Bible hébraïque, augmentée des livres deutérocanoniques (apocryphes pour les Églises réformées. Pour l’Église catholique, les « Écritures » de la Bible -en tant que parole humaine inspirée divinement- expriment la « Parole de Dieu ».
  2. la Nouvelle Alliance (le Nouveau Testament), réunissant les textes des 4 Évangiles, des Épîtres, des Actes des Apôtres et de l' Apocalypse rédigés postérieurement à la vie de Jésus-Christ.

La Tradition de l’Église catholique[modifier | modifier le code]

La tradition témoigne du questionnement ininterrompu sur la foi et de l’élaboration constante des définitions de foi au travers des siècles. Elle comprend :

  1. la tradition proprement apostolique, qui remonte aux apôtres, contemporains de Jésus-Christ
  2. la tradition ecclésiastique, ou interprétative, qui jouit -quand elle est unanime- du privilège de l'infaillibilité.
  3. les enseignements des Pères et Docteurs de l’Église ;
  4. le Magistère de l'Église.(conciles œcuméniques, pontifes romains) bénéficie lui aussi du charisme de l'infaillibilité quand il se prononce d'une manière définitive en matière de foi ou de principes moraux.
  5. la liturgie catholique (lex orandi, lex credendi) ;

Le dogme ou le symbole de la foi[modifier | modifier le code]

Article connexe : Profession de foi.

Dans l’Évangile déjà, de nombreux contemporains de Jésus disent leur foi en lui. À Césarée de Philippe, Pierre professe : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu Vivant » (Matthieu, 8, 16). Après la résurrection de Jésus et la Pentecôte, il annonce : « Ce même Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a fait le Seigneur et le Christ.» (Actes 2, 36).

À partir de ces embryons et face aux questionnements, l’Église a élaboré différentes synthèses de la foi. De nos jours, deux sont restées :

  • le Symbole des apôtres, formule baptismale de certaines communautés que la tradition romaine généralise autour de l’an 170.
  • le Symbole de Nicée-Constantinople, mis au point par les trois premiers conciles après les grands débats trinitaires et christologiques des IIIe et IVe siècles ; ce texte met un terme au débat et en formule les conclusions. Le concile de Constantinople développe la profession de foi en l’Esprit Saint et en l’Église. Il contient notamment l’article : « je crois en l’Église une, sainte, catholique et apostolique ». L’interprétation de « catholique » dans ce texte fait l’objet de débats entre les chrétiens selon les Églises et les époques. Elle va de « universelle » à proprement « romaine ».

Les professions de foi ont un rôle non seulement doctrinal mais aussi mystique et liturgique. Par elles, l’Église redit sa confiance (foi) en Dieu et réaffirme les grands mystères de la foi chrétienne :

  • la Trinité (un Dieu unique en trois personnes distinctes) ;
  • l’Incarnation (Jésus, vrai Dieu et vrai homme, né de Marie) ;
  • la Rédemption (Jésus apporte le salut par sa mort sur la croix et sa résurrection).

C’est pourquoi l’adhésion à ces textes et à ce qu’ils affirment est une condition nécessaire pour faire partie de l’Église catholique romaine. Ainsi, non seulement ils sont étudiés (voir le Catéchisme de l'Église catholique (1992)), mais ils sont aussi repris par les catholiques lors de leur baptême et leur confirmation et redits à chaque messe dominicale.

La dogmatique comme pratique théologique apparaît au XVIIe siècle chez les protestants comme chez les catholiques.

