Louveciennes

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Louveciennes
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Marly-le-Roi
Intercommunalité Seine et Forêts
Maire
Mandat
Pierre-François Viard
2014-2020
Code postal 78430
Code commune 78350
Démographie
Population
municipale
7 186 hab. (2011)
Densité 1 338 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 39″ N 2° 07′ 02″ E / 48.860833, 2.117222 ()48° 51′ 39″ Nord 2° 07′ 02″ Est / 48.860833, 2.117222 ()  
Altitude Min. 24 m – Max. 179 m
Superficie 5,37 km2
Localisation

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Louveciennes est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Elle se trouve dans la proche banlieue Ouest de Paris ; précédemment rattachée à la Communauté de communes des Coteaux de Seine, elle fait maintenant partie de Communauté de communes Saint-Germain Seine et Forêts, ainsi que de Paris Métropole.

Ses habitants sont appelés les Louveciennois ou les Luciennois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Position de Louveciennes dans les Yvelines
Locator Dot.png

Commune résidentielle du département des Yvelines, Louveciennes est située à 10 km de Paris sur le coteau de Seine entre Versailles et Saint-Germain-en-Laye. D’une superficie de 537 hectares, dont 260 d’espaces « naturels », ses communes limitrophes sont Marly-le-Roi, Port-Marly, Bougival, La Celle-Saint-Cloud, Croissy-sur-Seine, et Rocquencourt.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 537 hectares ; l'altitude varie entre 24 et 179 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Seine borde la commune sur sa partie basse.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est bordée d’axes routiers d’importance nationale : l’autoroute A13, la RN 13, la RN 186.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est, à la fois préservée des nuisances liées aux voies de communication et en même temps, très bien desservie par le réseau routier et ferré. Traversée d’est en ouest par la ligne L du Transilien SNCF Paris - Saint-Lazare, elle bénéficie également de liaisons par bus (Bus RATP 258 depuis La Défense et St Germain en Laye et ligne Véolia no 1 depuis Versailles et St Germain en Laye).

Louveciennes dispose d'une gare Transilien SNCF située au cœur de la ville la reliant en 15 minutes au quartier d'affaires de La Défense et en 25 minutes de la gare St Lazare. La fréquence des trains est en moyenne de 10 minutes aux heures de pointe et de 30 minutes aux heures creuses. Les trains circulent de 5 h du matin à 1 h du matin.

Plusieurs lignes de bus desservent la commune :

  • La ligne 6 (Veolia Transport Nanterre) est une ligne intra-muros qui dessert la gare, son centre-ville, la clinique du Val de Seine et la résidence Clairefontaine. Elle est exploitée du lundi au vendredi aux heures de pointes.
  • La ligne 38 (Veolia Transport Nanterre) est une ligne à vocation scolaire qui part de la gare et va jusqu'à Rueil-Malmaison pour desservir le collège Passy-Buzenval et le lycée Madeleine-Daniélou le matin et inversement le soir. Elle est exploitée du lundi au vendredi à raison de deux passages le matin mais elle ne fonctionne pas pendant les vacances scolaires et en Juillet et Août.
  • La ligne 55 (Veolia Transport) passant par la ville relie Le Port-Marly - Saint-Fiacre à La Celle-Saint-Cloud - Grandes Terres (le matin) et La Celle-Saint-Cloud - Les Gressets au Port-Marly - Marly Soleil (le soir). C'est une ligne à vocation scolaire qui est exploitée du lundi au vendredi à raison d'un passage le matin et de deux passages le soir. Elle ne fonctionne pas pendant les vacances scolaires et en Juillet et Août.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le territoire communal se caractérise par une forte présence d’espaces naturels liés au passé historique de la ville (plusieurs châteaux) mais également à ses multiples parcs arborés et massifs boisés (bois de Louveciennes, forêt domaniale de Marly, réserve de chasse présidentielle). L’urbanisation est concentrée le long des axes de circulation et notamment la ligne de chemin de fer. Son évolution est très contrainte par la densité des espaces naturels protégés et par la forte présence en sous-sol d’anciennes carrières et champignonnières. Les logements sont en majorité de grandes tailles avec 44 % de 5 pièces et plus. Les propriétaires sont majoritaires (62,8 %). Le taux de logements sociaux est de 12 %.

Une zone de bureaux et d’activités (restaurants, garages, stations services) est installée en bordure de Seine le long de la RN13. À l’extrémité sud de la commune, le long de la RN 186,s’étend la plaine de Villevert ayant accueilli les bâtiments d'un important camp militaire de l'Alliance Atlantique du SHAPE qui devinrent le siège de la CII puis de Bull. Cette importante zone de bureaux, inoccupée depuis plusieurs années, fait face à l’usine de traitement des eaux de Versailles et de Saint-Cloud.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 3 080, alors qu'il était de 2 936 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 91,0 % étaient des résidences principales, 1,6 % des résidences secondaires et 7,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 30,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 66,9 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 65,8 %, en légère hausse par rapport à 1999 (62,8 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 12,5 % contre 8,4 %, leur nombre ayant augmenté de 224 à 352[a 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Plusieurs sites doivent être urbanisés :

- Le site des Plains Champs (petites unités de logements collectifs),

- Le site de Villevert (centre commercial)

- Un grand Campus Universitaire, sur le site de Villevert aussi, serait un projet majeur pour Louveciennes, un projet porteur d'avenir, Louveciennes deviendrait une place importante en Europe. Ailleurs le plan campus est activé!

Toponymie[modifier | modifier le code]

Lobicinus en 717, Lupicinus en 862, Lupicenae au VIe siècle, Lovecenae [2],Loveciennes, Louvertienne, Louvencienne du XIIe siècle au XVIIe siècle, Lucienne, Louvecienne au XVIIIe siècle[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme la majeure partie des communes des Yvelines, Louveciennes dépendait au XIe siècle de l'abbaye de Saint-Denis.

Petit village d'agriculteurs cultivant arbres fruitiers et vignes sur les coteaux de la Seine, son « éveil » se produit au XVIIe siècle lorsque Louis XIV installe sa cour à Versailles et fait construire le château de Marly. De 1681 à 1684, la construction de la machine de Marly bouleverse le quotidien du village : les eaux de la Seine, puisées à Bougival, sont remontées dans des canalisations qui traversent le territoire communal jusqu'à l'aqueduc construit sur ses hauteurs. Nombre de châteaux sont alors bâtis sur la commune de Luciennes comme le village s'appelle encore à l'époque. Ce sera au XVIIIe siècle qu'il prendra le nom de Louvetienne.

Au XIXe siècle, le village « ré-endormi » a une nouvelle renommée grâce aux peintres impressionnistes tels Camille Pissarro et Alfred Sisley. Pendant le siège de Paris de 1870, les fameuses arcades de l'aqueduc seront utilisées comme observatoire. Guillaume 1er y est victime d'un attentat à la bombe lors de son passage sous les arcades et s'en sort indemne.

Le chemin de fer qui mène, dans un premier temps, à Saint-Germain-en-Laye puis, dans un second, à Saint-Nom-la-Bretèche via Bougival et Louveciennes, amène la construction d'un nombre important de résidences secondaires bourgeoises, petits manoirs et « campagnes ».

Jusqu'en 1964, Louveciennes faisait partie de l'ancien département de Seine-et-Oise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les élections présidentielle et législatives de mai et juin 2007 ont fourni une photographie assez précise de la sociologie électorale de Louveciennes.

À Louveciennes, 5 405 électeurs étaient inscrits, 4 658 ont participé au vote ce qui a situé le taux d’abstention à un niveau particulièrement bas de 13,82 % (taux national 16,23 %). Pour mémoire, 38 bulletins ont été considérés comme blancs ou nuls.

Les candidats de l’extrême gauche étaient au nombre de six : Olivier Besancenot (trotskiste), José Bové (alter mondialiste), Marie-Georges Buffet (PC), Arlette Laguiller (trotskiste), Gérard Schivardi (trotskiste), Dominique Voynet (Vert). Ils ont recueilli globalement 176 voix soit 3,81 % des suffrages exprimés (10,57 % au niveau national).