Relations avec les autres religions[modifier | modifier le code]

Pour les autres Églises chrétiennes :

Concernant plus précisément les relations avec le judaïsme, l'Église catholique romaine a reconnu que certains de ses fidèles avaient péché :

« Nous regrettons profondément les erreurs et les fautes de ces fils et filles de l’Église. Nous faisons nôtres les paroles de la Déclaration Nostra aetate du Deuxième Concile du Vatican, qui affirme sans équivoque : “ L’Église […] ne pouvant oublier le patrimoine qu’elle a en commun avec les juifs, et poussée, non pas par des motifs politiques, mais par la charité religieuse de l’Évangile, déplore les haines, les persécutions et toutes les manifestations d’antisémitisme, qui, quels que soient leur époque et leurs auteurs, ont été dirigées contre les juifs ”.» [33]

Voir pour plus de détails : Antijudaïsme chrétien dans l'histoire

L'Église se rend compte que les prises de position des premiers siècles de certaines personnalités chrétiennes (voir supersessionisme) ne sont plus de mise. Elle est consciente qu'un renouvellement de la théologie est nécessaire dans ce domaine, et celui-ci est en cours depuis l'après-guerre et le concile Vatican II (déclaration Nostra Ætate sur les relations avec les autres religions, 1965).

Doctrine sociale[modifier | modifier le code]

Vie chrétienne[modifier | modifier le code]

Dans le catholicisme, la vie chrétienne est marquée par les sacrements : le baptême, la confirmation, l'eucharistie, la réconciliation, le mariage, l'onction des malades, et, pour les diacres, les prêtres et les évêques, l'ordination. Le catholicisme peut être vécu selon divers état de vie : laïc, consacré, ordonné, et dans une grande diversité de courants et d'organisations. Pour nombre de catholiques, le principal lieu de vie chrétienne est la paroisse, ces paroisses étant une portion du territoire d'un diocèse. Il existe au sein des paroisses de nombreuses associations ou mouvements établis de façon plus ou moins formelle. Certains de ces mouvements sont internationaux tels que Caritas Internationalis, les mouvements d'action catholique, la légion de Marie, les équipes Saint Vincent, etc. Récemment se sont fortement développées les communautés nouvelles. Des centaines d'ordres religieux comptant de quelques dizaines de membres à plusieurs milliers, jouent un rôle important dans le catholicisme : notamment, les ordres monastiques tels que les bénédictins, les carmes, les chartreux ou les cisterciens, les ordres religieux tels que les franciscains, les clarisses ou les dominicains, ou encore les congrégations telles que les Jésuites, les Lazaristes, les Assomptionnistes, etc. L'enseignement catholique avec de nombreuses écoles et universités tenues par des laïcs ou des religieux fait aussi partie des aspects les plus visibles du catholicisme actuel. Il est enfin possible d'identifier au sein du catholicisme des catholicismes social, progressiste, traditionaliste, charismatique, etc.

Initiation chrétienne et Catéchèse[modifier | modifier le code]

Liturgie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : liturgie catholique.

La liturgie catholique est l'ensemble des actes, des symboles et des paroles par lesquels l’Église aide les hommes à rendre publiquement un culte à Dieu et transmet la connaissance de Dieu aux hommes. Pour les chrétiens, la liturgie met l’homme en rapport direct avec Dieu.

L'Église catholique a une liturgie chargée d'histoire qui se décline différemment selon les traditions, avec principalement une tradition dite « latine » et une tradition « orientale ».

Dévotions[modifier | modifier le code]

Congrégations et associations[modifier | modifier le code]

Les listes présentées ci-dessous ne sont pas exhaustives, loin de là, mais permettent un aperçu de la diversité des mouvements catholiques. Voir aussi : Liste des ordres réguliers catholiques

Congrégations et associations régulières[modifier | modifier le code]

Le terme régulier désigne un groupement de religieux ou de religieuses qui prononcent des vœux religieux solennels, irrévocables, et qui suivent la même règle.

Associations et Instituts séculiers[modifier | modifier le code]

Plusieurs ordres réguliers ont des branches séculières : Communauté de vie chrétienne (CVX) (Communautés ignatiennes) ; Fraternités laïques dominicaines, fraternités franciscaines etc.

Structures institutionnelles de l'Église[modifier | modifier le code]

Communion, collégialité et hiérarchie[modifier | modifier le code]

Benoît XVI, pape du 19 avril 2005 au 28 février 2013.