Ségolène Royal (Parti socialiste) a obtenu 666 voix soit 14,42 % contre 25,87 % au niveau national.

François Bayrou (UDF), 1 081 voix soit 23,40 % (18,57 % au niveau national).

Nicolas Sarkozy (UMP), 2 331 voix soit 50,45 % (au niveau national 31,18 %).

La droite « traditionaliste » incarnée par Philippe de Villiers (MPF) et Frédéric Nihous (Chasseurs) a recueilli 103 voix soit 2,23 % (au niveau national 3,38 %)

Enfin, Jean-Marie Le Pen (FN) est crédité de 263 voix soit 5,69 % (au niveau national : 10,44 %).

Ces chiffres traduisent au niveau local une forte préférence pour les « partis de gouvernement » (près de 90 %) avec corrélativement un fort déchet de voix pour les partis extrêmes. Nicolas Sarkozy recueille pour sa part une majorité dès le premier tour soit près de 20 points de plus qu’au niveau national (50,45 % contre 31,18 %).

Nicolas Sarkozy a obtenu 72,62 % au second tour de l'élection présidentielle de 2007

Lors des élections présidentielles de 2012 on constate une évolution de la Gauche puisque François hollande a réuni au second tour 30,36 % (27,38 % pour Ségolène Royal en 2007) des suffrages contre 69,64 % à Nicolas Sarkozy (-3 % par rapport à 2007).

Au second tour de l'élection présidentielle de 2012, le taux de participation à louveciennes était de 84,59 % et le nombre d'inscrits de 5 454.

Elections municipales de 2008 La ville est actuellement dirigée par une équipe Nouveau centre - divers droite dont André Vanhollebeke (Nouveau Centre) est le maire.

La liste Nouveau Centre l'a emporté avec 48,40 % au second tour (47,68 % au premier tour) des élections municipales de mars 2008 dans une triangulaire l'opposant à une liste PS-Verts menée par Pascal Leprêtre (15,64 % au premier tour, 14,03 % au second tour) et une liste UMP menée par Pierre-François Viard (36,68 % au premier tour et 37,56 % au second tour).

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1792 Louis-Nicolas Thuilleaux    
1792 1793 Jean-Simon Le Duc    
1793 1793 Louis Le Doux    
1793 1799 Jacques Christophe Bicault    
1800 1802 Pierre-Louis Gallois    
1802 1818 Nicolas Charlot    
1818 1827 Louis-Marie Demanche    
1827 1832 Jean-Baptiste Lagarde    
1832 1840 Pierre Brunet    
1840 1846 Philippe Despois    
1846 1852 Ambroise Hullin de Boischevallier    
1852 1892 Gabriel de Bigault de Boureuille    
1892 1908 Ernest Dreux    
1908 1908 Étienne Herbault-Nemours    
1908 1929 Paul Kempf    
1929 1929 Théodore Tuffier    
1929 1930 Marie Albert Vincent de Paul Thureau-Dangin    
1930 1944 Hector Bricout    
1944 1947 Jean-Paul Palewski    
1947 1965 Fernand Guillaume    
1965 1985 Jacques Tassin    
1985 2001 Pierre Lequiller UDF-PPDF Député
2001 2014 André Vanhollebeke Nouveau Centre  
2014 en cours Pierre-François Viard UMP  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune dispose de jardins familiaux (environ une cinquantaine de parcelles).

Le blog des jardins familiaux de Louveciennes : lesjardinsfamiliauxdelouveciennes.blogspot.com/

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 186 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 018 712 733 713 730 725 710 757 758
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
826 919 912 1 191 2 160 1 129 1 175 1 210 1 236
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 252 1 226 1 240 1 353 1 555 1 642 1 576 2 114 2 590
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
4 226 4 475 7 488 7 338 7 446 7 111 7 234 7 260 7 186
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population est très variée avec deux tranches d'âge fortement représentées : les 0-14 ans et les 45-59 ans. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,6 %, 15 à 29 ans = 15,2 %, 30 à 44 ans = 17,9 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 23,3 %) ;
  • 52,1 % de femmes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 13,1 %, 30 à 44 ans = 17,9 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 30,7 %).
Pyramide des âges à Louveciennes en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,0 
90  ans ou +
3,2 
8,8 
75 à 89 ans
12,3 
13,5 
60 à 74 ans
15,2 
20,9 
45 à 59 ans
19,5 
17,9 
30 à 44 ans
17,9 
15,2 
15 à 29 ans
13,1 
22,6 
0 à 14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La ville organise chaque année le troisième dimanche de septembre la traditionnelle « fête des fleurs de Louveciennes ».

En novembre a lieu annuellement le salon du design et en mai le salon Fleurs et Jardin. La grande brocante de Louveciennes se déroule à la fin du mois de mai.

Elle participe au concours des villes et villages fleuris et possède trois fleurs en 2007[8].

Santé[modifier | modifier le code]

Clinique du Val de Seine

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un gymnase situé rue du président Paul Doumer. (avec un mur d'escalade), de nombreux clubs de tennis dont celui situé dans le parc Du Barry ainsi qu'un stade (stade du Coeur Volant) avec une pelouse synthétique et une piste de rollers.

Médias[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par la chaine TV "Yvelines Première" à laquelle elle participe financièrement

Cultes[modifier | modifier le code]

Eglise Catholique : paroisse St Martin

Eglise Orthodoxe

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 56 787 €, ce qui plaçait Louveciennes au 69e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[9].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 4 193 personnes, parmi lesquelles on comptait 71,4 % d'actifs dont 66,9 % ayant un emploi et 4,5 % de chômeurs[a 4].

On comptait 1 727 emplois dans la zone d'emploi, contre 4 688 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 2 855, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 60,5 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre seulement un peu plus d'un emploi pour deux habitants actifs[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Louveciennes comptait 622 établissements : 2 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 28 dans l'industrie, 22 dans la construction, 499 dans le commerce-transports-services divers et 71 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 83 entreprises ont été créées à Louveciennes[a 7], dont 46 par des autoentrepreneurs[a 8].

Louveciennes accueille plusieurs sites d'entreprises :

  • l'éco-park de louveciennes immeuble de bureaux situé rue de la Princesse accueillant de nombreuses entreprises dont EDF
  • un ensemble de bureaux sur les bords de Seine le long de la D113
  • le centre de formation national de la BNP situé rue de Voisins.
  • Le Site de Villevert : 24 hectares actuellement à l'abandon. Jusqu'au début des années 2000 ce site accueillait le siège sociale de l'entreprise informatique Bull avant d'être racheté par la chaîne cryptée Canal+ qui a depuis abandonné son projet d'implantation et revendu le terrain. Un complexe commercial (by Unibail/Rodamco) est prévu.
  • l'usine de traitement des eaux de la région de Versailles et de Saint-Cloud est alimentée par l’eau brute stockée dans les bassins des deux Portes qui datent de louis XIV et par les bassins de Louveciennes qui datent du début du XXe siècle. Cette eau provient des nappes phréatiques de Croissy sur Seine[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