L'Église catholique considère que par la succession apostolique, elle est la continuatrice des apôtres (Église apostolique). Pour l’Église catholique, tout évêque est le successeur des apôtres : il a la charge d'une Église locale (son diocèse) sur lequel il doit veiller.

Elle considère que l'Église fondée par le Christ se perpétue dans l'Église catholique[34], ou plutôt qu'elle est une institution permanente qui demeure éternellement à travers les âges sans aucune discontinuité de succession apostolique, en préservant la foi intégrale et l'unité des croyants.

Le pape est l’évêque de Rome, successeur de Pierre. À ce titre il est le premier des évêques et doit veiller à l’unité de l’Église. L’Église catholique romaine est constituée de toutes les Églises locales dont l’évêque est en communion avec le pape.

La direction universelle, ou internationale, de l’Église est assumée par le pape et par l’ensemble des évêques, réunis en concile œcuménique sur convocation du pape. Les conciles sont rares, convoqués à des moments exceptionnels. L’essentiel du gouvernement de l’Église se trouve au Saint-Siège qui réside principalement dans la Cité du Vatican (voir Gouvernement de l'Église catholique romaine), dont le pape est également le chef d’État.

Les trois ordres[modifier | modifier le code]

Diacres, prêtres, évêques

Laïcat et ministères[modifier | modifier le code]

Tous les catholiques ont reçu de par l’onction du baptême, complété par la chrismation ou confirmation, le sacerdoce baptismal qui les fait « prêtres, prophètes et rois ». En outre le sacrement de l’ordre donne à certains de ses membres un sacerdoce ministériel. Ces deux sacerdoces sont différents et complémentaires.

« Alors que le sacerdoce commun des fidèles se réalise dans le déploiement de la grâce baptismale, vie de foi, d’espérance et de charité, vie selon l’Esprit, le sacerdoce ministériel est au service du sacerdoce commun, il est relatif au déploiement de la grâce baptismale de tous les chrétiens. »

— Instruction sur quelques questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres, Libreria editrice vaticana, cité du Vatican, 1997

En outre, en vertu de certains vœux, certains baptisés s’engagent de façon particulière au service de Dieu, de l’Église et du monde par des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, notamment dans les ordres religieux.

On distingue ainsi :

  • les ministres ordonnés ;
  • les baptisés laïcs ;
  • les consacrés.

La curie romaine (Vatican)[modifier | modifier le code]

Longtemps puissance temporelle, la papauté s'est progressivement concentré sur sa mission spirituelle. Depuis Pastor Æternus, 1870, l’ambition de primauté symbolique se substitue à l’exercice temporel du pouvoir, progressant suivant les relations qu’elle entretient avec les gouvernements comme avec les autres religions. Voir : Lutte du sacerdoce et de l'Empire.

En 1929, le pape Pie XI signe les accords du Latran avec l'État italien qui lui concède l'existence de l'État du Vatican. Depuis le pontificat de Jean-Paul I, les papes ont délaissé la tiare, couronne pontificale qui représentait le pouvoir temporel, le pouvoir spirituel et l'autorité sur les princes. Elle apparaît encore sur les armoiries de l'État du Vatican.

Le Saint-Siège, nom officiel de l'État du Vatican, est représenté dans les institutions politiques internationales (ONU, Europe). Il joue parfois un rôle de médiation dans certains conflits.

Le droit canonique[modifier | modifier le code]

Le droit canonique, ou droit canon (jus canonicum en latin), est l'ensemble des lois et des règlements adoptés ou acceptés par les autorités catholiques pour le gouvernement de l'Église et de ses fidèles.

Le terme vient du grec κανών / kanôn, la règle, le modèle. Le terme a rapidement pris une connotation ecclésiastique en désignant au IVe siècle les ordonnances des conciles, par opposition au mot νόμος / nómos (la coutume, la loi) utilisé surtout pour les lois des autorités civiles.