L'aqueduc en direction du plateau de Marly (vue est-ouest).
L'église Saint-Martin et Saint-Blaise.
  • L'aqueduc de Louveciennes, parfois appelé aqueduc de Marly : construit entre 1681 et 1685 par Jules Hardouin-Mansart et Robert de Cotte pour amener aux réservoirs desservant les châteaux de Versailles et de Marly l'eau pompée dans la Seine par la machine de Marly située sur la commune de Bougival, au nord, en contrebas de Louveciennes. Il s'agit d'un canal tapissé de plomb de 640 mètres de long supporté par 36 arcades de 23 mètres de hauteur. L'eau montée de la Seine est acheminée dans la tour dite du Levant (classée Monument historique) puis, à l'extrémité sud de l'aqueduc, un siphon dans la tour dite du Jongleur, amène l'eau aux réservoirs de la Batterie à Marly.
  • L'église Saint-Martin-et-Saint-Blaise : le chœur à chevet plat remonte au XIIIe siècle. La nef a été amputée de deux travées en 1818. Le clocher, inspiré de celui de la collégiale de Poissy, a été construit à la fin du XIXe siècle, à la faveur d'une « restauration » radicale.
  • La cloche de l'église a un diamètre de 1 130 mm. L'inscription suivante y est gravée :
L'AN 1707 JAY ETE FONDUE ET NOMME LOUISE ADELAIDE PAR Mgr LE DUC DE BOURGOGNE ET SON AUGUSTE EPOUSE JAY ETE REFONDUE EN 1775 ET BENITE SOUS LES MEMES NOMS PAR Mgr JACQUES CHARLES FOURMENTIN CURE DE CE LIEU - VINCENT LEDET ET MICHEL GAGNE ETANT MARGUILLIERS/ DEPREZ FONDER DU ROY MA FAITE A PARIS[11].
  • Château du Pont : le pont, les douves et le portail, du XVIe siècle, et les bâtiments, des XVIIe et XVIIIe siècles, sont inscrits aux Monuments historiques (1947 et 1948)
  • Le château de Voisins : à l'origine, un château fut construit à la fin du XVIIe siècle qui fut acheté en 1696 par Louis Oger de Cavoye puis devint propriété de Louise Élisabeth de Bourbon-Condé, princesse de Conti. Vers 1820, constatant sa vétusté, son propriétaire, le comte Hocquart de Turtot  le fait démolir puis reconstruire (la configuration du bâtiment est alors celle d'aujourd'hui). En 1857, le domaine est acheté par Charles Tavernier : celui-ci y fait construire en 1858 le pavillon de Voisins, qu'il fait entourer d'un jardin situé le long du chemin de Prunay ; en 1874, il confie les clés du domaine à Jules Beer, qui en laisse la jouisance à son fils, Guillaume Beer. Lorsque ce dernier meurt en 1913, sa femme Élena partage le domaine, se réserve le pavillon et cède le château et son domaine à son oncle, Robert de Rothschild. Depuis 1946, le domaine est la propriété de BNP Paribas, qui l'utilise comme centre de formation.
  • Le château de Madame du Barry au village de Voisins :
    • en 1771, Madame du Barry fait construire par Claude Nicolas Ledoux le pavillon de musique, archétype du néoclassicisme, en surplomb de la falaise qui domine la Seine, au nord du domaine ; ledit pavillon sera déplacé et éloigné de la falaise en 1923 par son propriétaire, le parfumeur François Coty ; à la fin du XIXe siècle, un châtelet est construit par Pasquier le long du chemin de la Machine ; l'ensemble fait partie aujourd'hui d'un domaine séparé ;
    • à l'extrémité sud du domaine, un pavillon de réception composé de deux pavillons d'entrée reliés est construit par Goury en 1897 et 1898 ; il constitue aujourd'hui la troisième portion indépendante de l'ancien domaine.
  • Château de Louveciennes dit aussi château du Parc datant de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, inscrit aux Monuments historiques en 1941 et 1990 ; devant le château, sur la rue, se trouve la fontaine dite du Parc. Dans le parc, un pavillon est appelé la "Petite Folie" de madame Vigée Le Brun car il aurait été son atelier.
  • Château des Sources
  • Château Beauséjour, actuel hôtel de ville
  • Château de Prunay : un premier château fut construit vers la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle ; détruit au cours du XIXe siècle, il fut rebâti au début du XXe siècle.
  • Le pavillon de la Châtaigneraie, où vécut et mourut le maréchal Joffre, ainsi que le mausolée dans lequel repose le maréchal Joffre, au cœur du parc du domaine de la Châtaigneraie.
  • "La résidence du parc du château" ensemble d'habitations construit en 1958 et classé au patrimoine architectural du XXe siècle.
  • la résidence Dauphine, ensemble d'habitations des années 60
  • La poste de Louveciennes, place des combattants, bâtiment remarquable des années 30.
  • L'école Doumer rue du Président-Paul-Doumer, très beau bâtiment datant de 1932 et arborant de magnifiques fresques en mosaïque.