Le droit canonique n'a pas de portée sur les accords conclus par l'Église, ni sur les questions de dogme à proprement parler, quoiqu'il faille relativiser ; le pape Jean-Paul II a en effet inséré, dans le code de 1983, l'interdiction faite aux femmes d'accéder à l'ordination en engageant la foi de l'Église. En ce qui concerne la liturgie, le code ne donne que des orientations dans la partie liée à la charge ecclésiale de sanctifier ; les normes liturgiques se trouvent dans la présentation des divers rituels.

Ces normes ont force de loi et doivent être respectées car, pour certaines d'entre elles, il y va de la validité du sacrement. Tous les rituels ne concernent pas les sacrements, et il convient, là aussi, de respecter les normes, en particulier pour les funérailles. En ce qui concerne la messe, les normes se trouvent dans la PGMR « présentation générale du missel romain ». La dernière PGMR a été publiée par Jean-Paul II en 2002, et traduite en français par le CNPL. Le nouveau missel, publié également en 2002, n'a pas encore été traduit en français.

Le terme canoniste renvoie ordinairement à un expert de ce droit interne de l'Église, tandis qu'un juriste peut être expert de droit religieux ou ecclésiastique s'il connaît le droit de son pays touchant aux diverses religions.

Les conférences épiscopales[modifier | modifier le code]

Les conférences épiscopales rassemblent les évêques d'un même pays. En Europe, il existe en outre un Conseil des conférences épiscopales d'Europe (CCEE), qui est au service de la collégialité des conférences épiscopales d'Europe et une Commission des conférences épiscopales de la communauté européenne (COMECE), qui a pour objectif de créer des liens avec les instances européennes pour l’information des épiscopats européens. Elle dispose d'un bureau à Bruxelles. Les conférences mettent en place différents organismes tels que la commission justice et paix ou l’Office catholique d'information et d'initiative pour l'Europe (OCIPE).

La diversité du catholicisme[modifier | modifier le code]

Sens et portée à donner au Concile Vatican II[modifier | modifier le code]

Au lendemain du Concile Vatican II, deux courants de contestation diamétralement opposés se mettent en place. Dès la fin des années 1960 le débat s'engage sur la notion de « crise de l'Église »[35]. Alors que le courant traditionaliste est marqué par le refus des conclusions du Concile, le courant dit réformateur ou progressiste estime au contraire que sa mise en œuvre est restée insuffisante.

Tension entre « tradition » et « modernité »[modifier | modifier le code]

Mouvements en faveur de la Tradition[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Catholicisme traditionaliste.

Mouvements en faveur de réformes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Catholiques réformateurs.
  • En 1947 se crée le mouvement Vie Nouvelle inspiré par la pensée d'Emmanuel Mounier: « il ne suffit pas de comprendre, il faut faire ». Aujourd'hui distincte de l'Église, La Vie Nouvelle est une association d’éducation populaire créée en 1947, agréée par l’État, indépendante, pluraliste et libre de tout parti, syndicat ou église.

Attaché à la spiritualité et dans l'esprit de l'humanisme chrétien, il invite ses membres à approfondir leur quête de sens par un partage de leurs recherches spirituelles, leurs doutes, et leurs convictions dans une attitude d'ouverture et une démarche de dialogue et de respect mutuel. Son objectif est de favoriser le développement personnel de chacun et d’inciter ses membres à s’engager, pour construire avec d’autres une société à laquelle chacun trouve un sens, où il a sa place et sa dignité. «Vie Nouvelle» contribue à construire aux plans local, national, européen et international, avec d'autres mouvements, associations, partis et syndicats, une société solidaire.

  • l’Association Marcel Légaut, un courant libéral/progressiste au sein du catholicisme.
  • Un mouvement libéral, dont l’emblème en Europe est NSAE (« Nous sommes aussi l’Église »). Ce mouvement né dans les pays germanophones (« Wir sind Kirche »), lutte pour un plus grand rôle des croyants laïcs au sein de l’Église et pour des réformes sur la question des personnes remariées, des homosexuels, du célibat du clergé et pour l’admission des femmes parmi les prêtres.

Catholicisme social[modifier | modifier le code]

L'Église Catholique intervient en matière sociale, et notamment à l'époque moderne avec la publication au XIXe de l'encyclique Rerum Novarum ( à propos des « réalités nouvelles ») par le Pape Léon XIII en 1891. Ainsi qu'avec l'exposé de la Doctrine sociale de l'Église en 1931, sous la plume du pape Pie XI, dans l'encyclique « Quadragesimo Anno » . Elle a fait l'objet d'une synthèse systématique et exhaustive en 2004, sous la forme d'un Compendium de la doctrine sociale de l'Église, rédigé par le cardinal Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix.

Théologie de la libération[modifier | modifier le code]

Le mouvement dit Théologie de la libération : catholiques progressistes s'éloignent d'un catholicisme conservateur, au profit d'une voie dans laquelle l’action politique apparaît comme une exigence de l'engagement religieux dans la lutte contre la pauvreté. Théorisé à partir de 1972 par Gustavo Gutiérrez, ce courant théologique prône la libération des peuples et entend ainsi renouer avec la tradition chrétienne de solidarité. Ce courant latino-américain, essentiellement composé de dominicains et de jésuites est accusé par ses détracteurs d'être d'inspirations marxistes et ses théologiens sont souvent en délicatesse avec la Congrégation pour la doctrine de la foi, à l'instar de Jon Sobrino.

Mouvements charismatiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Renouveau charismatique catholique.

C'est en 1967 qu'apparaît aux États-Unis le renouveau charismatique catholique. Il s'agit d'une pentecôte où des personnes redécouvrent ce qu'est la foi, et vivent une relation personnelle avec l'Église. Des communautés sont nées par ce renouveau, elles sont appelées « charismatiques », dans le sens théologique, c'est-à-dire qu'elles mettent au cœur de leur spiritualité le don accordé par Dieu à une ou plusieurs personnes, comme un don de guérison, de « parler en langues ». Des familles, célibataires, prêtres et consacrés en font partie[36]. Jean-Paul II a reconnu ce mouvement nouveau au sein de l'Église notamment dans une exhortation apostolique Christifideles Laïci[37].

Nouvelle évangélisation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nouvelle évangélisation.

La nouvelle évangélisation est une des priorités de l'Église depuis le pontificat de Jean-Paul II qui a d'ailleurs été le premier pape à réellement introduire le concept de « nouvelle évangélisation » ou « réévangélisation ». Elle se différencie de l'évangélisation traditionnelle de par ses modi operandi mais également par le public qu'elle veut atteindre : les pays de vieille tradition chrétienne, c'est-à-dire principalement l'Europe et l'Amérique.

Un Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation fut créé en 2010 par le pape Benoît XVI.

Présence des catholiques dans le monde[modifier | modifier le code]

Ces baptisés ont des pratiques, des convictions et des engagements religieux extrêmement variables, « un décalage croissant apparaît dans toutes les enquêtes d'opinion entre les croyances ou les prescriptions de l'Église et celles des populations qui se disent catholiques[6] ».

Le catholicisme est aujourd'hui présent dans presque tous les pays du monde, principalement en Europe en Amérique et en Afrique, beaucoup moins en Asie et dans le monde arabo-musulman. Il enregistre un déclin dans les pays occidentaux et une forte progression en Afrique et en Asie. La croissance du nombre de catholiques dans le monde est légèrement inférieure à celle de la population mondiale. En 1978 le monde compte environ 18 % de catholiques contre 17 % [7] en 2004[6] et 16 % en 2010[38].

Recensement des catholiques[modifier | modifier le code]

Le nombre de catholiques dans le monde est estimé par le Vatican à 1 098 366 000, en progression de 45 % depuis 1978, ce qui correspond globalement au taux d'évolution de la population mondiale[39],[40].

Graphique : estimations par continent, exprimées en millions de catholiques.

Évolution par continent en millions de catholiques

Diversités géographique et culturelle[modifier | modifier le code]

Pourcentage de catholiques dans chaque pays du monde en 2005.