La commune regorge de domaines et manoirs de moindre importance parmi lesquels on peut citer :

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un musée intercommunal avec Marly-le-Roi (musée-promenade de Marly-le-Roi et Louveciennes) situé à la grille Royale à Louveciennes

Elle dispose également d'une bibliothèque/médiathèque (bibliothèque Leconte de Lisle)

Peinture impressionniste[modifier | modifier le code]

En 2002, pour entretenir l'héritage culturel laissé par les Impressionnistes dans les Yvelines, Louveciennes, avec huit autres communes riveraines de la Seine, Carrières-sur-Seine, Chatou, Croissy-sur-Seine, Bougival, Marly-le-Roi, Le Port-Marly, Le Pecq et Noisy-le-Roi, crèe le label et la structure « Pays des Impressionnistes »[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités historiques[modifier | modifier le code]

Le pavillon de Voisins, dernier séjour de Leconte de Lisle
  • Pierre Alexis Magallon de la Morlière (1707-1798), lieutenant général de Louis XV vécut au château de Louveciennes de 1765 à 1795.
  • Mme du Barry (1743-1793), maîtresse de Louis XV habita le Pavillon des Eaux et en fit le château qui porte son nom.
  • Le poète André Chénier (1762-1794) fut hébergé par Mme Le Coulteux au domaine de Voisins et la célébra dans ses poèmes sous le nom de Fanny.
  • Le maréchal de France Bernard Magnan (1791-1865) résida au château de Louveciennes de 1852 à 1865.
  • Le poète Leconte de Lisle (1818-1894) résida souvent au pavillon de Voisins et y mourut.
  • Le professeur Félix Guyon (1831-1920), fondateur de l'école française d'urologie, habita une maison le long de la RN 186.
  • Camille Saint-Saëns (1835-1921), compositeur, vécut dans le village de Voisins de 1865 à 1870.
  • Les parents d'Auguste Renoir (1841-1919) sont venus habiter à Louveciennes en 1868 ; Renoir séjourna quelque temps chez eux puis eut un domicile à Voisins de 1869 à 1870.
Mausolée du Maréchal Joffre
  • Joseph Joffre (1852-1931), maréchal de France, mort en 1931, repose à Louveciennes. Il demeurait au Pavillon de la Châtaigneraie, à l'entrée de l'avenue des Gressets (à l'angle de l'actuelle rue du Maréchal Joffre, au no 25). Il est enterré dans un mausolée à sa mémoire dans le parc de la propriété.
  • Louis Bouquet (1885-1952), artiste peintre, fresquiste vint s'installer dans la commune vers 1915.
  • Charles Münch (1891-1968), chef d'orchestre né en Alsace, habita à Voisins à partir de 1958.
  • Le duc Louis de Broglie (1892-1987), mathématicien et académicien, vécut à Louveciennes et y mourut en 1987.
  • Nicole Henriot-Schweitzer (1925 - 2001) pianiste française.

Personnalités contemporaines[modifier | modifier le code]

Entrée du village de Voisins[13] par Camille Pissarro, 1872
Paysage à Louveciennes, par Alfred Sisley, 1873, National Museum of Western Art, Tokyo

Louveciennes et la peinture[modifier | modifier le code]

Louveciennes au cinéma[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Louveciennes

Les armes de Louveciennes se blasonnent ainsi :

d'azur aux deux loups d'argent lampassés de gueules, passant l'un sur l'autre, au chef cousu du même chargé de trois fleurs de lys au pied nourri d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. Suger - Œuvres (Tome 2). Lettres de Suger. Chartes de Suger. Vie de Suger par le moine Guillaume - Belles Lettres, Paris - ISBN 978-2-251-34052-4
  3. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 240
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Louveciennes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 mai 2011).
  7. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 mai 2011).
  8. Palmarès du Concours des villes et villages fleuris dans les Yvelines.
  9. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  10. http://www.sevesc.fr/usine-louvenciennes.php Usine de Louveciennes
  11. Lionel Ollivon, Cloches et clochers des Yvelines, Éd. Champflour, Marly-le-Roi, 1993, p. 136
  12. Clarisse Josselin, Le Pays des impressionnistes est né, Le Parisien, 27.02.2002.
  13. Le paysage est peint depuis l'actuelle avenue Saint-Martin, face à l'entrée du château de Voisins (derrière la charrette). Il s'agit bien sûr du château actuel reconstruit en 1820
  14. Univers des arts - Jeanne Baudot