Presse et Médias catholiques[modifier | modifier le code]

Vatican[modifier | modifier le code]

La section francophone du site du Vatican, comportant les textes officiels

France[modifier | modifier le code]

Québec[modifier | modifier le code]

Belgique[modifier | modifier le code]

Suisse[modifier | modifier le code]

Presse et organe officiel de l'Église catholique en Suisse francophone:

  • Stella Maris[41] est un mensuel catholique publié par les Éditions du Parvis

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Dictionnaire historique de la langue française et les ouvrages qui le citent, signalent que le premier emploi du terme « catholicisme » remonte à 1598, dans le Recueil des choses mémorables des choses mémorables avenues en France sous le règne de Henri II. Le terme catholicisme se trouve cependant aussi dans un livre du catholique Pierre Charron, publié en 1595 : Réplique sur la Réponse faite à la troisième Vérité., 1595, p. 231. Lecture sur Google Book.
  2. Yves Bruley, Histoire du catholicisme, Paris, PUF, Que sais-je 365, 2010, p. 3-4. (ISBN 978-1-13-058596-1)
  3. Denis Pelletier, « Église » dans Dictionnaire des faits religieux, p. 300. (ISBN 978-2-13-054576-7)
  4. Présenté au Pape l'édition 2013 de l'Annuaire Pontifical
  5. Les catholiques en constante augmentation
  6. a, b, c et d Étienne Fouilloux, « catholicisme » dans Régine Azria et Danièle Hervieu-Léger (dir.), Dictionnaire des faits religieux, Paris, PUF, Quadrige Dicos poche, 2010, pp. 111-116. (ISBN 978-2-13-054576-7)
  7. a et b D'après l'édition 2009 du World Fact Book de la CIA, les catholiques représentent 16,99 % des 6,79 milliards d'individus peuplant la terre.
  8. Radiographie de l'Eglise catholique dans le monde
  9. Yves Bruley, Histoire du catholicisme, éd. P.u.f., 2004, p. 4
  10. Ignace d'Antioche, Lettre aux Smynriotes, VIII, 2
  11. a et b Rey, p. 655
  12. Dictionnaire étymologique Larousse, Paris 1971
  13. voir notamment ceux de Philippe de Marnix
  14. Pierre Charron, Réplique sur la Réponse faite à la troisième Vérité, p. 231. Lecture sur Google Book.
  15. a et b Rey, p. 656
  16. On le trouve ainsi dans le « Recueil des choses mémorables avenues en France sous le règne de Henri II » ; cf l'article Jean Le Frère. Titre complet : L'Histoire de France enrichie des plus notables occurrences et choses mémorables advenues en ce royaume de France et ès Pays-Bas de Flandres, soit en paix, soit en guerre, tant pour le fait séculier qu'ecclésiastique, reillie de divers mémoires, instructions et harangues d'ambassadeurs, négociations d'affaires, expéditions de guerre et autres avertissements particuliers. Paris, 1582. (En société avec Paul-Emile Piguerre, conseiller au Mans, natif du pays Chartrain). Cette histoire est tirée principalement de Henri Lancelot-Voisin de La Popelinière. Le Frère en a retranché tout ce que cet écrivain calviniste y disait contre la religion catholique.
  17. Michel Despland, La religion en Occident, Paris, Cerf, Cogitatio fidei, 1987, p. 222.
  18. Étienne Fouilloux, « Catholicisme » dans Régine Azria et Danièle Hervieu-Léger (dir.), Dictionnaire des faits religieux, Paris, PUF, Quadrige Dicos poche, 2010, p. 111. (ISBN 978-2-13-054576-7)
  19. Concile Vatican II, Lumen Gentium, §8, texte complet sur le site du Vatican
  20. Régis Burnet, Encyclopædia Universalis, Article « Catholicisme ».
  21. a et b Danièle Hervieu-Léger, Catholicisme en tension, édition EHESS, p.8. (ISBN 978-2-7132-2335-8)
  22. Jean Daniélou, Jean Honoré et Paul Poupard, Le catholicisme, Hier. Demain, Paris, Buchet-Chastel, coll. Deux milliards de croyants, 1974.
  23. Dictionnaire Littré, « Catholicisme »
  24. Henri de Lubac, Catholicisme. Les aspects sociaux du dogme. Paris, Cerf, coll. Unam Sanctam, 1re éd. 1938. Réédition, Cerf, coll. « Œuvres du cardinal Henri de Lubac et Études lubaciennes » VII, 2003. (ISBN 2-204-07120-x)
  25. Institut catholique de Lille, Catholicisme, 1948-2000. Letouzey & Ané, (ISBN 3770001478005)
  26. Régine Azria, « Avant-propos » dans Régine Azria et Danièle Hervieu-Léger (dir.), Dictionnaire des faits religieux, Paris, PUF, Quadrige Dicos poche, 2010, p. VII. (ISBN 978-2-13-054576-7)
  27. Mircea Eliade, Traité d'histoire des religion, Paris, Payot, 1949, réed. 1990, p. 18-20. (ISBN 2-228-88129-5)
  28. Des auteurs parlent de « catholicismes » pour décrire le catholicisme, par exemple : Étienne Fouilloux, « Catholicisme » dans Régine Azria et Danièle Hervieu-Léger (dir.), Dictionnaire des faits religieux, Paris, PUF, Quadrige Dicos poche, 2010, p. 116. (ISBN 978-2-13-054576-7) ; voir aussi Céline Béraud, Frédéric Gugelot, Isabelle Saint-Martin (dir.), Catholicisme en tension, Paris, École Pratiques de Hautes Études en Sciences Sociales, 2012. (ISBN 978-2713223358).
  29. Jean Delumeau, Le fait religieux, Paris, Fayard, 1993, « Catholicisme », p. 127 : « Ce qui fait la différence catholique ce n'est pas un principe rigidement défini, mais un ensemble d'accentuations, que l'on pourrait définir comme une « culture théologico-spirituelle. » »
  30. Jospeh Ratzinger, Les principes de la théologie catholique. Esquisse et matériaux, Paris Téqui, 2005, p. 13 ss. (ISBN 2-7403-1197-4)
  31. Évangile de Jean Chap 14, verset 6
  32. Dei Verbum 9
  33. Nous nous souvenons : une réflexion sur la Shoah (1998)
  34. Vatican II, constitution dogmatique Lumen Gentium (sur l'Église) 8 (www.vatican.va)
  35. Jean-Marie Domenach, René Pucheu, « RÉINVENTER L'ÉGLISE ? », In : Esprit, novembre 1971
  36. Communautés nouvelles dans l'Église, site de la Communauté de l'Emmanuel.
  37. Christifideles Laïci, site du Vatican, §2.
  38. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées fea.
  39. Bureau des statistiques de l'Église catholique.
  40. (en) Annuarium Statisticum Ecclesiae (édition 2004).
  41. http://www.parvis.ch

24: Matthieu Chapitre 5 verset 17

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Sales sj, Le Corps de l'Église, Études sur l'Église une, sainte, catholique et apostolique, Fayard, coll. « Communio », 1989
  • Timothy Ware, L'Église des sept Conciles, Desclée de Brouwer, Paris, 1997, (ISBN 978-2-220-04022-6) (2e éd., 1re éd. en français en 1968)
  • Johann Alzog, Histoire universelle de l'Église, livre ancien à télécharger sur Gallica
  • René François Rohrbacher, Histoire universelle de l'Église catholique, livre ancien à télécharger sur Gallica
  • Patrick Levaye, Géopolitique du catholicisme, éditions Ellipses, 2007 (ISBN 978-2-7298-3523-1)
  • Benno Zuiddam, Espoir et Désillusion (Hope and disillusionment), une initiation à l'histoire de l'Église d'Occident), Importantia, Dordrecht 2010.
  • Joseph Moingt sj, Croire quand même, libres entretiens sur le présent et le futur du catholicisme, Temps présent, 2010, 250 p.
  • Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue française, Le Robert,‎ 1998

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]